Le Monde: Une Marocaine en burqa se voit refuser la nationalité française

Le
mugglefuggle
Une Marocaine en burqa se voit refuser la nationalité française

LE MONDE | 11.07.08 | 10h37 • Mis à jour le 11.07.08 | 10h37

a burqa est-elle incompatible avec la nationalité française ? Une
Marocaine de 32 ans, mariée à un Français et mère de trois enfants =
nés
en France, vient de se voir refuser la nationalité au motif qu'elle "a
adopté, au nom d'une pratique radicale de sa religion, un comportement
en société incompatible avec les valeurs essentielles de la communaut=
é
française, et notamment le principe d'égalité des sexes".

Pour la première fois en France, le Conseil d'Etat, dans un arrêt du
27 juin, a pris en compte le niveau de pratique religieuse pour se
prononcer sur la capacité d'assimilation d'une personne étrangère.
Jusqu'à présent, dans la communauté musulmane, seules des personnes
jugées proches de mouvements fondamentalistes ou ayant publiquement
tenu des propos relevant de l'islam radical se sont vu refuser la
nationalité française. Et aucune n'est allée au bout de la procédur=
e.

Dans le cas de Faiza M., ce sont sa tenue vestimentaire et sa vie
privée qui sont mises en avant pour confirmer le refus de la
nationalité française. Invoquant le principe de liberté religieuse
garanti par la Constitution et le fait qu'elle n'a, depuis son arrivée
en France en 2000, "jamais cherché à remettre en cause les valeurs
fondamentales de la République", Mme M. avait demandé au Conseil
d'Etat d'annuler le décret de 2005 refusant sa demande pour "défaut
d'assimilation".

GYNÉCOLOGUE HOMME

La commissaire du gouvernement (chargée de donner un avis juridique),
Emmanuelle Prada-Bordenave, a insisté sur les entretiens qu'a eus le
couple avec les services sociaux et la police. A trois reprises, Faiza
M. se serait présentée "recouverte du vêtement des femmes de la
péninsule arabique, longue robe tombant jusqu'aux pieds, voile
masquant les cheveux, le front et le menton et une pièce de tissu
masquant le visage et ne laissant voir les yeux que par une fente".

Le couple reconnaît "spontanément" son appartenance au salafisme. Ce
courant de l'islam, qui prône une lecture littérale et rigoriste du
Coran, s'inspire du mode de vie des premiers fidèles du prophète
Mahomet. Faiza M. a affirmé qu'elle n'était pas voilée quand elle
vivait au Maroc et a indiqué "qu'elle n'a adopté ce costume qu'après
son arrivée en France à la demande de son mari et qu'elle le porte
plus par habitude que par conviction".

"D'après ses propres déclarations, a souligné la commissaire du
gouvernement, elle mène une vie presque recluse et retranchée de la
société française. Elle n'a aucune idée sur la laïcité ou le dr=
oit de
vote. Elle vit dans la soumission totale aux hommes de sa famille ."
Faiza M. semble "trouver cela normal et l'idée même de contester cette
soumission ne l'effleure même pas", a ajouté Mme Prada-Bordenave,
estimant que ces déclarations sont "révélatrices de l'absence
d'adhésion à certaines valeurs fondamentales de la société frança=
ise".

Parallèlement, il est apparu que Mme M. "parle bien français", un
critère habituellement retenu dans l'attribution de la nationalité et
que, durant ses grossesses, elle a été suivie par un gynécologue
homme.

Cette décision, qui est prise quelques semaines après l'annulation
d'un mariage entre deux époux musulmans, au motif que la femme avait
menti sur sa virginité, traduit l'émergence dans la société franç=
aise
de questions liées aux particularismes religieux et culturels. "Cette
affaire montre que le droit est de plus en plus amené à se prononcer
sur les conflits de valeurs que pose l'islam à la société", constate
Didier Leschi, ancien chef du bureau des cultes au ministère de
l'intérieur, spécialiste de la laïcité. Sans possibilité de recou=
rs,
Faiza M. pourra, selon les juristes, renouveler sa demande quand elle
aura prouvé qu'elle "a fait siennes les valeurs de la République".


Stéphanie Le Bars
Chronologie

Avant 1973. Les femmes conjointes d'un Français devenaient françaises
par le mariage. Les hommes devaient demander leur naturalisation.

1973. Le nouveau code de la nationalité supprime l'effet automatique
du mariage sur la nationalité. Depuis, le conjoint de Français, qu'il
soit homme ou femme, peut acquérir la nationalité française par une
simple déclaration. Le gouvernement ne peut y faire obstacle que pour
des raisons édictées par la loi; il ne peut s'y opposer que pour
"indignité ou défaut d'assimilation".

Lois Sarkozy. Au nom de la lutte contre les mariages de complaisance,
le délai à partir duquel le conjoint peut demander la nationalité
française a été porté d'un à deux ans par la première loi Sarko=
zy en
2003, puis de deux à quatre ans, voire à cinq ans si le couple ne
réside pas en France, par la seconde loi Sarkozy en 2006.

http://www.lemonde.fr/societe/article/2008/07/11/une-marocaine-en-burqa-se-=
voit-refuser-la-nationalite-francaise_1072401_3224.html
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Le #16078831
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Ma Rock'n'Roll
11.07.08 | 17h14
Rien à déclarer à part mon jean et mes Dr Martens... Des fois on se
demande si les valeurs de la république ne sont pas en fait la
jalousie, l'intolérance, l'égoïsme, l'avarice, le mépris, la
stupidité, l'arrogance.


Hussard Noir du Béarn
11.07.08 | 17h01
Le relativisme nécessite aussi bien l'autonomie que l'autosuffisance
des cultures. Indifférent aux valeurs, il présuppose forcément une
certaine distance. Relisez Lévi-strauss. La coexistence de valeurs
incompatibles est impossible. Les cultures du libre examen sont par
définition fragiles et vulnérables. En cédant face aux stériles
cultures du dogme elles se vouent au suicide. Contester cette décision
exemplaire du C.d'Etat donne une idée de l'ampleur du vertige
nihiliste dans notre société.

natacha
11.07.08 | 17h01
Enfin, on se reveille ! Merci le Conseil d'Etat.

François M.ON VERRA PLUS TARD
11.07.08 | 16h45
Diable!Quel dilemme!Pris au piège de notre tolérance extrême?Déjà , le
foulard avec cette impossibilité de se mettre d'accord.Maintenant, la
burqa. Comment faire honnêtement, dans une république laïque, la
différence entre se battre pour permettre à chacun de pratiquer sa
religion librement et refuser en l'occurence les attributs
vestimentaires que certains considèrent comme indispensables? Comment
fixer les limites? Rappelons sans cesse nos valeurs et notre principe
d'égalité des sexes!

