[HS]PAR COEUR...

Le
MELMOTH
Rien que pour emmerder les *NPC*

*ATTENTIONGÉNIE*
Que, Je le reconnais, mis bien longtemps à apprécier, connaître et
cpmprendre (dans lamesure de Mes faibles compétences)


*Charlie PARKER*, en une quinzaine d'années seulement, s'est imposé
comme l'un _des plus grands CRÉATEURS de jazz_, un _génie de
l'improvisation_, digne du grand *Armstrong* lui-même, bien que dans un
registre évidemment beaucoup plus moderne. Il a porté l'_émotion du
BLUES_ à son point d'incandescence. Doué d'une prodigieuse mémoire, il
était capable d'improviser sur n'importe quel thème et d'imaginer des
chorus tout simplement inouïsAttentif à tout ce qui se passait
autour de lui, et le transformant immédiatement en figures harmoniques,
que ce soit un bruitun avertisseur sonore de bagnolela couleur
d'un vêtement fémininou tout autre événement, il l'intégrait à son
discours dans l'immédiateté de l'instant !Il a _réinventé le blues_,
jouant sur les accords de passage et les renversements pour développer
des lignes harmoniques nouvellesIl possédait également un souffle
prodigieux et si puissant qu'il pouvait jouer plus fort que les autres
alto, et emporter tout un orchestre dans sa sonoritémême lorsqu'il
jouait un vieux sax en plastique blanc, quand il avait été obligé de
foutre son instrument au clou pour pouvoir se payer sa came !
On lui doit également des innovations rythmiques importantes, qui se
basent essentiellement sur une exploitation nouvelle des accentuations.
Il porte en effet l'accent alternativement _sur le temps_ et _à
l'intérieur du temps_, en exploitant les différences d'intensité entre
les notes
La force de son *génie* s'est hélas doublée, on le sait, d'une grosse
part d'ombre, d'une _tragédie intérieure_ qui finit par l'emporter
prématurément, mais qui imprègne son jeu d'une sensibilité à fleur de
peau (un peu comme le grand *Chet BAKER*, dont Je vous ai parlé
récemment dans un brillantissime exposé) qu'il exalte jusqu'au bout de
l'émotion, jusqu'au bout de sa propre existence

Voilà
On rentre vraiment dans le sujet quand J'en aurai le courage, Mes gueux
[Victor©]

Charlie PARKER Jr naît le 29 août 1920 à Wyandotte, Kansas, de Charles
Parker Sr. et Addie Boyley. Son père est natif de Memphis et bosse
comme serveur dans les trains de grande ligneaprès avoir été tour à
tour danseur et bosseur dans un cirque !La mère, elle, travaille
comme "technicienne de surface", comme on dit maintenant, et élève
seule son fils en raison des absences répétées du paternel, d'abord
pour raisons professionnelles, mais surtout après la séparation du
couple à la fin des années 20.
Au début des années 30, la famille vit à Kansas City, et Charlie
fréquente la Crispus Attucks School jusqu'en 1932 et, contrairement à
la plupart des gosses de son âge, n'a pas besoin de faire des "petits
boulots"

Absolument rien ne semblait le prédisposer à la musique (comme Moi
quand J'étais gosse, quoi)Jusqu'à lâge de 13 ans, quand la
famille s'installe près du quartier des musiciens que Charlie doit
traverser tous les jours que dieu/MELMOTH font pour se rendre à sa
nouvelle école, la Missouri's Lincoln High School. Il débute brièvement
et à vrai dire sans grand enthousiasme l'apprentissage du saxhorn
baryton au sein de la fanfare de l'école, dirigée par un certain Alonso
Lewis
Il tombe ensuite littéralement amoureux du saxophone alto Rudy VALEE,
et sa mère lui offre alors son premier instrument
À partir de 1932, le jeune ado fait bien entendu l'école buissonnière
et essaye de participer à des jamm-sessions, où il n'est bien entendu
la plupart du temps pas le bienvenu, comppte tenu de la pauvreté de sa
technique !
Il continue cependant son initiation avec acharnement, avec entre
autres le pianiste Lawrence KEYES
En 1935, sa mère lui offre un instrument de meilleure qualité (Ma mère
à Moi ne M'a jamais offert le moindre instrument, nom de
dieu/MELMOTHJ'ai dû le voler aux Nouvelles Galeries de Rennes, en
1957c'était un harmonica diatoniqueet ce fur Ma grand-mère qui
M'offrit un an plus tard un Hohner chromatique à 18
trousMébon©Vous vous en foutez royalement, et vous avez
diantrement raison).
Il se marie (ce con) avec sa voisine, Rebecca Hellen Ruffin l'année
suivante, et fréquente de plus en plus souvent les clubs de jazz de
Kansas Cityet va même jusqu'à approcher Pete JOHNSONLester
YOUNGHerschel EVANSEddie BAREFIELDRoselle CLAXTONCount
BASIEet même Coleman HAWKINS et Ben WEBSTER (Mes trois dieux du
ténor avec Young), tout en continuant laborieusement son propre
apprentissage (il M'a bien fallu 4 ou 5 ans pour jouer à peu près
correctement de l'harmonica, en écoutant en boucle Larry ADLER ou le
Trio Raisner !Mébon©Vous vous en foutez royalement, et vous avez
diantrement raison)


Charlie intègre un orchestre d'étudiants dirigé par Lawrence KEYES, les
/Deans of Swing /, où apparaît alors également le chanteur Walter
BROWNIl est malheureusement victime d'un accident de bagnole (le
28/11/1935), dont il ne sort (heureusement, pour le coup) qu'avec trois
c^tes cassées, mais aussi des problèmes de colonne vertébrale. Sa mère
lui fait alors installer un piano à la maison (Je Me demande où cette
brave femme a trouvé de tels moyens pour s'occuper comme elle l'a fait
de son futur génie de fiston)Il s'achète un nouveau saxe alto et
travaille chez lui pendant toute sa convalescence, aidé par Charlie
Powell et Lawrence Keyes (qui, eux, ne M'ont jamais aidé, nom de
dieu/MELMOTH)Il travaille aussi avec un ami tromboniste Robert
SIMPSON, qui mourra un peu plus tard au cours d'une opération du coeur
(dont pour Ma part Je suis revenu vivant, rien que pour vous, bande de
veinards, il y a une quinzaine d'années). C'est sans doute à ce moment
de sa vie que PARKER commence à prendre des drogues pour combattre ses
douleurs, ce qui, les initiés le savent, va avoir des répercussions
tout au long de sa vie à la fius extraordinaire et misérable

Et voilà notre brave Charlie qui, dans les années 36, joue dans le
septette de *Tommy DOUGLASS*, clarinettiste et saxophoniste chevronné
(mais complètement oublié de nos jours), qui poursuit son éducation, et
tente de corriger ses (encore nombreux) défautsJusqu'à l'été 1937,
Charlie joue dans l'orchestre de *George E. LEE*, qui se produit à
/Lake Taneycommo/, avec en particulier *Carlie POWELL* et le guitariste
*Efferge WARE*, qui lui prodiguent tout deux de pertinents conseils et
poursuivent son éducation harmonique
Pendant ses heures de repos, il étudie en particulier le jeu de *Lester
YOUNG* (un sacré bon, çui-là, c'est Moi qui vous l'assertionne© !)À
la fin de cet engagement, PARKER a fait de réels progrès et et même
devenu un saxophoniste plus qu'honorablemais, trois fois hélas, il a
aussi _découvert l'héroïne_De retour à Kansas City, il joue dans les
clubsC'est à cette époque qu'il va découvrir *Jay MvSHANN* qui,
l'entendant au /Barley Duke/, sera littéralement fasciné par
_l'originalité de son jeu_
À l'automne 1937, Charlie intègre la formation de *Buster SMITH*, un
sextette dont les sets sont retransmis à la radio, grâce à quoi la
réputation d'improvisateur de PARKER va s'amplifier (On n'insistera
jamais assez le rôle importantantissime de la *radio* à cette époque
pour la connaissance des musiques, qu'elles soient de jazz ou
classiquessans compter évidément la variétoche)SMITH finira par
conduire un grand orchestre qui se produira au /Antler Club/ avant de
retourner à NYC, à l'orée des années 38, abandonnant PARKER qui le
considérait un peu comme son père, et qui va alors végéter tout au long
de cette année (comme Moi J'ai végété pendant maintenant plus de 65
ans), jusqu'à ce qu'il quitte sa conne de meuf et embarque
clandestinement dans un train pour Chicago, où il ne restera que
quelques jours pour lui faire admirer sa manière de jopuer dans
quelques clubs, et surtout de trouver une place dans un bus de musicos
partant pour New York La Pomme !
À peine arrivé, il s'empresse d'aller trouver Buster SMITH chez qui il
s'installe. Il se fait alors remarquer en jouant dans des clubs lors
des fameuses jamm-sessions, comme au /Monroe's Upton House/, où il joue
avec les trompettistes *Vic COULSON* et *Bobby MOORE*Il travaille
aussi comme plongeur (faut bien gagner sa croute, hein) au /Jimmy
Chicken Schack/, ce qui lui permet d'y écouter tous les soirs *Art
TATUM* (!Perso, beaucoup trop de notes à Mon goût !)) dont il va
s'employer à mémoriser les progressions harmoniques. Il répéète aussi
avec *Biddy FLEET*, un guitariste qui comme lui cherche à innover avec
les accords. Il commence d'ailleurs à jouer des renversements d'accords
et en tirer des mélodies différentes de celles d'origine, et affirme
ainsi ses conceptions harmoniquesDésormais, _PARKER possède son
propre style_ !

Il joue ça et là pour survivre jusqu'à la fin de l'année 1939, jusqu'à
ce qu'il soit engagé à Kansas City dans les /Rockets/ de *Harlan
LEONARD*, où il retrouve *Efferge WARE* et fait la connaissance de *Tad
DAMERON*.
En 1940, alors que ce con a refisé un engagement dans l'orchestre du
*Duke* (!), il rencontre *Dizzie GILLESPIE* qui est de passage dans la
ville, avec *Cab CALLOWAY*, et qui sera immédiatement conquis par ce
musicien _qui joue de la même manière que lui_Bird, pour sa part,
comprend qu'il est loin d'être le seul à vouloir bousculer les
habitudes du jazz. Cette rencontre avec Dizzie s'avérera donc
déterminante par la suite.
À l'été 1940, PARKER intègre l'orchestre de *Jay McSHANN*, une grande
formation au répertoire étendu et au swing efficace dont la vocation
est d'animer des salles de dance et faire du spectacleIl y laisse
toutefois son empreinte en organisant certaines répétitionsUn
octette issu de cette formation enregistrera à /Wichtia/ cinq titres où
apparaîtront les influences de Lester YOUNG (/Lady Be Good/,
/Honeysuckle Rose/)de Buster SMITH (/Body & Soul/)mais aussi la
sensualité de Bird et sa faculté à jouer de ballades (/Coquette/), et
surtout sa façon personnelle de jouer des gammes majeures (/I've Found
aNew Baby/). Cet enregiostrement montre s'il en était besoin qu'à cette
époque le jeu de PARKER est déjà farpaitement en placeAu printemps
1941, l'orchestre au complet part en tournée dans le /Deep South/ et
enregistre le 30 avril à Dallas un disque qui connaîtra un certain
succès.

En janvier4 2, l'orchestre se produit à NYC, au /Savoy/. Bird y fait
sensation et devient l'attraction principale de l'orchestre qui
enregistre en juillet, en particulier une version de /Sepian Bounce/
dont les deux chorus de Bird vont faire école !Après les concerts,
il poursuit les soirées en allant jouer au /Clark Monroe's/, croisant
*GILLESPIE**MONK**Joe GUY**Hot Lips PAGE**Kenny
KERSEY*et autres *Roy ELDRIDGE**Kenny CLARKE**Charlie
CHRISTIAN* ou *Vic DICKENSON*Excusez du peu !
Il souhaite quitter Mc SHANN pour rejoindre l'orchestre de *Count
BASIE*, mais l'audition se passe mal et Mc SHANN l'oblige à repartir en
tournéz avec luiPARKER lâchera l'orchestre brutalement (nonmé© !) à
Détroit pour se re-précipiter à New YorkEn septembre, il est
contraint de retourner à Kansas City, où il va enregistrer quelques
thèmes avec *Efferge WARE*Il traîne jusqu'à Noël et rejoint allors
*Dizzie GILLESPIE* et *Benny HARRIS* dans la formation d'*Earl HINES*,
où il doit remplacer *Bud JOHNSON*. Il joue alors _du ténor_, de la
même façon qu'il jouait de l'alto, ce qui lui donne une sonorité
particulièreUne _formidable complicité_ est en train de s'établir
entre Bird et le trompettiste Dizzie GILLESPIE, qui vont désormais
répéter ensemble quotidiennement et donner cours à leur formidable
imagination créatrice.
L'orchestre débute à Chicago au /Savoy/ le 14 février 1943. PARKER a
sans doute envie d'une autre expérience que celle de l'orchestre ; il
préférerait aussi certainement NYC à Chicago, et, bien qu'il se remarie
(faut vraiment être décidément con !) en avril avec une obscure meuf
danseuse de profession, il finira par quitter Earl HINES en septembre,
retrouvera brièvement Jay McSHANN et fera un court passage chez *Noble
SISSLE*.
En février 1944, Dizzie et Bird se retrouvent dans l'orchestre de
*Billy ECKSTINE* qui part en tournée. Passant par Saint-Louis, PARKER
sera "approché par un jeune trompetteiste, *Miles DAVIS* (!), _sur
lequel il va avoir une influence déterminante_. PARKER abandonnera cet
orchestre (en fait, il n'aura jamais vraiment été à l'aise au sein de
grandes formations) fin août et se joint alors à *Ben WEBSTER* qui joue
à New York. Le quintette qui se produit à l'/Onyx/ se compose alors de
*Ben WEBSTER*, *Charlie PARKER*, *Argonne THORNTON* (piano) et *Denzil
BEST* (drums). Quand le quintette ne joue pas, Bird traîne comme dabe
dans les boîtes, participant à toutes les jam sessions qui se
présentent. Il est souvent accompagné du guitariste *Tiny GRIMES* avec
qui il enregistrera en septembre quatre thèmes, dont /Red Cross/. Bird
aura aussi l'occasion de croiser la route de l'immense *Bud POWELL*
lorsqu'il remplace Eddie WILSON au sein de la formation de *Cootie
WILLIAMS*Il participe à une séance d'enregistrement dirigée par le
pianiste *Clyde HART*, avec GILLESPIE et *Don BYAS*, le 4 janvier 1945.
Dizzie l'attendra en vain le 9 février pour une séance d'enregistrement
pour laquelle Bird sera remplacé par *Dexter GORDON*. Pourtant, le 18
février, il sera présent pour ce qui restera comme l'acte de naissance
d'un musique nouvellele *BEBOP*, dont J'ai si brillamment parlé il y
a peu de tempsToutes se particularités y sont exposées avec
maîtrise, ruptures tonales, liaisons et chorus acrobatiques,
dissonances/Salt Peanuts/ et /Hot House/, enregistrés le 11 mai,
constitueront le _manifeste du bebop_PARKER et GILLESPIE y
rivalisent d'audace et leur complicité musicale est tout simplement
superbe et éclatante

Les deux virtuoses vont ensuite se produire au /Three Deices/, en
quintette avec *Al HAIG*, *Curley RUSSELL*, *Stan LEVEY* (remplacé par
*Sid CATLETT* ou *Max ROACH*). La cohésion de cet ensemble est
remarquable et la musique qu'ils jouent atteint un rare degré d'énergie
et de vitalité. Le 6 juin, les deux compères se retrouvent en studio
pour accompagner le vibraphoniste *Red NORVO* qui, pour la
circonstance, est entouré de *Flip PHILLIPS*, *Teddy WILSON*,
l'inénarrable *Slam STEWART*(Vous savezcelui qui ne joue de sa
basse quasiment qu'à l'archet tout en s'accompagnant à l'octave de sa
voix !), *Gordon POWELL* ou *J?C.HEARD*Après cette séance, GILLESPIE
va (enfin) former son prpore orchestre, _sans Bird_ qu'il ne trouve pas
assez fiable, du fait de ses trop nombreux retards et absences.
PARKER est alors engagé comme tête d'affiche au /Spotlite/, puis au
/Three Deuces/, participe au nouveau groupe de GILLESPIE avec *Bud
POWELL*, *Ray BROWN* et *Max ROACH* (rien que ça !!)
La complicité entre DIZZIE et BIRD va hélas se transformer en
concurrence, que PARKER vit plutôt mal, considérant que GILLESPIE lui
fait de l'ombre.
Pour la séance d'enregistrement du 26 novembre sous son nom, PARKER
embauche pour tenir la trompette un jeune fan fraîchement débarqué de
son Saint-Luis natal, *Miles DAVIS*, et Dizzie joue alternativement de
la trompette et du pianoC'est que le jeune Miles est encore trop
timide et inexpérimenté pour pouvoir assurer la trompette seul !

