[long] Faux et usage de faux : que risquent un notaire et un maire ?
Le
Qui, Que, Quoi ...
Bonjour à vous tous !
Résumé des faits : Suite à un arrêt de la cour d'appel, la mairie est
obligée de régulariser un acte de vente, dans ses attendus l'arrêt stipule
que le transfert de propriété étant acquis en vertu de l'article 1583 du
Code Civil.
Une astreinte de 200 Euro par journée de retard sera due à la partie
défaillante, si l'acte de vente n'est pas signé 3 mois après sa
signification.
Faits : J'ai refusé par lettre RAR de signer l'acte de vente suite à la
convocation prévue pour le 7 septembre 20003 car le diagnostic amiante n'était
pas fait. Par la même lettre le demande à être de nouveau convoqué sous
quinzaine (qui correspond au terme des 3 mois après signification) pour
signer l'acte et ce pour laisser le temps à la mairie de réaliser le
diagnostic amiante.
Ce diagnostic est fait la veille du dernier jour des 3 mois.
Je fais délivrer à la mairie le lendemain une sommation à me convoquer pour
signer.
Depuis silence radio (2 ans et demi).
Au mois de juillet la mairie intente un référé expulsion sous prétexte que j'ai
refusé d'acheter le bien. J'occupe le bien en temps qu'acquéreur (arrêt de
la cour d'appel).
Pour justifier sa demande la mairie exhibe deux documents :
Un diagnostic amiante antidaté au 6 septembre 2003 alors que l'expert est
venu le 16,
Un PV de carence rédigé à la demande de la mairie pour constater que je ne
me suis pas présenté le 7 septembre alors qu'ils étaient informés dès le 4
septembre de la difficulté.
Le notaire et la mairie produisant également en justice leurs échanges de
correspondances où ils évoquent et, ou résument la situation en utilisant
tant le rapport diagnostic amiante antidaté et le PV de carence enregistré
au bureau des hypothèques, PV de carence qui ne m'a jamais été dénoncé.
Je dispose d'un témoignage écrit de l'expert lui même précisant qu'il s'et
rendu le 16 septembre et non le 6 septembre pour faire son constat,
Que c'est à la demande du notaire qu'il à édité et signé un constat antidaté
au 6 septembre.
Questions :
Le constat amiante du 6 Septembre étant un faux :
Que risque le notaire pour l'avoir fait rédiger, pour l'utiliser une
attestation précisant le déroulement des faits ?
Que risque la mairie pour le produire en justice pour justifier une demande
d'expulsion (sachant qu'il est indiqué sur le rapport qu'il est établi à la
demande de la mairie qui ne pouvait ignorer que sa demande à l'expert est
postérieure au 6 septembre) ?
Le PV de carence est un vrai faux :
Que risque la mairie, sachant pourquoi je ne me présenterais pas le jour de
la convocation puisque le rapport diagnostic amiante était absent et qu'en
son absence la signature de l'acte de vente était réputé nul, mairie qui en
à malgré tout demandé la rédaction au notaire ?
Que risque le notaire qui ne pouvait ignorer les motifs de ma non venue le 7
septembre et qui accepte de rédiger un faux PV de carence et qui l'enregistre
de surcroît aux hypothèques ?
Que risquent tant le notaire que la mairie pour utiliser ce faux PV de
carence pour justifier une demande d'expulsion ?
Voilà, j'ai essayé d'être le plus clair possible, en cas de doutes n'hésitez
pas à me demander des renseignements complémentaire.
Question subsidiaire :
A combien peut on négocier le dédommagement pour ne pas déposer plainte
auprès du procureur contre la mairie et le notaire pour faux et usages de
faux ?
Merci de vos avis
Résumé des faits : Suite à un arrêt de la cour d'appel, la mairie est
obligée de régulariser un acte de vente, dans ses attendus l'arrêt stipule
que le transfert de propriété étant acquis en vertu de l'article 1583 du
Code Civil.
Une astreinte de 200 Euro par journée de retard sera due à la partie
défaillante, si l'acte de vente n'est pas signé 3 mois après sa
signification.
Faits : J'ai refusé par lettre RAR de signer l'acte de vente suite à la
convocation prévue pour le 7 septembre 20003 car le diagnostic amiante n'était
pas fait. Par la même lettre le demande à être de nouveau convoqué sous
quinzaine (qui correspond au terme des 3 mois après signification) pour
signer l'acte et ce pour laisser le temps à la mairie de réaliser le
diagnostic amiante.
