Quand PPDA paie pour TF1
Le
Taureau Assis
C'est évidemment l'événement télévisuel de ce début de semaine : Patrick
Poivre d'Arvor devrait quitter le journal télévisé de TF1 dès la
rentrée prochaine. L'âge du capitaine est bien sûr évoqué, lui dont les
cheveux viraient plus au sel qu'au poivre. L'âge, la belle affaire, pour
qui se souvient encore de Joseph Poli et de Jacques Chancel, lesquels
tenaient autrement mieux leur rang que nombre d'actuels jeunots.
L'âge, peut-être, mais mille ans avec un bon, c'est toujours trop court;
alors que dix minutes avec un tocard, c'est toujours trop long. L'usure,
donc, pas forcément celle de PPDA, mais celle, en terme d'audience, de
son rendez-vous du soir, est encore évoquée.
Il est vrai que l'audience en question, celle du "JT", a baissé. Oui,
mais surtout en proportion de tous les autres programmes de TF1. Un
peu comme si l'éviction de l'honorable vétéran allait suffire à effacer
l'effondrement global de l'Audimat de ce que l'on surnommait jadis la
"Première chaîne". Un peu comme si sacrifier Patrick Poivre d'Arvor
pouvait exonérer un Etienne Mougeotte ou un Patrick Le Lay, ces deux
brillants intellectuels, pontes de la chaîne en question, eux aussi
précédemment limogés, l'un de sa nullité crasse — écoutez-le interroger
les politiques sur LCI le dimanche pour vous en convaincre, Cindy Sander
ferait mieux —, l'autre pour avoir prostitué l'outil de travail, destiné
selon lui à dégager, chez les téléspectateurs, « du temps de cerveau
disponible pour Coca-Cola »
Parce qu'il faudra bien avouer que dans le cloaque que TF1 était devenu,
c'est PPDA qui faisait le moins honte. S'exprimant en un français choisi
— le correspondant "de" Rome et non point "depuis" Rome — on peut lui
savoir gré d'avoir toujours bien traité le Front national, d'être même
le seul de ses confrères à avoir un jour présenté National Hebdo à
l'antenne. Certes, un méchant pamphlet, intitulé Madame, monsieur,
bonsoir, sensé clouer au pilori la chaîne de BTP, s'était surtout
acharné sur Patrick Poivre d'Arvor ; de manière finalement plus
teigneuse que convaincante, lui faisant endosser la responsabilité de
l'indéniable délitement de son journal télévisé : quand on ouvre sur un
accident de car de ramassage scolaire pour clore, entre foot et météo,
sur le massacre de quelques dizaines de civils afghans par les troupes
américaines, on est effectivement en droit de se demander… Mais à
l'évidence, le malheureux n'y était pour rien, déjà victime silencieuse
avant de devenir victime expiatoire.
On notera, pour finir, qu'il en est un autre qui se vante à mi-mots de
l'infortune de l'infortuné : Nicolas Sarkozy. Il avait déjà fait savoir
qu'il n'était pas pour rien dans la nomination, en 2006, d'Harry
Roselmack, alors successeur potentiel de PPDA. Le même laisse
aujourd'hui entendre qu'il ne serait pas étranger à la subite
promotion de sa future remplaçante, cette Laurence Ferrari qu'il a
si bien connue qu'elle intente procès à quiconque oserait trop le rappeler.
Il est vrai que depuis la campagne présidentielle de l'année dernière,
la nomination de Nonce Paolini, proche de l'actuel locataire de l'Elysée
à la tête de cette chaîne et la suppression programmée de la publicité
sur la télévision publique, TF1 n'a rien à refuser à Nicolas Sarkozy et
inversement.
On savait, hier, pourquoi il nous arrivait encore de regarder TF1,
c'était pour PPDA ; demain, on saura aussi sûrement pourquoi on ne la
regardera plus.
Poivre d'Arvor devrait quitter le journal télévisé de TF1 dès la
rentrée prochaine. L'âge du capitaine est bien sûr évoqué, lui dont les
cheveux viraient plus au sel qu'au poivre. L'âge, la belle affaire, pour
qui se souvient encore de Joseph Poli et de Jacques Chancel, lesquels
tenaient autrement mieux leur rang que nombre d'actuels jeunots.
