ProPhotoRGB devra encore attendre
Le
Charles VASSALLO
Bonjour à tous
Il y a quelque temps, Sansame s'était fait l'écho d'un article
http://www.luminous-landscape.com/t...-rgb.shtml
préconisant de prendre ProPhotoRGB comme espace de sortie des programmes
RAW, entre autres pour ne rien perdre des couleurs que nos chers APN
peuvent capter au delà de Adobe-98 mais que les jets d'encre modernes
savent néammoins produire.
Je reste dubitatif devant cet argument (et par suite je snobe toujours
ProPhotoRGB). Pour sûr, ces couleurs existent, je sais précisément où
elles sont, mais j'attends toujours qu'on me montre une image qui perde
en qualité sur ma R800 quand on l'imprime en passant d'abord par
Adobe98. J'ai cherché -- et j'ai trouvé, ou construit -- des images où
ces couleurs jouent un rôle significatif, mais à chaque fois elles sont
accompagnées d'autres couleurs tout aussi saturées ou même plus, tout à
fait non imprimables, et qui posent de sérieux problèmes de rendu, de
telle sorte que ma conclusion du moment est que le problème prioritaire
n'est pas de récupérer jusqu'à la dernière les couleurs que l'imprimante
sait fournir, mais de mieux contrôler la sortie des couleurs non
imprimables.
L'état actuel de mes réflexions est sur
http://perso.orange.fr/charles.vass...ors_gamut/
Je propose notamment d'utiliser un masque des couleurs non imprimables
pour agir directement sur ces couleurs.
Charles
Il y a quelque temps, Sansame s'était fait l'écho d'un article
http://www.luminous-landscape.com/t...-rgb.shtml
préconisant de prendre ProPhotoRGB comme espace de sortie des programmes
RAW, entre autres pour ne rien perdre des couleurs que nos chers APN
peuvent capter au delà de Adobe-98 mais que les jets d'encre modernes
savent néammoins produire.
Je reste dubitatif devant cet argument (et par suite je snobe toujours
ProPhotoRGB). Pour sûr, ces couleurs existent, je sais précisément où
elles sont, mais j'attends toujours qu'on me montre une image qui perde
en qualité sur ma R800 quand on l'imprime en passant d'abord par
Adobe98. J'ai cherché -- et j'ai trouvé, ou construit -- des images où
ces couleurs jouent un rôle significatif, mais à chaque fois elles sont
accompagnées d'autres couleurs tout aussi saturées ou même plus, tout à
fait non imprimables, et qui posent de sérieux problèmes de rendu, de
telle sorte que ma conclusion du moment est que le problème prioritaire
n'est pas de récupérer jusqu'à la dernière les couleurs que l'imprimante
sait fournir, mais de mieux contrôler la sortie des couleurs non
imprimables.
L'état actuel de mes réflexions est sur
http://perso.orange.fr/charles.vass...ors_gamut/
Je propose notamment d'utiliser un masque des couleurs non imprimables
pour agir directement sur ces couleurs.
Charles

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( 4625dc55$0$5095$ )
C'est à se demander à quoi servent les profils ICC...
A savoir précisément où on met les pieds et à ne pas faire n'importe
quoi quand on voudrait un miracle
Charles
( 4625f93c$0$5110$ )
Bon, on va dire alors que je ne suis pas convaincu.
Par rapport à toutes les couleurs possibles, le gamut est un espace de
couleur plus ou moins réduit qui se définit entre autre par ses frontières.
Pour passer d'un espace à un autre, le problème théorique est toujours le
même : quelles sont les transformations que l'on va faire pour assurer la
concordance entre ces deux espaces ?
D'après ce qui a déjà été débattu ici, le meilleur compromis semble être
actuellement les profils ICC parce qu'ils garantissent l'homogénéité des
équivalences adoptées par l'ensemble de la profession. C'est un moyen
reproductible qui fonctionne de la même façon sur n'importe quelle image,
même si ce n'est pas parfait.
Dans tes articles déjà tu appliques des profils différents à une même image
et tu observes les différences. Sérieusement, pourquoi faire ? Pour établir
une cartographie de tout ce qui déborde avec un tas de figures en couleur et
tout et tout ? A l'arrivée c'est quand même une belle évidence : quand on
prend deux gamuts qui ne se recouvrent pas parfaitement, eh bien
effectivement si on mesure, on peut voir qu'ils ne se recouvrent pas
parfaitement.
