Mieux vaut GUITARE que jamais...[suite & fin]

Le
MELMOTH
La plupart des "spécialistes" [sic] s'accordent pour divider la
carrière de Django REINHARDT en _trois grandes périodes_. (Comme le GS,
en quelque sorte !), et ce à partir de la première sénace
d'enregistrement du *Quintette Hot de France*.

*1934-1939*

L'éclosion puis le triomphe du quintette à cordes marque cette période
mais aussi les fructueuses collaborations avec des solistes américains
qui séjournent (ou sont de passage) en Europe

*1940-1946*

C'est cette putain de guerre, et l'Europe est coupée des StatesLe
jazz en France devient quasiment une province dont _Django est le roi_
!Il forme un nouveau /Quintette du Hot Club de France/, où une ou
deux _clarinettes_ prennent la place du violon, et une batterie celle
de la deuxième guitare rythmique
Le succès est, on le sait, immédiatement au rendez-vous, comme il l'est
pour les prestations en compagnie de grands orchestres, certains où il
apparaît même en vedette, d'autres où il dirige lui-même et dont il
conçoit le répertoire. Le séjour qu'effectue DR entre novembre 1946 et
février 1947 aux États-Unis pour une tournée avec *Duke ELLINGTON*
constituera dans sa (trop brève) carrière le seul épisode où il rompt
avec le milieu du jazz français et européen.

*1947-1953*

De retour des States, Django semble hésiter entre les différentes
formules du quintette : reconstitution du "tout cordes" avec GRAPELLI
ou poursuite avec un clarinettiste et un batteur (hélas pas Mon fils)
en compagnie desquels il utilise désormais une guitare électrique !
Après plusieurs mois marqués par la rareté des séances
d'enregistrement, Django retrouve à partir de 1951 une activité
soutenue et un nouvel élan créateur en s'engageant dans la modernité du
BEBOP, entouré d'une nouvelle génération de musicos.

Le nombre de compositions originales est à peu près le même en chacune
de ces périodes :

- 39 pour la période 34/39
- 32 pour 40/46
- 34 de 47 à 53

Parmi ces oeuvres, signées ou co-signées, il Me semble possible de
distinguer :

- celles qui installent la musique de DR dans le jazz contemporain
:/Swing Guitars//Folie à Amphion//Nuits de
Saint-Germain-des-Près/qui affirment l'adhésion de leurs
compositeurs à l'actualité du jazz de cette époqueLes morceaux tels
que /Swing 39, 41, 48//Festival 48/ sont comme autant de
réaffirmations d'une fidélité à ce choix de principe

- celles que Je qualifierai de "proprement reiindhartiennes" : l'accent
qui caractérise ces compositions ne renvoie, dans l'horizon du jazz, à
rien d'autre que la singularité de leur auteur (qu'on apprend à
reconnaître au fil des enregistrements). Des filons plus ou moins
contrastés dans cette catégorie : les "schémas reinhrdtiens" et les
"belles mélodies"

Les premiers (/Oriental
Shuffle//Tears//Daphné//Speevy//Bricktop//Blues en
mineur/Mabel//Belleville//Del Salle//Folie à
Amphion//Pêche à la Mouche//Micro//Double
Whisky/Diminishing/) se présentent comme des formules plutôt (ou
apparemment) rudimentaires , qui privilégient l'aspect rythmique et/ou
se présentent comme une simple progression haemoniqueIl revient
alors aux chorus de prendre en charge la dimension mélodique - ce que
la guitare fait mieux que tout autre puisqu'il s'agit en fait, pour le
compositeur, de parachever son ouvrage
Lorsque DR recourt à la structure AABA, le pont fait contraste par sa
richesse et sa complexité, même si dans quelques cas il est
improvisationné© et c'est sur lui que se règlent les
variations/Daphné//Vendredi 13/ (sacré bon bouquin de David
Goodis !)/Belleville//Double Whisky/ en sont de fort bons
exemples, voyez-vous

Pour les secondes, il suffit de citer quelques titres : /Sweet
Chorus//Souvenirs//Crépuscule//Nuages//Douce
Ambiance//Manoir de mes Rêves//Mélodie au Crépuscule//Vamp/ et
quelques autres
Qu'ajouter à ces "belles mélodies" ? Jeposelaquestion©
Les prenant comme support à son improvisation, on dirait que Django
s'amuse à inventer dans des chorus une _autre "belle mélodie" qui
viendrait faire concurrence à celle dont elle est issue !Il nous
offre _deux mélodies-soeurs_, en quelque sorte !

