De la modification d'une photo

Le
filh
Bonjour

Je n'ai pas l'histoire en français :

<http://www.pdnonline.com/pdn/newswire/article_display.jsp?vnu_content_i
d03569046>
En court :
<http://cjoint.com/data/enhVrnNcPd.htm>

Bref un photographe qui avait enlevé une paire de jambes derrière un
élément anodin d'une photo se retrouve viré.

Intéressant car c'est vraiment un détail non significatif de la photo,
le genre de choses qu'on aurait pu faire disparaitre (enfin là ça aurait
été dur) en argentique sans se poser de pb

Vers un nouveau puritanisme ?

FiLH

--
Le fondement du constat bourgeois, c'est le bon sens, c'est-à-dire
une vérité qui s'arrête sur l'ordre arbitraire de celui qui la parle.
Roland Barthes.
http://www.filh.org
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Filip Supera
Le #3281141
Bonsoir,


Intéressant car c'est vraiment un détail non significatif de la photo,
le genre de choses qu'on aurait pu faire disparaitre (enfin là ça aurait
été dur) en argentique sans se poser de pb...

Vers un nouveau puritanisme ?


Je vois en légende de la photo "The Blade's policy is to never
alter photographs". Il s'agit d'une règle interne que le
photographe n'a pas respecté. Il a déclaré avoir fait la modif sur
une version perso de la photo et avoir interverti par erreur lors
de la livraison. Much ado about nothing :-) Mais, une règle est
une règle...

Palmerclaude
Le #3280741
"Filip Supera" news: 461fc9cf$0$21143$
Bonsoir,


Intéressant car c'est vraiment un détail non significatif de la photo,
le genre de choses qu'on aurait pu faire disparaitre (enfin là ça aurait
été dur) en argentique sans se poser de pb...

Vers un nouveau puritanisme ?


Je vois en légende de la photo "The Blade's policy is to never alter
photographs". Il s'agit d'une règle interne que le photographe n'a pas
respecté. Il a déclaré avoir fait la modif sur une version perso de la
photo et avoir interverti par erreur lors de la livraison. Much ado about
nothing :-) Mais, une règle est une règle...


Bonjour,
le problème est éthique et déontologique :
Le fait serait passé inaperçu sans dénonciation.
Mais qu'on ait soulevé le problème implique qu'effectivement on ne "devrait
pas" travestir la photo originelle.
Reste que ce journal ne met probablement pas à la porte ses metteurs en page
et graphistes quand, pour enlever un personnage gênant, ils recadrent au
niveau de la maquette...
Et par ailleurs on ne connaît pas les connotations comme les relations de
ce photographe avec son rédacteur en chef qui peuvent être mauvaises, cette
affaire étant un prétexte, si c'est une récidive etc...
Mais de toute façon ce problème de photographie est historiquement faussé,
depuis qu'on a voulu par la propagande politique en particulier faire des
photos des objets signifiés pour justifier de ses turpitudes ou plus
poliment de ses orientations.
Or, des mouvements artistiques comme dada ou ses successeurs, ou encore les
situationnistes par les détournements ont montré qu'une photo, une vidéo
n'était pas signifiante et que le seul fait de changer le commentaire
sonore, le découpage d'un film, le sous-titre d'une photo pervertissait la
réalité, fut-ce celle considérée comme telle par l'opérateur originel.
Comme je ne désire pas encore me faire rouler dans la farine par les uns ou
les autres sur mes "mémoires" historiques, je n'irai pas plus loin. Mais
plusieurs des décisions fracassantes de ma carrière ont directement découlé
de l'exploitation, l'interprétation contre mon gré de documents importants à
mes yeux, ou même de procès qu'on m'avait intenté parce que les
détournements volontaires que avais inclus dans des ouvrages photographiques
(photoromans) étaient jugés offensants pour des courants d'opinion. etc...
Je sens que je vais me faire insulter par des photographes qui considèrent
que leur OUVRE a un sens, que c'est ce qu'ils ont voulu, et que c'est ce que
les lecteurs en perçoivent....



Stephane Legras-Decussy
Le #3280711
"Palmerclaude" 4620cf2f$0$5066$
Et par ailleurs on ne connaît pas les connotations comme les relations de
ce photographe avec son rédacteur en chef qui peuvent être mauvaises,
cette affaire étant un prétexte, si c'est une récidive etc...


c'est bien évidement un prétexte quelconque
pour virer le type suite des problèmes quelconques...

aucun interet ...

Jacques
Le #3280551
"FiLH" news:1hwi090.8l6sbf1dbnu9jN%

Bonjour

Je n'ai pas l'histoire en français :

<http://www.pdnonline.com/pdn/newswire/article_display.jsp?vnu_content_i
d03569046>
En court :

Bref un photographe qui avait enlevé une paire de jambes derrière un
élément anodin d'une photo se retrouve viré.

Intéressant car c'est vraiment un détail non significatif de la photo,
le genre de choses qu'on aurait pu faire disparaitre (enfin là ça aurait
été dur) en argentique sans se poser de pb...

Vers un nouveau puritanisme ?


