Nouveautés en faveur de la famille
Le
Girgols
Le Premier ministre Dominique de Villepin a annoncé ce lundi, à
l'occasion de la 10ème Conférence annuelle de la famille, la
création d'un "congé de soutien familial", pour les "aidants" d'un
parent dépendant. Et celle d'un prêt à taux zéro pour les plus
défavorisés des jeunes entrant dans la vie active. Détails et
réactions.
Le "congé de soutien familial" est la plus importante mesure annoncée
par le Premier ministre aux principaux acteurs de la politique
familiale, réunis ce lundi à Matignon. Ce congé, d'une durée de
trois mois et renouvelable dans la limite d'un an, n'est ni indemnisé
ni rémunéré, mais il permet de continuer à constituer des droits =
à
la retraite et maintient la couverture maladie. Il s'agit de
permettre aux "aidants familiaux" d'interrompre leur activité
professionnelle pour s'occuper de parents dépendants. Coût estimé
par le gouvernement : 10,5 millions d'euros par an. Selon la
présidente de la Caisse nationale des allocations familiales (Cnaf)
Nicole Prud'homme, la mesure sera financée par la Caisse nationale de
solidarité pour l'autonomie (CNSA), et non par la branche famille de
la Sécurité sociale.
Autre mesure pour les aidants familiaux, la création de 2.500 places
d'accueil de jour dans les maisons de retraite et 1.100 places
d'hébergement temporaire par an pendant cinq ans doit leur permettre
de "souffler" pendant quelques heures ou quelques jours. Cette mesure,
qui coûtera 18 millions d'euros par an, fait partie du plan
"solidarité grand âge" présenté la semaine dernière par le
ministre de la Famille Philippe Bas.
Réactions. L'Union nationale des associations familiales (Unaf) s'est
félicitée de la "reconnaissance" accordée aux "300.000 aidants
familiaux", tout en reconnaissant que "les contraintes financières ne
pouvaient pas permettre des mesures extrêmement importantes". Les
Associations familiales catholiques (CNAFC) ont fait part de leur
satisfaction. Mais l'Union des familles laïques (Ufal) et la
Confédération syndicale des familles (CSF) ont estimé que le nouveau
congé marquait le désengagement de l'Etat dans la prise en charge de
la dépendance. Les aidants familiaux ne pouvent pas "être des
substituts d'une politique publique", a réagi la CGT. Alors que pour
la CFTC, Mme Prud'homme a estimé que la conférence a au contraire
"ouvert de nouvelles perspectives pour la politique familiale, en
s'intéressant au problème du vieillissement". Côté patronal, le
Medef a déploré l'annonce d'un congé de soutien familial "sans
aucune concertation officielle préalable". Enfin, si l'UMP a applaudi
les mesures, le PS les a lui qualifiées de "largement insuffisantes",
regrettant notamment que le congé créé ne soit pas rémunéré.
Philippe de Villiers a également jugé les mesures "largement
insuffisantes". Jean-Marie Le Pen estimant qu'elles ne répondaient pas
"à l'objectif primordial" de la natalité française.
Pour les plus jeunes, Dominique de Villepin a annoncé la création
d'un prêt à taux zéro d'un montant maximal de 5.000 euros, pour
aider les plus défavorisés des 18-25 ans entrant dans la vie active.
Soit un quart des jeunes actifs, selon le gouvernement. C'est le Fonds
de cohésion sociale qui garantira ces prêts, dans la limite toutefois
d'une enveloppe de 150 millions d'euros par an. Selon le ministre
délégué à la Famille, toutes ces mesures "doivent entrer en vigueur
au plus tard début 2007".
L'Union nationale des associations familiales s'est félicitée de de
la "reconnaissance" accordée aux "300.000 aidants familiaux", tout en
reconnaissant que "les contraintes financières ne pouvaient pas
permettre des mesures extrêmement importantes". François Fondard,
président de l'Unaf
Réaction beaucoup plus contrastée pour l'Union des familles laïques
(Ufal) de Lucette Guibert
l'occasion de la 10ème Conférence annuelle de la famille, la
création d'un "congé de soutien familial", pour les "aidants" d'un
parent dépendant. Et celle d'un prêt à taux zéro pour les plus
défavorisés des jeunes entrant dans la vie active. Détails et
réactions.