En décembre 45, GILLESPIE forme un nouvel orchestre qui doit se
peroduire en Californie. Mais l'accueil est plutôt mitigé, maus Bird et
Dizzy sont tout de même invités à participer à une séance
d'enregistrement de *Slim GAILLARD* (le fameux compère de *Slam
STEWART* !) le 29 décembre, puis participent aux concerts /Jazz At The
Philharmonic/, où Bird apparaît aux côtés de *Lester YOUNG*Dizzy
quitte alors la Californie et PARKER se produit au /Finale/. Il y sera
rejoint par Miles qui a débarqué à L.A. avec l'orchestre de *Benny
CARTER*, qu'il quitte rapidement pour rester auprès de
BirdL'orchestre qui se produit au /Finale/ comprend, outre Miles et
Bird, le pianiste *Joe ALBANY*, le batteur *Chuck THOMSON* et le
bassiste *Addison FARMER*, jusqu'à la fermeture du club.
Miles part alors pour Chicago, et PARKER se retrouveau chômage !
Il _sombre alors dans l'alcoolisme_
*Howard McGHEE* l'engage pour tenir l'alto dans l'octette qu'il forme
pour jouer au /Swing Club/. Mais PARKER ne s'y sent pas à l'aise et
continue d'absorber de fortes quantités d'alcool et de benzédrine, ce
qui détruit complètement son système nerveux, forcément

BonJe vous laisse pour aller baffrer
À plus, si Je n'ai pas camardé entre temps

Fin juillet 1946, Bird, probablement encore chargé à mort, met le feu à
sa chambre en s'endormant avec un clope alluméDirection hosto pour
une dizaine de jours, puis cure de rétablissement de 6 mois à
/Camarillo/Il en ressort en janvier 1947 et se rend immédiataement
au /Jack's Basket Room/ où le public l'ovationne quand il fait le boeuf
avec son poteau *Eroll GARNER* (+ *Red CALLENDER*, *Joe JONES*, et
*June CHRISTIE*)Une soirée de bienvenue sera organisée pour le
"héro" le 1er février, où il apparaîtra en pleine forme !

Il va cependant avoir du mal à trouver un boulot, malgré sa réputation
désormais bien établie de musicos pro et exceptionnel. Dans un premier
temps, il ne peurt rien faire d'autre que de participer aux
jam-sessions organisées par *Howard McGHEE*, et jouer avec le trio
d'Eroll, avec lequel il enregistrera pour /DIAL/ le 19 février derrière
le chanteur *Earl COLEMAN* (franchement, c'est loin d'être un de ses
meilleurs disques, hein !). Le ritre /Dark Shadow/ fera malgré tout un
malheur, grâce essentiellement aux splendides contrechants de Bird.
Enfin, il réussit à former un /All Stars Band/ à Hollywood, avec rien
moins que *Barney KESSEL*, *Wardell GREY*, *Howard McGHEE*, *Dodo
MARMAROSA*, *Red CALLENDER* et *Don LAMOND* (grand batteur,
complètement oublié de nos jours)Et y enregistrera quelques blues
somptueux, dont le fameux /Relaxin at Camarillo/.
Début mars 47, il retourne dans la formation de McGHEE avec qui il
interprète des standards, mais où, pour une fois, il se montre calma,
serein etsobre !
Le 7 avril, il est de retour à NYC où triomphe son pote *GILLESPIE* qui
conduit à nouveau une grande formation (ça a toujours été son truc, à
ce génie de la trompette aux joues de crapeau en rut !), laquelle se
produit au /Savoy/. Bird y débarque en plein concert(!) le 8 avril,
traversant la salle en jouant !Ces retrouvailles vont lui donner
l'ocdcasion de s'intégrer à l'orchestre de DIZZY, dans lequel on ne
trouve pas mois que les grosses pointures que sont *Miles
DAVIS***Fats NAVARRO**Kenny DORHAM* et, moins connu, *Freddie
WEBSTER*. Malheureusement l'expérience tourne court, PARKER refusant de
jouerautre choses que ses propres solos !
Malgré ça, il rejoint /Jazz At The Philharmonic/ pour la deucième fois,
pour sic concerts au /Carnegie Hall/ à partir du 5 maiLa firmation
se compose alors de *RoyELDRIDGE**Coleman HAWKINS**Eddie
SAFRANSKI**Buddy RICH et *Hank JONES* !Et les concerts du lundi
rencontrent un très vif succès. D'autres concerts à cette période vont
réunir BIRD et GILLESPIE, durant lesquels les auditeurs prendront parti
pour l'un ou pour l'autre en exhibant des pancartes, rendant manifeste
cette concurrence larvée qui couvait (vous êtes sensés le savoir, si
vous avez lu les chapitres précédents, bande de pignoufs) derrière une
apparente complicité, peut-être même d'ailleurs à l'insu des
protagonistes eux-mêmes !Le public ressent-il ce qui éloigne ces
deux génies, ou cette opposition n'est-elle qu'une manifestation
superficielle des fans ? Jeposelaquestion©Toujours est-il que ces
divergences, d'ordre _musical, vont perdurer. D'une manière encore
subtile, DIZZY a tendance à s'éloigner des formes "bluesy" qui
constituent le fond émotionnel du jeu de BIRD, pour s'orienter de plus
en plus vers une musique à caractère plus "festif" et gai, où
commencent à pointer ça et là des accents carraïbéens, même si PARKER
ne va pas lui aussi tarder à s'intéresser à cette musique, quand il
rencontre l'orchestre afro-cubain de *Machito* en décembre 1948
En même temps, cette opposition, si on peut la nommer ainsi, enrichit
le résultat de l'ensemble à travers les différences de coloration qui
s'inscrivent à l'intérieur du développement d'un thème unique, ainsi
que par la qualit" des chorus qui oppose chacun des deux musicienn
malgré tout toujours profondément amis

Le 8 mai 47, BIRD retrouve le chemin des studios, accompagné pour la
circonstance de *Miles DAVIS*, *Bud POWELL*, *Tommy POTTER* et *Max
ROACH*. Mais l'enregistrement sera laborieux et PARKER remplacera
POWELL par *Duke JORDAN* au moment où le quintette sera engagé au
/Three Deuces/ (août). PARKER jouera et enregistrera avec cette formule
tout au long de l'année 48. Il fera une tournée dans le /Middle West/,
participera de nouveau au /JATP/ et recvra même deux trophées décenés
par la célèbre revue /Metronome/ (celui du "Top Jazz Influence" et ce
lui du meilleur saxo alto). Il est alors _au sommet de sa gloire_ !!

BonJe fatigue là
La France se fera forcément battre ce soirMais comme de toute façon
le "foute" Me fait royalement chier, n'est-ce pas, Je serai davent Mes
Klipshorn Heritage en train de savourer BachLigetiBoulezEt
pourquoi pas PARKER !?Jeposelaquestion©?

BonComme Je l'avais assertionné, la France s'est fait _humilier_ par
les MexicosBien fait pour cette équipe de
merdeMébon©Personnellement, Je M'en bats ce qui Me reste de
couilles à un point que vous ne pouvez imaginer, ô Amis mélosiciens

Continuons donc notre aventure de ce *génie* de *Charlie PARKER*, si
vous le voulez bien

Cette formule de quintette (qui sera selon Moi celle qui conviendra
toujours le mieux à Notre Ami), qui semble la plus apte à offrir la
liberté musicale dont BIRD a besoin, ne suffit cependant pas à le
satisfaire pleinementPARKER ressent en effet l'impérieuse nécessité
de multiplier les expérimentations orchestrales. MILES commence de son
côté à vouloir voler de ses propres ailes, et reproche à BIRD sa
toxicomanie (que lui aussi pourtant "pratiquera" !), ainsi que de ne
pas payer ses musicos régulièrement
En 1949, il participe au /Metronome All Star/, avec
*GILLESPIE**DAVIS**NAVARRO**J.J.JOHNSON**Kay
WINDING**Buddy DeFRANCO**Charlie VENTURA**Ernie CACERES* et
autres *Lennie TRISTANO**Billie BAUER**Eddie SAFRANSKI**Shelly
MANNE* et *Pete RUGOLO*
Il participe également au /Festival de jazz de Paris/ où il partage la
vedette avec *Sidney BECHET*, et se produit salle Pleyel, qui programme
également *Miles DAVIS* et *Tad DAMERON* (putain !la belle et grande
époque !Imagine-t-on ça de nos jours ?Jeposelaquestion©), et où
il sera reçu et acceuilli chaleureusement. Il songe alors à revenir à
Paris pour étudier et parfaire ses connaissances en _musique classique_
(!)Il écoutait déjà
*Hindemith**Stravinski**Bartok**Debioussy**Milhaud* et
autres *Schoenberg**Ravel**Beethoven**Bach* ou *Brahms* (que
vous, bien entendu, qui Me lisez, ne connaissaient forcément pas, bande
de nazes)et rêvait de s'essayer à la _musique européenne_.
De retour au States, il change son répertoire et, à la fin des années
49, travaille avec un orchetre à cordes (d'innombrables "grands" du
jazz ont rêvé de faire la même chose, et l'ont d'ailleurs bien souvent
réaliséCe qui a donné à Mon sens des enregistrements pour le moins
sirupeux et guère intéressants sur le plan purement jazzistique), et
délaisse l'improvisation pour jouer des paries écrites (on se rapproche
de la WEST COAST, là !). Les arrangements sont écrits par *Jimmy
CAROLL* que BIRD trouve à la fin trop conventionnel, et qu'il
remplacera par *Jimmy MUNDY*, pui *Joe LIPMAN*en fin de compte guère
plus original que ses prédécesseurs, mais qui lui laisse de l'espace
pour jouer ses chorus. Malgré cette forme musicale de l'accompagnement
soumise à l'_écriture_ et, de fait, toujours joué de la même façon,
BIRD, lui, ne joue jamais deux fois la même chorus (!) et reste malgré
tout _maître de ses impros_ !
Cependant, tout ceci constitue malgré tout une entrave à l'expression
des immenses qualités de BIRD, ce que remarqueront des musiciens tels
que *TRISTANO*, qu'on ne peut accuser d'être réfractaire à la musique
classique et qui n'hésitera pas à stigmatiser la pauvreté de ces
arrangements, et qui restera persuadé que BIRD joue, dans ce type de
formation, _contre nature_
Et en effet, comment ce _génie absolu de l'improvisation_ aurait-il
puexprimer toute sa puissance créatrice et émotionnelle dans des formes
si étrangement figées et banales ?Jeposelaquestion©
Le rêve de "musique sérieuse" aura très souvent, chez les plus grands
jazzmen, fonctionné comme un _fantasme_une espèce de _complexe_ que
ces génies de la Musique Noire Américaine développeront souvent envers
leurs homologues classiques, et qui hante leur imaginaire au point,
pour certains d'entre eux, d'y _perdre leur âme_BIRD ne pouvait se
sentir à l'aise que dans une formation orchestrale qui lui permettait
d'_improviser_ et de jouer ses chorus comme il l'entendaitLe
problème, c'est que cette formule jazzistique _bâtarde_ rencontrait
l'adhésion du public qui se prenait au jeu de la musique dite
"savante", et que les enregistrements réalisés par ce curieux ensemble
rencontrèrent un succès certain !Putain de public !
Cependant, PARKER n'abandonne pas la formule du _quintette_ et joue en
alternance avec un orchestre ou l'autre. Fin 1949, il se produit au
/Carnegie Hall/ avec son quintette, dans lequel *Red RODNEY* a remplacé
*Kenny DORHAM* à la trompette, et où *Roy HAYNES* tient désormais la
batterie. L'alternance des formules aura pour conséquence que le
quintette entre dans une période de changement constants de ses
membres, les uns remplaçant les autres au gré des engagements de
chacun, l'homogénéité de l'ensemble s'en ressentira, même si la
présence de BIRD au sommet de son art illumine chacune de ces
formations
Enfin, BIRD s'intéresse au projet de l'arrangeur *Gene ROWLAND* de
monter un orchestre de _28 musiciens_ (!), projet qui n'aboutira
d'ailleurs jamais (et on ne le regrettera pas !) à autre choses que de
gigantesques jamm-sessions chez *Joe MAINI*, un musicien ami de *Lennie
BRUCE*, et toxico lui aussiBien que la plupart des "pointures" de
NYC (entre autres *MILES**DIZZY**ROACH* ou *MULLIGAN*)
participeront à ces boeufs, le seul effet de ces réunions sera
d'attirer l'attentionde la brigade des stups !

