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Stephane Legras-Decussy
Le #24561781
Le 14/06/2012 19:17, grenault a écrit :
Bonjour,

Le monstre du marais...

http://www.grenault.net/photos/marais_0372.htm





c'est trés flou quand même... ?
Alf92
Le #24561881
"Stephane Legras-Decussy"
Le monstre du marais...
http://www.grenault.net/photos/marais_0372.jpg



c'est trés flou quand même... ?



moi c'est le teint vert qui me gène.

on peut tout de suite luis donner un caractère plus dramatique :
http://cjoint.com/12jn/BFpbaPY1uSG_marais_0373.jpg
Stephane Legras-Decussy
Le #24561901
Le 15/06/2012 01:03, Alf92 a écrit :

on peut tout de suite luis donner un caractère plus dramatique :
http://cjoint.com/12jn/BFpbaPY1uSG_marais_0373.jpg



ah yes... lire maintenant cette nouvelle de Maupassant :

http://membres.multimania.fr/jccau/ressourc/biblio/maupas/seine/surleau.htm
Pierre Maurette
Le #24562031
grenault :
Bonjour,

Le monstre du marais...

http://www.grenault.net/photos/marais_0372.htm



La lumière de Jean-Pierre Jeunet dans /La forêt d"émeraude/:
?

A lire le titre je craignais un phocidé...



--
Pierre Maurette
Amar Ishwal nouveau Allah
Le #24562331
c'est grenault ka di mwen :
Bonjour,

Le monstre du marais...

http://www.grokonault.net/photos/merdasse_0372.htm

Guy la tarlouze



oh putain t'es vraiment une tanche de merde de ta mère la pute mon
guitou
quand est-ce que tu apprends à faire des photos
une fois de plus tu nous exhibes ta bite pas fraiche avec une merdasse
pas cadrée monotone sans intérêt aucun floue titrée comme une pute
ukrainienne déglinguée et tout ça pour renvoyer burp sur ton site
vomitif admirer ta série nullissime sur le mont saint michel le plus
pourri que j'ai jamais vu en photos mais surtout faire tourner le
compteur de la pub qui t'engraisse ta brioche de gros con
Amar Ishwal nouveau Allah
Le #24562391
c'est Pierre Maurette ka di mwen :
grenault :
Bonjour,

Le monstre du marais...

http://www.grenault.net/photos/marais_0372.htm



La lumière de Jean-Pierre Jeunet dans /La forêt d"émeraude/:
?

A lire le titre je craignais un phocidé...



non elle était bonne même si un marais n'est pas un endroit où l'eau
tarit
Den
Le #24562711
Stephane Legras-Decussy wrote:

http://membres.multimania.fr/jccau/ressourc/biblio/maupas/seine/surleau.htm



Qu'est-ce que c'est que ce lien de !#@_& avec plein de pub qui gigotte ?

Den
grenault
Le #24562981
Le 15/06/2012 01:03, Alf92 a écrit :
"Stephane Legras-Decussy"
Le monstre du marais...
http://www.grenault.net/photos/marais_0372.jpg





c'est trés flou quand même... ?



moi c'est le teint vert qui me gène.

on peut tout de suite luis donner un caractère plus dramatique :
http://cjoint.com/12jn/BFpbaPY1uSG_marais_0373.jpg





Oui, ce zoom Canon EF 75-300 F:4-5.6 USM série III n'est pas fameux.
Sans stabilisateur, il équivaut à un 480 mm et en barque en mouvement
cela ne peut pas être excellent ! La preuve... Je ne sais pas ce que
cela aurait donné avec le nouveau qui est IS et beaucoup plus cher (très
proche d'une série L parait-il ?)

Bon, voici une autre version :
http://www.grenault.net/photos/marais_0372_nb_1024.htm assez "science
fiction...

Merci pour vos avis et votre aide.

Guy
Stephane Legras-Decussy
Le #24563111
Le 15/06/2012 10:16, Den a écrit :
Stephane Legras-Decussy wrote:

http://membres.multimania.fr/jccau/ressourc/biblio/maupas/seine/surleau.htm




Qu'est-ce que c'est que ce lien de !#@_& avec plein de pub qui gigotte ?





oups désolé moi je ne vois aucune pub...

installe d'urgence Adblock+ qui existe pour tous navigateurs...
Stephane Legras-Decussy
Le #24563141
Le 15/06/2012 10:16, Den a écrit :

Qu'est-ce que c'est que ce lien de !#@_& avec plein de pub qui gigotte ?




depuis que j'ai lu ça je peux plus foutre un pied en bord de
Seine :