Un puritanisme à l'envers, alors. Les puritains pure souche auraient plutôt
exigé que les jambes soient enlevées car elles suggèrent une activité
licencieuse derrière ce numéro 19.

En l'occurrence, je pense comme Filip que la règle est la règle. En matière
de journalisme il est important de pouvoir fournir une référence sur la base
de principes immuables. Les possibilités de transmettre une information de
manière déformée sont déjà immenses, sans parler des possibilités
d'interpréter cette information différemment, il peut donc être important
pour un journal de chercher à ne pas dénaturer la réalité brute que montre
une photo. Bien évidemment, cela ne résoud pas le point soulevé par
palmerclaude à propos du choix dans le cadrage, mais là il s'agit d'adopter
un point de vue sur la réalité, pas de l'altérer. On ne peut pas tirer de
conclusion de ce qui est hors cadre, alors que là on tire la conclusion
erronnée qu'il n'y avait personne derrière le numéro 19.

Je pense à un exemple extrême et donc forcément un peu idiot: cette image
ayant été publiée, elle peut, dans quelques années, être utilisée pour
vérifier la présence ou l'absence d'une certaine personne à cet endroit
précis à ce moment précis, par exemple pour une affaire de meurtre. Cette
personne pourrait jurer qu'elle était bien là - et sa présence constituerait
son seul alibi - alors que la photo retrouvée dans les archives du journal
démontre bien qu'il n'y avait personne. Donc bye bye Mister, rendez-vous
dans le couloir de la mort. Bon, je schématise à gros traits, mais c'est
pour donner l'idée que cette paire de jambes est une information, même si
elle est à priori anodine et hors contexte, et que la supprimer peut être
considéré comme une faute en matière de journalisme.

Jacques

filh
Le #3280541
Jacques
"FiLH" news:1hwi090.8l6sbf1dbnu9jN%

Bonjour

Je n'ai pas l'histoire en français :

<http://www.pdnonline.com/pdn/newswire/article_display.jsp?vnu_content_i
d03569046>
En court :

Bref un photographe qui avait enlevé une paire de jambes derrière un
élément anodin d'une photo se retrouve viré.

Intéressant car c'est vraiment un détail non significatif de la photo,
le genre de choses qu'on aurait pu faire disparaitre (enfin là ça aurait
été dur) en argentique sans se poser de pb...

Vers un nouveau puritanisme ?


Un puritanisme à l'envers, alors. Les puritains pure souche auraient plutôt
exigé que les jambes soient enlevées car elles suggèrent une activité
licencieuse derrière ce numéro 19.


Hi hi...

En l'occurrence, je pense comme Filip que la règle est la règle. En matière
de journalisme il est important de pouvoir fournir une référence sur la base
de principes immuables. Les possibilités de transmettre une information de
manière déformée sont déjà immenses, sans parler des possibilités
d'interpréter cette information différemment, il peut donc être important
pour un journal de chercher à ne pas dénaturer la réalité brute que montre
une photo. Bien évidemment, cela ne résoud pas le point soulevé par
palmerclaude à propos du choix dans le cadrage, mais là il s'agit d'adopter
un point de vue sur la réalité, pas de l'altérer. On ne peut pas tirer de
conclusion de ce qui est hors cadre, alors que là on tire la conclusion
erronnée qu'il n'y avait personne derrière le numéro 19.



Oui mais de l'un dans l'autre... on a une sorte de frontière presque
arbitraire. Bon faut voir quelle est la politique éditoriale du journal
concernant le recadrage aussi :)

FiLH


--
Le fondement du constat bourgeois, c'est le bon sens, c'est-à-dire
une vérité qui s'arrête sur l'ordre arbitraire de celui qui la parle.
Roland Barthes.
http://www.filh.org


Florent
Le #3280531
Bonjour

Je n'ai pas l'histoire en français :

<http://www.pdnonline.com/pdn/newswire/article_display.jsp?vnu_content_i
d03569046>
En court :

Bref un photographe qui avait enlevé une paire de jambes derrière un
élément anodin d'une photo se retrouve viré.

Intéressant car c'est vraiment un détail non significatif de la photo,
le genre de choses qu'on aurait pu faire disparaitre (enfin là ça aurait
été dur) en argentique sans se poser de pb...

Vers un nouveau puritanisme ?

FiLH


il avait qu'a cadrer sa photo correctement au départ. il est mauvais.
c'est tout.

:D

Jacques
Le #3279951
"FiLH" news:1hwlyn6.b5zhqbseynk0N%
Oui mais de l'un dans l'autre... on a une sorte de frontière presque
arbitraire. Bon faut voir quelle est la politique éditoriale du journal
concernant le recadrage aussi :)


C'est sûr. Et comme le suggère Florent, le photographe aurait pu simplement
recadrer sa photo pour enlever le 19 et les jambes parasites (si la ligne
éditoriale du journal l'autorise, bien sûr :-)). D'ailleurs, le fait qu'il
ne l'ait pas fait montre bien qu'il a privilégié un choix esthétique plutôt
qu'un choix journalistique, donc qu'il a mal fait son boulot. Et toc.

Jacques

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