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Quand Linux avait des ailes

Le
GP
Je viens de retrouver l'article de ESR dont je parlais. Publié le 27 avril
1999, il n'était pas chez Forbes, mais chez Business Week. Il s'intitule: «I
Want to Live in a World Where Software Doesn't Stink». Voici les répliques du
début et de la fin de l'article du «full-time evangelist»:

Q: A year ago, most people had never heard of Linux. Now everyone is excited by
it. Has Linux reached the critical mass it needs in terms of mass-market interest?
A: In terms of mass-market interest, maybe not. In terms of interest among
people who have to run business systems and servers, yes. The Microsoft story
there is already over, although that probably won't become obvious for another
nine months.

()

Q: Five years from now, how many people will be using Linux?
A: If we continue to grow our user rate at the level we've been doing now,
[Raymond writes an arithmetic formula to determine this] we'd get six doubling
periods, which means just shy of a billion people, 860 million in fact. I'm not
expecting it to be quite that high because trends like this tend to show
logistic growth rather than exponential, and it's not clear what the threshold
is. I'd say somewhere near 750 million would be a good conservative estimate.

http://www.businessweek.com/bwdaily...90427c.htm

Avril 1999 à avril 2004, ça fait cinq an. Sommes-nous rendus près du 750
millions d'utilisateurs annoncés? Quelle que soit l'évaluation qu'on fasse des
données de Linux Counter, il faudrait les étirer plus qu'un peu pour arriver au
quart de la moité de ce «conservative estimate».

Dès la fin mai 1999, je dénonçais le ridicule de cette affirmation qui
prédisait une victoire facile, qui allait de soi. Mais, évidemment, je
trollais. Deux ans plus tard, il y a qui ont commencé à prétendre que c'était
une boutade

Et quand Torvalds disait que son but était le «World domination fast»? Boutade,
là encore. Vague référence à une bande dessinée ou je ne sais trop quoi.
N'empêche que, rétrospectivement, on peut se dire qu'il y avait tout de même là
une saprée bonne intuition.

Aux États-Unis, les poursuites antimonopolistiques ont été balayées. En Europe,
une énorme amende, qui ne constitue pas le centième des réserves de Microsoft a
été imposée. (Mais je doute qu'elle ait été payée. Quelqu'un a reçu des échos?)
Puis, il y a eu l'affaire SCO, celle des brevets, une question dont on parle
bien peu en Amérique. Palladium est en train de se mettre en place.

Et ça ne fait que commencer. Allen et Gates ont mis la main sur plusieurs
banques de données et d'images. Ils ont des intérêts dans les réseaux, chez les
constructeurs de microprocesseurs.

Les projets pour implanter Linux en Amérique du Sud ont échoué. Par manque de
ressources, dit-on. Re$$ources que Microsoft apportait. Au Canada, et même en
Suisse, MSFT fournit des ordinateurs chargés de ses produits aux écoles et aux
bibliothèques, souvent sous le couvert de la fondation Bull et Melinda Gates.

De plus en plus de «services», dont certains mettent en danger la vie privée,
mais n'en sont pas moins appréciés (Passport), risquent bientôt offerts en
prime ou à rabais aux utilisateurs de Microsoft: Encarta, réservation de
voitures, abonnement à MSNBC, etc.

Microsoft conclut des ententes avec les FAI. Au Canada, c'est Sympatico, qui
appartient à Bell Canada, de loin le plus important fournisseur, qui a été
choisi : http://sympatico.msn.ca/

Etc. Pendant ce temps, il y a 140 000 inscrits au compteur Linux et on se
réconforte en prétendant que les Linuxiens ne connaissent pas le service, qu'il
y en aurait mille fois plus autrement. Nicolas George écrit: "Pour la ++n-ième
fois, on se fout de la « communauté de newbies »." <c88vd9$2v3q$1@nef.ens.fr>
et personne ne dit un mot. À bas ceux qui ne crient pas «Houra Linux! C'est
nous les vrais, ne changeons surtout rien.»

Moi, je pense que le world domination était la seule solution et que, à force
de sottises et de manque de remise en question, Linux est en train de se faire
rogner les ailes.

Il restera à prétendre encore uen fois que les affaires qui ne sont pas fondées
sur le fric, ça ne fonctionne jamais. Merci à tous les petits morveux
méprisants de ce monde! Surtout qu'on n'intervienne pas lorsqu'ils dictent
l'élitiste de l'esprit de Linux et qu'ils pratiquent l'intimidation à tours de
bras. C'est vraiment le genre de do-ers dont Linux a besoin.

GP
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talon
Le #4966111
GP

Avril 1999 à avril 2004, ça fait cinq an. Sommes-nous rendus près du 750
millions d'utilisateurs annoncés? Quelle que soit l'évaluation qu'on fasse des
données de Linux Counter, il faudrait les étirer plus qu'un peu pour arriver au
quart de la moité de ce «conservative estimate».

..............