Un soir, comme je revenais tout seul et assez fatigué, traînant
péniblement mon gros bateau, un océan de douze pieds, dont je me servais
toujours la nuit, je m'arrêtai quelques secondes pour reprendre haleine
auprès de la pointe des roseaux, là-bas, deux cents mètres environ avant
le pont du chemin de fer. Il faisait un temps magnifique; la lune
resplendissait, le fleuve brillait, l'air était calme et doux. Cette
tranquillité me tenta ; je me dis qu'il ferait bien bon fumer une pipe
en cet endroit. L'action suivit la pensée; je saisis mon ancre et la
jetai dans la rivière.
Le canot, qui redescendait avec le courant, fila sa chaîne jusqu'au
bout, puis s'arrêta ; et je m'assis à l'arrière sur ma peau de mouton,
aussi commodément qu'il me fut possible. On n'entendait rien, rien :
parfois seulement, je croyais saisir un petit clapotement presque
insensible de l'eau contre la rive, et j'apercevais des groupes de
roseaux plus élevés qui prenaient des figures surprenantes et semblaient
par moments s'agiter.
Le fleuve était parfaitement tranquille, mais je me sentis ému par le
silence extraordinaire qui n'entourait. Toutes les bêtes, grenouilles et
crapauds, ces chanteurs nocturnes des marécages, se taisaient. Soudain,
à ma droite, contre moi, une grenouille coassa. Je tressaillis : elle se
tut ; je n'entendis plus rien, et je résolus de fumer un peu pour me
distraire. Cependant, quoique je fusse un culotteur de pipes renommé, je
ne pus pas ; dès la seconde bouffée, le coeur me tourna et je cessai. Je
me mis à chantonner, le son de ma voix m'était pénible ; alors, je
m'étendis au fond du bateau et je regardai le ciel. Pendant quelque
temps, je demeurai tranquille, mais bientôt les légers mouvements de la
barque m'inquiétèrent. Il me sembla qu'elle faisait des embardées
gigantesques, touchant tour à tour les deux berges du fleuve ; puis je
crus qu'un être ou qu'une force invisible l'attirait doucement au fond
de l'eau et la soulevait ensuite pour la laisser retomber. J'étais
ballotté comme au milieu d'une tempête ; j'entendis des bruits autour de
moi ; je me dressai d'un bond ; l'eau brillait, tout était calme.
Je compris que j'avais les nerfs un peu ébranlés et je résolus de m'en
aller. Je tirai sur ma chaîne ; le canot se mit en mouvement, puis je
sentis une résistance, je tirai plus fort, l'ancre ne vint pas ; elle
avait accroché quelque chose au fond de l'eau et je ne pouvais la
soulever ; je recommençai à tirer, mais inutilement.
Alors, avec mes avirons, je fis tourner mon bateau et je le portai en
amont pour changer la position de l'ancre. Ce fut en vain, elle tenait
toujours ; je fus pris de colère et je secouai la chaîne rageusement.
Rien ne remua. Je m'assis découragé et je me mis à réfléchir sur ma
position. Je ne pouvais songer à casser cette chaîne ni à la séparer de
l'embarcation, car elle était énorme et rivée à l'avant dans un morceau
de bois plus gros que mon bras ; mais comme le temps demeurait fort
beau, je pensai que je ne tarderais point, sans doute, à rencontrer
quelque pêcheur qui viendrait à mon secours. Ma mésaventure m'avait
calmé ; je m'assis et je pus enfin fumer ma pipe. Je possédais une
bouteille de rhum, j'en bus deux ou trois verres, et ma situation me fit
rire. Il faisait très chaud, de sorte qu'à la rigueur je pouvais, sans
grand mal, passer la nuit à la belle étoile.
Soudain, un petit coup sonna contre mon bordage. Je fis un soubresaut,
et une sueur froide me glaça des pieds à la tête. Ce bruit venait sans
doute de quelque bout de bois entraîné par le courant, mais cela avait
suffi et je me sentais envahi de nouveau par une étrange agitation
nerveuse. Je saisis ma chaîne et je me raidis dans un effort désespéré.
L'ancre tint bon. Je me rassis épuisé.
Cependant, la rivière s'était peu à peu couverte d'un brouillard blanc
très épais qui rampait sur l'eau fort bas, de sorte que, en me dressant
debout, je ne voyais plus le fleuve, ni mes pieds, ni mon bateau, mais
j'apercevais seulement les pointes des roseaux, puis, plus loin, la
plaine toute pâle de la lumière de la lune, avec de grandes taches
noires qui montaient dans le ciel, formées par des groupes de peupliers
d'Italie. J'étais comme enseveli jusqu'à la ceinture dans une nappe de
coton d'une blancheur singulière, et il me venait des imaginations
fantastiques.
Je me figurais qu'on essayait de monter dans ma barque que je ne pouvais
plus distinguer, et que la rivière, cachée par ce brouillard opaque,
devait être pleine d'êtres étranges qui nageaient autour de moi.
J'éprouvais un malaise horrible, j'avais les tempes serrées, mon coeur
battait à m'étouffer, et, perdant la tête, je pensai à me sauver à la
nage; puis aussitôt cette idée me fit frissonner d'épouvante. Je me vis,
perdu, allant à l'aventure dans cette brume épaisse, me débattant au