Ce diagnostic est fait la veille du dernier jour des 3 mois.
Je fais délivrer à la mairie le lendemain une sommation à me convoquer pour
signer.
Depuis silence radio (2 ans et demi).
Au mois de juillet la mairie intente un référé expulsion sous prétexte que j'ai
refusé d'acheter le bien. J'occupe le bien en temps qu'acquéreur (arrêt de
la cour d'appel).
Pour justifier sa demande la mairie exhibe deux documents :
Un diagnostic amiante antidaté au 6 septembre 2003 alors que l'expert est
venu le 16,
Un PV de carence rédigé à la demande de la mairie pour constater que je ne
me suis pas présenté le 7 septembre alors qu'ils étaient informés dès le 4
septembre de la difficulté.
Le notaire et la mairie produisant également en justice leurs échanges de
correspondances où ils évoquent et, ou résument la situation en utilisant
tant le rapport diagnostic amiante antidaté et le PV de carence enregistré
au bureau des hypothèques, PV de carence qui ne m'a jamais été dénoncé.
Je dispose d'un témoignage écrit de l'expert lui même précisant qu'il s'et
rendu le 16 septembre et non le 6 septembre pour faire son constat,
Que c'est à la demande du notaire qu'il à édité et signé un constat antidaté
au 6 septembre.
Questions :
Le constat amiante du 6 Septembre étant un faux :
Que risque le notaire pour l'avoir fait rédiger, pour l'utiliser une
attestation précisant le déroulement des faits ?
Que risque la mairie pour le produire en justice pour justifier une demande
d'expulsion (sachant qu'il est indiqué sur le rapport qu'il est établi à la
demande de la mairie qui ne pouvait ignorer que sa demande à l'expert est
postérieure au 6 septembre) ?
Le PV de carence est un vrai faux :
Que risque la mairie, sachant pourquoi je ne me présenterais pas le jour de
la convocation puisque le rapport diagnostic amiante était absent et qu'en
son absence la signature de l'acte de vente était réputé nul, mairie qui en
à malgré tout demandé la rédaction au notaire ?
Que risque le notaire qui ne pouvait ignorer les motifs de ma non venue le 7
septembre et qui accepte de rédiger un faux PV de carence et qui l'enregistre
de surcroît aux hypothèques ?
Que risquent tant le notaire que la mairie pour utiliser ce faux PV de
carence pour justifier une demande d'expulsion ?
Voilà, j'ai essayé d'être le plus clair possible, en cas de doutes n'hésitez
pas à me demander des renseignements complémentaire.
Question subsidiaire :
A combien peut on négocier le dédommagement pour ne pas déposer plainte
auprès du procureur contre la mairie et le notaire pour faux et usages de
faux ?
Merci de vos avis

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demande
la
de
en
7
l'enregistre
Grave - si les faits sont avérés, si vous pouvez le prouver, son auteur
risque d'être poursuivi en
correctionnelle pour faux et usage de faux en écritures privées. Il
encourt jusqu'à 3 ans d'emprisonnement et 45 000 EUROS d'amende, en vertu de
l'article L441-du code pénal. Pire s'il y a collusion entre des parties -
Voir un avocat !
TM
Les faits sont avérés puisque l'expert témoigne par écrit et avec sommation
interpellative pour indiquer que son constat est du 16 et non du 6 ET que
c'est le notaire qui lui à demandé de rédiger un rapport daté du 6 (l'expert
a été bien léger en faisant ce rapport daté du 6 en plus de celui réellement
fait le 16).
Pour le PV de carence j'ai ma lettre RAR du 2 indiquant pourquoi je ne
venais pas signer le 7 puisque le rapport amiante n'étant pas fait l'acte
serait nul !
De plus ce PV est enregistré aux hypothèques (je l'ai découvert le mois
dernier).
Mon avocat est aussi sur le coup, je voulais savoir à combien "monnayer" mes
non dépôts de plainte.
De ce que j'ai lu les amendes sont plutôt de l'ordre de 150 000 Euro et
portées à 225 000 Euro pour un officier ministériel (le notaire en est un et
le maire aussi si je ne m'abuse) ...
l'acte de vente et paiement de l'astreinte de 200¤ par jour, soit
maintenant près de 200 000¤ sous quinzaine, sinon dépot de plainte
(directement au procureur via l'avocat et non à la gendarmerie du coin
vu la qualité des personnes en cause) faux et usage de faux, peut âtre
abus de pouvoir et je ne sais quoi encore!
que conseille l'avocat? je me doute qu'il veut aller en justice, cela
augmentera son chiffre d'affaire!