L'âge, peut-être, mais mille ans avec un bon, c'est toujours trop court;
alors que dix minutes avec un tocard, c'est toujours trop long. L'usure,
donc, pas forcément celle de PPDA, mais celle, en terme d'audience, de
son rendez-vous du soir, est encore évoquée.
Il est vrai que l'audience en question, celle du "JT", a baissé. Oui,
mais surtout en proportion de tous les autres programmes de TF1. Un
peu comme si l'éviction de l'honorable vétéran allait suffire à effacer
l'effondrement global de l'Audimat de ce que l'on surnommait jadis la
"Première chaîne". Un peu comme si sacrifier Patrick Poivre d'Arvor
pouvait exonérer un Etienne Mougeotte ou un Patrick Le Lay, ces deux
brillants intellectuels, pontes de la chaîne en question, eux aussi
précédemment limogés, l'un de sa nullité crasse — écoutez-le interroger
les politiques sur LCI le dimanche pour vous en convaincre, Cindy Sander
ferait mieux —, l'autre pour avoir prostitué l'outil de travail, destiné
selon lui à dégager, chez les téléspectateurs, « du temps de cerveau
disponible pour Coca-Cola »
Parce qu'il faudra bien avouer que dans le cloaque que TF1 était devenu,
c'est PPDA qui faisait le moins honte. S'exprimant en un français choisi
— le correspondant "de" Rome et non point "depuis" Rome — on peut lui
savoir gré d'avoir toujours bien traité le Front national, d'être même
le seul de ses confrères à avoir un jour présenté National Hebdo à
l'antenne. Certes, un méchant pamphlet, intitulé Madame, monsieur,
bonsoir, sensé clouer au pilori la chaîne de BTP, s'était surtout
acharné sur Patrick Poivre d'Arvor ; de manière finalement plus
teigneuse que convaincante, lui faisant endosser la responsabilité de
l'indéniable délitement de son journal télévisé : quand on ouvre sur un
accident de car de ramassage scolaire pour clore, entre foot et météo,
sur le massacre de quelques dizaines de civils afghans par les troupes
américaines, on est effectivement en droit de se demander… Mais à
l'évidence, le malheureux n'y était pour rien, déjà victime silencieuse
avant de devenir victime expiatoire.
On notera, pour finir, qu'il en est un autre qui se vante à mi-mots de
l'infortune de l'infortuné : Nicolas Sarkozy. Il avait déjà fait savoir
qu'il n'était pas pour rien dans la nomination, en 2006, d'Harry
Roselmack, alors successeur potentiel de PPDA. Le même laisse
aujourd'hui entendre qu'il ne serait pas étranger à la subite
promotion de sa future remplaçante, cette Laurence Ferrari qu'il a
si bien connue qu'elle intente procès à quiconque oserait trop le rappeler.
Il est vrai que depuis la campagne présidentielle de l'année dernière,
la nomination de Nonce Paolini, proche de l'actuel locataire de l'Elysée
à la tête de cette chaîne et la suppression programmée de la publicité
sur la télévision publique, TF1 n'a rien à refuser à Nicolas Sarkozy et
inversement.
On savait, hier, pourquoi il nous arrivait encore de regarder TF1,
c'était pour PPDA ; demain, on saura aussi sûrement pourquoi on ne la
regardera plus.

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t'as le monde du disque qui fait chier tout le monde avec le P2P,
et tout le net y passe...alors TF1 prenne un contre pied avec la
StarAC'...M6 aussi d'ailleurs ! ou alors on a trop été habitué à
voir une étoile.
"Taureau Assis"
Pendant qu'on amuse l'opinion publique avec ce genre de conneries, le
prix de l'essence et des denrées alimentaires double, ni vu ni connu.
--
"Your birth certificate is an apology letter from the condom factory."
mais, on s'en fout...
il aura une bonne retraite.
je dirai même plus : on s'en fout _même_ s'il a pas une bonne retraite !
tu es bien le seul, alors...