milieu des herbes et des roseaux que je ne pourrais éviter, râlant de
peur, ne voyant pas la berge, ne retrouvant plus mon bateau, et il me
semblait que je me sentirais tiré par les pieds tout au fond de cette
eau noire.
En effet, comme il m'eût fallu remonter le courant au moins pendant cinq
cents mètres avant de trouver un point libre d'herbes et de joncs où je
pusse prendre pied, il y avait pour moi neuf chances sur dix de ne
pouvoir me diriger dans ce brouillard et de me noyer, quelque bon nageur
que je fusse.
J'essayais de me raisonner: je me sentais la volonté bien ferme de ne
point avoir peur, mais il y avait en moi autre chose que ma volonté, et
cette autre chose avait peur. Je me demandai ce que je pouvais redouter;
mon moi brave railla mon moi poltron, et jamais aussi bien que ce
jour-là je ne saisis l'opposition des deux êtres qui sont en nous, l'un
voulant, l'autre résistant, et chacun l'emportant tour à tour.
Cet effroi bête et inexplicable grandissait toujours et devenait de la
terreur. Je demeurais immobile, les yeux ouverts, l'oreille tendue et
attendant. Quoi ? Je n'en savais rien, mais ce devait être terrible. Je
crois que si un poisson se fût avisé de sauter hors de l'eau, comme cela
arrive souvent, il n'en aurait pas fallu davantage pour me faire tomber
raide, sans connaissance.
Cependant, par un effort violent, je finis par ressaisir à peu près ma
raison qui m'échappait. Je pris de nouveau ma bouteille de rhum et je
bus à grands traits. Alors une idée me vint et je me mis à crier de
toutes mes forces en me tournant successivement vers les quatre points
de l'horizon. Lorsque mon gosier fut absolument paralysé, j'écoutai. -
Un chien hurlait, très loin.
Je bus encore et je m'étendis tout de mon long au fond du bateau. Je
restai ainsi peut-être une heure, peut-être eux, sans dormir, les yeux
ouverts, avec des cauchemars autour de moi. Je n'osais pas me lever et
pourtant je e désirais violemment; je remettais de minute en minute. Je
me disais : " Allons, debout ! " et j'avais peur de faire un mouvement.
A la fin, je me soulevai avec des précautions infinies, comme si ma vie
eût dépendu du moindre bruit que j'aurais fait, et je regardai
par-dessus le bord.
Je fus ébloui par le plus merveilleux, le plus étonnant spectacle qu'il
soit possible de voir. C'était une de ces fantasmagories du pays des
fées, une de ces visions racontées par les voyageurs qui reviennent de
très loin et que nous écoutons sans les croire.
Le brouillard qui, deux heures auparavant, flottait sur l'eau, s'était
peu à peu retiré et ramassé sur les rives. Laissant le fleuve absolument
libre, il avait formé sur chaque berge une colline ininterrompue, haute
de six ou sept mètres, qui brillait sous la lune avec l'éclat superbe
des neiges. De sorte qu'on ne voyait rien autre chose que cette rivière
lamée de feu entre ces deux montagnes blanches; et là-haut, sur ma tête,
s'étalait, pleine et large, une grande lune illuminante au milieu d'un
ciel bleuâtre et laiteux.
Toutes les bêtes de l'eau s'étaient réveillées; les grenouilles
coassaient furieusement, tandis que, d'instant en instant, tantôt à
droite, tantôt à gauche, j'entendais cette note courte, monotone et
triste, que jette aux étoiles la voix cuivrée des crapauds. Chose
étrange, je n'avais plus peur; j'étais au milieu d'un paysage tellement
extraordinaire que les singularités les plus fortes n'eussent pu m'étonner.
Combien de temps cela dura-t-il, je n'en sais rien, car j'avais fini par
m'assoupir. Quand je rouvris les yeux, la lune était couchée, le ciel
plein de nuages. L'eau clapotait lugubrement, le vent soufflait, il
faisait froid, l'obscurité était profonde.
Je bus ce qui me restait de rhum, puis j'écoutai en grelottant le
froissement des roseaux et le bruit sinistre de la rivière. Je cherchai
à voir, mais je ne pus distinguer mon bateau, ni mes mains elles-mêmes,
que j'approchais de mes yeux.
Peu à peu, cependant, l'épaisseur du noir diminua. Soudain je crus
sentir qu'une ombre glissait tout près de moi; je poussai un cri, une
voix répondit ; c'était un pêcheur. Je l'appelai, il s'approcha et je
lui racontai ma mésaventure. Il mit alors son bateau bord à bord avec le
mien, et tous les deux nous tirâmes sur la chaîne. L'ancre ne remua pas.
Le jour venait, sombre, gris, pluvieux, glacial, une de ces journées qui
vous apportent des tristesses et des malheurs. J'aperçus une autre
barque, nous la hélâmes. L'homme qui la montait unit ses efforts aux
nôtres; alors, peu à peu, l'ancre céda. Elle montait, mais doucement,
doucement, et chargée d'un poids considérable. Enfin nous aperçûmes une
masse noire, et nous la tirâmes à mon bord :
C'était le cadavre d'une vieille femme qui avait une grosse pierre au cou.
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