Quoi faire après un accident vélo-voiture?

Le
Bidulette
Bonjour,

Soit un automobiliste stationné qui ouvre sa portière juste au moment
qu'un cycliste passe.

Le cycliste se mange la portière et se retrouve les 4 fers en l'air,
avec pour bilan: quelques contusions mineures et une veste en cuir déchirée.

L'automobiliste reconnait verbalement sa faute et laisse ses coordonnées.

Ensuite, que faire?

UN constat amiable?
le simple envoi des factures et devis à l'éotomobiliste?
Autre chose?

(Estimation du préjudice pécunier: un tube d'arnica 8 euros, une veste
en cuir valeur 100 euros, pas de facture disponible, mais des
attestation de prix sur des produits équivalents).

D'avance, merci pour vos réponses éclairées.
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patrick.K1600GTLcazaux
Le #26382592
Bidulette
D'avance, merci pour vos réponses éclairées.



Ben déjà, à partir du moment où il y a du corporel, il aurait fallu
appeler les flics pour qu'ils dressent procès-verbal, et le cas échéant
qu'ils fassent conduire le cycliste à l'hôpital. Il est important que le
cycliste subisse un examen médical pour déceler des choses qu'on ne
ressent pas forcément sur le moment à cause de l'adrénaline et qui se
réveillent plus tard.
Enfin, vérifier que le conducteur est bien assuré, question qui aurait
été pose par les flics de toutes façons.
Le reste, ce sont des détails qui se résolvent avec les assurances.

La mauvaise idée est celle que tu as décrite.

--
Tardigradus
e^iπ=-1 c'est magnifique
a
Le #26382603
Bidulette

Bonjour,

Soit un automobiliste stationné qui ouvre sa portière juste au moment
qu'un cycliste passe.

Le cycliste se mange la portière et se retrouve les 4 fers en l'air,
avec pour bilan: quelques contusions mineures et une veste en cuir déchirée.

L'automobiliste reconnait verbalement sa faute et laisse ses coordonnées.

Ensuite, que faire?

UN constat amiable?


C'est la solution normale. l'automobiliste doit le transmettre a son assurance
dans les 5 jours.

le simple envoi des factures et devis à l'éotomobiliste?


Si vous êtes tous les deux d'accord, c'est le plus rapide et le plus avantageux.

Pour toi: indemnisation immédiate.
Pour lui: pas de malus.

Je laisse aux juristes (s'il y en a ici) le soin de déterminer la légalité de la
chose.

Autre chose?

(Estimation du préjudice pécunier: un tube d'arnica 8 euros, une veste
en cuir valeur 100 euros, pas de facture disponible, mais des
attestation de prix sur des produits équivalents).


Vu que vous n'avez pas été à l'hopital, qu'aucun constat de police n'a été fait
et la modicité de la somme: vous risquez de ne rien toucher par l'assurance de
l'automobiliste.

D'avance, merci pour vos réponses éclairées.


De rien.

--
http://vrai.ou.faux.free.fr/
En ce moment: http://vrai.ou.faux.free.fr/?article=cgv
patrick.K1600GTLcazaux
Le #26382617

Vu que vous n'avez pas été à l'hopital, qu'aucun constat de police n'a été
fait et la modicité de la somme: vous risquez de ne rien toucher par
l'assurance de l'automobiliste.



Ceci est une sottise : l'article 1382 du code civil prévoit que tout
dommage doit être intégralement réparé. Donc le conducteur doit
rembourser tous les dégâts, et peu importe que la victime soit allée ou
pas à l'hôpital, qu'il y ait eu constat de police ou de gendarmerie ou
pas. Et comme il a souscrit une assurance obligatoire pour cela, c'est
son assureur qui le fera pour lui s'il est appelé en garantie, ce qui
vaut le coup d'être évalué dans le cas présent. L'inconvénient étant que
la victime se retrouve seule face au responsable qui, s'il est de
mauvaise foi, peut se refuser à tout paiement sans qu'on puisse l'y
forcer en quelque manière : pas d'écrits, pas de témoins, pas de
police...