Le+Glaude
11.07.08 | 16h43
Ceux qui sont outrés par la décision du conseil d'état n'ont pas dû
croiser souvent des femmes complètement voilées, même les yeux : on a
l'impression de croiser un fantôme. Désolé, mais c'est aux immigrés de
s'adapter à la France et à sa culture judéo-chrétienne, pas le
contraire. Bientôt, on va nous demander de détruire les églises au no m
de la laïcité !

trencavel
11.07.08 | 16h40
Frédéric Lenoir, rédacteur en chef du Monde des Religions: « Il exi ste
en France une islamophobie non seulement d’origine populaire, mais
aussi dans les élites de la République ». juin 2008-06-30(dans
l'émission "Noms de Dieux",RTBF) Les processions catholiques, en bure
ou pas, sont bien une manifestation religieuse dans l’espace public,
et elles sont acceptées par la République. Pourquoi alors cette
islamophobie et ce courrier des lecteurs nauséabond ?

les français ont peur,ils ont la trouille!
11.07.08 | 16h31
Les cathares aussi se repliaient:au bucher pour satisfaire les bons
français!Il refusait de manger du porc chez lui: sale marane(juif), au
bucher pour satisfaire les bons chrétiens et l'Inquisition!En 40,
heureusement que de bons médecins bien français dépistaient-largeur
des narines ou des machoires-, les juifs qui ne se déclaraient pas
juifs!Bientôt, on va faire la remarque au jeune juif qui portait la
kippa et s'est fait tabassé, qu'il l'avait mérité!Populisme nauséab ond
de bcp de lecteurs!

thierry+h
11.07.08 | 16h14
Je n'avais pas d'opinion sur le sujet. Puis, un jour, j'ai vu une de
ces femmes en burqa. J'ai ressenti un choc. Le mari, un gars aux yeux
bleus, se pavanait devant. Elle, avançait dans prison de voile,
retranchée du monde. Une ombre, sans individualité. Sans signe
distinctif. Sans vie.

Luna
11.07.08 | 16h03
j'approuve !! Que cette personne reside en France et porte la burka
c'est son droit, mais accorder la nationalité revient a cautionner des
valeurs et attitudes contraires a celles du pays. On peut respecter
son voisin sans pour autant vouloir lui donner carte blanche chez
soi ...

NICOLE P.
11.07.08 | 16h00
on croit rêver! au Maroc elle ne portait pas sa burqa, elle arrive en
France: elle l'enfile! qui parmi les lecteurs se demande pourquoi?
pour être "une bonne petite française "?! le "paradoxe" justifie la
décision de refus. Bravo le conseil d'état pour votre clairvoyance et
merci pour l'avenir de nos filles !

ebolavir
11.07.08 | 15h55
Sans la nationalite francaise, cette pauvre femme depend encore plus
de son mari. Elle doit croire qu'elle ne pourra pas divorcer de peur
de se faire expulser, etc. Le mari integriste ne doit pas etre si
fache de cette decision. L'article me parait legerement incoherent.
Elle parlerait francais et n'aurait aucune idee des valeur de la
societe francaise ? Ou bien se conforme-t-elle a ce que son mari lui a
prescrit de dire ?

M. X.
11.07.08 | 15h54
Demander la nationalité d'un pays accueillant, c'est respecter ses
règles avant tout ! Il y a des devoirs et non pas que des droits. En
France, c'est la laïcité, la république, parler et écrire le
français... Ce ne sont pas que de vains mots !

JEAN LOUIS D.
11.07.08 | 15h44
la decison du conseil d' etat est un signal fort en traçant une ligne
rouge à ne pas depasser ;il est grand temps de passer à l' offensive
en pronant les valeurs laiques fondatrices de la Republique : la
Republique , toute la Republique , Rien que la Republique

ML
11.07.08 | 15h35
Les lecteurs qui raagissent semblent remplis d'un fondamentalisme athé
et xénophobe violent. Bien d'accord avec Lecteur X. On lui reproche
d'être "trop religieuse", d'être "soumise". En quoi cela a à voir ave c
la nationalité ? Et pour cette envolée risible concernant "nos
valeurs"... La fraternité, l'amour, la paix, le respect? Où sont-
elles? Ces réactions montrent la recrudescence d'une violence
psychologique, d'un début de "fascisme" dans un monde de consommateurs
en manque de pouvoir d'achat!

turquoise
11.07.08 | 15h33
1492: les Juifs sont chassés d'Espagne. 1685: Révocation de l'Edit de
Nantes. 2008: une autre religion, la même intolérance. je suis athée,
de "racines chrétiennes" et pourtant je défend les droits de ceux qui
pratiquent ce qu'ils veulent. assez des généralités - toutes les
femmes qui portent foulard ou burka le font par choix, tout comme les
femmes chrétiennes qui ne mettent pas de minijupes et pour les mêmes
raisons, le regard des hommes sur elles.

longsword
11.07.08 | 15h33
et le mari ? cette femme n'est pas arrivée à se voir refuser la
nationalité française sans l'"aide" de son mari qui lui l'a obtenu !!
profondément pour l'égalité des sexes, je trouve que le mari devrait
être puni lui aussi car si cette femmme était seule, elle ne serait
sans doute pas vétue ainsi .

A.Z.
11.07.08 | 15h32
L'arrêt du Conseil d'État est parfaitement fondé. Organisme juridique ,
il doit choisir son motif: religieux (certaines pratiques sont
incompatibles avec les droits de l'homme) ou politique (tel activiste
se désigne lui-même comme notre ennemi). Mais le commentaire politique
doit ignorer cette distinction, artificielle en l'espèce, puisque le
salafisme a justement pour objet de la nier. Car on le sait: "retour à
l'Islam des premiers temps" a aussi une signification politique:
"reprise du Jihad".

Olivia R.
11.07.08 | 15h11
Excellente décision du Conseil d´Etat, les "valeurs" de l´islam sont
totalement incompatibles avec les notres . Espèrons qúe cette décisio n
n´est que la première d´une longue série.

KIKOUYOU
11.07.08 | 15h10
Comment pourrait-elle adhérer aux valeurs républicaines si elle n'a
aucune idée de ce qu'est la laïcité ou le droit de vote? Lui refuseer
la la nationalité c'est l'enterrer dans la soumission qui est la
sienne, et l'oublier dans une ignorance dont elle n'est pas
responsable et dont elle subit les conséquences, comme elle le dit,
sans conviction. Fille d'immigrés, je ne vois pas en outre comment ses
enfants pourront accepter un pays qui rejette leur mère. Une belle
leçon d'intégration!

launi
11.07.08 | 15h06
Il y a une escalade, que je regrette, habitante d'une petite ville où
vivent comme ailleurs des immigrés depuis fort longtemps. Je suis
partisane des mélanges, ils sont enrichissants... Alors, pourquoi tant
de voiles, depuis qqs années ? Cela me trouble, d'autant plus que ces
jeunes femmes s'enferment, disent moins bonjour que leurs mères, ne se
mélangent pas. J'aimerais comprendre mieux.

jean-louis F.
11.07.08 | 15h04
Bonne et sage décision

mouche_du_coche
11.07.08 | 14h48
le principal problème est qu'on tolère pour quelques unes, puis elle
deviennent des milliers, puis certaines se sentent obligées de suivre
par la pression de leur milieu et malgré leurs convictions moins
extrêmes. On l'a vu pour le foulard!