--
Pour m'envoyer un mail, remplacer anti par droger et manama par
wanadoo; to send me directly a mail replace anti with droger and manama
with wanadoo;
Le JEX est saisi pour audience au mois de Septembre pour calculer
l'astreinte et nous fournissons le témoignage de l'expert qui indique que
son rapport et sa visite (ce qui est le plus important en fait) est du 16
et non du 6. On se garde la sommation interpellative sous le coude qui est
encore plus "assasine" pour le notaire et la mairie indirectement.
Je crois qu'ils vont tout faire pour éviter l'audience (si ce sont des gens
intelligents mais on peut en douter pour rédiger, faire rédiger des faux et
les utiliser) !
Le montant de la vente est de 150 000 Euro et l'affaire dure depuis
maintenant 10 ans car la mairie a tout essayé pour ne pas me vendre le bien.
Mon avocat préconise une plainte directement entre les mains du procureur
car cela ne me coûte rien ...
Et si le proc classe l'affaire, alors saisir le premier juge du tribunal
(via avocat cette fois ci).
Constitue un faux toute altération frauduleuse de la vérité, de nature à
causer un préjudice et accomplie par quelque moyen que ce soit, dans un
écrit ou tout autre support d'expression de la pensée qui a pour objet ou
qui peut avoir pour effet d'établir la preuve d'un droit ou d'un fait ayant
des conséquences juridiques.
Le faux et l'usage de faux sont punis de trois ans d'emprisonnement et de
300 000 F d'amende.
Article 441-4
Le faux commis dans une écriture publique ou authentique ou dans un
enregistrement ordonné par l'autorité publique est puni de dix ans
d'emprisonnement et de 1 000 000 F d'amende.
L'usage du faux mentionné à l'alinéa qui précède est puni des mêmes peines.
Les peines sont portées à quinze ans de réclusion criminelle et à 1 500 000
F d'amende lorsque le faux ou l'usage de faux est commis par une personne
dépositaire de l'autorité publique ou chargée d'une mission de service
public agissant dans l'exercice de ses fonctions ou de sa mission.
Article 441-7
Indépendamment des cas prévus au présent chapitre, est puni d'un an
d'emprisonnement et de 100 000 F d'amende le fait :
1° D'établir une attestation ou un certificat faisant état de faits
matériellement inexacts ;
2° De falsifier une attestation ou un certificat originairement sincère ;
3° De faire usage d'une attestation ou d'un certificat inexact ou
falsifié.
Les peines sont portées à trois ans d'emprisonnement et à 300 000 F
d'amende lorsque l'infraction est commise en vue de porter préjudice au
Trésor public ou au patrimoine d'autrui.
Article 441-8
Est puni de deux ans d'emprisonnement et de 200 000 F d'amende le fait, par
une personne agissant dans l'exercice de sa profession, de solliciter ou
d'agréer, directement ou indirectement, des offres, promesses, dons,
présents ou avantages quelconques pour établir une attestation ou un
certificat faisant état de faits matériellement inexacts.
Est puni des mêmes peines le fait de céder aux sollicitations prévues à
l'alinéa précédent ou d'user de voies de fait ou de menaces ou de proposer,
directement ou indirectement, des offres, des promesses, des dons, des
présents ou des avantages quelconques pour obtenir d'une personne agissant
dans l'exercice de sa profession qu'elle établisse une attestation ou un
certificat faisant état de faits inexacts.
Article 441-10
Les personnes physiques coupables des crimes et délits prévus au présent
chapitre encourent également les peines suivantes :
1° L'interdiction des droits civiques, civils et de famille suivant les
modalités prévues par l'article 131-26 ;
2° L'interdiction d'exercer une fonction publique ou une activité de
nature professionnelle ou sociale selon les modalités prévues par l'article
131-27 ;
3° L'exclusion des marchés publics ;
4° La confiscation de la chose qui a servi ou était destinée à commettre
l'infraction ou de la chose qui en est le produit, à l'exception des objets
susceptibles de restitution.
Article 441-12
Les personnes morales peuvent être déclarées responsables pénalement, dans
les conditions prévues par l'article 121-2, des infractions définies au
présent chapitre.
Les peines encourues par les personnes morales sont :
1° L'amende, suivant les modalités prévues par l'article 131-38 ;
2° Les peines mentionnées à l'article 131-39.
L'interdiction mentionnée au 2° de l'article 131-39 porte sur l'activité
dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de laquelle l'infraction a été
commise.