--
Tardigradus
e^iπ=-1 c'est magnifique
Gloops
Le #26382620
Le 30/12/2015 15:33, Tardigradus a écrit :
Ben déjà, à partir du moment où il y a du corporel, il aurait fallu
appeler les flics pour qu'ils dressent procès-verbal, et le cas échéant
qu'ils fassent conduire le cycliste à l'hôpital. Il est important que le
cycliste subisse un examen médical pour déceler des choses qu'on ne
ressent pas forcément sur le moment à cause de l'adrénaline et qui se
réveillent plus tard.




Ah là-dessus, je sors des chartes des newsgroups concernés, mais je dois
bien "plussoyer", après avoir vécu la chose. La collision m'a donné
l'occasion de prendre conscience que ma trajectoire n'était pas
appropriée (à contre sens de nuit), mais ça c'est autre chose. Je me
sentais prêt à repartir frais et guilleret, mais en face j'avais affaire
à un médecin, alors il m'a dit non non pas question, restez là et
attendez les pompiers.

Et avec le recul, j'aurais peine à lui donner tort. Quand j'étais dans
la salle d'attente de l'hôpital depuis un moment, donc bien une
demi-heure ou trois quarts d'heure après la collision, je me suis mis à
trembler comme une feuille et me sentir faible. Sachant que sur le
trajet il y a un endroit sombre où si j'étais tombé on ne m'aurait pas
trouvé avant le lendemain, je me disais que dans cet état j'étais
probablement mieux dans la salle d'attente de l'hôpital, même si le
temps que le personnel soit disponible pour me faire passer une radio
j'avais retrouvé un tonus normal. Un peu plus tard j'ai reçu la facture
du fisc, mais au moins j'étais en état de la recevoir. Il aurait suffi
de quelques kilomètres à l'heure de plus de la part de la voiture pour
que j'aie à passer la nuit à l'hôpital, possiblement dans les pommes.

Et comme ce n'était pas le cas et que la police a eu la bonté
d'acheminer le vélo vers l'hôpital et le surveiller jusqu'à ce que je
sorte, retour sans problème en vélo (enfin ça, ça ne doit pas être à
tous les coups).

Revenons sur cette histoire de trajectoire. Dans les bouchons ce n'est
pas toujours évident, mais si la circulation est suffisamment fluide, la
place d'un cycliste est au MILIEU de la file de droite. Si il change de
file pour dépasser une voiture, faire un signe du bras suffisamment de
temps à l'avance pour que l'automobiliste suivant dans la file de gauche
ait le temps de laisser de la place. Quand je dis le milieu de la file,
c'est en supposant que cela place suffisamment loin des voitures en
stationnement pour mettre à l'abri d'une portière qui s'ouvre
malencontreusement.

Pourquoi le milieu (ou trois quart gauche), parce que c'est l'endroit
qui garantit que l'automobiliste de derrière n'a pas la possibilité de
dépasser le cycliste sans effectuer un changement de file en bonne et
due forme, attente d'une place libre pour s'intercaler dans la file de
gauche, clignotant, attente d'arrivée de la place libre, déboitement.
Quitte à râler et klaxonner si il est mauvais coucheur et de mauvaise foi.

Désolé c'est peut-être un peu long pour un hors sujet, mais ça peut
sauver la vie d'un autre cycliste.


(et en démarrant, après l'acquisition du vélo, sauf pour un sportif,
compter deux semaines à rouler dans des rues tranquilles pour se mettre
en état de rouler à allure normale)
Gloops
Le #26382621
Le 30/12/2015 21:11, Tardigradus a écrit :

Vu que vous n'avez pas été à l'hopital, qu'aucun constat de police n'a été
fait et la modicité de la somme: vous risquez de ne rien toucher par
l'assurance de l'automobiliste.



Ceci est une sottise : l'article 1382 du code civil prévoit que tout
dommage doit être intégralement réparé. Donc le conducteur doit
rembourser tous les dégâts, et peu importe que la victime soit allée ou
pas à l'hôpital, qu'il y ait eu constat de police ou de gendarmerie ou
pas. Et comme il a souscrit une assurance obligatoire pour cela, c'est
son assureur qui le fera pour lui s'il est appelé en garantie, ce qui
vaut le coup d'être évalué dans le cas présent. L'inconvénient étant que
la victime se retrouve seule face au responsable qui, s'il est de
mauvaise foi, peut se refuser à tout paiement sans qu'on puisse l'y
forcer en quelque manière : pas d'écrits, pas de témoins, pas de
police...




Oui après c'est délit de fuite : c'est difficile à prouver, mais si
jamais un témoin vient à se manifester, l'automobiliste n'est pas clair.