Il y a aussi celles qui sont de _simples RIFFS_ propulsant les solistes
dans l'improvisation : /Fiddle Blues//Twelth
Year//Hungaria//Blues Clair//Just for Fun/Ces véritables
"rampes de lancement" renvoient pour certaines d'entre elles au
répertoire le plus rebattu du jazzAinsi des différentes variations
sur /Tiger Rag/

N'est-il pas abusif d'attribuer au crédit de DR ces "libres cavalcades"
?Jereposelaquestion©Quand il entreprend de telles chevauchées,
Django retrouve tout ç coup la fraîcheur de son premier élan vers le
jazz !Il lui arrive aussi de plonger dans l'impro sans aucun support
thématique, la structure du RAG ou celle du BLUES suffisant à son génie
de créateur

BonJe M'en vas cette fois-ci savourer un de Mes opéras préférés, le
*Wozzeck* d'Alban BERGDans la version *Mitropoulos*, forcément

À une autre fois, quoi

Ces catégories ne constituent pas une typologieN'étant pas fermées,
et les exemples de double ou triple appartenance sont assez nombreux.
Je viens de citer /Blues in minor/, blues et schéma "reinhadtien"
scellés ; dans /HCQ Strut/, l'esprit du jazz des années 30 et la
sensibilité caractéristique du duo Django.Grapelli apparaissent
indéniables/Festival 48/, qui propose peut-être le premier (et le
seul ?) BEBOP à cordes est également un thème reinhadtien
caractéristique/Vamp/ s'impose d'un même mouvement comme "belle
mélodie" et en phase avec le jazz contemporain (on pense alors aux
ballades qu'affectionnait Notre Ami *Charlie PARKER* (Je vous suggère
fortement de relire le fabuleux article d'un dénommé MELMOTH à ce
sujet).
D'ailleurs, Je pourrais M'amuser à inventer d'autres séries,
transversales aux catégories que Je viens de présenter et qui
rendraient compte elles aussi des multiples facettes de la poétique de
DR :

- compositions "ferroviaires" (!) : /Mysteru Pacific//Oiseaux des
îles//Duke and Dukie//Flèche d'or/

- Swing parisien (chaloupéqui roule des épaules où les potes du
quintette s'en donnent à coeur-joie) : /Dinette//Swing 39//Swing
de Paris//Nuits de St Germain des Près/

- tableaux impressionnistes : /Lentement
Mademoiselle//Nuages//Féérie//Nymphéas/

- style boîte de nuit : /Fleur d'Ennui//Porto Cabello//Troublant
Bolero/

Il Me semble que toutes ces "catégories" sont de fait présentes dans
_toute la carrière_ de DR, ce qui tend à dire que l'évolution qui
marque sa musique ne les remet pas en cause et que leurs
caractéristiques définissent bien un _ART SPÉCIFIQUE_

Cet art du _compositeur DR_ a traversé diffé rentes formules
orchestrales : le Quintette tout cordes (violon, guitares,
contrebasse)Le quintette avec clarinette (ou sextette quand elles
sont deux, avec une guitare rythmique, une contrebasse et une
batterie)Les big bandLe quintette BEBOP (trompette, sax alto,
section ruthmique : piano+basse+batterie) augmenté évidemment de la
guitare soliste de Notre ami
Ces différentes formules, est-ce Django qui les a définies en fonction
d'un projet musical ? Ou bien sont-elles le fruit de rencontres plus ou
moins aléatoires entre gens du métier ? Ou bien encore
constituent-elles un équipage que l'idiome qu'il a adopté lui fournit
tout prêt ?MELMOTH vous laisse le soin d'en débattre, ô amis
mélosiciens, qui ne connaissaient rien au jazz

Personnellement, J'apporterai un début de réponse pour chacune de ces
questions :

1 - Le *Quintette du Hot Club de France tout cordes* : Charles Delaunay
a raconté comment l'association DR/Grapelli était née _fortuitement_
pendant les pauses de l'orchestre *Louis VOLA* engagé durant l'été
1934 pour animer les thés dansants du /Claridge/Ces circonstances
ont fourni une formule aus ein de laquelle Django pouvait à la fois se
sentir chez lui (les guitares marquant le rythme sont comme un souvenir
de l'orchestre de son enfance !) et partir à la conquête de nouveaux
territoires (ceux du JAZZ, ceux de sa _propre imagination_)Il a
cultivé ce modèle, dans une fertile fraternité avec son ami violoniste,
jusqu'à en faire une formation _parfaitement ORIGINALE_

