Pour une securite citoyenne
Le
pafair
C'est à l'aérogare Roissy Charles-de-Gaulle que la compagnie
aérienne Air France expérimente depuis le début de ce mois de
juin un nouveau système de contrôle aux frontières des passagers,
sur la base de données biométriques.
Pour cela, la compagnie aérienne, en étroite collaboration avec
la Police de l'Air et des Frontières (PAF), remettra, sur la base
du volontariat, une carte de membre. Au préalable, les passagers
volontaires se verront prendre et numériser les empreintes
digitales de leurs deux index par les services de la PAF.
Munis de cette carte et de leur index, les passagers volontaires
emprunteront un sas de sécurité, sans avoir à se présenter devant
les services de la PAF.
Les objectifs attendus sont d'améliorer les conditions du passage
de la frontière et la fiabilité des contrôles; ils soulèvent deux
interrogations: qu'en pense le Législateur? Le système est-il pour
autant plus fiable?
Si, par décret n° 2005-556 du 27 mai 2005, Le Législateur a
autorisé à titre expérimental ce type d'expérience, il a surtout
voulu les encadrer. D'une part, seul l'aéroport de Roissy
Charles-de-Gaulle y est abilité. Ensuite, pourront être passagers
volontaires, les personnes résidantes dans l'un des Etats de l'Union
européenne ou dans la Confédération suisse.
Vu le traité instituant la Communauté européenne et le dit
"accord de Schengen", signé le 14 juin 1985, relatif à la
suppression graduelle des contrôles aux frontières communes
et qui à terme devrait être étendu à l'ensemble des Etats membres
de l'Union, même si aujourd'hui encore la Grande-Bretagne et l'Irlande
n'ont pas ratifiés cet accord. Or n'y-a-t-il pas là incompatibilité
entre la libre circulation des personnes au sein de l'Union et la
volonté de multiplier les systèmes de contrôle d'identité des
citoyens de l'Union?
Ensuite, sur le plan de la fiabilité, il semble raisonnable
de penser que les initiateurs du projet ont placé, à proximité
des entrées du sas de sécurité, soit du personnel de la PAF soit
du personnel de Air-France. Sans quoi, une carte de membre et
un index dûment authentifié pourraient aisément permettre le passage
simultané de deux ou de trois individus, déjouant ainsi la sécurité
du système.
Finalement, la solution retenue n'a fait que déplacer "la frontière"
des portiques de la PAF aux portes d'entrée du sas de sécurité,
rendant de fait, superflue la mise en place d'un système de contrôle
biométrique.
L'impertinence des objectifs annoncés étant avérée, Ceci permet
de dire, et les experts en sécurité en conviendront, que notre
sécurité n'est pas une affaire de technologie, elle avant tout
une affaire de citoyenneté.
--
Paul-Armand Fair
aérienne Air France expérimente depuis le début de ce mois de
juin un nouveau système de contrôle aux frontières des passagers,
sur la base de données biométriques.
Pour cela, la compagnie aérienne, en étroite collaboration avec
la Police de l'Air et des Frontières (PAF), remettra, sur la base
du volontariat, une carte de membre. Au préalable, les passagers
volontaires se verront prendre et numériser les empreintes
digitales de leurs deux index par les services de la PAF.
Munis de cette carte et de leur index, les passagers volontaires
emprunteront un sas de sécurité, sans avoir à se présenter devant
les services de la PAF.
Les objectifs attendus sont d'améliorer les conditions du passage
de la frontière et la fiabilité des contrôles; ils soulèvent deux
interrogations: qu'en pense le Législateur? Le système est-il pour
autant plus fiable?
Si, par décret n° 2005-556 du 27 mai 2005, Le Législateur a
autorisé à titre expérimental ce type d'expérience, il a surtout
voulu les encadrer. D'une part, seul l'aéroport de Roissy
Charles-de-Gaulle y est abilité. Ensuite, pourront être passagers
volontaires, les personnes résidantes dans l'un des Etats de l'Union
européenne ou dans la Confédération suisse.
Vu le traité instituant la Communauté européenne et le dit
"accord de Schengen", signé le 14 juin 1985, relatif à la
suppression graduelle des contrôles aux frontières communes
et qui à terme devrait être étendu à l'ensemble des Etats membres
de l'Union, même si aujourd'hui encore la Grande-Bretagne et l'Irlande
n'ont pas ratifiés cet accord. Or n'y-a-t-il pas là incompatibilité
entre la libre circulation des personnes au sein de l'Union et la
volonté de multiplier les systèmes de contrôle d'identité des
citoyens de l'Union?
Ensuite, sur le plan de la fiabilité, il semble raisonnable
de penser que les initiateurs du projet ont placé, à proximité
des entrées du sas de sécurité, soit du personnel de la PAF soit
du personnel de Air-France. Sans quoi, une carte de membre et
un index dûment authentifié pourraient aisément permettre le passage
simultané de deux ou de trois individus, déjouant ainsi la sécurité
du système.
Finalement, la solution retenue n'a fait que déplacer "la frontière"
des portiques de la PAF aux portes d'entrée du sas de sécurité,
rendant de fait, superflue la mise en place d'un système de contrôle
biométrique.
L'impertinence des objectifs annoncés étant avérée, Ceci permet
de dire, et les experts en sécurité en conviendront, que notre
sécurité n'est pas une affaire de technologie, elle avant tout
une affaire de citoyenneté.
--
Paul-Armand Fair

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Première remarque : source détaillée de l'information ? Ceci est votre
interprétation de la chose, j'aimerais bien avoir quelque chose de plus
concret à me mettre sous la dent.