Etc. Pendant ce temps, il y a 140 000 inscrits au compteur Linux et on se
réconforte en prétendant que les Linuxiens ne connaissent pas le service, qu'il
..............



Quand te rendras tu compte que personne n'a rien à foutre du Linux
counter? Pour ma part j'en ignorais jusqu'à l'existence.

Tes chiffres sont absolument ridicules. Voici par exemple une citation:

"It would seem that despite being dead and there only being six of us
who use it, FreeBSD has clocked up nearly 2.5 million active sites
according to Netcraft. So by my estimates that must mean that I and each
of my 5 friends run 416 667 sites. That might explain my high bandwidth
usage."

Or si FreeBSD a 2.5 millions de sites Web recensés, Linux en a bien 10
fois plus sinon 100 fois plus. Et ceci c'est sans compter toutes les
machines qui sont dans leur coin et ne sont pas des sites web.
Google utilise de l'ordre de 100 000 PC sous Linux. Yahoo travaille sous
FreeBSD mais ils doivent avoir un nombre non négligeable d'unités.
Les universités sont truffées de machines sous Linux. Rien que dans
notre labo, qui est d'une taille modérée on en a une centaine, et un
seul site web. Que dire d'endroits comme le CERN?

Le progrés de Linux n'a pas été de la rapidité escomptée car Microsoft
a réagi et a sorti un OS de qualité raisonnable. Voilà toute l'histoire.
Le seul point où je suis d'accord avec toi c'est que Linux est détruit,
comme Unix, par la fragmentation. On n'a nul besoin de concurrence
entre RedHat, Suse, Mandrake, sans parler des autres. Ils feraient bien
mieux d'unir leur force pour produire un système meilleur que celui de
Microsoft, qui lui, dispose d'un atout immense: l'unicité de son
système, la stabilité qu'il offre aux développeurs. D'ailleurs c'est en
train de se produire grace au poids dominant d'IBM.



--

Michel TALON

GP
Le #4966091
Michel Talon wrote:
GP
Avril 1999 à avril 2004, ça fait cinq an. Sommes-nous rendus près du 750
millions d'utilisateurs annoncés? Quelle que soit l'évaluation qu'on fasse des
données de Linux Counter, il faudrait les étirer plus qu'un peu pour arriver au
quart de la moité de ce «conservative estimate».



...............


Etc. Pendant ce temps, il y a 140 000 inscrits au compteur Linux et on se
réconforte en prétendant que les Linuxiens ne connaissent pas le service, qu'il


...............


Quand te rendras tu compte que personne n'a rien à foutre du Linux
counter? Pour ma part j'en ignorais jusqu'à l'existence.


J'suis sûr!

Tes chiffres sont absolument ridicules. Voici par exemple une citation:

"It would seem that despite being dead and there only being six of us
who use it, FreeBSD has clocked up nearly 2.5 million active sites
according to Netcraft. So by my estimates that must mean that I and each
of my 5 friends run 416 667 sites. That might explain my high bandwidth
usage."


Voici pour les 6 développeurs:
http://www.freebsd.org/doc/en_US.IS...tters.html

Et ça, ce sont seulement, ceux qui ont un «commit previledge». Et c'est certain
que, côté serveur, FreeBSD est très fort.

Or si FreeBSD a 2.5 millions de sites Web recensés, Linux en a bien 10
fois plus sinon 100 fois plus.


J'en doute plus qu'un peu.

Et ceci c'est sans compter toutes les
machines qui sont dans leur coin et ne sont pas des sites web.
Google utilise de l'ordre de 100 000 PC sous Linux. Yahoo travaille sous
FreeBSD mais ils doivent avoir un nombre non négligeable d'unités.
Les universités sont truffées de machines sous Linux. Rien que dans
notre labo, qui est d'une taille modérée on en a une centaine, et un
seul site web. Que dire d'endroits comme le CERN?


Ils en ont des centaines de millions! Je m'en fous, comme je le démontre dans
mon texte, ce n'est pas où ça je joue. Ce n'ets pas la pognée de Nicolas George
à travers le monde qui va faire plier les parlements. Là où ça se joue, c'est
dans la conscience populaire, c'est dans le nombre de têtes de pipe qui
appuient Linux. Et là, le déficit est écrasant.

Le seul point où je suis d'accord avec toi c'est que Linux est détruit,
comme Unix, par la fragmentation. On n'a nul besoin de concurrence
entre RedHat, Suse, Mandrake, sans parler des autres.


Et, au centre de cette fragmentation, qu'y a-t-il? Les intérêts privés des
compagnies, justement. Je ne sais pas si SLS et YggDrasil étaient constituées
en compagnies, mais si c'était le cas, ce devait être un peu comme l'est
Slackware. J'ai rien contre ça.