Antigone2
11.07.08 | 14h47
J'approuve la décision du Conseil d'Etat.C'est la moindre des choses
lorsqu'on veut obtenir la nationalité française de connaître les
fondement de la République. Derrière cette femme, visiblement
instrumentalisée, il y a son mari, et tout l'obscurantisme dont il est
porteur.

Serge B.
11.07.08 | 14h47
Le déguisement des fondamentalistes (musulmans, juifs ou autres) est
une atteinte très nette aux principes de notre république laïque. Mai s
on n'a jamais interdit aux juifs hassidiques de sortir avec leur
accoutrement. Je suis contre l'autre déguisement dont fait état votre
article. Et je pense que la république doit imposer ses valeurs : ceux
qui ne les acceptent pas ne sont pas obligés de rester en France. Mais
de grâce : pas deux poids deux mesures.

G.F.
11.07.08 | 14h46
Accepter pour soi, de gré ou de force, un comportement infériorisant
n'est pas compatible avec les valeurs françaises, et heureusement."Nul
n'a le droit de consentir pour soi-même à l'esclavage", dit Rousseau.
La burqua qui ne permet pas d'échange à visage découvert, est à ell e
seule déclaration d'hostilité et donc de volonté de non-intégration .
Nous avons d'ailleurs droit à un espace public assez neutre pour que
nos croyances intimes ne soient pas envahies de l'exhibitionnisme des
intégristes!

Bertrand C.
11.07.08 | 14h46
Il était temps que ce point soit abordé non politiquement. Quand on
sait que les autorités religieuses islamiques en France refusent même
de fournir des aumoniers pour les soldats musulmans qui servent chez
nous ! Cette femme accepte placidement les diktats de son mari. C'est
bien là le pire de cette situation ! Quant à autoriser de nouveaux
extrèmistes religieux, c'est non : il nous faut déjà gérer les
chrétiens et les juifs extrémistes ! La Liberté de culte n'autorise
pas n'importe quoi !

ArN
11.07.08 | 14h44
Moi je suis d'accord avec ce jugement. La liberté de religion ne veut
pas dire qu'on peut conférer la nationalité française n'importe
comment et sans contrôle. Ici, des comportements et une mentalité, non
républicains, sont en cause. Cette femme n'est pas Française, même si
— bien sûr — son droit à résider sur le sol français ne fait au cun
doute. Et d'ailleurs, partant de cela, ce serait bien que l'on puisse
enlever leur nationalité à tout un tas de personnes qui se croient au
VIIIème siècle.

Oomu
11.07.08 | 14h42
De quoi à peur la France ? C'est l'état qui >est laïque , pas les ci toyens. La peur de >l'autre est la source de comportement >dangereux qui co nduit les peuples aux >pires actes de barbarie , regarder 50 ans en >arrier e. y a aucune peur ici. les pratiques, contraires au pacte qui permet à n otre société d'être relativement égalitaire entre homme et femmes e t permettent à toutes les religions d'exister , doivent être refusées . le radicalisme est un danger pour les religions.



Oomu
11.07.08 | 14h37
cela me semble être une très bonne décision.

Le Rustre
11.07.08 | 14h36
Bravo la France ! Enfin une décision qui montre notre détermination à
ne pas donner une base juridique au droit de vivre comme au moyen âge.
Si elle veut vivre selon ces principes, il y a suffisamment de pays où
elle "s'épanouira".

Lecteur X
11.07.08 | 14h33
Quelle douce odeur d’islamo phobie et de populisme… Que reproche-t-on
à cette femme, d’être soumise ? Donc comme souligné dans un autre
article, les femmes battues ne doivent pas obtenir la nationalité
française. D’être trop pratiquante ? Alors le critère vestimentaire ne
réponds pas à l’égalité homme femme, en plus on ne reprochera jam ais à
un catho d’être trop pratiquant. Vous n'êtes pas d’accord pour le b ien
des femmes, mais parce que pour vous français = catho ou athée, mais
pas musulman

gontran
11.07.08 | 14h31
Excellente nouvelle que ce refus de nationalité.

mija
11.07.08 | 14h30
Quand, sous couvert de respecter les droits d'autrui, on cesse de
respecter ses propres valeurs,on risque de se retrouver avec toutes
les femmes obligées de porter la burqa et de voyager dans des wagons
"réservés". Nos descendantes n'auraient alors que leurs yeux pour
pleurer et ce serait notre faute. Ce n'est pas la peur de l'autre,
c'est le respect de soi. A moins, messieurs les censeurs, que vous ne
trouviez que, finalement, c'est juste tout ce qu'il faut à vos femmes
et à vos filles...

martin J.
11.07.08 | 14h28
Parfaitement d'accord avec Pierre L. toutes ces réactions de bravo me
font un peu peur. Alors certes je suis profondément laïque et ne
cautionne pas du tout le port de la burka, mais de quel droit peut-on
refuser à cette femme la nationalité française ? Parce qu'elle est
musulmane ? Si elle avait été chrétienne ou juive intégriste, jamai s
elle n'aurait été traitée de cette façon. De plus en lui refusant l a
nationalité française on l'éloigne encore plus de nos valeurs
républicaines.

aristochat
11.07.08 | 14h24
Une saine et sage décision. Il est temps que la République Française
réaffirme haut et fort ses valeurs et que chacun sache qu'au pays des
droits de l'homme ( et de la femme )les comportements archaïques et
dégradants pour la personne humaine ne sont plus de mise.

André R.
11.07.08 | 14h23
A Emile G. : confusion sur l'assimilation des valeurs.Bravo le Conseil
d'Etat, c'est la liberté républicaine que vous défendez pour tous,
quelle que soit la religion.

azerty
11.07.08 | 14h12
la religion de la laideur est enfin confrontée au droit. Lamentable
qu'il est fallut tout ce temps pour se rendre compte de
l'incomptabilité des principes et des bases qui fondent notre socieét é
avec tous ceux qui ont une lecture simpliste des grands textes
religieux. Ces textes ont tous besoin d'une interprétation et d'une
adaption en fonction du context historique dans lequel ils ont été
révélés

Wald
11.07.08 | 14h10
Est-ce que le fait que quelques moines se promènent en bure justifie
l'extension du port de la burqa dans notre pays ? Est-ce que le fait
qu'il y ait des "machos" peut justifier l'introduction de la charia ?
Certains raisonnements en apparence tolérants et logiques sont en fait
puérils et superficiels.