2 - Le *nouveau Quintette du Hot Club de France*, avec 1 ou 2
clarinettes, apparaît nettement comme un _choix ESTHÉTIQUE_. Django ne
recherche pas là à reconstituer le quintette d'avant-guerre en
"remplaçant" le violon par les clarinettes et la 2ème guitare rythmique
par une batterieIl construit au contraire une _nouvelle formation_
en fonction d'un projet musical, et non pour prolonger une formule à
succès
Dès la première séance d'enregistrement, le 1er octobre 1940, on
voit/entend les effets du changement capital qui constitue le passage
de deux à une seule guitare rythmique d'accompagnement : d'un couple de
guitares, on passe à une association guitare/percussions, l'espace
musical n'étant donc plus organisé de la même manièreLa seconde
clarinette n'arrivera que deux mois plus tard, et il est évident que
désormais DR dispose d'un écrin pour l"épanouissement du _compositeur_
(il saura ainsi farpaitement _exploiter les COULEURS_ que lui apportent
ces nouveaux instruments, *Fouad* jouant un rôle de coloriste tout
autant que rythmicien), et du _soliste_ (même à deux, les clarinettes
occuperont moins de place et d'espace que le violon de GRAPELLI ! ;
dans nombre de titres, aucun solo même ne leur est dévolu, elles ne
dessinent qu'un vague fond sonore sur lequel la guitare vient peindre
ses propres paysages)
Après 1943, DR continuera à proposer sous la même appellation
différents quintettes avec clarinette, guitare rythmique, basse et
batterie, les interprétations ne bénéficiant pa du même travail
d'arrangement

3 - Avec les *Grands Orchestres*, DR semble prendre place dans la vague
du SWING et des big bandsMais au sein de la /Django's Music/, il
gauchit la formule (l'effectif est réduit, la distribution des
instruments dans des sections inhabituelles) pour proposer des oeuvres
dont certaine se présenteront comme de véritables _concertos pour
guitare et orchestre_Il lui arrive par ailleurs de réussir la même
chose avec une formation d'emprunt, telle que le morceau /Place de
Brouckère/ (16 avril 1942), en compagnie de l'orchestre de *Fud
Candrix*

4 - Le *Quintette BOP*, sur le modèle de ceux de *PARKER* et
*GILLESPIE*, apporte à DR non seulement une nouvelle instrumentation,
adaptée au langage nouveau de ce jazz révolutionnaire dont il s'_empare
avec autorité_ !, de nouveaux partenaires y adhérant sans réserveLes
séances enregistrées à Rome pour la radio en 1949 avec son pote
Grapelli et en 1950 avec *André EKYAN* montrent en effet qu'iol ne
suffisait pas d'adopter une section ryhmique piano/contrebasse/batterie
pour redonner leur pouvoir d'excitation aux formules désormais usées du
quintette avec violon et du quintette avec clarinette
Événement : DR délaisse la "pompe", cette respiration qui fut pour lui
un élan si porteur et chaleureux mais qui avait fini par perdre de sa
pertinence, son ressort et son efficacitéBref, qui avait fait son
temps
Et bien que les titres composés entre 1950 et 1953 confirment qu'il
existe bien une affinité entre les schémas reinhardtiens et le langage
BOP, la distinction entre l'auteur du thème et l'improvisateur, que
toute la science déployée par le compositeur dans les meilleures
réussites des dufférents Quintettes du Hot Club de France avait réduite
voire annulée, réapparaît et il semble bien que ce soit surtout le
second qui profite de ce bouleversement. Django deviendrait-il alors
_seulement un SOLISTE de jazz moderne_ ?Posez-vous donc la question,
ô vous qui avez eu la patience de Me lire jusqu'ici !
En fait, avec cette formation, où la guitare reste malgré tout un
_instrument ajouté_, il tournera la page et ouvrira un nouvel épisode
de son avaneture personnelle, que la Camarde hélas hélas hélas
empêchera de mener à terme

Je M'en vas enfin terminer ce fastidieux et chiantissime machin sur le
minable guitariste.compositeur que fut Django RHEINHARDTParce que
là, franchement, Je commence à en avoir sacrément marre, voyez-vous