J'ai quelque chose contre les compagnies contituées selon le rêve de Bob Young.
Red Hat a été la première compagnie à se contituer dans le but de soutenir des
intérêts corporatifs, d'où l'éventuelle introduction à la Bourse. Certains
idiots prétendent que Red Hat a beaucoup apporté à Linux, mais c'est par faute
de faire preuve de suffisamment d'imagination pour concevoir ce que Linux
aurait pu devenir comme mouvement coopératif si tout le monde ne s'était fié
aux compagnies selon le modèle économique le plus traditionnel.

C'est pourquoi je dis et répète depuis fort longtemps que, Linux, c'est Debian,
Slackware et certains projets qui en découlent.

Ils feraient bien
mieux d'unir leur force pour produire un système meilleur que celui de
Microsoft, qui lui, dispose d'un atout immense: l'unicité de son
système, la stabilité qu'il offre aux développeurs. D'ailleurs c'est en
train de se produire grace au poids dominant d'IBM.


IBM marche avec Red Hat et Suse et seule, au mieux, une perversion du concept
de base pourrait ainsi en résulter. Je ne vois pas ce qui pourrait arriver de
bon de ces unions. Linux doit se développer loin de tout intérêt corporatif et
appartenir à la base. Ce qui ne signifie pas que les compagnies ne puissent en
bénéficer et y participer, mais elles ne sauraient en aucun cas y avoir des
intérêts financiers.

GP


Fermont
Le #4966071
Ta réponse est très sage, et LINUX est un avantage pour M$ pour montrer
qu'ils n'ont pas de monopole, ca leur permet de faire des publicités de
comparatifs.

"Michel Talon" cafcmi$d4t$
GP

Avril 1999 à avril 2004, ça fait cinq an. Sommes-nous rendus près du 750
millions d'utilisateurs annoncés? Quelle que soit l'évaluation qu'on
fasse des


données de Linux Counter, il faudrait les étirer plus qu'un peu pour
arriver au


quart de la moité de ce «conservative estimate».

..............



Etc. Pendant ce temps, il y a 140 000 inscrits au compteur Linux et on
se


réconforte en prétendant que les Linuxiens ne connaissent pas le
service, qu'il


..............


Quand te rendras tu compte que personne n'a rien à foutre du Linux
counter? Pour ma part j'en ignorais jusqu'à l'existence.

Tes chiffres sont absolument ridicules. Voici par exemple une citation:

"It would seem that despite being dead and there only being six of us
who use it, FreeBSD has clocked up nearly 2.5 million active sites
according to Netcraft. So by my estimates that must mean that I and each
of my 5 friends run 416 667 sites. That might explain my high bandwidth
usage."

Or si FreeBSD a 2.5 millions de sites Web recensés, Linux en a bien 10
fois plus sinon 100 fois plus. Et ceci c'est sans compter toutes les
machines qui sont dans leur coin et ne sont pas des sites web.
Google utilise de l'ordre de 100 000 PC sous Linux. Yahoo travaille sous
FreeBSD mais ils doivent avoir un nombre non négligeable d'unités.
Les universités sont truffées de machines sous Linux. Rien que dans
notre labo, qui est d'une taille modérée on en a une centaine, et un
seul site web. Que dire d'endroits comme le CERN?

Le progrés de Linux n'a pas été de la rapidité escomptée car Microsoft
a réagi et a sorti un OS de qualité raisonnable. Voilà toute l'histoire.
Le seul point où je suis d'accord avec toi c'est que Linux est détruit,
comme Unix, par la fragmentation. On n'a nul besoin de concurrence
entre RedHat, Suse, Mandrake, sans parler des autres. Ils feraient bien
mieux d'unir leur force pour produire un système meilleur que celui de
Microsoft, qui lui, dispose d'un atout immense: l'unicité de son
système, la stabilité qu'il offre aux développeurs. D'ailleurs c'est en
train de se produire grace au poids dominant d'IBM.



--

Michel TALON




Jerome Lambert
Le #4966061
Le Sat, 12 Jun 2004 16:57:54 +0000, Michel Talon a écrit :

(snip)
Le seul point où je suis d'accord avec toi c'est que Linux est détruit,
comme Unix, par la fragmentation. On n'a nul besoin de concurrence
entre RedHat, Suse, Mandrake, sans parler des autres. Ils feraient bien
mieux d'unir leur force pour produire un système meilleur que celui de
Microsoft, qui lui, dispose d'un atout immense: l'unicité de son
système, la stabilité qu'il offre aux développeurs. D'ailleurs c'est en
train de se produire grace au poids dominant d'IBM.


Vu la réaction de certains dès qu'on aborde le sujet, ce n'est pas pour
tout de suite...

--
Jerome.

Ledev
Le #4966051
"GP"

Aux États-Unis, les poursuites antimonopolistiques ont été balayées. En
Europe,

une énorme amende, qui ne constitue pas le centième des réserves de
Microsoft a

été imposée. (Mais je doute qu'elle ait été payée. Quelqu'un a reçu des
échos?)


Il me semble qu'ils ont fait appel, et que c'est partie pour durer des
années.

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