Le "congé de soutien familial" est la plus importante mesure annoncée
par le Premier ministre aux principaux acteurs de la politique
familiale, réunis ce lundi à Matignon. Ce congé, d'une durée de
trois mois et renouvelable dans la limite d'un an, n'est ni indemnisé
ni rémunéré, mais il permet de continuer à constituer des droits =
à
la retraite et maintient la couverture maladie. Il s'agit de
permettre aux "aidants familiaux" d'interrompre leur activité
professionnelle pour s'occuper de parents dépendants. Coût estimé
par le gouvernement : 10,5 millions d'euros par an. Selon la
présidente de la Caisse nationale des allocations familiales (Cnaf)
Nicole Prud'homme, la mesure sera financée par la Caisse nationale de
solidarité pour l'autonomie (CNSA), et non par la branche famille de
la Sécurité sociale.
Autre mesure pour les aidants familiaux, la création de 2.500 places
d'accueil de jour dans les maisons de retraite et 1.100 places
d'hébergement temporaire par an pendant cinq ans doit leur permettre
de "souffler" pendant quelques heures ou quelques jours. Cette mesure,
qui coûtera 18 millions d'euros par an, fait partie du plan
"solidarité grand âge" présenté la semaine dernière par le
ministre de la Famille Philippe Bas.
Réactions. L'Union nationale des associations familiales (Unaf) s'est
félicitée de la "reconnaissance" accordée aux "300.000 aidants
familiaux", tout en reconnaissant que "les contraintes financières ne
pouvaient pas permettre des mesures extrêmement importantes". Les
Associations familiales catholiques (CNAFC) ont fait part de leur
satisfaction. Mais l'Union des familles laïques (Ufal) et la
Confédération syndicale des familles (CSF) ont estimé que le nouveau
congé marquait le désengagement de l'Etat dans la prise en charge de
la dépendance. Les aidants familiaux ne pouvent pas "être des
substituts d'une politique publique", a réagi la CGT. Alors que pour
la CFTC, Mme Prud'homme a estimé que la conférence a au contraire
"ouvert de nouvelles perspectives pour la politique familiale, en
s'intéressant au problème du vieillissement". Côté patronal, le
Medef a déploré l'annonce d'un congé de soutien familial "sans
aucune concertation officielle préalable". Enfin, si l'UMP a applaudi
les mesures, le PS les a lui qualifiées de "largement insuffisantes",
regrettant notamment que le congé créé ne soit pas rémunéré.
Philippe de Villiers a également jugé les mesures "largement
insuffisantes". Jean-Marie Le Pen estimant qu'elles ne répondaient pas
"à l'objectif primordial" de la natalité française.
Pour les plus jeunes, Dominique de Villepin a annoncé la création
d'un prêt à taux zéro d'un montant maximal de 5.000 euros, pour
aider les plus défavorisés des 18-25 ans entrant dans la vie active.
Soit un quart des jeunes actifs, selon le gouvernement. C'est le Fonds
de cohésion sociale qui garantira ces prêts, dans la limite toutefois
d'une enveloppe de 150 millions d'euros par an. Selon le ministre
délégué à la Famille, toutes ces mesures "doivent entrer en vigueur
au plus tard début 2007".
L'Union nationale des associations familiales s'est félicitée de de
la "reconnaissance" accordée aux "300.000 aidants familiaux", tout en
reconnaissant que "les contraintes financières ne pouvaient pas
permettre des mesures extrêmement importantes". François Fondard,
président de l'Unaf
Réaction beaucoup plus contrastée pour l'Union des familles laïques
(Ufal) de Lucette Guibert

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la "reconnaissance" accordée aux "300.000 aidants familiaux", tout en
reconnaissant que "les contraintes financières ne pouvaient pas
permettre des mesures extrêmement importantes". François Fondard,
président de l'Unaf...
http://www.radiofrance.fr/listen.ph...m_unaffff0 30706.rm
Réaction beaucoup plus contrastée pour l'Union des familles laïques
(Ufal) de Lucette Guibert...
http://www.radiofrance.fr/listen.ph...m_ufalnn03 0706.rm
Les annonces de Dominique de Villepin...
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