BonJe Men vas écouter la suite de l'intégrale des cantates de Mon
Ami J.S.BACH, le "Cantagrel" sur les genouxEt remplacerai Gaugin par
Degas, pour changer

En juin 1950, PARKER se produit au /Birdland/ avec *Fats NAVARRO*, pour
un concert qui sera diffusé à la radio, puis enregistré le même mois
avec *GILLESPIE* et *MONK*Après l'interruption du tournage d'un
court métrage dans lequel il devait apparaître, BIRD s'envole pour la
Scandinavie (on sait que de très nombreux jazzmen ont toujours aimé
cette région d'Europe, et certains s'y sont même installés à demeure !)
le 18 novembre où il doit se produire en même temps que *Roy ELDRIDGE
(Ah ! Les fameuses "bagarres" entre ELDRIDGE et GILLESPIE dans les
boeufs des boîtes de NYC !). La tournée est un succès et BIRD rejoint
Paris, pensant sans doute à nouveau pouvoir y parfaire ses
connaissances musicales. Mais il doit retourner à NYC en toute hâte,
souffrant d'un ulcère à l'estomac.
Le 21 décembre, il retrouve *Machito* dans l'orchestre duquel il va
remplacer comme soliste le trompettiste *Harry EDISON*. Il participe à
quelques enregistrements avec *MILES* et *MAX* (Roach) et, le 31 mars
1951, donne un concert au /Birdland/ où apparaissent GILLESPIE, POWELL,
POTTER, et HAYNESMais son comportement et des nombreux retards
l'isolent de plus en plus, au point où ses accompagnateurs finiront par
déposer une plainte au syndicat des musiciens !
En mars 1951, il enregistre des thèmes sud-américains avant de se
produire avec Machito au /Birdland/ en juin.
C'est alors que la /State Liquor Authority/ lui retire pour 15 mois
sacarte de travail (on se doute bien pourquoi !), de sorte qu'il n'a
plus le droit de se produire dans les cabarets de New York. Il part
donc pour Kansas City (une fois de plus !) où il intègre l'orchestre
de*Woody HERMANN* !. Le 8 août, il est de retour à NYC pour un
enregistrement à la tête d'un quintette avec *Red RODNEY*, *John
LEWIS*, *Kenny CLARKE* et *Ray BROWN*. Il enregistrera ensuite mour le
label de *Norman GRANZ* (qui a tant fait pour le jazz !), avec un big
band de studio, une sélection de standards arrangés par Joe LIPMAN. Le
disque se vendra bien malgré (ou grâce) à l'ambiance aseptisée et
sirupeuse qui se dégage de son orchestration, et où BIRD joue seul en
avant, comme un chanteur !

En février 1952, il est de nouveau récompensé par la revue /Downbeat/
et il part en juin pour la Californie afin d'enregistrer avec *Johnny
HODGES* et *Benny CARTER*, en même temps qu'il est engagé au /Tiffany
Club/. Il embauche comme sideman un tout jeune trompettiste blanc,
*Chet BAKER* (cf. Mon prodigieux article sur ce grand bonhomme), avec
qui le sourant passe. Le duo fonctionne farpaitement et se produira
ensuite au /Trade Winds/. L'approche instinctive de CHET et l'émotion
qu'il met dans sa façon de jouer le blues font de sa trompette un écho
au souffle de BIRD, à travers ses contre-chants inspirés

De retour à New York au début du mois de septembre, BIRD, qui vient
d'avoir un fils prénommé *BAIRD*, récupère sa carte de musicien et se
produit alternativement avec son quintette et sa formation à cordes.
En décembre, il enregistre pour la 1ère fois en _quartet_ avec *Hank
JONES*, *Teddy KOTICK* et *Max ROACH*, puis en janvier 53 participe à
une séance d'enregistrement houleuse avec MILES, où il croise *Sonny
ROLLINS* qu'il incite à abandonner la drogue (faudra qu'un jour Je vous
ponde aussi un opus sur cet immense ténor que fut ROLLINS). En mai,
BIRD participe à un _concert mythique_ à Toronto, avec POWELL, ROACH,
GILLESPIE et MINGUS, ensemble dénommé pour l'occasion /The Quintette Of
The Year/Les initiés savent dans quelles conditions s'est déroulé ce
concert hallucinantLe même soir avait lieu un chmapionnat de boxe de
poids lourds, ce qui fait que la salle de concert était à moitié
videDe plus, tous les musicos étaient bourrés à mortEt c'est le
réflexe qu'eut MINGUS d'appuyer sur un magnétophone à fil qui traînait
au fond de la scène qi permit d'enregistrer ce concert _légendaire_
(que J'ai bien dû écouter de centaines de fois, en vinylme puis CD
!)

Il va ensuite tenter de réaliser son rêve d'enregistrer avec sa section
rythmique plus un cor, un hautbois, un basson, une flûte et une
clarinette, formation qui s'adjoindra les services des *Dave Lambert
Singers*. Le projet est supervisé par *Gil EVANS* qui a déjà réalisé
les arrangements du nonette de MILESFaute de temps et de
répétitions, le résultat s'avère calamiteux.
En juin, PARKER triomphe au /Birdland/, puis se produit avec *Thelonius
MONK* à l'/Open Door/ en septembre et part en tournée dans l'Orégon
avec *Chet BAKER*, *Jimmy ROWLES*, *Carson SMITH et *Shelly MANNE*. Il
prend ensuite part à une tournée sur la côte Ouest avec *Stan KENTON*,
puis se produit à nouveau au /Tiffany Club/ avec le trio de *Joe
ROTONDI* dont il sera rapidement viré !
C'est à ce moment qu'il apprend la _mort de sa fille PREE_De retour
à NYC pour le funérailles, BIRD, qui ne travaille plus beaucoup, est de
moins en moins fiable. Sa déchéance physique s'accélère et il traîne
son _désespoir_ d'esclandres en esclandres, insulatant ses
accompagnateurs en public. C'est alors qu'il tente pour la première
fois une _cure de désintoxication alcoolique_, après avoir ingéré le
contenu d'un flacon de teinture d'iode (!), et s'installe à la campagne
dans l'espoir de remonter la penteEn vain, la mort de sa fille a
fini de lui consumer l'âme, et il va quitter sa femme et la campagne
pour retourner à ses errances noctambules et désespérées.
Il va cependant à nouveau illuminer de son génie quelques rares
instants dans cette descente aux enfers, comme ce concert légendaire
lui aussi au /Town Hall/ avec *MONK*, *Art FARMER*, *Sonny ROLLINS*,
*Jimmy RANEY*, *Gigi GRYCE*, *HOrace SILVER* et *Winton KELLY*, ou les
concerts qu'l donne à l'/Open Door/ avec les trompettistes *Tony
FRUSCELLEA* et *Don JOSEPH*.

Sa déchéance s'accélère à partir de l'automne 1954. Le plus souvent
_sans instrument_, BIRD assure quelques engagement à droite et à
gauche, avec un sax en platique (blanc !), souvent en dehors de New
York, alternant l'absence et le sublime
En décembre, il termine un album consacré à *Cole PORTER*. Il semble
cependant de plus en plus seul et désespéré (un peu comme Moi, en
quelque sorte), senatnt sans doute sa fin onéluctable. Sans domicile
fixe (contrairement à Moi, qui vient pour la première fois de Sa vie de
devenir propriétaire, Mes Gueux©Victor), il dort où il peut, souvent
dans des cinémas oou, pendant un temps, chez le peintre Harvey CROPPER.
Ils onge à se convertir à la religion musulmane, et pense changer son
nom pour celui de *Saluda HAKIM* !Il se plaint sans cesse de ne plus
trouver de boulot
Deux concerts exceptionnels seront organisés pour lui début mars 1955,
avec *Bud POWELL*, *Charlie MINGUS*, *Art BLAKEY* et *Kenny
DORHAM*le premier se déroule farpaitement, mais le second donne lieu
à un scandale entre BIRD et BUD, et le groupe ne jouera plus qu'en
trioPARKER joue comme à son habitude des tempos d'enfer avec toute
l'énergie dont il est encore capable, comme un ultime cri au ciel

Il décédera d'un arrêt du coeur quelques jours plus tard, le 15 mars
1955, chez la baronne *Pannonica de KOENIGSWARTER*, une mécène du jazz
qui l'avait recueilli, comme elle l'avait fait avec *MONK*, qui resta
cloîtré chez elle sans dire un mot pendant 10 ans !

Voic terminé une brève vie de cet Homme Extraordinaire et Sublime que
fut *Cherlie PARKER*Pondue par cet autre Homme Extraordinaire et
Sublime qu'est *MELMOTH*

Lire si vous le trouvez encore l'excellent bouquin de *Ross RUSSEL* :
"BIRD - La vie de Charlie Parker" (Éditions Filipacchi - ISBN
2-85018-192-7)

--
Car avec beaucoup de science, il y a beaucoup de chagrin ; et celui qui
accroît sa science accroît sa douleur.
[Ecclésiaste, 1-18]
MELMOTH - souffrant
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Arol
Le #22272901
Le Fri, 18 Jun 2010 16:53:12 +0200, MELMOTH a écrit:

Rien que pour emmerder les *NPC*...



ça veut dire quoi npc ?
Frederic Bezies
Le #22273041
On 18/06/2010 18:06, Arol wrote:
Le Fri, 18 Jun 2010 16:53:12 +0200, MELMOTH a écrit:

Rien que pour emmerder les *NPC*...



ça veut dire quoi npc ?



Nouveau Petit Con.

Un melmothisme. Google groups est ton ami.

--
Frederic Bezies -
Weblog : http://frederic.bezies.free.fr/blog/
Stephane Legras-Decussy
Le #22273291
Le 18/06/2010 16:53, MELMOTH a écrit :
Rien que pour emmerder les *NPC*...



en quoi poster quelques dizaines
de Ko que personne ne lit, ça emmerde qui que
ce soit ?
Julien
Le #22273411
tu nous paies combien pour te lire ?
rorodesbois
Le #22273401
"Julien"
tu nous paies combien pour te lire ?



Un verset de l'ancien testament ou de la torah, au choix.
PrinceOfPersia
Le #22273631
Le 18/06/2010 16:53, MELMOTH a écrit :
Rien que pour emmerder les *NPC*...

*ATTENTION...GÉNIE*...
Que, Je le reconnais, mis bien longtemps à apprécier, connaître et
cpmprendre (dans lamesure de Mes faibles compétences)...


*Charlie PARKER*, en une quinzaine d'années seulement, s'est imposé
comme l'un _des plus grands CRÉATEURS de jazz_, un _génie de
l'improvisation_, digne du grand *Armstrong* lui-même, bien que dans un
registre évidemment beaucoup plus moderne. Il a porté l'_émotion du
BLUES_ à son point d'incandescence. Doué d'une prodigieuse mémoire, il
était capable d'improviser sur n'importe quel thème et d'imaginer des
chorus tout simplement inouïs...Attentif à tout ce qui se passait autour
de lui, et le transformant immédiatement en figures harmoniques, que ce
soit un bruit...un avertisseur sonore de bagnole...la couleur d'un
vêtement féminin...ou tout autre événement, il l'intégrait à son
discours dans l'immédiateté de l'instant !...Il a _réinventé le blues_,
jouant sur les accords de passage et les renversements pour développer
des lignes harmoniques nouvelles...Il possédait également un souffle
prodigieux et si puissant qu'il pouvait jouer plus fort que les autres
alto, et emporter tout un orchestre dans sa sonorité...même lorsqu'il
jouait un vieux sax en plastique blanc, quand il avait été obligé de
foutre son instrument au clou pour pouvoir se payer sa came !...
On lui doit également des innovations rythmiques importantes, qui se
basent essentiellement sur une exploitation nouvelle des accentuations.
Il porte en effet l'accent alternativement _sur le temps_ et _à
l'intérieur du temps_, en exploitant les différences d'intensité entre
les notes...
La force de son *génie* s'est hélas doublée, on le sait, d'une grosse
part d'ombre, d'une _tragédie intérieure_ qui finit par l'emporter
prématurément, mais qui imprègne son jeu d'une sensibilité à fleur de
peau (un peu comme le grand *Chet BAKER*, dont Je vous ai parlé
récemment dans un brillantissime exposé) qu'il exalte jusqu'au bout de
l'émotion, jusqu'au bout de sa propre existence...

Voilà...
On rentre vraiment dans le sujet quand J'en aurai le courage, Mes gueux
[Victor©]...

Charlie PARKER Jr naît le 29 août 1920 à Wyandotte, Kansas, de Charles
Parker Sr. et Addie Boyley. Son père est natif de Memphis et bosse comme
serveur dans les trains de grande ligne...après avoir été tour à tour
danseur et bosseur dans un cirque !...La mère, elle, travaille comme
"technicienne de surface", comme on dit maintenant, et élève seule son
fils en raison des absences répétées du paternel, d'abord pour raisons
professionnelles, mais surtout après la séparation du couple à la fin
des années 20.
Au début des années 30, la famille vit à Kansas City, et Charlie
fréquente la Crispus Attucks School jusqu'en 1932 et, contrairement à la
plupart des gosses de son âge, n'a pas besoin de faire des "petits
boulots"...

Absolument rien ne semblait le prédisposer à la musique (comme Moi quand
J'étais gosse, quoi...)...Jusqu'à lâge de 13 ans, quand la famille
s'installe près du quartier des musiciens que Charlie doit traverser
tous les jours que dieu/MELMOTH font pour se rendre à sa nouvelle école,
la Missouri's Lincoln High School. Il débute brièvement et à vrai dire
sans grand enthousiasme l'apprentissage du saxhorn baryton au sein de la
fanfare de l'école, dirigée par un certain Alonso Lewis...
Il tombe ensuite littéralement amoureux du saxophone alto Rudy VALEE, et
sa mère lui offre alors son premier instrument...
À partir de 1932, le jeune ado fait bien entendu l'école buissonnière et
essaye de participer à des jamm-sessions, où il n'est bien entendu la
plupart du temps pas le bienvenu, comppte tenu de la pauvreté de sa
technique !...
Il continue cependant son initiation avec acharnement, avec entre autres
le pianiste Lawrence KEYES...
En 1935, sa mère lui offre un instrument de meilleure qualité (Ma mère à
Moi ne M'a jamais offert le moindre instrument, nom de
dieu/MELMOTH...J'ai dû le voler aux Nouvelles Galeries de Rennes, en
1957...c'était un harmonica diatonique...et ce fur Ma grand-mère qui
M'offrit un an plus tard un Hohner chromatique à 18
trous...Mébon©...Vous vous en foutez royalement, et vous avez
diantrement raison).
Il se marie (ce con) avec sa voisine, Rebecca Hellen Ruffin l'année
suivante, et fréquente de plus en plus souvent les clubs de jazz de
Kansas City...et va même jusqu'à approcher Pete JOHNSON...Lester
YOUNG...Herschel EVANS...Eddie BAREFIELD...Roselle CLAXTON...Count
BASIE...et même Coleman HAWKINS et Ben WEBSTER (Mes trois dieux du ténor
avec Young), tout en continuant laborieusement son propre apprentissage
(il M'a bien fallu 4 ou 5 ans pour jouer à peu près correctement de
l'harmonica, en écoutant en boucle Larry ADLER ou le Trio Raisner
!...Mébon©...Vous vous en foutez royalement, et vous avez diantrement
raison)...