Pastaman P.
11.07.08 | 14h09
Essayez de prendre la nationalite dans un pays musulman en etant
chretien pratiquant. He he! Ou encore pire, etre un homo avec un mari
homme! La majorite des immigres prennent les occidentaux pour des
cons. La seule raison de venir est economique. Ils ne viennent pas
pour epouser nos valeurs. He he, la comedie humaine!

degrezero
11.07.08 | 14h02
Etats unis, Royaumes Unis, Pays bas, Allemagne... des nations qui
exigent la reconnaissance de leur identité et l'adoption des lois et
coutumes de leurs sociétés pour obtenir la nationalité. La nationalit é
Française, n'en déplaise aux exo-charitables*, ne se limite pas à une
carte d'identité. * exo-charité: charité faite avec le bien d'autrui.

BEN
11.07.08 | 13h58
une marocaine en burqua...qui ne la portait pas au maroc...exemple
topique d'un problème bien français!!

Lord Paulhan
11.07.08 | 13h54
Pour améliorer définitivement son adhésion aux valeurs de la
Républiques, peut-être la malheureuse candidate devrait-elle lire ce
chef-d'oeuvre de la littérature française qu'est <i> Histoire d'O </
i>, apologie de la soumission que toute électrice sarkozyste a sans
doute feuilleté d'un doigt ? Avant de rendre leur jugement, les
magistrats du Conseil d'Etat ont-ils lu Molière ( «Et s'il me plaît à
moi d'être battue? » )? La prochaine fois, qu'elle vienne avec un
chapelet emprunté à Ste Ingrid.

Hervé D.
11.07.08 | 13h54
Mr Frederic D est étonnant : Dans les pays étranger les européents
seraient CONTRAINTS de ne pas s'habiller comme ils veulent alors qu'en
France (en "europe chrétienne" dit-il), les filles et jeunes filles
sont LIBRES de s'habiller comme elles l'entendent, MAIS à
l'européenne". La liberté s'arrète-t-elle à des règles de biens éance
fixées par Mr Frederic D .. ou par le pape ?

Zamzibar
11.07.08 | 13h53
Ouf!!! J'avais peur que la France emprunte le chemin de la Grande-
Bretagne et intègre bientôt la Charria comme source du droit à coté du
Code Civil !! Ne pourront devenir Français que ceux qui partagent nos
valeurs.Cela me parait le strict minimum que l'on puisse exiger.

Olaf
11.07.08 | 13h53
Pourquoi voudrait on la nationalite francaise si l'on nadhere pas a
certaines valeurs fondamentales de la republique et de ses valeurs? Je
trouve cette decision tout a fait normale.

Aclaire
11.07.08 | 13h53
Enfin!! Je suis tt a fait d accord avec la decision prise. Une
nationalite n est pas une simple carte d identite et des avantages.
Cest aussi un systeme de valeurs a apprehender puis a adopter.

Et le mari ?
11.07.08 | 13h53
L'Etat fait un effort important pour que les étrangers s'assimilent :
des formations civiques et linguistiques gratuites sont dispensées par
l'ANAEM (OMI+SSAE). Où en est l'épouse? Son mari n'a-t-il pas aussi
vocation à l'éduquer ou à lui donner les moyens de s'éduquer? Que d it
la Loi à ce sujet? Quelles sont ses obligations ? Est-il condamnable ?
Si oui, qu'on agisse. Intuitivement, l'épouse semble en effet ne pas
avoir un niveau qui lui permette de progresser par elle-même vers
l'assimilation.

yannick L.
11.07.08 | 13h48
Bravo ! La République ne devrait jamais s'accommoder de telles
manifestations d'obscurantisme. Un conseil à cette femme, au lieu de
souffrir, en France, de cette «intolérance» elle devrait aller vivre
dans tous ces pays qui humilient les femmes, elle aura l'embarras du
choix !

Jean-Pierre B.
11.07.08 | 13h48
ce qui me met mal à l'aise c'est que cette situation met cette femme
sur la sellette et la pointe du doigt, alors que la pratique mise en
cause lui est imposée par son environnement masculin. Imaginer qu'elle
puisse évoluer en toute indépendance suivant son libre arbitre semble
illusoire au vu de la description faite. Haro sur la femme, le mari,
lui, n'est pas mis en cause.

rockbrun
11.07.08 | 13h44
Très bonne décision ! l'islam radical est incompatible avec les
valeurs de la république. On ne voit pas pourquoi il faudrait
accueillir des ennemis ! que certains ici , au nom de la tolérance ,
de la liberté de culte , soutiennent une ouverture à cet autre
intolérant , me semble justement relever du 'deux poids deux mesure' !
Alain B.

Anne-Marie F.
11.07.08 | 13h44
Sujet sensible : il faut rester ferme face aux ayatollahs qui
sévissent en France, financés par les pétro-dollars, ferme vis à vi s
des candidats à la nationalisation Française qui ne veulent pas
s'intégrer socialement... En même temps, dans ce cas précis, ce serai t
plutôt son mari qu'il faudrait "dénationaliser" et lui accorder à ell e
le seul moyen de s'en sortir : la nationalité Française qui la
protègera en cas d'abus de sa famille...

PHILIPPE B.
11.07.08 | 13h36
Voici une décision juste, conforme aux principes et aux références de
la France, laîque et républicaine! Merci au Conseil d'Etat dont
l'arrêt, bien sûr, n'est en rien contraire aux traditions d'accueil et
d'hospitalité de notre pays,auxquelles je suis profondément attaché.
Il me semble en effet évident que, dans cette affaire, c'est notre
société tout entière qui était provoquée, et "testée", par les
fondamentalistes dont cette malheureuse femme n'était que
l'instrumentalisation .

Hussard Noir du Béarn
11.07.08 | 13h34
C'est l'autonomie personnelle et l'assomption des droits et devoirs
qui définissent le citoyen. La conquête de la citoyenneté c'est
justement celle de la visibilité symbolique. Comment l'accorder à un
être invisible? Sérieusement, il ne s'agit pas ici de citoyenneté mai s
de droit à l'occupation cynique de l'espace commun. L'agressive provoc
est déjà bien rodée: Pris au piège de tes valeurs, tu dois me
permettre d'épanouir les miennes qui consistent à squatter les tiennes
avant de les détruire

bobo
11.07.08 | 13h33
1- on se demande ce que fait le mari avec la nationalité française 2-
on se demande aussi pourquoi c'est en venant en France que le femme se
voile et non pas au Maroc On est dans le délire, avec des gens aux
intentions sulfureuses... et ce genre de comportement nuit à la
communauté musulmane ! Affaire à classer rapidement qui ne mérite
aucun débat - car ce n'est pas la liberté de la religion qui est en
jeu, c'est la liberté des intégrismes obscures ou sectes intégristes !