Seconde remarque : un sas bien fait ne laisse passer qu'une seule personne
à la fois. Il n'est en effet pas compliqué de vérifier ce fait par
l'association de plusieurs données, comme le poids, les zones de pression
au sol ou encore une reconnaissance d'image.
Troisième remarque : un sas d'identification ne remplace pas le passage
au portiques de sécurité, la passage au rayon X des bagages à main, et
l'éventuelle fouille qui nécessite la présence de personnel humain.
Quatrième remarque : au final, il est destiné à remplacer quoi votre
système ? Le passage à l'immigration ?
Cinquième remarque : "libre circulation" est-il synonyme de "pas de
contrôle". Quand je descend de l'avion à Berlin ou Amsterdam, je passe
quand même par un kiosque où on vérifie sommairement mon passeport...
Et ça ne me choque pas franchement : comment savoir à priori qu'un mec
qui descend de l'avion est un ressortissant de l'UE ou non sans regarder
son passeport.
En gros, j'ai du mal à saisir le message global... C'est que ça sert à
rien de remplacer un système qui peut induire jusqu'à une 1/2 heure
d'attente au débarquement d'un vol international par un autre qui
pourrait (faut voir des faits plus précis) être aussi efficace en étant
plus rapide ?
--
Les conflits non résolus se règlent devant le juge, une personne qui
n'est ni juge ni partie.
-+- B in GNU : Parti de là, tu ne peux pas juger. -+-
D'après l'information qui circule, le système est capable de détecter le
passage de plusieurs personnes, et vérifie aussi que le doigts est
"vivant" pour ne pas être trompé par une copie mécanique d'empreinte, ou
autres variantes gore visant à dérober cette autentification.
Il doit y avoir des failles potentielles, et que la supervisation
humaine est assurément indispensable pour les identifications biométriques.
Il n'empèche que je pense que c'est facilement plus sûr que le coup
d'oeil distrait sur votre photo d'il y a 10 ans dans le passeport ...
Je me suis souvent posé la question.
Par fainéantise ?
Par faible conscience des risques potentiels (donc par manque de
formation/sensibilisation) ?
Par honte (de contrôler un proche ) ?
Par peur (du regard de l'autre) ?
Par culture (on ne contrôle pas ses résidents) ?
Les contrôleurs dans les pays << sensibles >> (dictature) prennent tout
leur temps indépendamment de la longueur de la file d'attnte.
Le SAS ne contient qu'UNE personne (pas besoin de système sophistiqué,
le contrôle est humain et gare à ceux qui ne respectent pas), l'examen
du passeport dure bien 5 minutes et l'examen visuel du visage, on va
dire 5 longues secondes.
Mais bon, il est vrai que dans un pays où la moitié de la population est
policière on a du monde sous la main pour ne pas faire appel à la
technologie et, du reste, on n'a pas l'argent pour se la procurer voire
même la développer.
Tout cela pour dire la chose suivante :
ok, très bien, contrôlons toujours plus, toujours plus
profondément. Soit.
Si cela permet VRAIMENT de réduire le terrorisme, les
comportements sensibles, très bien, j'adhère.
Si cela me permet de gagner du temps à l'instar d'une carte
accréditive dans un grand magasin, j'adhère également car
arriver 3 heures avant le décollage d'un vol national, très peu
pour moi. A l'époque où Air Inter existait encore j'arrivais
moins de 15 minutes avant le décollage.
Mais si cela ne permet que de contrôler toujours un peu plus les
us et habitudes de nos chers concitoyens tout en leur
balançant le spectre du grand banditisme remodelé en terrorisme
international. Là je n'adhère pas.
Et sincèrement QUI pourra prouver, sérieusement (*), que ce
genre de mécanisme améliore la sécurité de tous (usagers et
personnels) ?
db
(*) Mathématiquement, j'entends.
Accessoirement j'accepte la statistique mais le périmètre se modifiant
en permanence je me demande bien quelle valeur auraient des données
statistiques dans ce domaine.
Je dis mathématiquement car le simple expression : << c'est évident,
monsieur, les empreintes sont uniques ! >>.
D'une part les empreintes encodées ne sont pas uniques.
Et d'autre part, les empreintes c'est bien mais je pense que les grandes
centrales de renseignement ont depuis longtemps trouvé la parade (y
compris pour l'aspect << vivant >>, vivacité qui repose sur la
conductivité si je ne m'abuse). Si les centrales ont trouvé et utilisé
alors les grands Simplement monsieur Tout le monde pourra moins bien jouer à se faire
peur,désormais.
--
Courriel : usenet blas net
Le terrorisme, ce n'est pas l'augmentation réelle du risque, mais
juste l'augmentation de la peur. Donc, si on donne au grand public
l'illusion de la sécurité, le terrorisme est vaincu -- indépendamment
du niveau de sécurité réel. (De toutes façons, les fers à repasser
font plus de victimes que les terroristes.)
Personne, parce que ça n'améliore rien du tout. Les utilisateurs
légitimes (authentifiés et validés) peuvent parfaitement être d'odieux
terroristes. Se faire embaucher avec une fausse identité c'est nettement
plus facile qu'on ne le croit. Qui vous a déjà demandé votre passeport
dans un entretien d'embauche?
Ce genre de systèmes sécuritaires sont dans 99% des cas de la pure
poudre aux yeux ("dormez, braves gens").
--
Il y a toujours un bug de plus.
Loi de Lubarsky.