Malaparte et les chevaux de glace

Le
albert
Bonjour,

Voilà une image extraordinaire que les chevaux pris dans les glaces du
lac Lagoda, décrite par Malaparte au début de "Kaputt". Un livre rempli de
visions d'une terrible beauté et sauvées d'une horreur sans nom. Malaparte
est un très grand écrivain, un photographe des mots dont la parole donne à
voir d'impossibles images.

Je le relisais il y a quelques jours et retournais vers un endroit que
j'avais déjà photographié il y a trois ans alors que je pensais à son livre.
J'y avais trouvé un squelette d'un arbre et je ne sais pourquoi, sa
position, l'avancement de la pourriture me faisait présager d'un retour
propice à cette littérature :
http://photo.imaginaire.free.fr/panoramique/vimenil/void_01.htm

Aujourd'hui j'y suis retourné, l'endroit est difficilement accessible,
les ombres gardent le lieu, mais avec la neige la lumière remonte du sol et
éclaire la scène :
http://photo.imaginaire.free.fr/panoramique/vimenil/void_19a.htm

Amitiés,
albert
-
Photographies imaginaires
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-
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benoit.sansspam
Le #21373941
albert

Aujourd'hui j'y suis retourné, l'endroit est difficilement accessible,
les ombres gardent le lieu, mais avec la neige la lumière remonte du sol et
éclaire la scène :
http://photo.imaginaire.free.fr/panoramique/vimenil/void_19a.htm



Honnêtement je n'aime pas du tout ce panoramique sauf qu'il met
encore plus en valeur les autres travaux présents sur le site.

Bravo et merci pour lee autres.

--
Benoît http://picasaweb.google.com/leraillez/

Avec des fumeurs c'est difficile de s'arrêter. Avec des branleurs,
là, par contre, c'est difficile de continuer.
filh
Le #21374031
albert
Bonjour,

Voilà une image extraordinaire que les chevaux pris dans les glaces du
lac Lagoda, décrite par Malaparte au début de "Kaputt". Un livre rempli de
visions d'une terrible beauté et sauvées d'une horreur sans nom. Malaparte
est un très grand écrivain, un photographe des mots dont la parole donne à
voir d'impossibles images.

Je le relisais il y a quelques jours et retournais vers un endroit que
j'avais déjà photographié il y a trois ans alors que je pensais à son livre.
J'y avais trouvé un squelette d'un arbre et je ne sais pourquoi, sa
position, l'avancement de la pourriture me faisait présager d'un retour
propice à cette littérature :
http://photo.imaginaire.free.fr/panoramique/vimenil/void_01.htm

Aujourd'hui j'y suis retourné, l'endroit est difficilement accessible,
les ombres gardent le lieu, mais avec la neige la lumière remonte du sol et
éclaire la scène :
http://photo.imaginaire.free.fr/panoramique/vimenil/void_19a.htm



La deuxième est plus calme.

Malaparte... il faut que je lise, le film sur La Peau avec Marcello est
vraiment bien.

FiLH

--
Le fondement du constat bourgeois, c'est le bon sens, c'est-à-dire
une vérité qui s'arrête sur l'ordre arbitraire de celui qui la parle.
Roland Barthes.
http://www.filh.org
DM
Le #21378741
Ha oui , Malaparte !!

Ha, ça me fait plaisir qu'on s'en souvienne, c'est un écrivain de grand
talent, je suis d'accord. Merci d'en parler. La génération qui nous succède
va oublier ça, comme Kessel, Panait Istraki et tant d'autres.

Ce lac gelé, je me souviens de "Kaputt", effectivement.

Bon, les sapins, ils sont là partout, j'aurais préféré voir l'eau gelée ou
pas gelée, mais le lac.


Phil
albert
Le #21379091
Bonjour,

"DM"
Bon, les sapins, ils sont là partout, j'aurais préféré voir l'eau gelée ou
pas gelée, mais le lac.


Phil



Association libre, je montre une photographie et je raconte d'une année
sur l'autre la relation avec Malaparte. La première fois c'est venu comme
ça, une association imaginaire et imprécise, comme j'aurais pu imaginer être
arrivé dans un cimetière d'éléphants, mais j'ai peu lu Kipling. La deuxième
fois c'est venu d'un coup, après avoir tourné dans les broussailles autour
du point de vue, jusqu'à voir la tête du cheval.

Il n'y a pas de lac. C'est un endroit marécageux, dangereux et
impraticable, au fond de la forêt. Des fois je crois entendre le bruit du
canon, ce ne sont que les avions à réaction qui passent au ras du ciel avec
un bruit terrible. J'en rajoute un peu, mais au fond j'arrive à y vivre dans
ce roman.

Tu aurais préféré voir le lac, il n'y aurait pas eu les chevaux.

Quand tu pars faire des photographies, à quoi penses-tu ? Tu attends
l'instant décisif ? Tu veux faire la plus belle photo du monde ?

Quand je regarde le monde, j'ai l'impression de vivre dans un roman.
Pourquoi pas ? C'est juste ce que je voulais dire. Chacun sa façon de voir
et d'amener les choses. La photographie est idéale pour cela. Elle est
objective et elle montre la réalité en laissant toute liberté à notre
imaginaire de l'interpréter.

Regarde les fenêtres du post précédent. André montre des fenêtres et
tout bascule. C'est ce à quoi sert la photographie.

Amitiés,
albert
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