Olivier AF.
11.07.08 | 13h33
L'article mériterait d'être plus long pour se faire une idée plus
précise de la situation. Quoi qu'il en soit, le voile est incompatible
avec l'identification des personnes par toute institution étatique
(école, police, bureau de vote, sécurité sociale). A ce titre, il pos e
un problème formel qui dépasse toute question idéologique. Il me
semble que le problème que la République traite mal est celui de
l'homme salafiste: il ne bat peut-être pas sa femme, mais il l'empêche
d'être française.

Marie
11.07.08 | 13h33
D'accord avec Philippe F. Comme d'hab, on soumet les non-
ressortissants à des exigences et des fantasmes que nous sommes
incapables d'honorer nous-mêmes.

Daniel B.
11.07.08 | 13h33
d(D)ieu merci pour cette décision

SWEG
11.07.08 | 13h33
En portant la bourka, elle fait simplement la démonstration qu'elle
n'en à rien à battre de l'intégration. En France, c'est comme çà, on y
viens pour partager des valeurs. En + elle ne mets son voile qu'en
France, encore une preuve que l'on est des gens avec qui il ne faut
pas partager. Qu'elle rentre au Maroc définitivement. Sinon, y a
d'autres pays, ou l'association est la règle. En Angleterre ou au
Canada par exemple. La charia appliquée à Toronto ou Londres est
d'actualité, ici, pas glop..

lannig
11.07.08 | 13h29
Moi ce qui me choque dans cette affaire c'est que cette femme, dit
l'article, ne portait pas le voile au Maroc, alors pourquoi en
France ? Parce qu'elle s'est mariée avec un salafiste ! Mais lui est
français ! A l'évidence le conseil d'état a raison car elle est
soumise à son mari et lors des votes se soumettra au choix de son
mari. Personnellement, je suis choquée de voir de jeunes femmes en de
telles tenues, et souvent des femmes nées en France de mère non
voilées. cela en dit long...

Philippe L.
11.07.08 | 13h28
Oui, 100 fois oui. Il n'y a pas de place pour ceux qui mettent les
lois de leur(s) dieu(x) au dessus de celles démocratiquement choisies
par les hommes, et en l'occurence les lois de notre République. Avec
un très fort bémol pour le caractère totalement artibraire de cette
décision. Car que penser de quelqu'un qui mettrait le prêtre au dessus
de l'instit, surtout si ce quelqu'un est le garant des institutions de
cette même République.

Mélanie B.
11.07.08 | 13h23
Pour être française il faut être une femme libérée mais pour se m arier
à un français par contre ...

MAX L.
11.07.08 | 13h23
Enfin !!! Il est temps que la france rappelle les valeurs
fondamentales de la République : laîcité, égalité... On n'en fini t
plus de ce retour des religions, de toutes les religions . Geste
salutaire qui doit être appliqué contre tous les intégrismes. La
religion ne doit pas sortir de la sphère privée.

michel R.
11.07.08 | 13h21
L'article dans son titre est volontairement provocateur et attribue le
refus de la naturalisation à la Burka alors que le refus est motivé
par une attitude et un comportement. Ce qui est associé à la Burka est
aussi que la femme doit quitter la piece si un homme entre et la
soumission totale à son mari etc... Elle devient un objet. Le refus
est motivé. Maintenant si les critères sont d'accepter "Chaque femme
martyrisée dans le monde" comme l'a dit NS , il y a contradiction

Pierre L.
11.07.08 | 13h20
De quoi à peur la France ? C'est l'état qui est laïque , pas les
citoyens. La peur de l'autre est la source de comportement dangereux
qui conduit les peuples aux pires actes de barbarie , regarder 50 ans
en arriere.

Arthur M.
11.07.08 | 13h18
Vous entendez ce spatch ? C'est mon cœur qui saigne.... L'arrêté du
conseil d'état me semble plein de bon sens. Il est plus que temps de
réaliser que certaines pratiques religieuses ne sont pas compatible
avec notre société. La liberté personnelle s'arrête là ou commenc e
celle des autres.

Christiane D.
11.07.08 | 13h15
Avoir un gynéco mâle pour moi n'est pas un critère d'assimilation. En
tant que femme, j'ai plus confiance en UNE gynéco, qui elle, connaît
dans sa chair (pas seulement techniquement), ce que sont les règles,
seins, grossesse et j'en passe. Ca me rassure. J'ai moins l'impression
d'aller chez le "garagiste" : ma perception du corps médical, vu les
nombreuses spécialités qui s'ignorent les unes des autres...

Claude G.
11.07.08 | 13h13
Bravo pour cette décision. Quand on dépasse les bornes , il n'y a plus
de limtes.

rf
11.07.08 | 13h12
À l'auteur de l'article : on trouve de plus en plus d'articles écrits
dans un style médiocre dans les pages du Monde, mais votre texte fait
remarquable exception. Merci !

Les humanistes associés
11.07.08 | 13h10
Tout le monde comprends bien que ce n'est pas la pratique religieuse
qui est en cause mais le système de valeurs de certaines pratiques
religieuses, incompatibles avec les valeurs de la République. 100% des
régimes politiques où les femmes se promènent en Burka sont
tyranniques et les femmes déchues de droits élémentaires. On a fait l a
guerre aux Talibans pour ces mêmes raisons. Comment peut-on tolérer
sur notre sol, les mouvements salafistes alors qu'ils ont déclaré la
guerre à l'Occident ?

Emile G.
11.07.08 | 13h09
Combien de millions de Français et Françaises bon teint n'ont aucune
connaissance de l'égalité des sexes,du droit de vote,de la laïcité? Ne
nous prenons pas comme constitués de 60 millions d'individus rompus
aux valeurs de la République.J'attends qu'on retire la nationalité
françaises à tous les couples mariés en latin par un prêtre
intégriste,le latin n'étant pas la langue de la République,une et
indivisible.Que la Justice s'occupe plutôt de punir les délinquants
financiers,bien plus nuisibles.

D. B.
11.07.08 | 13h07
Autant l'intention du juge est compréhensible, autant la décision met
le doigt dans un engrenage particulièrement dangereux. La religion
n'est-elle plus du domaine privé en France ? Y a-t-il trouble à
l'ordre public ? Les entretiens de cette femme au commissariat ont-ils
eu lieu en présence de son mari ? C'est à son mari qu'il aurait fallu
refuser la nationalité !!

