Éva Joly souhaite une enquête sur le compte japonais (présumé) de Chirac

Le
Bamako sur Seine
Entre l'ex-juge d'instruction Eva Joly et l'ex-président de la
République Jacques Chirac, c'est pas « Hiroshima mon amour » mais
plutôt « Godzilla contre Mégalon ».

Dans une interview publiée vendredi dans le gratuit 20 minutes,
l'ancienne juge d'instruction de l'affaire Elf a déclaré souhaiter que
la justice française ouvre une enquête dans l'affaire d'un compte qui
aurait été ouvert au nom de Jacques Chirac à la Tokio Bank en 1992.

« Si les institutions judiciaires françaises fonctionnent normalement,
Jacques Chirac sera entendu sur les affaires non prescrites le
concernant - les HLM de la Ville de Paris et les emplois fictifs du
RPR -, mais aussi sur son compte allégué au Japon », a déclaré l'=
ex-
magistrate franco-norvégienne, devenue conseillère anti-corruption en
Norvège. « J'attends que le parquet de Paris ouvre une enquête sur
cette affaire au vu du rapport de la DGSE et des derniers éléments
recueillis par les juges d'Huy et Pons », a-t-elle précisé en ajoutant
qu'« une démocratie digne de ce nom ne peut vivre avec cette suspicion
non vérifiée ».

Redevenu citoyen ordinaire, Jacques Chirac qui, selon l'expression
populaire, a plusieurs casseroles - présumées - aux fesses, pourrait
donc connaître son « Pearl Harbor » et devoir prochainement rendre des
comptes à la justice dans plusieurs affaires concernant notamment la
période pré-présidentielle. Reste que pour cela, la justice françai=
se
n'a pas besoin des avis et pensées d'Eva Joly actuellement en pleine
promo publicitaire pour son livre de souvenirs, La Force qui nous
manque (éditions Les Arènes), consacré notamment à son combat contre
la corruption.
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et51claude
Le #15669561
On 29 mai, 15:48, Bamako sur Seine
Entre l'ex-juge d'instruction Eva Joly et l'ex-président de la
République Jacques Chirac, c'est pas « Hiroshima mon amour  » mais
plutôt « Godzilla contre Mégalon ».

Dans une interview publiée vendredi dans le gratuit 20 minutes,
l'ancienne juge d'instruction de l'affaire Elf a déclaré souhai ter que
la justice française ouvre une enquête dans l'affaire d'un comp te qui
aurait été ouvert au nom de Jacques Chirac à la Tokio Bank en 1992.

« Si les institutions judiciaires françaises fonctionnent norma lement,
Jacques Chirac sera entendu sur les affaires non prescrites le
concernant - les HLM de la Ville de Paris et les emplois fictifs du
RPR -, mais aussi sur son compte allégué au Japon », a d éclaré l'ex-
magistrate franco-norvégienne, devenue conseillère anti-corrupt ion en
Norvège. « J'attends que le parquet de Paris ouvre une enquà ªte sur
cette affaire au vu du rapport de la DGSE et des derniers éléme nts
recueillis par les juges d'Huy et Pons », a-t-elle précisé en ajoutant
qu'« une démocratie digne de ce nom ne peut vivre avec cette su spicion
non vérifiée ».

Redevenu citoyen ordinaire, Jacques Chirac qui, selon l'expression
populaire, a plusieurs casseroles - présumées - aux fesses, pou rrait
donc connaître son « Pearl Harbor » et devoir prochainemen t rendre des
comptes à la justice dans plusieurs affaires concernant notamment la
période pré-présidentielle. Reste que pour cela, la justic e française
n'a pas besoin des avis et pensées d'Eva Joly actuellement en pleine
promo publicitaire pour son livre de souvenirs, La Force qui nous
manque (éditions Les Arènes), consacré notamment à so n combat contre
la corruption.