Par ailleurs établir un masque de ce qui déborde, je n'y crois pas. Ou bien
on travaille sur toute l'image et on lui applique globalement des
contractions non linéaires pour la ramener dans l'espace d'impression, ou
bien on écrête purement et simplement quand ça dépasse, mais travailler
exclusivement sur certaines couleurs et pas d'autres (ton masque), pour moi
ça ne respecte pas la cohérence interne, c'est à dire la continuité. Les
couleurs tout près de la limite resteront inaltérées et celles au-delà vont
tout à coup être ramenées en deçà... T'auras beau ajouter du flou et des
transparences, sur le plan technique je ne trouve pas ça satisfaisant.
Mais bon, tu me connais, je ne suis jamais content.
Si tu ne comprends pas ce que je fais, ça va être dur... Que crois-tu
qui se passe quand on convertit l'image dans le profil de l'imprimante ?
Ça, c'est une fable qu'on se colporte de site web en site web et de
bouquin en bouquin à propos du rendu perceptif. Ça ne marche pas du tout
comme ça dans la réalité, ou bien, seulement dans le sens vertical
(luminosités) et pas du tout en horizontal (chroma)
C'est justement là que le bât chatouille de temps en temps. On ramène la
couleur sur ce qu'on peut faire, en théorie en minimisant l'erreur
deltaE sur la couleur, en pratique je ne sais pas trop mais le résultat
laisse parfois à désirer et donc, pourquoi diable ne pas modifier ça ?
Meuh non ! J'ai inclus quelques images de ces masques, ils sont
évidemment tout à fait flous. Pas de rupture, sois tranquille !
Et puis... que tu y crois ou non, ça n'a pas si mal marché que ça dans
les essais que j'ai faits, même si je rappelle in fine qu'il ne faut pas
trop rêver
Charles
( 4626359e$0$25920$ )
Pas grave, essaie quand même.
(et si je dis des bêtises tu peux y aller, je ne me vexerai pas)
Que les couleurs vont passer par une moulinette pour que l'imprimante fasse
une sortie papier à peu près acceptable par rapport aux couleurs d'origine.
Que ces couleurs elles-mêmes n'ont aucune signification. Si par exemple
tu inversais deux cartouches et tu profilais l'imprimante ensuite, dans
l'absolu la moulinette attribuerait au rouge des densités de jaune et au
jaune des densités de rouge pour qu'à l'arrivée ta sonde retrouve sur le
papier les valeurs les plus proches possible de ce qu'elle attend.
Qu'observer ça n'a aucun sens pratique, par exemple une rampe dans une
couleur donnée peut très bien se retrouver en S pour corriger le S inverse
que fait l'imprimante en natif...
Que même si cela avait un sens, ces couleurs profilées, on ne peut pas les
voir parce que l'écran lui-même a un gamut et opère une distorsion par
rapport au gamut impression.
Que tout ça me fait penser au proofing Photoshop : si je prépare mon image
aux petits oignons et qu'ensuite j'applique mon profil d'imprimante,
j'observe assez bien les altérations que j'obtiendrais, par exemple une
certaine fadeur. Seulement à ce moment, il n'est plus question de saturer
mon image pour l'améliorer bien que Photoshop me permette de le faire.
Normalement la réduction du gamut n'est *pas* manipulable, il faudrait que
toutes mes modifs se fassent dans l'espace limité d'impression et que je ne
puisse jamais atteindre le noir ou la saturation quoi que je fasse.
L'autre problème, c'est que mon imprimante va me permettre des couleurs
absolument géniales dans les bleu-verts par exemple alors que mon écran ne
me le montre pas. Donc toutes les manips que je fais se font en aveugle, en
général je me fais des morceaux avec des réglages différents (génial les
post-it Photoshop, soit dit en passant) j'imprime, je vais à la fenêtre et
je choisis.
Si on parle bidouilles, je suis tout à fait d'accord, seulement dans ce cas
on fait les réglages à l'oeil et on laisse la sonde dans le tiroir.
Ah mais tu peux, c'est juste que ce n'est pas très rigoureux.
Ou c'est un savoir-faire que le pro expérimenté fait tip top tout au
feeling - et moi ça me va très bien - ou c'est quantifiable et dans ce
cas-là ça me va très bien aussi, mais on ne commence pas à rectifier des
trucs ou des machins «parfois». Le passage arbitraire d'un registre à
l'autre ne me satisfait pas - sur le plan théorique s'entend.
Ah mais ça j'en suis persuadé. C'est d'ailleurs pour ça que j'aime quand tu
rapportes tes méthodes, même si je donne l'impression de râler. Tu mets les
mains dans le cambouis, tu travailles à le transmettre, vraiment j'apprécie,
j'en profite simplement pour soulever les questions qui me chipotent, c'est
tout.