Charles C.
11.07.08 | 13h05
C'est quoi ces commentaires ? Ce n'est pas parce qu'on accorde pas la
nationalité à quelqu'un pour une raison que l'on doit retirer la
nationalité à ceux qui l'ont déjà pour cette même raison... Déc ision
sage du conseil que malheureusement beaucoup n'ont pas l'air de
comprendre. Quand toutes nos femmes seront obligées de mettre la burqa
peut-être alors réagirez-vous ???

Christiane D.
11.07.08 | 13h05
J'approuve la décision légitime du Conseil d'Etat. Cette personne est
en charge d'éduquer 3 enfants dans un pays dont elle n'a (et
n'aura)aucune idée des lois et valeurs. Que va t-elle leur
transmettre, hormis l'amour maternel ? Désolée, mais l'habit fait le
moine dans notre monde des apparences, sinon un Sarko ne serait pas
autant décrié ! Ce qui n'est pas juste, c'est que beaucoup d'autres
individus ont acquis indûmment la nationalité française sans prise en
compte de ces critères.

Soyons+Dada
11.07.08 | 12h59
Ma tolérence aux archaismes des uns et des autres s'arrète à
l'intolérable et la burqua en fait partie. Je note par ailleur que les
pro-burqua dissimulés derrière leur justitude ne semblent pas
interpelés par le fait que cette dame ne porte ce costume que depuis
son arrivé en France sur la demande de son mari et qu'elle veux ns
faire croire son absence de conviction en la matière. Of course, une
burqua, c'est tellement pratique qu'on en viendrai à l'oublier...

Cassandre
11.07.08 | 12h45
Une preuve d'intégration dans une société se mesure à la capacité à
s'adapter à un environnement. Quand je vais dans une église ou une
mosquée, j'adopte une tenue adaptée et respectueuse de ces lieux. Sur
une plage naturiste, je m'adapte aussi. Un cadre travaillant dans une
banque portera une cravate... mais restera en jogging chez lui.
Visiblement cette dame n'a pas intégré ces valeurs qui concourent au
fonctionnement simple et harmonieux de notre société. A besoin de
beaucoup progresser!

Frederic D.
11.07.08 | 12h44
Il faudrait que certains réfléchissent. La décision du juge est
parfaitement normal. Quand verrez vous dans certains pays, des jeunes
filles en mini jupes, pantalons etroits, qui ne seront pas condamnées
pour ces raisons, "violant" les soi-disants principes de leur
religion. Et bien en France en europe chrétienne, les filles et jeunes
filles sont libres de s'habiller comme elles l'entendent, mais à
l'européenne, et celles qui veulent etre habillées comme dans d'autres
pays, qu'elles y restent!

sarcophobe
11.07.08 | 12h43
A quand le costume Mao réglementaire? Que faire de l'habit de nos
religieuses? Les guerres de religion, promues par les autorités, ont
encore de beaux jours devant elles, dans ce pays que l'on croyait à
tort symbole de liberté. Je suis athée et je condamne les pratiques de
discrimination des femmes, mais ce n'est pas à cette dame qu'il
fallait refuser la nationalité mais bien à ceux qui lui imposent le
voile. Elle est doublement victime. C'est honteux. Que va faire le
président omnipotent?

A T
11.07.08 | 12h42
"...quand elle aura prouvé qu'elle "a fait siennes les valeurs de la
République".Et les politiciens qui,convaincus d'avoir,en toute
connaissance de cause,violé les "valeurs de la République",ont été
condamnés et se font réélire et ont le front de donner des leçons d e
morale et vertu?Je suis,bien sûr,contre la burqa,le voile,le fichu,la
cornette,la kippa,etc.bref contre le port de tout signe religieux en
public.Quant à la soumission,d'accord avec Philippe F.

Kame56k
11.07.08 | 12h41
Navrant... Aussi bien la décision du Conseil d'Etat, que certaines
réactions...

Martine F.
11.07.08 | 12h40
Mon mari (enfin ex bientot) a acquis la nationalité française il y a
17 ans apres 1 an de mariage, et cela l'a aidé à s'intégrer rapidemen t
à l'époque. Ensuite les lois se sont renforcées et il faut attendre
beaucoup plus longtemps. Maintenant il faut être habillé d'une
certaine façon et pas d'une autre. Bientot il va falloir penser d'une
certaine façon aussi. Est ce cela la liberté?

Grégory E.
11.07.08 | 12h36
Le système identitaire français laïque est-il le meilleur? Grande
question. Mais je crois que la plupart des Musulmans comprennent nos
inquiétudes. S'il on veut rester ouvert à l'immigration, il faut que
les nouveaux arrivants se rapprochent du peuple qui les acceuille.

Khane
11.07.08 | 12h30
Ma femme est Mexicaine a horreur des grenouilles persillees (les pobre
betes) et n'aime pas le pastis..."un comportement en société
incompatible avec les valeurs essentielles de la communauté
française". La naturalisation n'est pas gagnee...

Ric34
11.07.08 | 12h30
En rappelant le principe de l'égalité des sexes dans la société
française, le Conseil d'Etat nous montre la voie à ceux qui doutent
encore de nos valeurs : la France doit rester une terre d'accueil pour
tous ceux qui, dans le monde, luttent sans relâche pour la défense des
droits humains. Elle doit aussi rejeter sans relâche tous ceux et
celles qui entendent la faire régresser vers le moyen-âge.

Stephane P.
11.07.08 | 12h28
Il ne s'agit pas d'un conflit de valeur posé par l'Islam mais bien
d'un conflit de valeur posé par une lecture abusive de l'Islam.
Abusive, car même une lecture littérale du Coran n'explique pas une
telle dérive, qui est plus culturelle que religieuse et dénote du peu
de cas que font certaines cultures de la place de la femme dans la
société. Ce sont ces abus culturels qu'il faut dénoncer, pas les
religions derrière lesquelles ils s'abritent.

airma
11.07.08 | 12h27
Trop c'est trop, mais peut on concrètement conditionner l'attribution
de la nationalité française au non port de la burqa? Insurgée avec
d'autres contre l'interdiction du voile estimant qu'il n'empêchait pas
de voir et d'entendre (à l'école notamment)et de reconnaître le
visage. Mais le port de la burqa bloque totalement ma tolérance! Cet
usage a tout d'une incivilité pour les interlocuteurs de celle qui la
porte et d'une lacheté de la société vis-à-vis de celle qui a fait ce
semblant de choix.

