droit au suicide ?

Le
anon
Bonjour,
je ne comprend absolument rien au débat sur l'euthanasie. Qu'est ce qui
empêcherait une personne de se suicider par elle même ? Pourquoi est ce
que la personne qui a un cancer au visage demande à ce qu'elle soit
euthanasiée ?

Elle peut très bien rassembler ses proches autour d'elle et avaler une
boite de somnifères. Non ? Cela ne coûterait rien à la sécu

Légalement, les personnes seraient étaient à côté du suicidé ne peuvent
pas être poursuivies, puisqu'il s'agit d'un suicide. A moins qu'il
existe un loi qui punit les personnes qui ne tentent pas de sauver un
suicidé (non assistance à personne en danger par ex), je ne vois pas où
est le soucis du point de vue légal.

Je comprend bien que certains malades à un stade terminal, ou à un âge
très avancé, ne peuvent même pas bouger le doigt pour se suicider. Dans
ces cas, un suicide "assisté" est requis, mais interdit par la loi. Par
contre, si une personne a encore toutes ses forces pour appuyer sur une
gâchette, y a pas à demander l'autorisation. Et surtout, qu'on ne pollue
pas l'espace public avec de faux débats.
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patrick.1200RTcazaux
Le #15926821
anon
Elle peut très bien rassembler ses proches autour d'elle et avaler une
boite de somnifères. Non ? Cela ne coûterait rien à la sécu...



Waow, l'argument qui tue... Tout ramener au pognon, c'est finalement
assez prtaique pour cacher son ignorance ou son mépris.

Je comprend bien que certains malades à un stade terminal, ou à un âge
très avancé, ne peuvent même pas bouger le doigt pour se suicider. Dans
ces cas, un suicide "assisté" est requis, mais interdit par la loi. Par
contre, si une personne a encore toutes ses forces pour appuyer sur une
gâchette, y a pas à demander l'autorisation. Et surtout, qu'on ne pollue
pas l'espace public avec de faux débats.



Faus débat, faux débat, c'est toi qui le dit. Quant au verbe "polluer",
je t'en laisse la responsabilité.
Si tu avais mieux écouté ce que dit la dame en question, tu aurais
compris qu'elle veut faire de son cas personnel l'occasion d'un débat
sur la légalisation de l'euthanasie pour les personnes condamnées
lorsqu'elles sont pleinement conscientes et consentantes. Ce serait
certainement plus humain de le faire avec une assistance médicale qu'en
avalant n'importe quoi n'importe comment au risque de se réveiller comme
un légume ou d'augmenter encore ses souffrances et celles de ses
proches.

--
Tardigradus
Stephane Catteau
Le #15926771
anon n'était pas loin de dire :

je ne comprend absolument rien au débat sur l'euthanasie. Qu'est ce qui
empêcherait une personne de se suicider par elle même ?



Le fait que l'euthanasie ne soit pas un suicide mais une mort assistée
? Au final cela revient certe au même, mais avant ce final il y a de
très nombreuses différences.


Elle peut très bien rassembler ses proches autour d'elle et avaler une
boite de somnifères. Non ? Cela ne coûterait rien à la sécu...



Ca ne coûte déjà rien à la sécu et, même légalisé, l'euthanasie ne
coûterait pas plus à la sécu. Je vois mal le législateur rajouter un
poste dans les frais hospitaliers portant le doux nom de "aide
médicalisée à la mort", et ensuite débattre du taux auquel ce poste
devrait être remboursé.
Certes, il y a présence de personnel médical, emploie de matériel
médical et occupation d'un lit, les deux premiers rentrent dans le
cadre des frais d'ensemble de l'hôpital, tandis que le dernier ne
représente que quelques heures de plus sur la facture finale. Mais,
dans les faits ta remarque démontre juste que tu n'as pas réfléchi une
seule seconde à ta question. En effet, comment la mort d'un patient,
donc l'arrêt des soins que ce patient aurait dû subir pendant encore
des semaines, mois, voire même des années, peut-il coûter de l'argent à
la sécu ?


Légalement, les personnes seraient étaient à côté du suicidé ne peuvent
pas être poursuivies, puisqu'il s'agit d'un suicide. A moins qu'il
existe un loi qui punit les personnes qui ne tentent pas de sauver un
suicidé (non assistance à personne en danger par ex), je ne vois pas où
est le soucis du point de vue légal.



Tu l'as pourtant sous les yeux, non assistance à personne en danger.
Imagine un peu, qu'une mère (ou un père) en phase terminal de n'importe
quelle maladie non handicapante décide d'en finir avec la vie. Il réuni
sa famille et ses amis autour de lui, à l'exception de sa fille cadette
qui ne peut pas se faire à cette idée, refusant catégoriquement que sa
mère (ou son père) se suicide. Sitôt le décès constaté, rien ne
l'empèche de trainer toutes les personnes présentes en justice pour non
assistance à personne en danger et probablement aussi complicité de
meurtre. Elle peut aussi arguer de leur présence sur les lieux pour
tenter l'abus de faiblesse et le meurtre par procuration, au motif que
son grand frère fut la personne la plus proche de sa mère (ou son père)
ses dernières semaines et est probablement, à ses yeux du moins, la
personne qui lui a mis cette idée en tête.