Charlie intègre un orchestre d'étudiants dirigé par Lawrence KEYES, les
/Deans of Swing /, où apparaît alors également le chanteur Walter
BROWN...Il est malheureusement victime d'un accident de bagnole (le
28/11/1935), dont il ne sort (heureusement, pour le coup) qu'avec trois
c^tes cassées, mais aussi des problèmes de colonne vertébrale. Sa mère
lui fait alors installer un piano à la maison (Je Me demande où cette
brave femme a trouvé de tels moyens pour s'occuper comme elle l'a fait
de son futur génie de fiston)...Il s'achète un nouveau saxe alto et
travaille chez lui pendant toute sa convalescence, aidé par Charlie
Powell et Lawrence Keyes (qui, eux, ne M'ont jamais aidé, nom de
dieu/MELMOTH)...Il travaille aussi avec un ami tromboniste Robert
SIMPSON, qui mourra un peu plus tard au cours d'une opération du coeur
(dont pour Ma part Je suis revenu vivant, rien que pour vous, bande de
veinards, il y a une quinzaine d'années). C'est sans doute à ce moment
de sa vie que PARKER commence à prendre des drogues pour combattre ses
douleurs, ce qui, les initiés le savent, va avoir des répercussions tout
au long de sa vie à la fius extraordinaire et misérable...

Et voilà notre brave Charlie qui, dans les années 36, joue dans le
septette de *Tommy DOUGLASS*, clarinettiste et saxophoniste chevronné
(mais complètement oublié de nos jours), qui poursuit son éducation, et
tente de corriger ses (encore nombreux) défauts...Jusqu'à l'été 1937,
Charlie joue dans l'orchestre de *George E. LEE*, qui se produit à /Lake
Taneycommo/, avec en particulier *Carlie POWELL* et le guitariste
*Efferge WARE*, qui lui prodiguent tout deux de pertinents conseils et
poursuivent son éducation harmonique...
Pendant ses heures de repos, il étudie en particulier le jeu de *Lester
YOUNG* (un sacré bon, çui-là, c'est Moi qui vous l'assertionne© !)...À
la fin de cet engagement, PARKER a fait de réels progrès et et même
devenu un saxophoniste plus qu'honorable...mais, trois fois hélas, il a
aussi _découvert l'héroïne_...De retour à Kansas City, il joue dans les
clubs...C'est à cette époque qu'il va découvrir *Jay MvSHANN* qui,
l'entendant au /Barley Duke/, sera littéralement fasciné par
_l'originalité de son jeu_...
À l'automne 1937, Charlie intègre la formation de *Buster SMITH*, un
sextette dont les sets sont retransmis à la radio, grâce à quoi la
réputation d'improvisateur de PARKER va s'amplifier (On n'insistera
jamais assez le rôle importantantissime de la *radio* à cette époque
pour la connaissance des musiques, qu'elles soient de jazz ou
classiques...sans compter évidément la variétoche)...SMITH finira par
conduire un grand orchestre qui se produira au /Antler Club/ avant de
retourner à NYC, à l'orée des années 38, abandonnant PARKER qui le
considérait un peu comme son père, et qui va alors végéter tout au long
de cette année (comme Moi J'ai végété pendant maintenant plus de 65
ans), jusqu'à ce qu'il quitte sa conne de meuf et embarque
clandestinement dans un train pour Chicago, où il ne restera que
quelques jours pour lui faire admirer sa manière de jopuer dans quelques
clubs, et surtout de trouver une place dans un bus de musicos partant
pour New York La Pomme !...
À peine arrivé, il s'empresse d'aller trouver Buster SMITH chez qui il
s'installe. Il se fait alors remarquer en jouant dans des clubs lors des
fameuses jamm-sessions, comme au /Monroe's Upton House/, où il joue avec
les trompettistes *Vic COULSON* et *Bobby MOORE*...Il travaille aussi
comme plongeur (faut bien gagner sa croute, hein) au /Jimmy Chicken
Schack/, ce qui lui permet d'y écouter tous les soirs *Art TATUM*
(!...Perso, beaucoup trop de notes à Mon goût !)) dont il va s'employer
à mémoriser les progressions harmoniques. Il répéète aussi avec *Biddy
FLEET*, un guitariste qui comme lui cherche à innover avec les accords.
Il commence d'ailleurs à jouer des renversements d'accords et en tirer
des mélodies différentes de celles d'origine, et affirme ainsi ses
conceptions harmoniques...Désormais, _PARKER possède son propre style_ !...

Il joue ça et là pour survivre jusqu'à la fin de l'année 1939, jusqu'à
ce qu'il soit engagé à Kansas City dans les /Rockets/ de *Harlan
LEONARD*, où il retrouve *Efferge WARE* et fait la connaissance de *Tad
DAMERON*.
En 1940, alors que ce con a refisé un engagement dans l'orchestre du
*Duke* (!), il rencontre *Dizzie GILLESPIE* qui est de passage dans la
ville, avec *Cab CALLOWAY*, et qui sera immédiatement conquis par ce
musicien _qui joue de la même manière que lui_...Bird, pour sa part,
comprend qu'il est loin d'être le seul à vouloir bousculer les habitudes
du jazz. Cette rencontre avec Dizzie s'avérera donc déterminante par la
suite.
À l'été 1940, PARKER intègre l'orchestre de *Jay McSHANN*, une grande
formation au répertoire étendu et au swing efficace dont la vocation est
d'animer des salles de dance et faire du spectacle...Il y laisse
toutefois son empreinte en organisant certaines répétitions...Un octette
issu de cette formation enregistrera à /Wichtia/ cinq titres où
apparaîtront les influences de Lester YOUNG (/Lady Be Good/,
/Honeysuckle Rose/)...de Buster SMITH (/Body & Soul/)...mais aussi la
sensualité de Bird et sa faculté à jouer de ballades (/Coquette/), et
surtout sa façon personnelle de jouer des gammes majeures (/I've Found
aNew Baby/). Cet enregiostrement montre s'il en était besoin qu'à cette
époque le jeu de PARKER est déjà farpaitement en place...Au printemps
1941, l'orchestre au complet part en tournée dans le /Deep South/ et
enregistre le 30 avril à Dallas un disque qui connaîtra un certain succès.

En janvier4 2, l'orchestre se produit à NYC, au /Savoy/. Bird y fait
sensation et devient l'attraction principale de l'orchestre qui
enregistre en juillet, en particulier une version de /Sepian Bounce/
dont les deux chorus de Bird vont faire école !...Après les concerts, il
poursuit les soirées en allant jouer au /Clark Monroe's/, croisant
*GILLESPIE*...*MONK*...*Joe GUY*...*Hot Lips PAGE*...*Kenny KERSEY*...et
autres *Roy ELDRIDGE*...*Kenny CLARKE*...*Charlie CHRISTIAN* ou *Vic
DICKENSON*...Excusez du peu !...
Il souhaite quitter Mc SHANN pour rejoindre l'orchestre de *Count
BASIE*, mais l'audition se passe mal et Mc SHANN l'oblige à repartir en
tournéz avec lui...PARKER lâchera l'orchestre brutalement (nonmé© !) à
Détroit pour se re-précipiter à New York...En septembre, il est
contraint de retourner à Kansas City, où il va enregistrer quelques
thèmes avec *Efferge WARE*...Il traîne jusqu'à Noël et rejoint allors
*Dizzie GILLESPIE* et *Benny HARRIS* dans la formation d'*Earl HINES*,
où il doit remplacer *Bud JOHNSON*. Il joue alors _du ténor_, de la même
façon qu'il jouait de l'alto, ce qui lui donne une sonorité
particulière...Une _formidable complicité_ est en train de s'établir
entre Bird et le trompettiste Dizzie GILLESPIE, qui vont désormais
répéter ensemble quotidiennement et donner cours à leur formidable
imagination créatrice.
L'orchestre débute à Chicago au /Savoy/ le 14 février 1943. PARKER a
sans doute envie d'une autre expérience que celle de l'orchestre ; il
préférerait aussi certainement NYC à Chicago, et, bien qu'il se remarie
(faut vraiment être décidément con !) en avril avec une obscure meuf
danseuse de profession, il finira par quitter Earl HINES en septembre,
retrouvera brièvement Jay McSHANN et fera un court passage chez *Noble
SISSLE*.
En février 1944, Dizzie et Bird se retrouvent dans l'orchestre de *Billy
ECKSTINE* qui part en tournée. Passant par Saint-Louis, PARKER sera
"approché par un jeune trompetteiste, *Miles DAVIS* (!), _sur lequel il
va avoir une influence déterminante_. PARKER abandonnera cet orchestre
(en fait, il n'aura jamais vraiment été à l'aise au sein de grandes
formations) fin août et se joint alors à *Ben WEBSTER* qui joue à New
York. Le quintette qui se produit à l'/Onyx/ se compose alors de *Ben
WEBSTER*, *Charlie PARKER*, *Argonne THORNTON* (piano) et *Denzil BEST*
(drums). Quand le quintette ne joue pas, Bird traîne comme dabe dans les
boîtes, participant à toutes les jam sessions qui se présentent. Il est
souvent accompagné du guitariste *Tiny GRIMES* avec qui il enregistrera
en septembre quatre thèmes, dont /Red Cross/. Bird aura aussi l'occasion
de croiser la route de l'immense *Bud POWELL* lorsqu'il remplace Eddie
WILSON au sein de la formation de *Cootie WILLIAMS*...Il participe à une
séance d'enregistrement dirigée par le pianiste *Clyde HART*, avec
GILLESPIE et *Don BYAS*, le 4 janvier 1945.
Dizzie l'attendra en vain le 9 février pour une séance d'enregistrement
pour laquelle Bird sera remplacé par *Dexter GORDON*. Pourtant, le 18
février, il sera présent pour ce qui restera comme l'acte de naissance
d'un musique nouvelle...le *BEBOP*, dont J'ai si brillamment parlé il y
a peu de temps...Toutes se particularités y sont exposées avec maîtrise,
ruptures tonales, liaisons et chorus acrobatiques, dissonances.../Salt
Peanuts/ et /Hot House/, enregistrés le 11 mai, constitueront le
_manifeste du bebop_...PARKER et GILLESPIE y rivalisent d'audace et leur
complicité musicale est tout simplement superbe et éclatante...

Les deux virtuoses vont ensuite se produire au /Three Deices/, en
quintette avec *Al HAIG*, *Curley RUSSELL*, *Stan LEVEY* (remplacé par
*Sid CATLETT* ou *Max ROACH*). La cohésion de cet ensemble est
remarquable et la musique qu'ils jouent atteint un rare degré d'énergie
et de vitalité. Le 6 juin, les deux compères se retrouvent en studio
pour accompagner le vibraphoniste *Red NORVO* qui, pour la circonstance,
est entouré de *Flip PHILLIPS*, *Teddy WILSON*, l'inénarrable *Slam
STEWART*...(Vous savez...celui qui ne joue de sa basse quasiment qu'à
l'archet tout en s'accompagnant à l'octave de sa voix !), *Gordon
POWELL* ou *J?C.HEARD*...Après cette séance, GILLESPIE va (enfin) former
son prpore orchestre, _sans Bird_ qu'il ne trouve pas assez fiable, du
fait de ses trop nombreux retards et absences.
PARKER est alors engagé comme tête d'affiche au /Spotlite/, puis au
/Three Deuces/, participe au nouveau groupe de GILLESPIE avec *Bud
POWELL*, *Ray BROWN* et *Max ROACH* (rien que ça !!)...
La complicité entre DIZZIE et BIRD va hélas se transformer en
concurrence, que PARKER vit plutôt mal, considérant que GILLESPIE lui
fait de l'ombre.
Pour la séance d'enregistrement du 26 novembre sous son nom, PARKER
embauche pour tenir la trompette un jeune fan fraîchement débarqué de
son Saint-Luis natal, *Miles DAVIS*, et Dizzie joue alternativement de
la trompette et du piano...C'est que le jeune Miles est encore trop
timide et inexpérimenté pour pouvoir assurer la trompette seul !...

En décembre 45, GILLESPIE forme un nouvel orchestre qui doit se
peroduire en Californie. Mais l'accueil est plutôt mitigé, maus Bird et
Dizzy sont tout de même invités à participer à une séance
d'enregistrement de *Slim GAILLARD* (le fameux compère de *Slam STEWART*
!) le 29 décembre, puis participent aux concerts /Jazz At The
Philharmonic/, où Bird apparaît aux côtés de *Lester YOUNG*...Dizzy
quitte alors la Californie et PARKER se produit au /Finale/. Il y sera
rejoint par Miles qui a débarqué à L.A. avec l'orchestre de *Benny
CARTER*, qu'il quitte rapidement pour rester auprès de
Bird...L'orchestre qui se produit au /Finale/ comprend, outre Miles et
Bird, le pianiste *Joe ALBANY*, le batteur *Chuck THOMSON* et le
bassiste *Addison FARMER*, jusqu'à la fermeture du club.
Miles part alors pour Chicago, et PARKER se retrouve...au chômage !...
Il _sombre alors dans l'alcoolisme_...
*Howard McGHEE* l'engage pour tenir l'alto dans l'octette qu'il forme
pour jouer au /Swing Club/. Mais PARKER ne s'y sent pas à l'aise et
continue d'absorber de fortes quantités d'alcool et de benzédrine, ce
qui détruit complètement son système nerveux, forcément...

Bon...Je vous laisse pour aller baffrer...
À plus, si Je n'ai pas camardé entre temps...

Fin juillet 1946, Bird, probablement encore chargé à mort, met le feu à
sa chambre en s'endormant avec un clope allumé...Direction hosto pour
une dizaine de jours, puis cure de rétablissement de 6 mois à
/Camarillo/...Il en ressort en janvier 1947 et se rend immédiataement au
/Jack's Basket Room/ où le public l'ovationne quand il fait le boeuf
avec son poteau *Eroll GARNER* (+ *Red CALLENDER*, *Joe JONES*, et *June
CHRISTIE*)...Une soirée de bienvenue sera organisée pour le "héro" le
1er février, où il apparaîtra en pleine forme !...