Patrice L.
11.07.08 | 12h27
Il semble qu'il soit impossible d'apparaître sur les photos d'identité
recouvert d'une bâche. Conçoit-on un passeport, un permis de conduire,
une CNI, portant une photo ne permettant pas d'identifier qui se cache
derrière un masque ? Et les examens, on pourrait les passer en se
camouflant ? Religieux ou pas, on ne circule pas masqué dans nos rues:
il existe un texte qui l'interdit en dehors de Carnaval, sauf erreur.
Le Conseil d'Etat a pris la bonne décision.

MARTINE R.
11.07.08 | 12h26
Aujourd'hui je suis fière d'être une citoyenne laïque française, me rci
à nos sages gardiens de la Constitution!

liberty
11.07.08 | 12h23
Enfin, une décision juridique digne d'une démocratie laïque,
respectueuse des femmes. Au pays des Lumières, on ne doit pas laisser
les ennemis de la liberté nous entraîner vers l'obscurantisme. Il ne
faut jamais perdre de vue que le musulman se considère en territoire
"ennemi" hors des terres où l'islam est dominant et n'a pour seul but
avoué que de voir ce pays soumis à son tour aux lois de l'islam. Par
ce signe ostentatoire, cette femme s'exclut de la société démocratiqu e
française.

Choyouch
11.07.08 | 12h19
Je trouve ce jugement normal, j'espère que les esprits les plus
étroits n'iront pas ici chercher une cause raciale. La France est une
culture, des valeurs de république, et du couple. Elle tolère les
différences religieuses mais pas un mode de vie qui ne permet aucune
relation avec la société Française ou le monde extérieur en gén éral.
Bien évidemment, cette Marocaine peut vivre en France avec sa famille.
Il s'agit d'un débat sur la nationalité, a ne pas mélanger.

Laïc de toujours et humain à jamais
11.07.08 | 12h17
Je pense que la nationalité française accordée à cette femme aurait
permis au contraire une possible émancipation vis à vis d'un mari tout
puissant. En effet, rien ne dit que ses papiers marocains ne sont pas
en possession de ce dernier ... et qu'en dit Rachida ? CQFD

Frederic L.
11.07.08 | 12h11
Alors si elle se présente avec un Jean taille basse, des baskets
troués et du maquillage en plaque, on lui donnera la nationalité
française ? Quand va t'on arréter de prendre des décisions sur
l'apparence des gens ? Respecte elle nos valeur et notre constitution
là est la question a se poser. Elle a aussi le droit de vivre sa
religion comme elle l'entend, cela n'a rien a voir. Quand à sa
soumission, combien de femmes françaises de souche sont battus et sous
l'influence de leur mari ?

Philippe F.
11.07.08 | 12h06
Si l'on se mettait à supprimer la nationalité française à tous les
machos et femmes soumises du pays, on assisterait à la désertification
des villes autant que des campagnes. Et depuis quand, l'habit fait-il
le moine ? Et si on se mettait à exclure de la société les moines qui
osent se promener en bure ? Bien sûr, les moines, contrairement, aux
Musulmans, parlent latin comme père et mère et ceci fait certainement
toute la différence… Philippe Fritsch, Auch, juillet 2008

Faten
11.07.08 | 12h04
Non à la burqa ! Il est effectivement urgent de cesser de confondre
religion ( et liberté de croyance) avec coutumes ! La France ne peut
pas accepter la burqa , et encore moins le voile total ( vu dans ma
rue l'an dernier ! ). La burqa, sur le simple plan de la sécurité est
inadmissible; sur le plan de la religion, c'est d'une confusion totale
qui cache souvent de l'ignorance. Enfin, sur le plan de l'égalité des
droits ( femme-homme et de tous devant la loi) cela affiche un
refus ! ...donc.

Daniel M.
11.07.08 | 12h03
Doit-on en déduire que toutes les femmes revêtant la burqa vues en
France (y compris dans des quartiers non touristiques) sont des
touristes, c'est-à-dire des étrangères?

Stanislas B.
11.07.08 | 12h02
Sage décision du Conseil d' Etat !

Kelly
11.07.08 | 12h02
En lui refusant la nationalite francaise, vous poussez cette femme,
ses proches et sa communaute a se dissocier encore plus profondement
des valeurs republicaines et a se diriger vers un islam davantage
radical.

Aanya
11.07.08 | 11h59
Comment prouvera-t-elle son adhesion aux valeurs de la Republique ? En
rejetant l'autorite masculine et en etant par la meme traite en pariah
par ses proches ? Depuis quand l'attribution de la nationalite
francaise interfere avec la vie privee et les valeurs personnelles de
chacun ? Plus qu'une enieme polemique sur la soumission des femmes en
burqa, c'est un nouveau debat sur l'acceptation de la difference en
France qui se pose.

didier j.
11.07.08 | 11h58
c'est une décision intéressante et logique. je soutiens et souligne
cette prise de position par rapport à la demande de la nationalité
française. Sachant que plus qu'un signe obstentatoir, de soumission de
la femme; cela marque aussi de courant religieux ne se situant pas
dans la séparation du religieux et de l'état. En aucun cas je condamne
cette personne et la religion musulmane mais c'est bien au conseil
d'état de fixer les limites de la république dans le respect de notre
constitution.

ToutEstSimple
11.07.08 | 11h56
Décision parfaitement aberrante au regard du droit individuel.
Cependant, si une "secte" quelconque conduisait ses fidèles à de tels
comportements, des poursuites pénales seraient engagées contre ses
dirigeants. Pourquoi ce qui n'est pas acceptable dans le cas d'une
"secte" quelconque le serait-il d'une "secte" particulière de
l'Islam ? Naturaliser cette femme mais interdire le Salafisme ne
serait-il pas plus fondé ?

fee-carabosse
11.07.08 | 11h55
Battre sa femme est-il "compatible avec les valeurs essentielles de la
communauté française" ? Les français qui le font (une femme en meurt
tous les 6 jours, c'est dire le nombre immense de celles qui sont
battues) vont ils être déchus de leur nationalité française ? Mon
hostilité à la burqa ne saurait entraîner une inéquité.

Bollareck
11.07.08 | 11h55
Le même Conseil d'Etat qui , il y'a une quinzaine d'années , tolérait
de fait la polygamie en France... Juste décision mais c'est un peu
tard pour se réveiller.

