Objectif Macro

Le
JPG
Bonjour,
Heureux possesseur d'un D300 Nikon, un 16-85 VR et un 70-300 VR, j'aimerais
m'équiper d'un objectif macro pour fleurs et insectes.
Que me conseillez vous?
Merci d'avance.
Jean-Pierre
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Delestaque
Le #19097631
JPG wrote:
Bonjour,
Heureux possesseur d'un D300 Nikon, un 16-85 VR et un 70-300 VR,
j'aimerais m'équiper d'un objectif macro pour fleurs et insectes.
Que me conseillez vous?
Merci d'avance.
Jean-Pierre



Le catalogue JPG, Jean Pierre Guisset pour heureux possesseurs de Nikon D
300, je ne vois que ça :=)

--
--
Ricco
Jacques Dassié
Le #19100371
Le Sat, 11 Apr 2009 12:02:28 +0200, "JPG"
Bonjour,


Salut,

j'aimerais
m'équiper d'un objectif macro pour fleurs et insectes.
Que me conseillez vous?



Oh, c'est toujours délicat de conseiller...

Je préfère te citer quelques avantages et inconvénients des différents
systèmes. Et tu choisis...

Les véritables objectif macro assure une mise au point continue de l'infini
jusqu'au rapport 1/1. Cet objectif conserve intégralement les
indispensables automatismes de l'appareil.
Attention, ceux des marques non majeures sont souvent limité à 1/2, voire
1/3 .

Avec des bagues, la mise au point ne peut s'effectuer que sur une plage de
distance réduite, n'atteignant pas -et de loin ! l'infini. Automatismes
conservés. Mais un empilement de bagues permet des grossissements supérieurs
à 1, sans gros débours et sans dégradation des performances de définition.

Un autre moyen, sauvegardant parfaitement les automatismes : les bonnettes
vissante, comme un filtre, sur l'objectif. Elles présentent l'avantage de
conserver la luminosité de l'objectif. Les plus communes sont des bonnettes
de 4 et 10 dioptries. Ces bonnettes doivent être d'une construction optique
irréprochable et il est recommandé d'utiliser celles de la marque du
boitier. Toutes les marques se doivent d'en proposer dans leurs catalogues.
Mais l'usage d'une bonnette revient à ajouter au moins une surface air-verre
à l'objectif et l'empilement des bonnettes est fortement déconseillé.
La mise au point ne peut s'effectuer que sur une plage de distance réduite,
n'atteignant pas l'infini.
Les bonnettes à bas prix n'ont pas de correction optiques suffisantes et
sont à proscrire.

La focale de l'objectif va commander la distance frontale, c'est à dire la
distance entre l'objectif et le sujet. Et c'est justement le
raccourcissement de cette distance qui fait fuir notre sujet rarissime !

On a donc intérêt à ne pas viser trop court. Le 100 mm est un minimum en
plein format, même si on peut descendre un peu en dessous de cette valeur
avec les petits capteurs. Un objectif de 60 mm convient avec un Canon 20 D
mais devient un peu court avec un 5 D.

La luminosité de l'objectif. C'est un facteur qui a perdu beaucoup
d'importance avec les récents reflex numériques : on peut travailler à 800
ou 1600 ISO sans aucun problème. Donc, la grande perte de lumière causée par
l'augmentation de tirage pour approcher du rapport 1/1 ne constitue
réellement plus une gène.

L'usage d'un flash électronique dédié (ampoules annulaires entourant
l'objectif) est très fortement recommandée afin de s'affranchir des
conditions extérieures et d'être sûr d'avoir suffisamment de lumière en
sous-bois ou le soir. Attention aux autofocus faiblards qui peuvent pédaler
dans la semoule par manque d'éclairement. C'est là que l'on redécouvre
l'intéret de la MaP manuelle (ou celle d'une petite torche qui redonne
toute sa vigueur à l'autofocus...). Mais à ce stade, il vaut mieux traiter
des sujets très calmes plutôt qu'un hyménoptère en vol...

En macro, se rappeler que l'on est en permanence coincé entre deux exigences
contradictoires :

- Fermer le diaphragme au maximum, afin de bénéficier de la plus grande
profondeur de champ possible.

- Ouvrir suffisamment le diaphragme , afin de ne pas perdre de netteté pour
cause de diffraction. Il faudra apprendre à jongler...

Un bon test, c'est l'oeil de mouche ! Si tu vois les facettes, c'est bon !

--
Jacques Dassié
http://archaero.com/
JLC
Le #19101421
Jacques Dassié a écrit :

Un bon test, c'est l'oeil de mouche ! Si tu vois les facettes, c'est bon !