*DJANGO ET LE BLUES*

Il reste donc à prendre en compte une dernière catégorie de l'opus
reinhardtien, celles de *Improvisations solitaires*.
Au nombre de *onze*, elles s'échelonnent de 1937 à 1950 comme autant de
ponctuations ou de pauses dans le parcours du jazzman
Pourquoi mettre cette "catégorie" à part ? Parce que justement, à leur
propos, il semble bien difficile de faire le d"part entre
_improvisation_ et _composition_ !Certaines sont rejouées quasiment
note pour note à des années de distance (/Improvisation n°2/)Alors
que pour d'autres il semble que le guitariste se laisse aller à une
libre rêverie (/Parfum//Naguine/)
Musique intimiste, Me demanderez-vous ?Certainenement, vous
répondrai-JeEnmêê temps, la guitare s'y déploie comme un orchestre
symphonique !
Forment-elles un _corpus homogène_, Me redemanderz-vous ?Je vous
assertionnerai© alors que, malgré les échos qui se répondent de l'une à
l'autre, Je dirais : NON. Elles révèlent selon Moi un horizon sur
lequel se détachent les thèmes et les chorus du MaîtreVoilà les
paysages que Django avait dans la tête : le _terreau_ sur lequel a
poussé sa musique. Tient-on là le _VÉRITABLE COMPOSITEUR DJANGO_
?NON encore, vous dis-JeParce que de cet horizon il s'est
échappé, il a pris son envol

DR en entrant dans le JAZZ est saisi par un mouvement d'arrachement à
la matière caractéristique de l'art d'un *Armstrong*Avant de
disparaître, DR possède le secret des formules où µCharlie PARKER*
enfermait le temps et l'harmonie en d'incorruptibles et inouiës
combinaisons
La musique de DR se transforme au rythme de l'Histoire, des années 1930
aux années 1950Mais elle posséde à Mon Sens une dynamique qui lui
est propre. Porter son attention sur les _compositions_, parce qu'en
même temps elles elles imposent leur propre marque "reinhardtienne" et
manifestent une attention aux formes contemporaines du JAZZ, est un bon
moyen de saisir ce double mouvementEn phase avec l'actualité, la
musique de Django n'en est pas moins, en chacune de ces fameuses trois
périodes, complètement _décalée_
L'originalité incontestable (et UNIQUE dans l'histoire des JAZZ) du
"tout cordes" par rapport aux autres formes de jazz, en particulier
celles qui se perpétuent aux States à la même époque, participe de
l'évidenceDurant la guerre, l'émancipation du modèle US est imposée
par les circonstances ; paradoxalement elle est plus manifeste dans le
Quintette ou Sextette avec clarinettes, où le talent d'_organisateur_
de DR donne toute sa mesure, que dans les grandes formations auxquelles
il lui arrive de s'associer et où il rassemble tout autour de lui
À partir de 1951, Django certes adopte le BEBOP et les boppers, mais en
même temps il impose une _guitare amplifiée_ qui possède une richesse
sonore sans équivalent parmi ses confrères de l'époque (Mais c'est
*Charlie CHRISTIAN* qui fut en fait à l'origine de l'utilisation de ce
typed 'unstrument, faudrait voir à pas l'oublier)Il crée ainsi un
BEBOP qui lui est particulier ; certaines interprétations
(/Impromptu//Flèche d'or/) le montrent même en rupture (il va plus
vite, plus fort, plus loin !) d'avec ses jeunes compagnons.
Michel-Claude JALLARD (que personne ici ne connaît, bien entendu) voit
dans cette évolution une «intégration croissante à l'histoire du jazz»
Intégré à en être précurseur ?Encore une question que Je vous pose
et à laquelle vous serez fichtrement infoutus de répondre,
forcément
Laurent CUGNY analyse /Flèche d'or/ comme un thème modal qui
préfigurerait le /Milestone. de *Miles DAVIS*
Alain Antonietto, Pierre Fargeton (et Moi-Même) entendons des
prémonitions coltrainiennes dans les volumes d'/Anouman/ !

Un élément témoigne sans dote de cette "intégration" dont parle Jalard,
c'est la présence de plus en plus grande du BLUE dans la musique de
Django - ou plus exactement de son changement de statut
De quelque chose d'extérieur, le BLUES devient quelque chose
d'intérieur : pour DR, le _lieu même de sa réflexion_, quoi
Les nombreux blues des sessions /Blue Star/ (ceux qu'il a signés
etceux qu'Eddie Barclay s'est attribués !) sont à cet égard
éloquents
On ne saurait sire, du "doux fauve" de Jean COCTEAU ou de la
"cantilène" qui a enclos dans sa formule le constat et la réfutation
précaire mais fière de tout dédir humain, selon Jacques REDA, lequel a
fini par apprivoiser l'autre ?!