Y en A marre de l’amnésie

Pas moins de neuf affaires judiciaires sont actuellement en
gravitation autour de Chirac, notre président de la république.
Défiant toutes les lois – y compris celles de la physique ⠀“ le chef de
l’état est théoriquement responsable de tous les chefs d ’accusation
possibles et imaginables en terme d’affaires politico-judiciaires :
fausses factures, emplois fictifs, détournement de fonds publiques,
prise illégal d’intérêt, avantages en nature, favori tisme, faux en
écriture publique, trafic d'influence, etc. Et j’en passe et d es
meilleurs, mais je n’invente rien.

Petit récapitulatif donc pour ceux qui ont la mémoire courte (Et il y
en a, sinon comment justifié l’état actuel de choses) :

1 - L'AFFAIRE DES FRAIS DE BOUCHE DE LA MAIRIE DE PARIS source
Les Faits : Cette affaire a été dévoilé par « le C anard enchaîné ».
Elle pointe des « dépenses d'alimentation ou de tabac » de c oupe
Chirac lors de leur passage à la mairie de Paris à hauteur de 2,2 1 M€
(14,5 MF) dont Les deux tiers réglés en liquide entre 1987 et 199 5,
sans compter les réceptions officielles, dont 1,45 M€ (9,5 MF) réglés
en liquide.
Coûts : 2,21 M€ (14,5 MF) + 1,45 M€ (9,5 MF)

2 - L'AFFAIRE DES FAUSSES FACTURES/ L’AFFAIRE SEMPAP source
Les Faits : Le système est assez simple : un groupe d'imprimeurs
obtient tous les marchés de la Ville de Paris et accepte en
contrepartie de surfacturer les travaux. Ce qui permettaient de
redistribuées ses marges par la suite, marges qui auraient atteint les
100 millions de francs couverts par les fausses factures de la Sempap
(la société d’imprimeurs)
Coûts : 15.24 M€ (100 MF)

3 - L'AFFAIRE DES LYCEES D'ILE-DE-FRANCE / L’AFFAIRE DES FONDS OCCU LTE
DU RPR source
Les Faits : Système illicite d'ententes entre des entreprises pour
l'attribution des marchés de construction et de rénovation de lyc ées
d'Île-de-France. En retour, elles devaient verser à des partis
politiques une " commission " d'environ 2 %. Cette affaire apparaît
comme l'un des plus vastes dossiers de financement politique, par les
sommes en jeu .
Coûts : Près de 91,5 M€ (600 MF)

4 - L’AFFAIRE MERRY / L’AFFAIRE DES FONDS OCCULTES DU RPR B IS/
L'AFFAIRE DES HLM DE PARIS source l’affaire des HLM / source L⠀™affaire
Merry
Les Faits : Vaste opération de racket des entreprises désireuses
d'obtenir des marchés de l'Opac de Paris. Le juge de Créteil Eric
Halphen a mis au jour un circuit financier, via des paradis fiscaux,
qui permettait de blanchir l'argent des fausses factures ensuite
rapatrié en liquide à Paris. Le dossier était en passe de se terminer
quand les aveux posthumes de Jean-Claude Méry ont relancé la donn e.
Dans une cassette posthume, il révéle comment il a financé l e RPR.
Jean-Claude Méry explique qu'il récoltait chaque année 35 à 40
millions de francs en liquide de 1985 à 1990.
Coûts : Environ 30,5 M€ (200 MF)

5 - L’AFFAIRE DES EMPLOIS FICITIFS DU RPR source
Les Faits : Certaines petites mains du parti étaient payées par d es
fournisseurs de la Mairie de Paris. D'autres, surtout les cadres
dirigeants, étaient pris en charge directement par l'Hôtel de Vil le.
Couts : au moins 6 M€ (39,4 MF)