D'accord avec toi, mais ça relève plus de la chance que de la mise au
point au rapport 1:1
A commencer parce que la mouche elle bouge tout le temps, la garce.

--
@ + et cordialement.
JLC
JLC
Le #19101451
JLC a écrit :
Jacques Dassié a écrit :

Un bon test, c'est l'oeil de mouche ! Si tu vois les facettes, c'est
bon !




D'accord avec toi, mais ça relève plus de la chance que de la mise au
point au rapport 1:1
A commencer parce que la mouche elle bouge tout le temps, la garce.




Je fais référence à mes expériences en 24x36 avec un Canon FD 50 mm et
un doubleur Foca HR 7. Grandissement direct 1:1.
Résultats superbes, mais toujours aléatoires, et à l'époque en diapo,
pas question de prendre 36 clichés d'affilée.

--
@ + et cordialement.
JLC
Jacques Dassié
Le #19101831
Le Sun, 12 Apr 2009 00:20:19 +0200, JLC
Je fais référence à mes expériences en 24x36 avec un Canon FD 50 mm et
un doubleur Foca HR 7. Grandissement direct 1:1.
Résultats superbes, mais toujours aléatoires, et à l'époque en diapo,
pas question de prendre 36 clichés d'affilée.



Oh, j'ai connu ça avec mon A1 et le même objectif...
Pas en macro, mais en prospection aérienne : quand j'avais grillé trois
pelloches, j'hésitais à en mettre une autre, because pépettes !
Et l'avion, c'était bien pire : dans ma tête, toutes les minutes, Cling,
j'entendais la pièce de dix balles qui se tirait de mon gousset !
--
Jacques Dassié
http://archaero.com/
Lépi-Marbois
Le #19101861
Depuis des années je travaille avec le micro nikor 105mm pour
photographier mes papillons de nuit et autres insectes avec mes
différents appareils Nikon (argentiques, numérique). C’est un excellent
objectif , très bon piqué qui permet de s’approcher raisonnablement des
bêtes. Il existe maintenant une version stabilisée. Pour les photos de
nuit, j’utilise il faut des flashs R200 déportés pilotés par un SB800.
Pierre


JPG a écrit :
Bonjour,
Heureux possesseur d'un D300 Nikon, un 16-85 VR et un 70-300 VR, j'aimerais
m'équiper d'un objectif macro pour fleurs et insectes.
Que me conseillez vous?
Merci d'avance.
Jean-Pierre




Sylvain SF
Le #19103991
Jacques Dassié a écrit :

j'aimerais
m'équiper d'un objectif macro pour fleurs et insectes.
Que me conseillez vous?



[...]
Les véritables objectif macro assure une mise au point continue de l'infini
jusqu'au rapport 1/1. Cet objectif conserve intégralement les
indispensables automatismes de l'appareil.



je ne partage pas tout à fait cette approche un peu stricte.
savoir ce qui est "un véritable macro" n'est pas le propos
(ou à vouloir remettre un inutile jugement de valeur arbitraire).

tu as raison de faire une distinction sur la caractéristique citée
mais il est intéressant de citer son contraire, soit:

les objectifs macro courants proposent une mise au point continue
de l'infini à une distance courte - la plus courte distance de MAP
est celle qui fourni le plus fort rapport d'agrandissement (cela peut
être 1:1 mais aussi 2:1 (taille double) ou 1:2 (taille 50%)) et elle
sera plus courte que pour un objectif de même focale mais non macro).
à noter que le rapport 1:1 est souvent un argument commercial fort,
comme s'il était obligatoire de le supporter, comme si ne pas
l'atteindre était une marque d'infamie, ce n'est d'absurdité, un
objectif 1:1.5 ou 1:2 de bonne qualité optique sera évidemment
meilleur qu'un 1:1 mal construit.

à coté, il existe des objectifs à usage plus professionnel ou plus
spécifique qui propose une plage de mise au point réduite (cela peut
être de de qlq cm ou qlq dizaines de cm) et généralement des rapports
de grossissement plus élevés (cela peut être 5:1 à 20:1).

Avec des bagues, la mise au point ne peut s'effectuer que sur une plage de
distance réduite, n'atteignant pas -et de loin ! l'infini. [...]



rappelons ici, qu'une bague d'extension (intercalée entre le boîtier et
l'objectif) n'a pour but que d'augmenter le rapport d'agrandissement,
cela peut être requis pour photographier des sujets minuscules qui
imposerait un ratio supérieur à la limite de l'objectif (soit par
exemple, prendre en x3 ou x5 avec un objectif limité à 1:1).

une telle bague est donc nullement obligatoire, au contraire, on
préférera toujours utiliser son objectif dans sa plage nominale
(notamment pour profiter d'un mise au point continue et d'une
luminosité maximale).