Il va cependant avoir du mal à trouver un boulot, malgré sa réputation
désormais bien établie de musicos pro et exceptionnel. Dans un premier
temps, il ne peurt rien faire d'autre que de participer aux jam-sessions
organisées par *Howard McGHEE*, et jouer avec le trio d'Eroll, avec
lequel il enregistrera pour /DIAL/ le 19 février derrière le chanteur
*Earl COLEMAN* (franchement, c'est loin d'être un de ses meilleurs
disques, hein !). Le ritre /Dark Shadow/ fera malgré tout un malheur,
grâce essentiellement aux splendides contrechants de Bird. Enfin, il
réussit à former un /All Stars Band/ à Hollywood, avec rien moins que
*Barney KESSEL*, *Wardell GREY*, *Howard McGHEE*, *Dodo MARMAROSA*, *Red
CALLENDER* et *Don LAMOND* (grand batteur, complètement oublié de nos
jours)...Et y enregistrera quelques blues somptueux, dont le fameux
/Relaxin at Camarillo/.
Début mars 47, il retourne dans la formation de McGHEE avec qui il
interprète des standards, mais où, pour une fois, il se montre calma,
serein et...sobre !...
Le 7 avril, il est de retour à NYC où triomphe son pote *GILLESPIE* qui
conduit à nouveau une grande formation (ça a toujours été son truc, à ce
génie de la trompette aux joues de crapeau en rut !), laquelle se
produit au /Savoy/. Bird y débarque en plein concert(!) le 8 avril,
traversant la salle en jouant !...Ces retrouvailles vont lui donner
l'ocdcasion de s'intégrer à l'orchestre de DIZZY, dans lequel on ne
trouve pas mois que les grosses pointures que sont *Miles
DAVIS*...**Fats NAVARRO*...*Kenny DORHAM* et, moins connu, *Freddie
WEBSTER*. Malheureusement l'expérience tourne court, PARKER refusant de
jouer...autre choses que ses propres solos !
Malgré ça, il rejoint /Jazz At The Philharmonic/ pour la deucième fois,
pour sic concerts au /Carnegie Hall/ à partir du 5 mai...La firmation se
compose alors de *RoyELDRIDGE*...*Coleman HAWKINS*...*Eddie
SAFRANSKI*...*Buddy RICH et *Hank JONES* !...Et les concerts du lundi
rencontrent un très vif succès. D'autres concerts à cette période vont
réunir BIRD et GILLESPIE, durant lesquels les auditeurs prendront parti
pour l'un ou pour l'autre en exhibant des pancartes, rendant manifeste
cette concurrence larvée qui couvait (vous êtes sensés le savoir, si
vous avez lu les chapitres précédents, bande de pignoufs) derrière une
apparente complicité, peut-être même d'ailleurs à l'insu des
protagonistes eux-mêmes !...Le public ressent-il ce qui éloigne ces deux
génies, ou cette opposition n'est-elle qu'une manifestation
superficielle des fans ? Jeposelaquestion©...Toujours est-il que ces
divergences, d'ordre _musical, vont perdurer. D'une manière encore
subtile, DIZZY a tendance à s'éloigner des formes "bluesy" qui
constituent le fond émotionnel du jeu de BIRD, pour s'orienter de plus
en plus vers une musique à caractère plus "festif" et gai, où commencent
à pointer ça et là des accents carraïbéens, même si PARKER ne va pas lui
aussi tarder à s'intéresser à cette musique, quand il rencontre
l'orchestre afro-cubain de *Machito* en décembre 1948...
En même temps, cette opposition, si on peut la nommer ainsi, enrichit le
résultat de l'ensemble à travers les différences de coloration qui
s'inscrivent à l'intérieur du développement d'un thème unique, ainsi que
par la qualit" des chorus qui oppose chacun des deux musicienn malgré
tout toujours profondément amis...

Le 8 mai 47, BIRD retrouve le chemin des studios, accompagné pour la
circonstance de *Miles DAVIS*, *Bud POWELL*, *Tommy POTTER* et *Max
ROACH*. Mais l'enregistrement sera laborieux et PARKER remplacera POWELL
par *Duke JORDAN* au moment où le quintette sera engagé au /Three
Deuces/ (août). PARKER jouera et enregistrera avec cette formule tout au
long de l'année 48. Il fera une tournée dans le /Middle West/,
participera de nouveau au /JATP/ et recvra même deux trophées décenés
par la célèbre revue /Metronome/ (celui du "Top Jazz Influence" et ce
lui du meilleur saxo alto). Il est alors _au sommet de sa gloire_ !!...

Bon...Je fatigue là...
La France se fera forcément battre ce soir...Mais comme de toute façon
le "foute" Me fait royalement chier, n'est-ce pas, Je serai davent Mes
Klipshorn Heritage en train de savourer Bach...Ligeti...Boulez...Et
pourquoi pas PARKER !?...Jeposelaquestion©?...

Bon...Comme Je l'avais assertionné, la France s'est fait _humilier_ par
les Mexicos...Bien fait pour cette équipe de
merde...Mébon©...Personnellement, Je M'en bats ce qui Me reste de
couilles à un point que vous ne pouvez imaginer, ô Amis mélosiciens...

Continuons donc notre aventure de ce *génie* de *Charlie PARKER*, si
vous le voulez bien...

Cette formule de quintette (qui sera selon Moi celle qui conviendra
toujours le mieux à Notre Ami), qui semble la plus apte à offrir la
liberté musicale dont BIRD a besoin, ne suffit cependant pas à le
satisfaire pleinement...PARKER ressent en effet l'impérieuse nécessité
de multiplier les expérimentations orchestrales. MILES commence de son
côté à vouloir voler de ses propres ailes, et reproche à BIRD sa
toxicomanie (que lui aussi pourtant "pratiquera" !), ainsi que de ne pas
payer ses musicos régulièrement...
En 1949, il participe au /Metronome All Star/, avec
*GILLESPIE*...*DAVIS*...*NAVARRO*...*J.J.JOHNSON*...*Kay
WINDING*...*Buddy DeFRANCO*...*Charlie VENTURA*...*Ernie CACERES* et
autres *Lennie TRISTANO*...*Billie BAUER*...*Eddie SAFRANSKI*...*Shelly
MANNE* et *Pete RUGOLO*...
Il participe également au /Festival de jazz de Paris/ où il partage la
vedette avec *Sidney BECHET*, et se produit salle Pleyel, qui programme
également *Miles DAVIS* et *Tad DAMERON* (putain !...la belle et grande
époque !...Imagine-t-on ça de nos jours ?...Jeposelaquestion©), et où il
sera reçu et acceuilli chaleureusement. Il songe alors à revenir à Paris
pour étudier et parfaire ses connaissances en _musique classique_
(!)...Il écoutait déjà
*Hindemith*...*Stravinski*...*Bartok*...*Debioussy*...*Milhaud* et
autres *Schoenberg*...*Ravel*...*Beethoven*...*Bach* ou *Brahms* (que
vous, bien entendu, qui Me lisez, ne connaissaient forcément pas, bande
de nazes)...et rêvait de s'essayer à la _musique européenne_.
De retour au States, il change son répertoire et, à la fin des années
49, travaille avec un orchetre à cordes (d'innombrables "grands" du jazz
ont rêvé de faire la même chose, et l'ont d'ailleurs bien souvent
réalisé...Ce qui a donné à Mon sens des enregistrements pour le moins
sirupeux et guère intéressants sur le plan purement jazzistique), et
délaisse l'improvisation pour jouer des paries écrites (on se rapproche
de la WEST COAST, là !). Les arrangements sont écrits par *Jimmy CAROLL*
que BIRD trouve à la fin trop conventionnel, et qu'il remplacera par
*Jimmy MUNDY*, pui *Joe LIPMAN*...en fin de compte guère plus original
que ses prédécesseurs, mais qui lui laisse de l'espace pour jouer ses
chorus. Malgré cette forme musicale de l'accompagnement soumise à
l'_écriture_ et, de fait, toujours joué de la même façon, BIRD, lui, ne
joue jamais deux fois la même chorus (!) et reste malgré tout _maître de
ses impros_ !...
Cependant, tout ceci constitue malgré tout une entrave à l'expression
des immenses qualités de BIRD, ce que remarqueront des musiciens tels
que *TRISTANO*, qu'on ne peut accuser d'être réfractaire à la musique
classique et qui n'hésitera pas à stigmatiser la pauvreté de ces
arrangements, et qui restera persuadé que BIRD joue, dans ce type de
formation, _contre nature_...
Et en effet, comment ce _génie absolu de l'improvisation_ aurait-il
puexprimer toute sa puissance créatrice et émotionnelle dans des formes
si étrangement figées et banales ?...Jeposelaquestion©...
Le rêve de "musique sérieuse" aura très souvent, chez les plus grands
jazzmen, fonctionné comme un _fantasme_...une espèce de _complexe_ que
ces génies de la Musique Noire Américaine développeront souvent envers
leurs homologues classiques, et qui hante leur imaginaire au point, pour
certains d'entre eux, d'y _perdre leur âme_...BIRD ne pouvait se sentir
à l'aise que dans une formation orchestrale qui lui permettait
d'_improviser_ et de jouer ses chorus comme il l'entendait...Le
problème, c'est que cette formule jazzistique _bâtarde_ rencontrait
l'adhésion du public qui se prenait au jeu de la musique dite "savante",
et que les enregistrements réalisés par ce curieux ensemble
rencontrèrent un succès certain !...Putain de public !...
Cependant, PARKER n'abandonne pas la formule du _quintette_ et joue en
alternance avec un orchestre ou l'autre. Fin 1949, il se produit au
/Carnegie Hall/ avec son quintette, dans lequel *Red RODNEY* a remplacé
*Kenny DORHAM* à la trompette, et où *Roy HAYNES* tient désormais la
batterie. L'alternance des formules aura pour conséquence que le
quintette entre dans une période de changement constants de ses membres,
les uns remplaçant les autres au gré des engagements de chacun,
l'homogénéité de l'ensemble s'en ressentira, même si la présence de BIRD
au sommet de son art illumine chacune de ces formations...
Enfin, BIRD s'intéresse au projet de l'arrangeur *Gene ROWLAND* de
monter un orchestre de _28 musiciens_ (!), projet qui n'aboutira
d'ailleurs jamais (et on ne le regrettera pas !) à autre choses que de
gigantesques jamm-sessions chez *Joe MAINI*, un musicien ami de *Lennie
BRUCE*, et toxico lui aussi...Bien que la plupart des "pointures" de NYC
(entre autres *MILES*...*DIZZY*...*ROACH* ou *MULLIGAN*) participeront à
ces boeufs, le seul effet de ces réunions sera d'attirer
l'attention...de la brigade des stups !...

Bon...Je Men vas écouter la suite de l'intégrale des cantates de Mon Ami
J.S.BACH, le "Cantagrel" sur les genoux...Et remplacerai Gaugin par
Degas, pour changer...

En juin 1950, PARKER se produit au /Birdland/ avec *Fats NAVARRO*, pour
un concert qui sera diffusé à la radio, puis enregistré le même mois
avec *GILLESPIE* et *MONK*...Après l'interruption du tournage d'un court
métrage dans lequel il devait apparaître, BIRD s'envole pour la
Scandinavie (on sait que de très nombreux jazzmen ont toujours aimé
cette région d'Europe, et certains s'y sont même installés à demeure !)
le 18 novembre où il doit se produire en même temps que *Roy ELDRIDGE
(Ah ! Les fameuses "bagarres" entre ELDRIDGE et GILLESPIE dans les
boeufs des boîtes de NYC !). La tournée est un succès et BIRD rejoint
Paris, pensant sans doute à nouveau pouvoir y parfaire ses connaissances
musicales. Mais il doit retourner à NYC en toute hâte, souffrant d'un
ulcère à l'estomac.
Le 21 décembre, il retrouve *Machito* dans l'orchestre duquel il va
remplacer comme soliste le trompettiste *Harry EDISON*. Il participe à
quelques enregistrements avec *MILES* et *MAX* (Roach) et, le 31 mars
1951, donne un concert au /Birdland/ où apparaissent GILLESPIE, POWELL,
POTTER, et HAYNES...Mais son comportement et des nombreux retards
l'isolent de plus en plus, au point où ses accompagnateurs finiront par
déposer une plainte au syndicat des musiciens !...
En mars 1951, il enregistre des thèmes sud-américains avant de se
produire avec Machito au /Birdland/ en juin.
C'est alors que la /State Liquor Authority/ lui retire pour 15 mois
sacarte de travail (on se doute bien pourquoi !), de sorte qu'il n'a
plus le droit de se produire dans les cabarets de New York. Il part donc
pour Kansas City (une fois de plus !) où il intègre l'orchestre
de...*Woody HERMANN* !. Le 8 août, il est de retour à NYC pour un
enregistrement à la tête d'un quintette avec *Red RODNEY*, *John LEWIS*,
*Kenny CLARKE* et *Ray BROWN*. Il enregistrera ensuite mour le label de
*Norman GRANZ* (qui a tant fait pour le jazz !), avec un big band de
studio, une sélection de standards arrangés par Joe LIPMAN. Le disque se
vendra bien malgré (ou grâce) à l'ambiance aseptisée et sirupeuse qui se
dégage de son orchestration, et où BIRD joue seul en avant, comme un
chanteur !...

En février 1952, il est de nouveau récompensé par la revue /Downbeat/ et
il part en juin pour la Californie afin d'enregistrer avec *Johnny
HODGES* et *Benny CARTER*, en même temps qu'il est engagé au /Tiffany
Club/. Il embauche comme sideman un tout jeune trompettiste blanc, *Chet
BAKER* (cf. Mon prodigieux article sur ce grand bonhomme), avec qui le
sourant passe. Le duo fonctionne farpaitement et se produira ensuite au
/Trade Winds/. L'approche instinctive de CHET et l'émotion qu'il met
dans sa façon de jouer le blues font de sa trompette un écho au souffle
de BIRD, à travers ses contre-chants inspirés...

De retour à New York au début du mois de septembre, BIRD, qui vient
d'avoir un fils prénommé *BAIRD*, récupère sa carte de musicien et se
produit alternativement avec son quintette et sa formation à cordes.
En décembre, il enregistre pour la 1ère fois en _quartet_ avec *Hank
JONES*, *Teddy KOTICK* et *Max ROACH*, puis en janvier 53 participe à
une séance d'enregistrement houleuse avec MILES, où il croise *Sonny
ROLLINS* qu'il incite à abandonner la drogue (faudra qu'un jour Je vous
ponde aussi un opus sur cet immense ténor que fut ROLLINS). En mai, BIRD
participe à un _concert mythique_ à Toronto, avec POWELL, ROACH,
GILLESPIE et MINGUS, ensemble dénommé pour l'occasion /The Quintette Of
The Year/...Les initiés savent dans quelles conditions s'est déroulé ce
concert hallucinant...Le même soir avait lieu un chmapionnat de boxe de
poids lourds, ce qui fait que la salle de concert était à moitié
vide...De plus, tous les musicos étaient bourrés à mort...Et c'est le
réflexe qu'eut MINGUS d'appuyer sur un magnétophone à fil qui traînait
au fond de la scène qi permit d'enregistrer ce concert _légendaire_ (que
J'ai bien dû écouter de centaines de fois, en vinylme puis CD !)...