5 BIS - L’AFFAIRE DES EMPLOIS FICTIFS DE LA MAIRIE DE PARIS source
Les Faits : Mis en place un système d'emplois de complaisance. Ces
salariés particuliers officiaient en fait au siège du RPR, rue de
Lille, ou dans plusieurs fédérations du mouvement, dont celle de
Corrèze.
Couts : 3 M€ (20 MF)

6 - L’AFFAIRE DES FAUX VOYAGES source
Les Faits : Maurice Foulatière, agent de voyages à la retraite,
affirme avoir organisé en juillet 1993 un séjour pour la famille
Chirac, qui lui a été réglé en espèces par les cha uffeurs du maire de
Paris. Le 15 juin 2003, une perquisition au siège de l'agence en
question permet de découvrir la trace d'une vingtaine de voyages qui
auraient été effectués par Jacques Chirac et ses proches - s on épouse,
sa fille, ses collaborateurs - entre 1992 et 1995. Ces factures sont
établies sous de faux noms, qui laissent entrevoir leur apparence de
déguisements. Ces déclarations intéressent fortement les jug es chargés
d'enquêter sur les marchés des lycées d'Île-de-France. Ils soupçonnent
un lien entre ce ou ces voyages payés en espèces et le recyclage de
l'argent issu de leur affaire.
Coûts : 0,5 M€ (3,1 MF)

7 - L'AFFAIRE DES FAUX ÉLECTEURS DE PARIS source
Les Faits : inscriptions électorales douteuses dans la capitale, plus
précisément dans les IIIe, Ve et XXe arrondissements. Ces pratiqu es
visaient à " faire le grand chelem " dans les vingt arrondissements
aux municipales de 1989, afin d'assurer la réélection de Chirac.
Coûts : Plusieurs milliers d’électeurs

8 – L’AFFAIRE AIR OUTRE-MER (AOM) source
Les Faits : Air Outre-Mer (AOM) s'était refait une santé, avant d 'être
privatisée en 1999. Avec, aux commandes, un ami du Président:
Alexandre Couvelaire. Mais l'histoire a révélé que l'actionn aire
majoritaire officiel - le patron du Medef le baron Seillière - n'à ©tait
en fait que le prête-nom de Swissair; à qui la réglementation
interdisait de contrôler une compagnie européenne. Après avo ir frôlé
le dépôt de bilan avec un trou de 3 milliards, AOM vit actuelleme nt
sous une perfusion
Coûts : 500 M€ (3 milliards de francs)

9 – L’AFFAIRE DE LA COMPAGNIE GENERALE MARITIME (CGM) source
Les Faits : EN 1996 Juppé décide de privatiser la Compagnie gà ©nérale
maritime, l'ex-« Transat », qui vient de recevoir quelque 1,3 mil liard
de subventions publiques pour assurer son avenir. A la surprise
générale, ce n'est pas le candidat des services du Trésor qui
l'emporte, mais la Compagnie maritime d'affrètement (CMA). Marché
conclu pour moins de 20 millions. Pas cher pour une société qui a
encore plus de 800 millions en caisse. la CMA appartient aux frères
Saadé, proches du Premier ministre libanais Rafic Hariri. Un gén éreux
ami auquel Chirac n'a rien à refuser Las: au cours de leurs
perquisitions, les policiers ont retrouvé des documents établissa nt
que c'est à la demande de Chirac himself que la CGM avait étà © bradée
aux Saadé.
Coûts : En cours d’estimation

Conclusion : 650,4 millions d’euros (4266 MF) détourné et peut-être le
président de la république plus pourris de l’histoire de la France…
Alors ! Ayez bonne mémoire !
ouinon
Le #15669431

On 29 mai, 15:48, Bamako sur Seine
Entre l'ex-juge d'instruction Eva Joly et l'ex-président de la
République Jacques Chirac, c'est pas « Hiroshima mon amour » mais
plutôt « Godzilla contre Mégalon ».



Vous ramenez la politique au niveau du caniveau.
Mieux vaut demander aux pauvres de travailler plus pour gagner plus.
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Anonyme