Jean C.
11.07.08 | 11h54
Heureusement que la laïcité s'impose face à cet obscurantisme de la
burqua. Son port devrait d'ailleurs être interdit dans tous les lieux
publics.

martin f.
11.07.08 | 11h53
Cela ne pourrait-il être interprêté comme une discrimination basée sur
la religion et le sexe ? on se demande si la décision eût été la m ême
dans le cas d'un homme simplement barbu, ou d'un moine boudhiste
thaïlandais en costume, pour l'exemple le plus neutre possible..

fregono
11.07.08 | 11h49
Cette décision est tout à fait fondée. Avoir la nationalité franç aise
c'est adhérer aux principes de la république et notamment aux
principes de laïcité laquelle reconnaît la liberté de culte mais
affirme aussi l'égalité des hommes et des femmes. Manifestement le
comportement de cette personne contredit les principes républicains de
par la soumission exigée de la femme aux dictacts masculins en matière
de vie sociale.

fee-carabosse
11.07.08 | 11h49
Va-t-on retirer leur nationalité française aux intégristes catholique s
qui se mortifient, aux témoins de Jéhovah qui refusent les
transfusions ? Je suis fondamentalement (c'est le cas de le dire ...)
hostile à la burqa, mais je supporterais mal qu'il y ait en France
deux poids et deux mesures.

maryse c.
11.07.08 | 11h48
Où est passée la liberté de culte dans une France laïque??? On peut
entrer avec une croix à la mairie, avec une mini-jupe, peut-être en
sting (je vais essayer à Bordeaux. Définissons plus précisément
assimilation et intégration.

Philippe S.
11.07.08 | 11h46
Est-ce irrespectueux que de faire le choix du refus? Arborer un
symbole, un emblème aussi fort qu'une burka lors de la demande
d'appartenance à un groupe social relève de l'antinomie. Libre à cett e
dame de se vêtir comme elle l'entend, naturellement. libre au conseil
d'Etat de refuser son intégration. Je n'ai jamais entendu personne
s'élever contre l'obligation faite aux non musulmans de se couvrir la
tête dans certains pays du moyen-orient!Naturellement.

Vurca
11.07.08 | 11h45
Question délicate, effectivement. Mais d'après les propres
déclarations de l'intéressée, elle n'a aucune connaissance de
l'égalité des sexes, ni du droit de vote ni également sur la laïcit é.
Lui refuser la nationalité française me semble donc justifiée.

Jean
11.07.08 | 11h44
Pour expliquer à ces hommes arriérés deux choses. La République et la
laïcité c'est quoi ? C'est ne pas se balader dans la rue ou les
commerces en affichant sa croyance religieuse pour éviter les
provocations ou le prosélytisme. Mais heureusement la pratique est
totalement libre dans le cadre privé et personne ne peut s'y ingéré.
Ensuite, Mme M a des droits dans les cadres privé (il est interdit de
soumettre sa volonté par des pressions psychologique ou physiques de
tout ordre) et publics.

Gilles R.
11.07.08 | 11h42
Cette décision me parait sage. Le combat pour la défense des femmes
est loin d'être gagné. Aucune religion prônant l'intégrisme ne doit
être admise.

laicité en France
11.07.08 | 11h41
Enfin! La république défend ses valeurs.

didier c.
11.07.08 | 11h39
Beaucoup vont dépenser de l'encre et de la salive après cette
nouvelle.

g.b
11.07.08 | 11h36
Si maintenant, il y a une obligation de féminisme pour obtenir la
nationalité française. Et un homme salafiste, il l'aura la
nationalité. A moins que la barbe soit aussi interdite. Elle est où
l'égalité homme-femme là-dedans ? Honteux.

bibounette
11.07.08 | 11h34
je suis tout à fait d'accord. Je ne vois pas pourquoi une personne qui
porte une burqua pourrait avoir notre nationalité alors que si nous
êtions dans un pays où nous devrions porter la burqua et que nous ne
la portions pas, nous n'obtiendrions pas la nationalité de ce même
pays. Nous sommes dans un pays laïque!!!!

RENE B.
11.07.08 | 11h33
Prendre une édition du Coran (la Pléiade par exemple). Essayer de
trouver l'endroit où il est écrit que les femmes doivent être voilé es.
Et après, faire une application stricte du Coran. Si on ne trouve
rien, enlever le voile pour respecter le Coran.

Olivier M.
11.07.08 | 11h20
Apres, enfin, cette decision sur la demande d'obtention de la
nationalite francaise, c'est le permis de sejour de cette personne qui
devrait etre re-examine si elle persistait a porter, dans les lieux
publics, la burqa. Par ailleurs, bien que comparaison ne soit pas
raison, essayez Mesdames de sortir dans les rues de Teheran ou de
Jeddah legerement vetue, sans long manteau ni foulard...

Prudence
11.07.08 | 11h19
A priori, cela peut paraître choquant. Mais à la réflexion cela sembl e
plus sage pour notre avenir de refuser la nationalité française à
quelqu'un qui n'a pas compris, ou persiste à ne pas comprendre, ce que
notre état laïque exige de ses concitoyens. Certes, les curés en robe
circulent encore sur notre territoire. Mais, pour le moment, ils ne
posent pas de problèmes d'intégration à un état laïque, que je sa che.
Prudence. Les guerres de religion pourraient être notre avenir.

Aliénor R.S.
11.07.08 | 11h17
Tout cela est très hypocrite. Si on déclare que le port de la burka
est incompatible avec les valeurs de la république française, qu'on
l'interdise! Cette femme en portant la burka se comporte comme
beaucoup d'autres Fançaises justement; elle devra donc la mettre de
côté jusqu'à sa nationalisation, puis la reportera: on peut douter de
la valeur éducative de la chose.

quand elle voudra
11.07.08 | 11h17
Cette histoire enfonce un coin au discours ambiant, qui veut nous
faire admettre que chacun est libre de vivre et de penser comme bon
lui semble. Pour être "libre", il faut surtout ne rien avoir à
demander à personne : alors pas d'ennui, pas d'ennemis ; mais,
voilà ... pas d'amis non plus : L'individualisme poussé à l'extrême .
Cette femme ne fait l'objet d'aucune condamnation, ne fait rien de
répréhensible. Lisse, intouchable, on l'abandonne à son sort. Elle en
sortira ... quand elle voudra.

Mouhandis
11.07.08 | 11h13
Je suis Musulman, croyant, pratiquant et convaincu. Si je crois que
cette question peut poser débat, je crois que celui-ci doit être
traité avec soin. On ne peut pas refuser la nationalité en raison de
l'intensité de la pratique, sinon cela signifie clairement "plus vous
êtes musulmans, moins vous êtes français". Par contre, la question
doit être posée au niveau du sens de la burqa.

DAVID D.
11.07.08 | 11h03
Elle n'aura pas la nationalité ok très bien, rien de plus normal ...
et puis ? Le problème est plutôt que son mari, lui, a la nationalité
alors qu'il est tout autant et surement plus dans le déni des valeurs
de la République (égalité, laïcité, liberté, etc...). et en r éalité le
plus grave c'est bien les "valeurs" que ces parents vont transmettre à
leurs enfants.

http://www.lemonde.fr/web/article/reactions/0,,, 0.html
Séb.
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et ?

......cela reflète l'opinion générale peut etre ?
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