Il va ensuite tenter de réaliser son rêve d'enregistrer avec sa section
rythmique plus un cor, un hautbois, un basson, une flûte et une
clarinette, formation qui s'adjoindra les services des *Dave Lambert
Singers*. Le projet est supervisé par *Gil EVANS* qui a déjà réalisé les
arrangements du nonette de MILES...Faute de temps et de répétitions, le
résultat s'avère calamiteux.
En juin, PARKER triomphe au /Birdland/, puis se produit avec *Thelonius
MONK* à l'/Open Door/ en septembre et part en tournée dans l'Orégon avec
*Chet BAKER*, *Jimmy ROWLES*, *Carson SMITH et *Shelly MANNE*. Il prend
ensuite part à une tournée sur la côte Ouest avec *Stan KENTON*, puis se
produit à nouveau au /Tiffany Club/ avec le trio de *Joe ROTONDI* dont
il sera rapidement viré !...
C'est à ce moment qu'il apprend la _mort de sa fille PREE_...De retour à
NYC pour le funérailles, BIRD, qui ne travaille plus beaucoup, est de
moins en moins fiable. Sa déchéance physique s'accélère et il traîne son
_désespoir_ d'esclandres en esclandres, insulatant ses accompagnateurs
en public. C'est alors qu'il tente pour la première fois une _cure de
désintoxication alcoolique_, après avoir ingéré le contenu d'un flacon
de teinture d'iode (!), et s'installe à la campagne dans l'espoir de
remonter la pente...En vain, la mort de sa fille a fini de lui consumer
l'âme, et il va quitter sa femme et la campagne pour retourner à ses
errances noctambules et désespérées.
Il va cependant à nouveau illuminer de son génie quelques rares instants
dans cette descente aux enfers, comme ce concert légendaire lui aussi au
/Town Hall/ avec *MONK*, *Art FARMER*, *Sonny ROLLINS*, *Jimmy RANEY*,
*Gigi GRYCE*, *HOrace SILVER* et *Winton KELLY*, ou les concerts qu'l
donne à l'/Open Door/ avec les trompettistes *Tony FRUSCELLEA* et *Don
JOSEPH*.

Sa déchéance s'accélère à partir de l'automne 1954. Le plus souvent
_sans instrument_, BIRD assure quelques engagement à droite et à gauche,
avec un sax en platique (blanc !), souvent en dehors de New York,
alternant l'absence et le sublime...
En décembre, il termine un album consacré à *Cole PORTER*. Il semble
cependant de plus en plus seul et désespéré (un peu comme Moi, en
quelque sorte), senatnt sans doute sa fin onéluctable. Sans domicile
fixe (contrairement à Moi, qui vient pour la première fois de Sa vie de
devenir propriétaire, Mes Gueux©Victor), il dort où il peut, souvent
dans des cinémas oou, pendant un temps, chez le peintre Harvey CROPPER.
Ils onge à se convertir à la religion musulmane, et pense changer son
nom pour celui de *Saluda HAKIM* !...Il se plaint sans cesse de ne plus
trouver de boulot...
Deux concerts exceptionnels seront organisés pour lui début mars 1955,
avec *Bud POWELL*, *Charlie MINGUS*, *Art BLAKEY* et *Kenny DORHAM*...le
premier se déroule farpaitement, mais le second donne lieu à un scandale
entre BIRD et BUD, et le groupe ne jouera plus qu'en trio...PARKER joue
comme à son habitude des tempos d'enfer avec toute l'énergie dont il est
encore capable, comme un ultime cri au ciel...

Il décédera d'un arrêt du coeur quelques jours plus tard, le 15 mars
1955, chez la baronne *Pannonica de KOENIGSWARTER*, une mécène du jazz
qui l'avait recueilli, comme elle l'avait fait avec *MONK*, qui resta
cloîtré chez elle sans dire un mot pendant 10 ans !...

Voic terminé une brève vie de cet Homme Extraordinaire et Sublime que
fut *Cherlie PARKER*...Pondue par cet autre Homme Extraordinaire et
Sublime qu'est *MELMOTH*...

Lire si vous le trouvez encore l'excellent bouquin de *Ross RUSSEL* :
"BIRD - La vie de Charlie Parker" (Éditions Filipacchi - ISBN
2-85018-192-7)...





tu fais chier de poster sur ce news-group pourri, merde,

putain, fais un blog et donnes l'adresse,

on te suivra avec google-news,

c'est trop dur, ça ?


sujet du prochain post : miles.

merci.


(ps : pas la peine de donner les trackers pour télécharger,

c'est déjà fait.)







--
- j'ai une grosseur, là, tu crois que c'est un cancer ?
- mais non, c'est ta couille !
°¿°)
´
Divine Supercherie
Le #22273891
"MELMOTH" news:
Rien que pour emmerder les *NPC*...

*ATTENTION...GÉNIE*...
Que, Je le reconnais, mis bien longtemps à apprécier, connaître et
cpmprendre (dans lamesure de Mes faibles compétences)...


*Charlie PARKER*, en une quinzaine d'années seulement, s'est imposé comme
l'un _des plus grands CRÉATEURS de jazz_, un _génie de l'improvisation_,
digne du grand *Armstrong* lui-même, bien que dans un registre évidemment
beaucoup plus moderne. Il a porté l'_émotion du BLUES_ à son point
d'incandescence. Doué d'une prodigieuse mémoire, il était capable
d'improviser sur n'importe quel thème et d'imaginer des chorus tout
simplement inouïs...Attentif à tout ce qui se passait autour de lui, et le
transformant immédiatement en figures harmoniques, que ce soit un
bruit...un avertisseur sonore de bagnole...la couleur d'un vêtement
féminin...ou tout autre événement, il l'intégrait à son discours dans
l'immédiateté de l'instant !...Il a _réinventé le blues_, jouant sur les
accords de passage et les renversements pour développer des lignes
harmoniques nouvelles...Il possédait également un souffle prodigieux et si
puissant qu'il pouvait jouer plus fort que les autres alto, et emporter
tout un orchestre dans sa sonorité...même lorsqu'il jouait un vieux sax en
plastique blanc, quand il avait été obligé de foutre son instrument au
clou pour pouvoir se payer sa came !...
On lui doit également des innovations rythmiques importantes, qui se
basent essentiellement sur une exploitation nouvelle des accentuations. Il
porte en effet l'accent alternativement _sur le temps_ et _à l'intérieur
du temps_, en exploitant les différences d'intensité entre les notes...
La force de son *génie* s'est hélas doublée, on le sait, d'une grosse part
d'ombre, d'une _tragédie intérieure_ qui finit par l'emporter
prématurément, mais qui imprègne son jeu d'une sensibilité à fleur de peau
(un peu comme le grand *Chet BAKER*, dont Je vous ai parlé récemment dans
un brillantissime exposé) qu'il exalte jusqu'au bout de l'émotion,
jusqu'au bout de sa propre existence...

Voilà...
On rentre vraiment dans le sujet quand J'en aurai le courage, Mes gueux
[Victor©]...

Charlie PARKER Jr naît le 29 août 1920 à Wyandotte, Kansas, de Charles
Parker Sr. et Addie Boyley. Son père est natif de Memphis et bosse comme
serveur dans les trains de grande ligne...après avoir été tour à tour
danseur et bosseur dans un cirque !...La mère, elle, travaille comme
"technicienne de surface", comme on dit maintenant, et élève seule son
fils en raison des absences répétées du paternel, d'abord pour raisons
professionnelles, mais surtout après la séparation du couple à la fin des
années 20.
Au début des années 30, la famille vit à Kansas City, et Charlie fréquente
la Crispus Attucks School jusqu'en 1932 et, contrairement à la plupart des
gosses de son âge, n'a pas besoin de faire des "petits boulots"...

Absolument rien ne semblait le prédisposer à la musique (comme Moi quand
J'étais gosse, quoi...)...Jusqu'à lâge de 13 ans, quand la famille
s'installe près du quartier des musiciens que Charlie doit traverser tous
les jours que dieu/MELMOTH font pour se rendre à sa nouvelle école, la
Missouri's Lincoln High School. Il débute brièvement et à vrai dire sans
grand enthousiasme l'apprentissage du saxhorn baryton au sein de la
fanfare de l'école, dirigée par un certain Alonso Lewis...
Il tombe ensuite littéralement amoureux du saxophone alto Rudy VALEE, et
sa mère lui offre alors son premier instrument...
À partir de 1932, le jeune ado fait bien entendu l'école buissonnière et
essaye de participer à des jamm-sessions, où il n'est bien entendu la
plupart du temps pas le bienvenu, comppte tenu de la pauvreté de sa
technique !...
Il continue cependant son initiation avec acharnement, avec entre autres
le pianiste Lawrence KEYES...
En 1935, sa mère lui offre un instrument de meilleure qualité (Ma mère à
Moi ne M'a jamais offert le moindre instrument, nom de dieu/MELMOTH...J'ai
dû le voler aux Nouvelles Galeries de Rennes, en 1957...c'était un
harmonica diatonique...et ce fur Ma grand-mère qui M'offrit un an plus
tard un Hohner chromatique à 18 trous...Mébon©...Vous vous en foutez
royalement, et vous avez diantrement raison).
Il se marie (ce con) avec sa voisine, Rebecca Hellen Ruffin l'année
suivante, et fréquente de plus en plus souvent les clubs de jazz de Kansas
City...et va même jusqu'à approcher Pete JOHNSON...Lester YOUNG...Herschel
EVANS...Eddie BAREFIELD...Roselle CLAXTON...Count BASIE...et même Coleman
HAWKINS et Ben WEBSTER (Mes trois dieux du ténor avec Young), tout en
continuant laborieusement son propre apprentissage (il M'a bien fallu 4 ou
5 ans pour jouer à peu près correctement de l'harmonica, en écoutant en
boucle Larry ADLER ou le Trio Raisner !...Mébon©...Vous vous en foutez
royalement, et vous avez diantrement raison)...


Charlie intègre un orchestre d'étudiants dirigé par Lawrence KEYES, les
/Deans of Swing /, où apparaît alors également le chanteur Walter
BROWN...Il est malheureusement victime d'un accident de bagnole (le
28/11/1935), dont il ne sort (heureusement, pour le coup) qu'avec trois
c^tes cassées, mais aussi des problèmes de colonne vertébrale. Sa mère lui
fait alors installer un piano à la maison (Je Me demande où cette brave
femme a trouvé de tels moyens pour s'occuper comme elle l'a fait de son
futur génie de fiston)...Il s'achète un nouveau saxe alto et travaille
chez lui pendant toute sa convalescence, aidé par Charlie Powell et
Lawrence Keyes (qui, eux, ne M'ont jamais aidé, nom de dieu/MELMOTH)...Il
travaille aussi avec un ami tromboniste Robert SIMPSON, qui mourra un peu
plus tard au cours d'une opération du coeur (dont pour Ma part Je suis
revenu vivant, rien que pour vous, bande de veinards, il y a une quinzaine
d'années). C'est sans doute à ce moment de sa vie que PARKER commence à
prendre des drogues pour combattre ses douleurs, ce qui, les initiés le
savent, va avoir des répercussions tout au long de sa vie à la fius
extraordinaire et misérable...

Et voilà notre brave Charlie qui, dans les années 36, joue dans le
septette de *Tommy DOUGLASS*, clarinettiste et saxophoniste chevronné
(mais complètement oublié de nos jours), qui poursuit son éducation, et
tente de corriger ses (encore nombreux) défauts...Jusqu'à l'été 1937,
Charlie joue dans l'orchestre de *George E. LEE*, qui se produit à /Lake
Taneycommo/, avec en particulier *Carlie POWELL* et le guitariste *Efferge
WARE*, qui lui prodiguent tout deux de pertinents conseils et poursuivent
son éducation harmonique...
Pendant ses heures de repos, il étudie en particulier le jeu de *Lester
YOUNG* (un sacré bon, çui-là, c'est Moi qui vous l'assertionne© !)...À la
fin de cet engagement, PARKER a fait de réels progrès et et même devenu un
saxophoniste plus qu'honorable...mais, trois fois hélas, il a aussi
_découvert l'héroïne_...De retour à Kansas City, il joue dans les
clubs...C'est à cette époque qu'il va découvrir *Jay MvSHANN* qui,
l'entendant au /Barley Duke/, sera littéralement fasciné par
_l'originalité de son jeu_...
À l'automne 1937, Charlie intègre la formation de *Buster SMITH*, un
sextette dont les sets sont retransmis à la radio, grâce à quoi la
réputation d'improvisateur de PARKER va s'amplifier (On n'insistera jamais
assez le rôle importantantissime de la *radio* à cette époque pour la
connaissance des musiques, qu'elles soient de jazz ou classiques...sans
compter évidément la variétoche)...SMITH finira par conduire un grand
orchestre qui se produira au /Antler Club/ avant de retourner à NYC, à
l'orée des années 38, abandonnant PARKER qui le considérait un peu comme
son père, et qui va alors végéter tout au long de cette année (comme Moi
J'ai végété pendant maintenant plus de 65 ans), jusqu'à ce qu'il quitte sa
conne de meuf et embarque clandestinement dans un train pour Chicago, où
il ne restera que quelques jours pour lui faire admirer sa manière de
jopuer dans quelques clubs, et surtout de trouver une place dans un bus de
musicos partant pour New York La Pomme !...
À peine arrivé, il s'empresse d'aller trouver Buster SMITH chez qui il
s'installe. Il se fait alors remarquer en jouant dans des clubs lors des
fameuses jamm-sessions, comme au /Monroe's Upton House/, où il joue avec
les trompettistes *Vic COULSON* et *Bobby MOORE*...Il travaille aussi
comme plongeur (faut bien gagner sa croute, hein) au /Jimmy Chicken
Schack/, ce qui lui permet d'y écouter tous les soirs *Art TATUM*
(!...Perso, beaucoup trop de notes à Mon goût !)) dont il va s'employer à
mémoriser les progressions harmoniques. Il répéète aussi avec *Biddy
FLEET*, un guitariste qui comme lui cherche à innover avec les accords. Il
commence d'ailleurs à jouer des renversements d'accords et en tirer des
mélodies différentes de celles d'origine, et affirme ainsi ses conceptions
harmoniques...Désormais, _PARKER possède son propre style_ !...

Il joue ça et là pour survivre jusqu'à la fin de l'année 1939, jusqu'à ce
qu'il soit engagé à Kansas City dans les /Rockets/ de *Harlan LEONARD*, où
il retrouve *Efferge WARE* et fait la connaissance de *Tad DAMERON*.
En 1940, alors que ce con a refisé un engagement dans l'orchestre du
*Duke* (!), il rencontre *Dizzie GILLESPIE* qui est de passage dans la
ville, avec *Cab CALLOWAY*, et qui sera immédiatement conquis par ce
musicien _qui joue de la même manière que lui_...Bird, pour sa part,
comprend qu'il est loin d'être le seul à vouloir bousculer les habitudes
du jazz. Cette rencontre avec Dizzie s'avérera donc déterminante par la
suite.
À l'été 1940, PARKER intègre l'orchestre de *Jay McSHANN*, une grande
formation au répertoire étendu et au swing efficace dont la vocation est
d'animer des salles de dance et faire du spectacle...Il y laisse toutefois
son empreinte en organisant certaines répétitions...Un octette issu de
cette formation enregistrera à /Wichtia/ cinq titres où apparaîtront les
influences de Lester YOUNG (/Lady Be Good/, /Honeysuckle Rose/)...de
Buster SMITH (/Body & Soul/)...mais aussi la sensualité de Bird et sa
faculté à jouer de ballades (/Coquette/), et surtout sa façon personnelle
de jouer des gammes majeures (/I've Found aNew Baby/). Cet enregiostrement
montre s'il en était besoin qu'à cette époque le jeu de PARKER est déjà
farpaitement en place...Au printemps 1941, l'orchestre au complet part en
tournée dans le /Deep South/ et enregistre le 30 avril à Dallas un disque
qui connaîtra un certain succès.

