Peter Jackson et profondeur de champ
Le
Jean-Louis Matrat
Allez, j'aggrave mon cas.
Il se trouve que mon tout premier contact avec la video full HD fut une
présentation, dans un salon, d'un extrait du Seigneur des Anneaux
(avant, je n'avais vu que du truc Microsoft).
Même pas depuis une galette, la guéguerre des formats n'avait pas
vraiment commencé, c'était sur un disque dur, je n'ai pas eu
connaissance de plus de détails techniques que l'affirmation selon
laquelle c'était du full HD. Le projo était le tout premier full HD d=
e
chez Optoma.
Je ne suis pas un fan du SdA (le film), ni de Tolkien, et n'ai jamais
réussi à dépasser une douzaine de pages de Bilbo le Hobbit, ce qui =
ne me
mettait pas dans les meilleures dispositions possibles envers cette
projection, on ne peut pas dire que j'aurais été submergé d'émoti=
ons.
Donc, scène de combats à la Peter Jackson, environ 3256783 combattant=
s
de toutes espèces en masses mouvantes et ondulantes, étalées sur au=
bas
mot 30 km de champ de bataille, avec une netteté et une PdC
ahurissantes. Irréaliste. Invraisemblable.
D'où ma première conclusion rapide à l'époque: si c'est juste pou=
r
mettre en valeur ce qu'ils savent faire en images de synthèse, peuvent =
se le garder, le truc.
Par la suite, comme j'ai pu m'en expliquer, mon opinion a légèrement =
évolué ;-)
(ne répétez à personne que pendant cette période intermédiaire,=
mes
sources d'images avaient la forme de fichiers en .mkv)
Puis vint King Kong, et si je n'aime pas Tolkien je n'ai pas les mêmes =
préjugés négatifs envers Naomi Watts miam miam.
En revanche, j'ai pu vérifier que le coupable c'est Peter Jackson, sans=
équivoque!
Certes, le vice est moins perceptible sur un DVD qu'un BD, estompé qu'i=
l
est par la résolution inférieure, mais il est bien présent quand mê=
me:
la PdC est irréaliste.
Et même si la finesse de restitution des blondeurs de Naomi (toujours
des cheveux, yes!) bercées par la brise légère compense un petit pe=
u,
rayon plaisir, avec le BD, ça ne change rien au fait que Peter Jackson =
exagère, le bougre.
Ça rappelle un peu les abus de certains ingés son aux débuts de la =
stéréo, qui en rajoutaient tant et plus pour épater le client. Eux =
se
sont calmés, à l'usage, espérons qu'il en sera de même au ciném=
a.
À la prochaine!
JLM
Il se trouve que mon tout premier contact avec la video full HD fut une
présentation, dans un salon, d'un extrait du Seigneur des Anneaux
(avant, je n'avais vu que du truc Microsoft).
Même pas depuis une galette, la guéguerre des formats n'avait pas
vraiment commencé, c'était sur un disque dur, je n'ai pas eu
connaissance de plus de détails techniques que l'affirmation selon
laquelle c'était du full HD. Le projo était le tout premier full HD d=
e
chez Optoma.
Je ne suis pas un fan du SdA (le film), ni de Tolkien, et n'ai jamais
réussi à dépasser une douzaine de pages de Bilbo le Hobbit, ce qui =
ne me
mettait pas dans les meilleures dispositions possibles envers cette
projection, on ne peut pas dire que j'aurais été submergé d'émoti=
ons.
Donc, scène de combats à la Peter Jackson, environ 3256783 combattant=
s
de toutes espèces en masses mouvantes et ondulantes, étalées sur au=
bas
mot 30 km de champ de bataille, avec une netteté et une PdC
ahurissantes. Irréaliste. Invraisemblable.
D'où ma première conclusion rapide à l'époque: si c'est juste pou=
r
mettre en valeur ce qu'ils savent faire en images de synthèse, peuvent =
se le garder, le truc.
Par la suite, comme j'ai pu m'en expliquer, mon opinion a légèrement =
évolué ;-)
(ne répétez à personne que pendant cette période intermédiaire,=
mes
sources d'images avaient la forme de fichiers en .mkv)
Puis vint King Kong, et si je n'aime pas Tolkien je n'ai pas les mêmes =
préjugés négatifs envers Naomi Watts miam miam.
En revanche, j'ai pu vérifier que le coupable c'est Peter Jackson, sans=
équivoque!
Certes, le vice est moins perceptible sur un DVD qu'un BD, estompé qu'i=
l
est par la résolution inférieure, mais il est bien présent quand mê=
me:
la PdC est irréaliste.
Et même si la finesse de restitution des blondeurs de Naomi (toujours
des cheveux, yes!) bercées par la brise légère compense un petit pe=
u,
rayon plaisir, avec le BD, ça ne change rien au fait que Peter Jackson =
exagère, le bougre.
Ça rappelle un peu les abus de certains ingés son aux débuts de la =
stéréo, qui en rajoutaient tant et plus pour épater le client. Eux =
se
sont calmés, à l'usage, espérons qu'il en sera de même au ciném=
a.
À la prochaine!
JLM

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Bon début, tu en es conscient...
Je lirais la suite demain, j'ai assez ri pour aujourd'hui
Oui, certains réalisateurs exagèrent avec des profondeurs de champ
surréalistes et ce pour des raisons évidentes d'effet de détails lors
de la projection en salle.
Mais ce n'est un problème du tout, on aime ou on n'aime pas.
En revanche, ce que ne maitrisent jamais les réalisateurs, c'est
l'effet de sur-accentuation de la netteté des arrières plans quand les
BD sont visionnés sur des écrans plats de petite et moyenne tailles
notamment.
Et ce problème est vraiment imputable à ce support dans la plupart des
Home-Cinéma HD.
Le Blu-ray ne donne pas cette mauvaise sensation quand il est utilisé
en projection large avec peu de recul de visionnage.
Quant au parallèle avec la musique, on peut dire que ça continue
aujourd'hui. Les disques passent toujours à la compression après
mixage... le drame c'est qu'on ne sait toujours pas le faire
correctement en France !