Je comprend bien que certains malades à un stade terminal, ou à un âge
très avancé, ne peuvent même pas bouger le doigt pour se suicider. Dans
ces cas, un suicide "assisté" est requis, mais interdit par la loi. Par
contre, si une personne a encore toutes ses forces pour appuyer sur une
gâchette, y a pas à demander l'autorisation. Et surtout, qu'on ne pollue
pas l'espace public avec de faux débats.



Il ne s'agit pas d'un faux débat mais bien d'un vrai débat des plus
complexe. Tellement complexe que tu passes à côté de ce qui est
l'essentiel, le droit à la dignitié. Non qu'il soit indigne de se
suicider par soi-même (sic !), mais quitte à mourrir de sa propre
volonté et pour de très bonnes raisons, autant le faire dans son lit,
avec effectivement ses proches autour de soi, en leur disant
tranquillement "au revoir" et en s'endormant une dernière fois, avec le
sourire aux lèvres ce qui n'avait pas dû arriver depuis un long moment
à cause de la souffrance, qu'elle soit morale ou physique.
De même, tu oublies le point soulevé par Tardigradus, à s'avoir
l'incertitude du résultat. Sous traitement médical lourd depuis de
nombreux mois, voir des années, rien ne garantie que les somnifères
auraient le résultat escompté. L'organisme peut avoir développé une
certaine accoutumance, ou au contraire être tellement chargé en
molécules actives "contraire" que cela provoquerait un cocktail
détonnant entrainant une mort horrible. Et même des méthodes réputées
plus sûres ne le sont pas tant que cela. Se tirer une balle dans la
tête c'est bien, mais il ne faut pas que le bras tremble, sinon la
balle dévie et l'on se retrouve juste avec un problème de plus.
Enfin, tu oublies le droit qu'on les survivants de garder une belle
image de leur proche ; de pouvoir se dire qu'il est mort proprement et
sans souffrances, au lieu d'avoir sous les yeux, à chaque fois qu'ils
reprensent à ses derniers instants, l'image de lui entrain de se donner
la mort.
olivier_s
Le #15926381
Tardigradus a utilisé son clavier pour écrire :
anon
Elle peut très bien rassembler ses proches autour d'elle et avaler une
boite de somnifères. Non ? Cela ne coûterait rien à la sécu...



Waow, l'argument qui tue... Tout ramener au pognon, c'est finalement
assez prtaique pour cacher son ignorance ou son mépris.

Je comprend bien que certains malades à un stade terminal, ou à un âge
très avancé, ne peuvent même pas bouger le doigt pour se suicider. Dans
ces cas, un suicide "assisté" est requis, mais interdit par la loi. Par
contre, si une personne a encore toutes ses forces pour appuyer sur une
gâchette, y a pas à demander l'autorisation. Et surtout, qu'on ne pollue
pas l'espace public avec de faux débats.



Faus débat, faux débat, c'est toi qui le dit. Quant au verbe "polluer",
je t'en laisse la responsabilité.
Si tu avais mieux écouté ce que dit la dame en question, tu aurais
compris qu'elle veut faire de son cas personnel l'occasion d'un débat
sur la légalisation de l'euthanasie pour les personnes condamnées
lorsqu'elles sont pleinement conscientes et consentantes. Ce serait
certainement plus humain de le faire avec une assistance médicale qu'en
avalant n'importe quoi n'importe comment au risque de se réveiller comme
un légume ou d'augmenter encore ses souffrances et celles de ses
proches.



Bonsoir,

Comme en Suisse, par exemple. J'ai vu une émission sur les derniers
jours d'un malade atteint d'une tumeur au cerveau en phase terminale,
qui serait mort dans de grandes souffrances.
Rémi Fasollasi
Le #15926051
"Tardigradus" de news: 1idqp4b.1xg52oumqre3tN%

Si tu avais mieux écouté ce que dit la dame en question, tu aurais
compris qu'elle veut faire de son cas personnel l'occasion d'un débat
sur la légalisation de l'euthanasie pour les personnes condamnées
lorsqu'elles sont pleinement conscientes et consentantes. Ce serait
certainement plus humain de le faire avec une assistance médicale


qu'en
avalant n'importe quoi n'importe comment au risque de se réveiller


comme
un légume ou d'augmenter encore ses souffrances et celles de ses
proches.



Sans doute a-t-elle raison de susciter un débat et c'est courageux de sa
part, cependant ce n'est pas un problème judiciaire mais législatif.
C'est à la loi de définir ce qui est admissible pour s'assurer notamment
du désir de la personne (et non de ses héritiers ou de l'intérêt de
récupérer un lit d'hopital). Je pense que le droit de la personne
concernée de décider de sa vie doit primer sur les considérations
éthiques que chacun peut avoir sur l'euthanasie. Il doit y avoir des
règles pour que ce droit puisse être respecté.
Jacquouille14
Le #15925971
Rémi Fasollasi a écrit :
"Tardigradus" de news: 1idqp4b.1xg52oumqre3tN%
Si tu avais mieux écouté ce que dit la dame en question, tu aurais
compris qu'elle veut faire de son cas personnel l'occasion d'un débat
sur la légalisation de l'euthanasie pour les personnes condamnées
lorsqu'elles sont pleinement conscientes et consentantes. Ce serait
certainement plus humain de le faire avec une assistance médicale


qu'en
avalant n'importe quoi n'importe comment au risque de se réveiller


comme
un légume ou d'augmenter encore ses souffrances et celles de ses
proches.