Un autre moyen, sauvegardant parfaitement les automatismes : les bonnettes
vissante, comme un filtre, sur l'objectif. Elles présentent l'avantage de
conserver la luminosité de l'objectif. Les plus communes sont des bonnettes
de 4 et 10 dioptries. Ces bonnettes doivent être d'une construction optique
irréprochable et il est recommandé d'utiliser celles de la marque du
boitier. [...]



déjà dit; seule la qualité de la bonnette, le fait qu'elle porte la
marque de l'objectif n'a pas la moindre incidence - et si cela est
vu comme un gage de qualité, il ne faudrait le confondre avec une
aliénation à sa marque fétiche - on ne parle que d'un simple dioptre
(qui pourra néanmoins disposer de plusieurs lentilles pour limiter
les aberrations chromatiques).

un point important à noter est que le grossissement procuré par la
bonnette est fonction de sa puissance propre et de la focale de
l'objectif sur laquelle elle est montée; pour la même bonnette,
si un rapport x2 est obtenu avec un 50mm, il sera d'environ x4
avec un 135mm); la profondeur de champ diminue elle en rapport
inverse - on n'a jamais tout en même temps.

Sylvain.
jean-daniel dodin
Le #19104091
Sylvain SF a écrit :

rappelons ici, qu'une bague d'extension (intercalée entre le boîtier et
l'objectif) n'a pour but que d'augmenter le rapport d'agrandissement,



tout à fait. Elle a aussi l'avantage de pouvoir se monter sur
n'importe quel objectif - il est souvent commode d'utiliser un
objectif de longue focale pour s'éloigner de l'objet.

il n'y a pas de perte de qualité vu qu'il n'y a pas d'optique :-),
c'est bon marché.

La plage de mise au point est restreinte (je l'utilise rarement, je ne
saurais donc dire de combien).

c'est donc une excellent solution pour des usages peu fréquents.

A une époque ou j'étais fauché (il m'a fallu dix ans pour acquerir mes
objectifs) j'avais acheté un doubleur. C'est parfaitement utilisable
si la qualité exigée n'est pas trop grande. Il est déconseillé de
l'utiliser avec un zoom, mais avec le 50mm standard c'est parfait
(jamais essayé depuis que je suis passé en numérique)

jdd

--
http://www.dodin.net
Le wiki des forums son-image français:
http://new.dodin.org/frsv/
http://valerie.dodin.org
markorki
Le #19104211
Jacques Dassié a écrit :

Les véritables objectif macro assure une mise au point continue de l'infini
jusqu'au rapport 1/1. Cet objectif conserve intégralement les
indispensables automatismes de l'appareil.
Attention, ceux des marques non majeures sont souvent limité à 1/2, voire
1/3 .



ah bon, je suis heureux d'apprendre que Pentax est une marque majeure ;-)
mon FA-100mm-3.5 va jusqu'au 1:1 !!
markorki
Le #19104201
jean-daniel dodin a écrit :

A une époque ou j'étais fauché (il m'a fallu dix ans pour acquerir mes
objectifs) j'avais acheté un doubleur. C'est parfaitement utilisable
si la qualité exigée n'est pas trop grande. Il est déconseillé de
l'utiliser avec un zoom, mais avec le 50mm standard c'est parfait
(jamais essayé depuis que je suis passé en numérique)



Je ne suis plus (et pas encore redevenu) fauché, mais j'utilise depuis
les années 80 un doubleur HR7 macro pour KA, dès que j'ai besoin de
dépasser 1:1. Qualité pas trop grande ? bof, bof, perso, mes yeux ne
voient pas de défauts quand je le couple avec mon 100mm macro... Par
contre, avec mon Tamron 2.5/28mm qui a beaucoup souffert, c'était un
désastre sur la fin (lentille décentrée > halo très perceptible autour
des parties claires).
Mais cette combinaison, 28mm+(excellent) doubleur à rampe de 3cm
permettait de disposer d'un 56 mm accommodant jusqu'à l'infini et qui
montait à presque X4 sans changement d'optique, ce qui est précieux pour
un botaniste (milieu, port de la plante, feuilles/inflorescence, fleur
et éventuellement détail de la fleur), sauf que les rapports élevés
devenaient très délicats à éclairer.

Maintenant, je monte et je démonte ... et pour une cible de guère plus
du mm d'envergure, ça fait doubleur + bagues, ce qui monte mon tromblon
à près de 30cm et le temps de MAP à parfois très longtemps (sauf si je
trouve un appui sous le poignet gauche: on peut faire levier de façon
très précise en jouant sur l'angle entre la main et le poignet).
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