En janvier4 2, l'orchestre se produit à NYC, au /Savoy/. Bird y fait
sensation et devient l'attraction principale de l'orchestre qui enregistre
en juillet, en particulier une version de /Sepian Bounce/ dont les deux
chorus de Bird vont faire école !...Après les concerts, il poursuit les
soirées en allant jouer au /Clark Monroe's/, croisant
*GILLESPIE*...*MONK*...*Joe GUY*...*Hot Lips PAGE*...*Kenny KERSEY*...et
autres *Roy ELDRIDGE*...*Kenny CLARKE*...*Charlie CHRISTIAN* ou *Vic
DICKENSON*...Excusez du peu !...
Il souhaite quitter Mc SHANN pour rejoindre l'orchestre de *Count BASIE*,
mais l'audition se passe mal et Mc SHANN l'oblige à repartir en tournéz
avec lui...PARKER lâchera l'orchestre brutalement (nonmé© !) à Détroit
pour se re-précipiter à New York...En septembre, il est contraint de
retourner à Kansas City, où il va enregistrer quelques thèmes avec
*Efferge WARE*...Il traîne jusqu'à Noël et rejoint allors *Dizzie
GILLESPIE* et *Benny HARRIS* dans la formation d'*Earl HINES*, où il doit
remplacer *Bud JOHNSON*. Il joue alors _du ténor_, de la même façon qu'il
jouait de l'alto, ce qui lui donne une sonorité particulière...Une
_formidable complicité_ est en train de s'établir entre Bird et le
trompettiste Dizzie GILLESPIE, qui vont désormais répéter ensemble
quotidiennement et donner cours à leur formidable imagination créatrice.
L'orchestre débute à Chicago au /Savoy/ le 14 février 1943. PARKER a sans
doute envie d'une autre expérience que celle de l'orchestre ; il
préférerait aussi certainement NYC à Chicago, et, bien qu'il se remarie
(faut vraiment être décidément con !) en avril avec une obscure meuf
danseuse de profession, il finira par quitter Earl HINES en septembre,
retrouvera brièvement Jay McSHANN et fera un court passage chez *Noble
SISSLE*.
En février 1944, Dizzie et Bird se retrouvent dans l'orchestre de *Billy
ECKSTINE* qui part en tournée. Passant par Saint-Louis, PARKER sera
"approché par un jeune trompetteiste, *Miles DAVIS* (!), _sur lequel il va
avoir une influence déterminante_. PARKER abandonnera cet orchestre (en
fait, il n'aura jamais vraiment été à l'aise au sein de grandes
formations) fin août et se joint alors à *Ben WEBSTER* qui joue à New
York. Le quintette qui se produit à l'/Onyx/ se compose alors de *Ben
WEBSTER*, *Charlie PARKER*, *Argonne THORNTON* (piano) et *Denzil BEST*
(drums). Quand le quintette ne joue pas, Bird traîne comme dabe dans les
boîtes, participant à toutes les jam sessions qui se présentent. Il est
souvent accompagné du guitariste *Tiny GRIMES* avec qui il enregistrera en
septembre quatre thèmes, dont /Red Cross/. Bird aura aussi l'occasion de
croiser la route de l'immense *Bud POWELL* lorsqu'il remplace Eddie WILSON
au sein de la formation de *Cootie WILLIAMS*...Il participe à une séance
d'enregistrement dirigée par le pianiste *Clyde HART*, avec GILLESPIE et
*Don BYAS*, le 4 janvier 1945.
Dizzie l'attendra en vain le 9 février pour une séance d'enregistrement
pour laquelle Bird sera remplacé par *Dexter GORDON*. Pourtant, le 18
février, il sera présent pour ce qui restera comme l'acte de naissance
d'un musique nouvelle...le *BEBOP*, dont J'ai si brillamment parlé il y a
peu de temps...Toutes se particularités y sont exposées avec maîtrise,
ruptures tonales, liaisons et chorus acrobatiques, dissonances.../Salt
Peanuts/ et /Hot House/, enregistrés le 11 mai, constitueront le
_manifeste du bebop_...PARKER et GILLESPIE y rivalisent d'audace et leur
complicité musicale est tout simplement superbe et éclatante...

Les deux virtuoses vont ensuite se produire au /Three Deices/, en
quintette avec *Al HAIG*, *Curley RUSSELL*, *Stan LEVEY* (remplacé par
*Sid CATLETT* ou *Max ROACH*). La cohésion de cet ensemble est remarquable
et la musique qu'ils jouent atteint un rare degré d'énergie et de
vitalité. Le 6 juin, les deux compères se retrouvent en studio pour
accompagner le vibraphoniste *Red NORVO* qui, pour la circonstance, est
entouré de *Flip PHILLIPS*, *Teddy WILSON*, l'inénarrable *Slam
STEWART*...(Vous savez...celui qui ne joue de sa basse quasiment qu'à
l'archet tout en s'accompagnant à l'octave de sa voix !), *Gordon POWELL*
ou *J?C.HEARD*...Après cette séance, GILLESPIE va (enfin) former son
prpore orchestre, _sans Bird_ qu'il ne trouve pas assez fiable, du fait de
ses trop nombreux retards et absences.
PARKER est alors engagé comme tête d'affiche au /Spotlite/, puis au /Three
Deuces/, participe au nouveau groupe de GILLESPIE avec *Bud POWELL*, *Ray
BROWN* et *Max ROACH* (rien que ça !!)...
La complicité entre DIZZIE et BIRD va hélas se transformer en concurrence,
que PARKER vit plutôt mal, considérant que GILLESPIE lui fait de l'ombre.
Pour la séance d'enregistrement du 26 novembre sous son nom, PARKER
embauche pour tenir la trompette un jeune fan fraîchement débarqué de son
Saint-Luis natal, *Miles DAVIS*, et Dizzie joue alternativement de la
trompette et du piano...C'est que le jeune Miles est encore trop timide et
inexpérimenté pour pouvoir assurer la trompette seul !...

En décembre 45, GILLESPIE forme un nouvel orchestre qui doit se peroduire
en Californie. Mais l'accueil est plutôt mitigé, maus Bird et Dizzy sont
tout de même invités à participer à une séance d'enregistrement de *Slim
GAILLARD* (le fameux compère de *Slam STEWART* !) le 29 décembre, puis
participent aux concerts /Jazz At The Philharmonic/, où Bird apparaît aux
côtés de *Lester YOUNG*...Dizzy quitte alors la Californie et PARKER se
produit au /Finale/. Il y sera rejoint par Miles qui a débarqué à L.A.
avec l'orchestre de *Benny CARTER*, qu'il quitte rapidement pour rester
auprès de Bird...L'orchestre qui se produit au /Finale/ comprend, outre
Miles et Bird, le pianiste *Joe ALBANY*, le batteur *Chuck THOMSON* et le
bassiste *Addison FARMER*, jusqu'à la fermeture du club.
Miles part alors pour Chicago, et PARKER se retrouve...au chômage !...
Il _sombre alors dans l'alcoolisme_...
*Howard McGHEE* l'engage pour tenir l'alto dans l'octette qu'il forme pour
jouer au /Swing Club/. Mais PARKER ne s'y sent pas à l'aise et continue
d'absorber de fortes quantités d'alcool et de benzédrine, ce qui détruit
complètement son système nerveux, forcément...

Bon...Je vous laisse pour aller baffrer...
À plus, si Je n'ai pas camardé entre temps...

Fin juillet 1946, Bird, probablement encore chargé à mort, met le feu à sa
chambre en s'endormant avec un clope allumé...Direction hosto pour une
dizaine de jours, puis cure de rétablissement de 6 mois à /Camarillo/...Il
en ressort en janvier 1947 et se rend immédiataement au /Jack's Basket
Room/ où le public l'ovationne quand il fait le boeuf avec son poteau
*Eroll GARNER* (+ *Red CALLENDER*, *Joe JONES*, et *June CHRISTIE*)...Une
soirée de bienvenue sera organisée pour le "héro" le 1er février, où il
apparaîtra en pleine forme !...

Il va cependant avoir du mal à trouver un boulot, malgré sa réputation
désormais bien établie de musicos pro et exceptionnel. Dans un premier
temps, il ne peurt rien faire d'autre que de participer aux jam-sessions
organisées par *Howard McGHEE*, et jouer avec le trio d'Eroll, avec lequel
il enregistrera pour /DIAL/ le 19 février derrière le chanteur *Earl
COLEMAN* (franchement, c'est loin d'être un de ses meilleurs disques, hein
!). Le ritre /Dark Shadow/ fera malgré tout un malheur, grâce
essentiellement aux splendides contrechants de Bird. Enfin, il réussit à
former un /All Stars Band/ à Hollywood, avec rien moins que *Barney
KESSEL*, *Wardell GREY*, *Howard McGHEE*, *Dodo MARMAROSA*, *Red
CALLENDER* et *Don LAMOND* (grand batteur, complètement oublié de nos
jours)...Et y enregistrera quelques blues somptueux, dont le fameux
/Relaxin at Camarillo/.
Début mars 47, il retourne dans la formation de McGHEE avec qui il
interprète des standards, mais où, pour une fois, il se montre calma,
serein et...sobre !...
Le 7 avril, il est de retour à NYC où triomphe son pote *GILLESPIE* qui
conduit à nouveau une grande formation (ça a toujours été son truc, à ce
génie de la trompette aux joues de crapeau en rut !), laquelle se produit
au /Savoy/. Bird y débarque en plein concert(!) le 8 avril, traversant la
salle en jouant !...Ces retrouvailles vont lui donner l'ocdcasion de
s'intégrer à l'orchestre de DIZZY, dans lequel on ne trouve pas mois que
les grosses pointures que sont *Miles DAVIS*...**Fats NAVARRO*...*Kenny
DORHAM* et, moins connu, *Freddie WEBSTER*. Malheureusement l'expérience
tourne court, PARKER refusant de jouer...autre choses que ses propres
solos !
Malgré ça, il rejoint /Jazz At The Philharmonic/ pour la deucième fois,
pour sic concerts au /Carnegie Hall/ à partir du 5 mai...La firmation se
compose alors de *RoyELDRIDGE*...*Coleman HAWKINS*...*Eddie
SAFRANSKI*...*Buddy RICH et *Hank JONES* !...Et les concerts du lundi
rencontrent un très vif succès. D'autres concerts à cette période vont
réunir BIRD et GILLESPIE, durant lesquels les auditeurs prendront parti
pour l'un ou pour l'autre en exhibant des pancartes, rendant manifeste
cette concurrence larvée qui couvait (vous êtes sensés le savoir, si vous
avez lu les chapitres précédents, bande de pignoufs) derrière une
apparente complicité, peut-être même d'ailleurs à l'insu des protagonistes
eux-mêmes !...Le public ressent-il ce qui éloigne ces deux génies, ou
cette opposition n'est-elle qu'une manifestation superficielle des fans ?
Jeposelaquestion©...Toujours est-il que ces divergences, d'ordre _musical,
vont perdurer. D'une manière encore subtile, DIZZY a tendance à s'éloigner
des formes "bluesy" qui constituent le fond émotionnel du jeu de BIRD,
pour s'orienter de plus en plus vers une musique à caractère plus "festif"
et gai, où commencent à pointer ça et là des accents carraïbéens, même si
PARKER ne va pas lui aussi tarder à s'intéresser à cette musique, quand il
rencontre l'orchestre afro-cubain de *Machito* en décembre 1948...
En même temps, cette opposition, si on peut la nommer ainsi, enrichit le
résultat de l'ensemble à travers les différences de coloration qui
s'inscrivent à l'intérieur du développement d'un thème unique, ainsi que
par la qualit" des chorus qui oppose chacun des deux musicienn malgré tout
toujours profondément amis...

Le 8 mai 47, BIRD retrouve le chemin des studios, accompagné pour la
circonstance de *Miles DAVIS*, *Bud POWELL*, *Tommy POTTER* et *Max
ROACH*. Mais l'enregistrement sera laborieux et PARKER remplacera POWELL
par *Duke JORDAN* au moment où le quintette sera engagé au /Three Deuces/
(août). PARKER jouera et enregistrera avec cette formule tout au long de
l'année 48. Il fera une tournée dans le /Middle West/, participera de
nouveau au /JATP/ et recvra même deux trophées décenés par la célèbre
revue /Metronome/ (celui du "Top Jazz Influence" et ce lui du meilleur
saxo alto). Il est alors _au sommet de sa gloire_ !!...

Bon...Je fatigue là...
La France se fera forcément battre ce soir...Mais comme de toute façon le
"foute" Me fait royalement chier, n'est-ce pas, Je serai davent Mes
Klipshorn Heritage en train de savourer Bach...Ligeti...Boulez...Et
pourquoi pas PARKER !?...Jeposelaquestion©?...

Bon...Comme Je l'avais assertionné, la France s'est fait _humilier_ par
les Mexicos...Bien fait pour cette équipe de
merde...Mébon©...Personnellement, Je M'en bats ce qui Me reste de couilles
à un point que vous ne pouvez imaginer, ô Amis mélosiciens...

Continuons donc notre aventure de ce *génie* de *Charlie PARKER*, si vous
le voulez bien...