Sans doute a-t-elle raison de susciter un débat et c'est courageux de sa
part, cependant ce n'est pas un problème judiciaire mais législatif.
C'est à la loi de définir ce qui est admissible pour s'assurer notamment
du désir de la personne (et non de ses héritiers ou de l'intérêt de
récupérer un lit d'hopital). Je pense que le droit de la personne
concernée de décider de sa vie doit primer sur les considérations
éthiques que chacun peut avoir sur l'euthanasie. Il doit y avoir des
règles pour que ce droit puisse être respecté.




Bonjour,
Pour ceux et celles qui ne savent pas comment la fin de vie
se passe actuellement en respectant la loi, voici un exemple
récent.
Début de maladie (parkinson) en 2000. Au bout de 2 ans début
de cécité, du mal à se déplacer et à entendre, tentatives de
suicide ratées à cause de la cécité (dont une ayant nécessité
une marche de presque 2 kms pour tenter une mort par noyade
dans un port de mer, mais la mer était basse ...)
En fin 2002, placement en foyer médicalisé et petit à petit
la cécité s'est installée, la perte de mémoire, l'autonomie
totalement perdue, la dégradation progressive du corps.
Suivant la loi, le personnel soignant a administré tout ce
qui était possible pour prolonger la vie au maximum sans tenir
compte des conséquences pour le malade, pour la famille.
Enfin, en mi-aout 2007, les soignants ont constaté qu'il n'y
avait plus rien à faire et sur demande de la famille ont arrêté
tous les soins et ont laissé le malade mourir de fin et de soif
pendant 15 (quinze) jours. Ils n'ont administré aucun anti douleur
ni autre chose car cela aurait pu raccourcir le délai et c'est
interdit par les lois républicaines et chrétiennes. A sa mort, le
malade ne pesait pas plus de 38 kgs.

Ceux qui veulent souffrir sur cette terre pour gagner leur paradis
et rejoindre leur Dieu, c'est leur choix et leur droit, ils
devraient comprendre qu'ils n'ont pas à l'imposer à ceux qui
n'ont pas les mêmes convictions ...

--
Jacques dit Jacquouille
Yves CARL
Le #15925961
Jacquouille14 a écrit :

Ils n'ont administré aucun anti douleur
ni autre chose car cela aurait pu raccourcir le délai et c'est
interdit par les lois républicaines et chrétiennes.



J'imagine que tu as voulu écrire "les recommandations chrétiennes" car
il ne saurait être question de hisser des préférences religieuses au
même niveau que nos lois républicaines.

Aigle bavard
Rémi Fasollasi
Le #15925911
"Yves CARL" 47da24c2$0$902$
Jacquouille14 a écrit :

> Ils n'ont administré aucun anti douleur
> ni autre chose car cela aurait pu raccourcir le délai et c'est
> interdit par les lois républicaines et chrétiennes.

J'imagine que tu as voulu écrire "les recommandations chrétiennes" car
il ne saurait être question de hisser des préférences religieuses au
même niveau que nos lois républicaines.



Comme c'est un forum francophone, il faut aussi penser au royaume de
Belgique et même aux francophones du Vatican.

Inutile de me reconduire, je connais la sortie...
Jean
Le #15925871
"Jacquouille14" 47da1f14$0$28750$
Rémi Fasollasi a écrit :




Ils n'ont administré aucun anti douleur
ni autre chose car cela aurait pu raccourcir le délai et c'est
interdit par les lois républicaines et chrétiennes. A sa mort, le
malade ne pesait pas plus de 38 kgs.



Pourtant les décret d'application de la Loi Léonetti datent du 6
février 2006.
Or il me semble que cette Loi autorise le médecin à prescrire des
doses de calmant nécessaires à supprimer les douleurs même si ces
doses mettent en cause la vie du dit patient.
LA Loi n'aurait donc pas été respectée et se serait lamentable.

Jean
patrick.1200RTcazaux
Le #15925861
Jean
LA Loi n'aurait donc pas été respectée et se serait lamentable.



Il y a des établissement ou des soignants, qui, sous couvert d'une
conviction religieuse qu'ils imposent aux autres, se refusent parfois à
appliquer la loi.

--
Tardigradus
Jean
Le #15925821
"Tardigradus" message de news:
1idsewe.mkgmg71ifrc50N%
Jean
LA Loi n'aurait donc pas été respectée et se serait lamentable.



Il y a des établissement ou des soignants, qui, sous couvert d'une
conviction religieuse qu'ils imposent aux autres, se refusent
parfois à
appliquer la loi.



D'où l'intérêt, si on peut l'obtenir, de l'hospitalisation à domicile.

Jean
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