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Flexibilité

Le
filh
Tiens il y avait longtemps

Un extrait de :
http://www.paris-art.com/edito_deta...e-143.html


L'homme connecté d'aujourd'hui est en permanence accessible, derrière le
mince rempart de son logiciel de messagerie ou du répondeur de son
mobile. Quand, par exemple, comme l'usage en devient courant, il
téléphone dans la rue, il est là par le corps, et hors-là par l'esprit :
il se situe en fait dans un lieu inassignable entre celui, virtuel, où
il se projette, et celui, actuel, où il évolue ici et maintenant. Nous
sommes ainsi toujours, et de plus en plus fréquemment et intensément, à
la fois là et hors-là, ici et ailleurs, dans une ubiquité permanente
mélangeant de façons multiples et complexes les esprits et les corps.
Au tournant du IIIe millénaire, l'homme a acquis, en quelques brèves
années par l'entremise des appareils et réseaux de communication, la
faculté inouïe de se virtualiser, d'osciller avec souplesse, et sans
cesse, entre l'ici et l'ailleurs.

Cette flexibilité, qui est en permanence sollicitée et réactivée par les
appareils, et par le fonctionnement de l'économie de marché mondialisée,
tend à devenir le principe régulateur de la vie contemporaine. Celle des
hommes comme celle des images. C'est en effet à cause de son manque de
flexibilité, ou d'un certain type de flexibilité, que la photographie
argentique a été supplantée de façon fulgurante par la «photographie
numérique».

Dans le monde numérique, les images, qui se sont affranchies de la
matière au profit des séries de nombres et d'algorithmes, sont
infiniment calculables, en variation continue. De l'argentique au
numérique, on passe du régime du moule au régime de la modulation.
La photographie argentique produit des images par moulage selon un
système chose-négatif-positif dans lequel chaque élément est fixé aux
éléments connexes par une contiguïté physique et une liaison matérielle.
Dans la photographie numérique, ce système est rompu, la fixité fait
place à la variation continue. Au moule succède la modulation : «Mouler
est moduler de manière définitive, moduler est mouler de manière
continue et perpétuellement variable», précise Gilbert Simondon.

C'est sur le caractère «définitif» de l'image-moule que reposait le
régime de vérité de la photographie argentique ; c'est à cause de son
caractère «perpétuellement variable», infiniment flexible, que l'image
numérique est en proie au soupçon. La première était extrêmement rigide,
les trucages et retouches toujours longs, difficiles et nécessairement
limités ; la seconde est toujours-déjà retouchée, les appareils
numériques étant d'ailleurs vendus avec des logiciels de traitement
d'images, c'est-à-dire de retouche. En photographie, de l'argentique au
numérique, l'ère de soupçon succède à une longue période de croyance en
la vérité des images.

La vérité, elle aussi, est devenue flexiblle

Fin de citation

FiLH

--
Le fondement du constat bourgeois, c'est le bon sens, c'est-à-dire
une vérité qui s'arrête sur l'ordre arbitraire de celui qui la parle.
Roland Barthes.
http://www.filh.org
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Octave
Le #2509711
Tiens il y avait longtemps...



Rien de nouveau. Tu tiens à relancer le débat. C'est un peu provoc ici,
non ?
;)

Octave

filh
Le #2509701
Octave
Tiens il y avait longtemps...



Rien de nouveau. Tu tiens à relancer le débat.


Non, rien de nouveau. Mais je crois qu'il est toujours bon de creuser
cette drôle de différence entre l'argentique et le numérique.
Une différence qui ne tient à rien de bien franc, mais qui existe
cependant.

C'est un peu provoc ici,
non ?
;)


Ça va attirer les petites bites ?

FiLH

--
Le fondement du constat bourgeois, c'est le bon sens, c'est-à-dire
une vérité qui s'arrête sur l'ordre arbitraire de celui qui la parle.
Roland Barthes.
http://www.filh.org


Pierre Pallier
Le #2509691
Hello, FiLH a écrit dans
La vérité, elle aussi, est devenue flexiblle...


Un dimanche soir, ça fait mal au neurone, ça.
Surtout que bon, ça partait plutôt pas mal, mais pour se finir en jus de
boudin avec la sempiternelle opposition "argentique fidèle contre numérique
flexible". Bof bof bof. T'appâteras pas beaucoup de techno-beauf avec ça.
--
Pierre.
Mes photographies : La FAQ de frp : Les news avec 40tude Dialog : http://perso.wanadoo.fr/pierre.pallier/Dialog

Daniel Rocha
Le #2509681
FiLH wrote:
C'est sur le caractère «définitif» de l'image-moule que reposait le
régime de vérité de la photographie argentique ; c'est à cause de son
caractère «perpétuellement variable», infiniment flexible, que l'image
numérique est en proie au soupçon.


Cela se termine très classiquement sur cette eternelle et interminable
comparaison...

Lassant....

T'as rien d'autre pour animer ce dimanche soir ?! :)

--
<> Daniel Rocha | Photographie <>
http://www.monochromatique.com

filh
Le #2509671
Pierre Pallier
Hello, FiLH a écrit dans
La vérité, elle aussi, est devenue flexiblle...


Un dimanche soir, ça fait mal au neurone, ça.
Surtout que bon, ça partait plutôt pas mal, mais pour se finir en jus de
boudin avec la sempiternelle opposition "argentique fidèle contre numérique
flexible". Bof bof bof. T'appâteras pas beaucoup de techno-beauf avec ça.



Bah je ne chasses pas les petites bites.

FiLH


--
Le fondement du constat bourgeois, c'est le bon sens, c'est-à-dire
une vérité qui s'arrête sur l'ordre arbitraire de celui qui la parle.
Roland Barthes.
http://www.filh.org


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