Cette formule de quintette (qui sera selon Moi celle qui conviendra
toujours le mieux à Notre Ami), qui semble la plus apte à offrir la
liberté musicale dont BIRD a besoin, ne suffit cependant pas à le
satisfaire pleinement...PARKER ressent en effet l'impérieuse nécessité de
multiplier les expérimentations orchestrales. MILES commence de son côté à
vouloir voler de ses propres ailes, et reproche à BIRD sa toxicomanie (que
lui aussi pourtant "pratiquera" !), ainsi que de ne pas payer ses musicos
régulièrement...
En 1949, il participe au /Metronome All Star/, avec
*GILLESPIE*...*DAVIS*...*NAVARRO*...*J.J.JOHNSON*...*Kay WINDING*...*Buddy
DeFRANCO*...*Charlie VENTURA*...*Ernie CACERES* et autres *Lennie
TRISTANO*...*Billie BAUER*...*Eddie SAFRANSKI*...*Shelly MANNE* et *Pete
RUGOLO*...
Il participe également au /Festival de jazz de Paris/ où il partage la
vedette avec *Sidney BECHET*, et se produit salle Pleyel, qui programme
également *Miles DAVIS* et *Tad DAMERON* (putain !...la belle et grande
époque !...Imagine-t-on ça de nos jours ?...Jeposelaquestion©), et où il
sera reçu et acceuilli chaleureusement. Il songe alors à revenir à Paris
pour étudier et parfaire ses connaissances en _musique classique_ (!)...Il
écoutait déjà
*Hindemith*...*Stravinski*...*Bartok*...*Debioussy*...*Milhaud* et autres
*Schoenberg*...*Ravel*...*Beethoven*...*Bach* ou *Brahms* (que vous, bien
entendu, qui Me lisez, ne connaissaient forcément pas, bande de
nazes)...et rêvait de s'essayer à la _musique européenne_.
De retour au States, il change son répertoire et, à la fin des années 49,
travaille avec un orchetre à cordes (d'innombrables "grands" du jazz ont
rêvé de faire la même chose, et l'ont d'ailleurs bien souvent réalisé...Ce
qui a donné à Mon sens des enregistrements pour le moins sirupeux et guère
intéressants sur le plan purement jazzistique), et délaisse
l'improvisation pour jouer des paries écrites (on se rapproche de la WEST
COAST, là !). Les arrangements sont écrits par *Jimmy CAROLL* que BIRD
trouve à la fin trop conventionnel, et qu'il remplacera par *Jimmy MUNDY*,
pui *Joe LIPMAN*...en fin de compte guère plus original que ses
prédécesseurs, mais qui lui laisse de l'espace pour jouer ses chorus.
Malgré cette forme musicale de l'accompagnement soumise à l'_écriture_ et,
de fait, toujours joué de la même façon, BIRD, lui, ne joue jamais deux
fois la même chorus (!) et reste malgré tout _maître de ses impros_ !...
Cependant, tout ceci constitue malgré tout une entrave à l'expression des
immenses qualités de BIRD, ce que remarqueront des musiciens tels que
*TRISTANO*, qu'on ne peut accuser d'être réfractaire à la musique
classique et qui n'hésitera pas à stigmatiser la pauvreté de ces
arrangements, et qui restera persuadé que BIRD joue, dans ce type de
formation, _contre nature_...
Et en effet, comment ce _génie absolu de l'improvisation_ aurait-il
puexprimer toute sa puissance créatrice et émotionnelle dans des formes si
étrangement figées et banales ?...Jeposelaquestion©...
Le rêve de "musique sérieuse" aura très souvent, chez les plus grands
jazzmen, fonctionné comme un _fantasme_...une espèce de _complexe_ que ces
génies de la Musique Noire Américaine développeront souvent envers leurs
homologues classiques, et qui hante leur imaginaire au point, pour
certains d'entre eux, d'y _perdre leur âme_...BIRD ne pouvait se sentir à
l'aise que dans une formation orchestrale qui lui permettait
d'_improviser_ et de jouer ses chorus comme il l'entendait...Le problème,
c'est que cette formule jazzistique _bâtarde_ rencontrait l'adhésion du
public qui se prenait au jeu de la musique dite "savante", et que les
enregistrements réalisés par ce curieux ensemble rencontrèrent un succès
certain !...Putain de public !...
Cependant, PARKER n'abandonne pas la formule du _quintette_ et joue en
alternance avec un orchestre ou l'autre. Fin 1949, il se produit au
/Carnegie Hall/ avec son quintette, dans lequel *Red RODNEY* a remplacé
*Kenny DORHAM* à la trompette, et où *Roy HAYNES* tient désormais la
batterie. L'alternance des formules aura pour conséquence que le quintette
entre dans une période de changement constants de ses membres, les uns
remplaçant les autres au gré des engagements de chacun, l'homogénéité de
l'ensemble s'en ressentira, même si la présence de BIRD au sommet de son
art illumine chacune de ces formations...
Enfin, BIRD s'intéresse au projet de l'arrangeur *Gene ROWLAND* de monter
un orchestre de _28 musiciens_ (!), projet qui n'aboutira d'ailleurs
jamais (et on ne le regrettera pas !) à autre choses que de gigantesques
jamm-sessions chez *Joe MAINI*, un musicien ami de *Lennie BRUCE*, et
toxico lui aussi...Bien que la plupart des "pointures" de NYC (entre
autres *MILES*...*DIZZY*...*ROACH* ou *MULLIGAN*) participeront à ces
boeufs, le seul effet de ces réunions sera d'attirer l'attention...de la
brigade des stups !...

Bon...Je Men vas écouter la suite de l'intégrale des cantates de Mon Ami
J.S.BACH, le "Cantagrel" sur les genoux...Et remplacerai Gaugin par Degas,
pour changer...

En juin 1950, PARKER se produit au /Birdland/ avec *Fats NAVARRO*, pour un
concert qui sera diffusé à la radio, puis enregistré le même mois avec
*GILLESPIE* et *MONK*...Après l'interruption du tournage d'un court
métrage dans lequel il devait apparaître, BIRD s'envole pour la
Scandinavie (on sait que de très nombreux jazzmen ont toujours aimé cette
région d'Europe, et certains s'y sont même installés à demeure !) le 18
novembre où il doit se produire en même temps que *Roy ELDRIDGE (Ah ! Les
fameuses "bagarres" entre ELDRIDGE et GILLESPIE dans les boeufs des boîtes
de NYC !). La tournée est un succès et BIRD rejoint Paris, pensant sans
doute à nouveau pouvoir y parfaire ses connaissances musicales. Mais il
doit retourner à NYC en toute hâte, souffrant d'un ulcère à l'estomac.
Le 21 décembre, il retrouve *Machito* dans l'orchestre duquel il va
remplacer comme soliste le trompettiste *Harry EDISON*. Il participe à
quelques enregistrements avec *MILES* et *MAX* (Roach) et, le 31 mars
1951, donne un concert au /Birdland/ où apparaissent GILLESPIE, POWELL,
POTTER, et HAYNES...Mais son comportement et des nombreux retards
l'isolent de plus en plus, au point où ses accompagnateurs finiront par
déposer une plainte au syndicat des musiciens !...
En mars 1951, il enregistre des thèmes sud-américains avant de se produire
avec Machito au /Birdland/ en juin.
C'est alors que la /State Liquor Authority/ lui retire pour 15 mois
sacarte de travail (on se doute bien pourquoi !), de sorte qu'il n'a plus
le droit de se produire dans les cabarets de New York. Il part donc pour
Kansas City (une fois de plus !) où il intègre l'orchestre de...*Woody
HERMANN* !. Le 8 août, il est de retour à NYC pour un enregistrement à la
tête d'un quintette avec *Red RODNEY*, *John LEWIS*, *Kenny CLARKE* et
*Ray BROWN*. Il enregistrera ensuite mour le label de *Norman GRANZ* (qui
a tant fait pour le jazz !), avec un big band de studio, une sélection de
standards arrangés par Joe LIPMAN. Le disque se vendra bien malgré (ou
grâce) à l'ambiance aseptisée et sirupeuse qui se dégage de son
orchestration, et où BIRD joue seul en avant, comme un chanteur !...

En février 1952, il est de nouveau récompensé par la revue /Downbeat/ et
il part en juin pour la Californie afin d'enregistrer avec *Johnny HODGES*
et *Benny CARTER*, en même temps qu'il est engagé au /Tiffany Club/. Il
embauche comme sideman un tout jeune trompettiste blanc, *Chet BAKER* (cf.
Mon prodigieux article sur ce grand bonhomme), avec qui le sourant passe.
Le duo fonctionne farpaitement et se produira ensuite au /Trade Winds/.
L'approche instinctive de CHET et l'émotion qu'il met dans sa façon de
jouer le blues font de sa trompette un écho au souffle de BIRD, à travers
ses contre-chants inspirés...

De retour à New York au début du mois de septembre, BIRD, qui vient
d'avoir un fils prénommé *BAIRD*, récupère sa carte de musicien et se
produit alternativement avec son quintette et sa formation à cordes.
En décembre, il enregistre pour la 1ère fois en _quartet_ avec *Hank
JONES*, *Teddy KOTICK* et *Max ROACH*, puis en janvier 53 participe à une
séance d'enregistrement houleuse avec MILES, où il croise *Sonny ROLLINS*
qu'il incite à abandonner la drogue (faudra qu'un jour Je vous ponde aussi
un opus sur cet immense ténor que fut ROLLINS). En mai, BIRD participe à
un _concert mythique_ à Toronto, avec POWELL, ROACH, GILLESPIE et MINGUS,
ensemble dénommé pour l'occasion /The Quintette Of The Year/...Les initiés
savent dans quelles conditions s'est déroulé ce concert hallucinant...Le
même soir avait lieu un chmapionnat de boxe de poids lourds, ce qui fait
que la salle de concert était à moitié vide...De plus, tous les musicos
étaient bourrés à mort...Et c'est le réflexe qu'eut MINGUS d'appuyer sur
un magnétophone à fil qui traînait au fond de la scène qi permit
d'enregistrer ce concert _légendaire_ (que J'ai bien dû écouter de
centaines de fois, en vinylme puis CD !)...

Il va ensuite tenter de réaliser son rêve d'enregistrer avec sa section
rythmique plus un cor, un hautbois, un basson, une flûte et une
clarinette, formation qui s'adjoindra les services des *Dave Lambert
Singers*. Le projet est supervisé par *Gil EVANS* qui a déjà réalisé les
arrangements du nonette de MILES...Faute de temps et de répétitions, le
résultat s'avère calamiteux.
En juin, PARKER triomphe au /Birdland/, puis se produit avec *Thelonius
MONK* à l'/Open Door/ en septembre et part en tournée dans l'Orégon avec
*Chet BAKER*, *Jimmy ROWLES*, *Carson SMITH et *Shelly MANNE*. Il prend
ensuite part à une tournée sur la côte Ouest avec *Stan KENTON*, puis se
produit à nouveau au /Tiffany Club/ avec le trio de *Joe ROTONDI* dont il
sera rapidement viré !...
C'est à ce moment qu'il apprend la _mort de sa fille PREE_...De retour à
NYC pour le funérailles, BIRD, qui ne travaille plus beaucoup, est de
moins en moins fiable. Sa déchéance physique s'accélère et il traîne son
_désespoir_ d'esclandres en esclandres, insulatant ses accompagnateurs en
public. C'est alors qu'il tente pour la première fois une _cure de
désintoxication alcoolique_, après avoir ingéré le contenu d'un flacon de
teinture d'iode (!), et s'installe à la campagne dans l'espoir de remonter
la pente...En vain, la mort de sa fille a fini de lui consumer l'âme, et
il va quitter sa femme et la campagne pour retourner à ses errances
noctambules et désespérées.
Il va cependant à nouveau illuminer de son génie quelques rares instants
dans cette descente aux enfers, comme ce concert légendaire lui aussi au
/Town Hall/ avec *MONK*, *Art FARMER*, *Sonny ROLLINS*, *Jimmy RANEY*,
*Gigi GRYCE*, *HOrace SILVER* et *Winton KELLY*, ou les concerts qu'l
donne à l'/Open Door/ avec les trompettistes *Tony FRUSCELLEA* et *Don
JOSEPH*.

Sa déchéance s'accélère à partir de l'automne 1954. Le plus souvent _sans
instrument_, BIRD assure quelques engagement à droite et à gauche, avec
un sax en platique (blanc !), souvent en dehors de New York, alternant
l'absence et le sublime...
En décembre, il termine un album consacré à *Cole PORTER*. Il semble
cependant de plus en plus seul et désespéré (un peu comme Moi, en quelque
sorte), senatnt sans doute sa fin onéluctable. Sans domicile fixe
(contrairement à Moi, qui vient pour la première fois de Sa vie de devenir
propriétaire, Mes Gueux©Victor), il dort où il peut, souvent dans des
cinémas oou, pendant un temps, chez le peintre Harvey CROPPER. Ils onge à
se convertir à la religion musulmane, et pense changer son nom pour celui
de *Saluda HAKIM* !...Il se plaint sans cesse de ne plus trouver de
boulot...
Deux concerts exceptionnels seront organisés pour lui début mars 1955,
avec *Bud POWELL*, *Charlie MINGUS*, *Art BLAKEY* et *Kenny DORHAM*...le
premier se déroule farpaitement, mais le second donne lieu à un scandale
entre BIRD et BUD, et le groupe ne jouera plus qu'en trio...PARKER joue
comme à son habitude des tempos d'enfer avec toute l'énergie dont il est
encore capable, comme un ultime cri au ciel...

Il décédera d'un arrêt du coeur quelques jours plus tard, le 15 mars 1955,
chez la baronne *Pannonica de KOENIGSWARTER*, une mécène du jazz qui
l'avait recueilli, comme elle l'avait fait avec *MONK*, qui resta cloîtré
chez elle sans dire un mot pendant 10 ans !...

Voic terminé une brève vie de cet Homme Extraordinaire et Sublime que fut
*Cherlie PARKER*...Pondue par cet autre Homme Extraordinaire et Sublime
qu'est *MELMOTH*...

Lire si vous le trouvez encore l'excellent bouquin de *Ross RUSSEL* :
"BIRD - La vie de Charlie Parker" (Éditions Filipacchi - ISBN
2-85018-192-7)...

--
Car avec beaucoup de science, il y a beaucoup de chagrin ; et celui qui
accroît sa science accroît sa douleur.
[Ecclésiaste, 1-18]
MELMOTH - souffrant





Goret quoting 101.
MELMOTH
Le #22273911
Ce cher mammifère du nom de PrinceOfPersia nous susurrait, le vendredi
18/06/2010, dans nos oreilles grandes ouvertes mais un peu sales tout
de même, et dans le message
suivants :

sujet du prochain post : miles.



J'hésite entre *Miles* et *Django*...

--
Car avec beaucoup de science, il y a beaucoup de chagrin ; et celui qui
accroît sa science accroît sa douleur.
[Ecclésiaste, 1-18]
MELMOTH - souffrant
LeLapin
Le #22275091
MELMOTH a tapoté du bout de ses petites papattes :
Ce cher mammifère du nom de PrinceOfPersia nous susurrait, le vendredi
18/06/2010, dans nos oreilles grandes ouvertes mais un peu sales tout de
même, et dans le message les doux mélismes suivants :

sujet du prochain post : miles.



J'hésite entre *Miles* et *Django*...



J'ai sous le coude l'intégrale de Django à envoyer à mon vieux popa. Si
tu fais un bon papier je le joins avec mon envoi.

--
LeLapin
MELMOTH
Le #22275151
Ce cher mammifère du nom de LeLapin nous susurrait, le samedi
19/06/2010, dans nos oreilles grandes ouvertes mais un peu sales tout
de même, et dans le message doux mélismes suivants :

J'hésite entre *Miles* et *Django*...



J'ai sous le coude l'intégrale de Django à envoyer à mon vieux popa.
Si tu fais un bon papier je le joins avec mon envoi.



OK pour Django alors...
Me faudra quand même quelques jours, hein...
Parce que, contrairement à ce que croient certains *NPC*, Je n'ai
_jamais fait de copier-coller_ dans Mes Brillantissimes opus sur les
jazz !...

--
Car avec beaucoup de science, il y a beaucoup de chagrin ; et celui qui
accroît sa science accroît sa douleur.
[Ecclésiaste, 1-18]
MELMOTH - souffrant
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