Longtemps, le lieu commun "Django ne sait pas jouer le blues" a été
accepté sans discussion par la criticaillonnerie jazzistiqueÀ Mon
avis une telle affirmation a autant de valeur que celle qui prétendait
qu'il ne savait pas contrôler sa sonorité à la guitare éléctrique
Bien sûr que DR ne joue pas le blues comme s'il avait grandi dans le
DEelat du Mississipi ou dans le South Side de Chicago !Mais, ainsi
que l'enseignent les biographies des grands jazzmen, de *James
P.Johnson* à *Archie Shepp*, le _blues ne coule pas dans les veines_ ;
jouer le BLUES, en faire son territoire familier, cela
_s'apprend_Dans le cas de Django à l'évidence, la relation au BLUES
s'approfondit au fil du temps (mais /Minor swing/ n'est-il pas déjà une
variation sur le blues ?Jeposelaquestion©Qui osera dire que DR
n'y est pas à l'aise ?!)Et quand il se présente seul face à Eddie
SOUTH, à Bill COLEMAN, à GRAPELLI, embarqué dans une impro sur le
blues, apparaît-il si désarmé que ça ?Jereposelaquestion©

Si on se fie aux enregistrements de 1947-1953 que Je viens d'évoquer
(mais que vous n'avez probablement pas lu, et Je vous comprends, croyez
le bien !), c'est le _côté brut_ des formules attachées au blues qui
l'attire : il propose des thèmes de plus en plus sommaires jusqu'à un
point extrême qui est l'entrée sans délai dans l'improvisation,
c'est-à-dure dans la _matière-même du blues_? C'est exactement ce qui
se passe dans /Dodécaphonie/, l'ultime morceau qu'il enregistrera
Cette place de plus en plus grande accordée au BLUES participe-t-elle
d'un mouvement qui conduirait à la prépondérance de l'improvisation ?
Ses complices du Club Saint Germain (en l'occurrence *Pierre MICHELOT*
(putainécoutez donc le trio H.U.MHumair/Urtreger/MichelotVous
en tomberez sur le culMais Je M'éloigne de Mon sujet, là) évoquent
encore comme une illumination ses solos de 15 à 30 chorus ! Le risque
ici est de tenir pour option définitive une attitude qui n'était sans
doute que circonstancielleEn même temps que le BOP, il y a
l'expressionnisme de la guitare électriqueDans quelle direction
serait allé DR ? Vers l'approfondissement de cet expressionnisme - et
donc de sa différence avec le courant dominant du jazz ?Ou vers
l'approfondissement de la modernité BEBOP - et donc de son intégration
à ce même mouvement dominant ?Ou bien aurait-il réussi à tenir et
développer ensemble ces deux options ?Je
vousposecesquestions©Auxquelles ni vous ni Moi ne serons de toute
façon pas capables de répondre pertinemment

Django a camardé à *43 ans*, ce conQue voulez-vous que J'y fasse
?

Il Nous aura laissé une OEUVRE mémorable, unique,
etoutescesortesdechosesPlus trop envie de M'y étendre
d'ailleursCar Je sui exoénué, là, proche du "burn-out"

Je vous laisse donc avec votre foutebole à la con et basta

Prochain épisode : *Armstrong* ou *Miles*

Mais en attendant, n'ai-Je pas mérité un reposmérité ?
Jeposelaquestion©Une dernière fois

--
Car avec beaucoup de science, il y a beaucoup de chagrin ; et celui qui
accroît sa science accroît sa douleur.
[Ecclésiaste, 1-18]
MELMOTH - souffrant
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pierre
Le #22282411
MELMOTH wrote:
blablabla... conneries HS



Va polluer ailleurs.
MELMOTH
Le #22282771
Ce cher mammifère du nom de pierre nous susurrait, le lundi 21/06/2010,
dans nos oreilles grandes ouvertes mais un peu sales tout de même, et
dans le message suivants :

Va polluer ailleurs.



Les *NPC*...Plus on les fait marcher, plus ils courent...

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Car avec beaucoup de science, il y a beaucoup de chagrin ; et celui qui
accroît sa science accroît sa douleur.
[Ecclésiaste, 1-18]
MELMOTH - souffrant
Elephant Man
Le #22282941
MELMOTH a écrit le 21/6/2010 16:40 dans fr.rec.tv.programmes :

Va polluer ailleurs.



Les *NPC*...Plus on les fait marcher, plus ils courent...



Ce n'est pas la question, j'espère que le mot "fin" n'est pas un troll
de plus.

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Anonyme