«Les enfoirés», poule aux oeufs d’or de la télé
Le
Les cornichons
« Comme “Au nom des autres” (sur France 3, ndlr) la soirée des
“Enfoirés” de ce soir n’est pas un acte de charité, c’est du business,
tout simplement. » Cette pierre lancée dans le jardin des diffuseurs est
signée Guy Carlier, le cinglant chroniqueur de France Inter. Pour lui, «
les chaînes se font du fric sur le dos des associations ».
Plus encore que les spéciales du « Maillon faible » ou de « Qui veut
gagner des millions ? » dédiées à de grandes causes, le show des «
Enfoirés », programmé sur TF1 depuis 2001, est une véritable poule aux
oeufs d’or. En termes d’image bien sûr, mais surtout grâce à la manne
publicitaire qu’il représente. Ce soir, trois tunnels de pub, d’environ
12 minutes chacun, s’intercaleront entre les chansons de Patrick Bruel
ou d’Hélène Ségara. Objectif des annonceurs : toucher leur cible
privilégiée, la fameuse ménagère de moins de 50 ans, fan de ce mélange
de variété populaire et de générosité.
« C’est l’émission qui draine le plus de recettes publicitaires, elle
est regardée par un téléspectateur sur deux », souligne Emmanuel
Charonnat, directeur général de Carat TV, première agence d’achat
d’espace publicitaire en France. Au total, à raison de 100 000 euros par
spot et sans compter les écrans diffusés juste avant et juste après le
concert, TF1 devrait engranger quelque 7 millions d’euros. Un record
annuel. « En 2003, “Les Enfoirés” ont réalisé la meilleure audience pour
un programme de divertissement, presque aussi bien que La Vérité si je
mens 2, rappelle Emmanuel Charonnat. Sauf qu’un film ne peut être coupé
qu’une seule fois ».
Plus regardée que la finale de la « Star Ac’ », l’émission suscite les
convoitises. « Les chaînes se battent pour la diffuser », reconnaît-on
aux Restos du coeur. Pour eux, c’est la loi du marché qui prévaut : « On
lance un appel d’offres et on choisit la proposition la plus rentable.
On cherche à aider le plus grand nombre de gens en difficulté. » TF1,
plutôt avare en informations chiffrées sur les recettes de la soirée,
martèle que « l’important c’est d’aider les Restos. Si chacun y trouve
son compte, c’est formidable. » Jeanne Petit
http://www.20minutes.fr
“Enfoirés” de ce soir n’est pas un acte de charité, c’est du business,
tout simplement. » Cette pierre lancée dans le jardin des diffuseurs est
signée Guy Carlier, le cinglant chroniqueur de France Inter. Pour lui, «
les chaînes se font du fric sur le dos des associations ».
Plus encore que les spéciales du « Maillon faible » ou de « Qui veut
gagner des millions ? » dédiées à de grandes causes, le show des «
Enfoirés », programmé sur TF1 depuis 2001, est une véritable poule aux
oeufs d’or. En termes d’image bien sûr, mais surtout grâce à la manne
publicitaire qu’il représente. Ce soir, trois tunnels de pub, d’environ
12 minutes chacun, s’intercaleront entre les chansons de Patrick Bruel
ou d’Hélène Ségara. Objectif des annonceurs : toucher leur cible
privilégiée, la fameuse ménagère de moins de 50 ans, fan de ce mélange
de variété populaire et de générosité.
« C’est l’émission qui draine le plus de recettes publicitaires, elle
est regardée par un téléspectateur sur deux », souligne Emmanuel
Charonnat, directeur général de Carat TV, première agence d’achat
d’espace publicitaire en France. Au total, à raison de 100 000 euros par
spot et sans compter les écrans diffusés juste avant et juste après le
concert, TF1 devrait engranger quelque 7 millions d’euros. Un record
annuel. « En 2003, “Les Enfoirés” ont réalisé la meilleure audience pour
un programme de divertissement, presque aussi bien que La Vérité si je
mens 2, rappelle Emmanuel Charonnat. Sauf qu’un film ne peut être coupé
qu’une seule fois ».
Plus regardée que la finale de la « Star Ac’ », l’émission suscite les
convoitises. « Les chaînes se battent pour la diffuser », reconnaît-on
aux Restos du coeur. Pour eux, c’est la loi du marché qui prévaut : « On
lance un appel d’offres et on choisit la proposition la plus rentable.
On cherche à aider le plus grand nombre de gens en difficulté. » TF1,
plutôt avare en informations chiffrées sur les recettes de la soirée,
martèle que « l’important c’est d’aider les Restos. Si chacun y trouve
son compte, c’est formidable. » Jeanne Petit
http://www.20minutes.fr

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Ces émissions donnent bonne conscience aux priviligiés du show bizz avec
l'argent des pauvres qui sont surexploités.
Ca boost *surtout* leur vente de disque, la conscience c'est accessoire
dans ce milieu :-)
Si ça peut permettre déviter ne serait ce QU'UNE seule personne ne meurt de
faim ..
Pourquoi pas !
Et si pour chaque ventre de SDF bien rempli ca rapporte ne serait QU'UN
millions d'euro a chaque vedettes ...
Pourquoi pas !
est
«
de
Toujours le même problème: vaut-il mieux une société très inégalitaire avec
des gens qui ont juste de quoi remplir leur ventre et d'autres qui se
gobergent dans le fric, ou bien une société égalitaire où on crève tous de
faim (ou du moins sommes rationné)? Sachant que ce dernier cas de figure fut
très fréquent dans les pays où on a voulu faire une société égalitaire (tout
court).
Fonzy