J'ai eu droit à l'inverse : à un endroit où c'était difficile de tourner
à gauche à un feu j'ai tenté de couper la file de gauche rapidement,
mais au départ arrêté c'est mission impossible. Un automobiliste n'a pas
eu le temps de s'arrêter à temps, la roue avant était morte. Comme j'en
connaissais le prix le conducteur, dans ses petits souliers, m'a fait un
chèque.

Une fois rentré, à tête reposée, j'ai pris conscience que ma stratégie
n'était clairement pas la bonne. J'aurais au contraire dû m'arrêter à
droite de la route, attendre que les voitures s'arrêtent au feu rouge,
et traverser en tant que piéton, il n'y aurait jamais eu de collision.
J'ai donc gardé le chèque en souvenir, je ne l'ai pas mis à l'encaissement.
a
Le #26382624
(Tardigradus) écrivait:


Vu que vous n'avez pas été à l'hopital, qu'aucun constat de police n'a été
fait et la modicité de la somme: vous risquez de ne rien toucher par
l'assurance de l'automobiliste.



Ceci est une sottise :


Voyons voir:

l'article 1382 du code civil prévoit que tout dommage doit être intégralement réparé.


Oui.

Donc le conducteur doit rembourser tous les dégâts,


La, vous interprétez. Hors l'automobiliste est assuré => son assurance va
chercher à minimiser les indemnisations non corporelles.

et peu importe que la victime soit allée ou pas à l'hôpital, qu'il y ait
eu constat de police ou de gendarmerie ou pas.


Justement non: cela permet d'établir de façon quasi certaine ce qui s'est passé.
Très utile pour justifié le blouson foutu ...

Et comme il a souscrit une assurance obligatoire pour cela, c'est
son assureur qui le fera pour lui s'il est appelé en garantie,


Oui

ce qui vaut le coup d'être évalué dans le cas présent.


Non, vu la somme il ne touchera sûrement rien par l'assurance.


L'inconvénient étant que la victime se retrouve seule face au responsable qui,
s'il est de mauvaise foi, peut se refuser à tout paiement sans qu'on puisse l'y
forcer en quelque manière : pas d'écrits, pas de témoins, pas de
police...


Voilà ... mais en l'occurrence le responsable est de bonne foi (ce que nous dit
la victime) et reconnaît sa responsabilité; par contre l'assurance, c'est moins
certain ... d'où le message initial ;-)
patrick.K1600GTLcazaux
Le #26382637

>Donc le conducteur doit rembourser tous les dégâts,
La, vous interprétez. Hors l'automobiliste est assuré => son assurance va
chercher à minimiser les indemnisations non corporelles.



Non, je n'interprète rien. Il y a des tas de jugements dans ce sens, ça
arrive tous les jours. Quant au fait que l'assureur va chercher à
minimiser les dégâts, là, oui, c'est vraiment de l'interprétation, ou
plutôt du ragot.

Je ne dis pas que ça n'arrive pas, mais ce n'est certainement pas une
attitude systématique, loin de là. En outre, pour des petits dossiers
comme ça, ils perdent moins de temps et d'argent à liquider rapidement
le dossier qu'à chinoiser sur la vraie valeur du blouson. Ils ont des
procédures, du boulot à abattre, et autre chose à faire qu'à pinailler
au moindre dossier. Presque toujours, il suffit d'envoyer la facture de
l'objet, et on reçoit un chèque en retour.

Il faut bien comprendre un truc : l'assureur ne peut pas refuser
d'indemniser au motif que ce serait trop bénin. La loi est claire et
incontournable, et ce n'est pas l'évaluation de l'assureur ou de son
expert qui peut s'y substituer. Il y a une échelle des normes, et la loi
est tout en haut.

Néanmoins, ça peut se résoudre plus ou moins bien selon la comabtivité
de la victime, voir plus bas.

par contre l'assurance, c'est moins
certain ... d'où le message initial ;-)



Sauf que l'assurance peut être aussi l'objet de pressions graduées,
qu'elle est solvable et qu'elle perdra au final. La mauvaise foi des
assureurs s'arrête très vite, dès lors qu'ils comprennent qu'ils n'ont
pas impressionné ou bluffé la victime.
Il suffit de les informer que l'on va saisir le médiateur de l'assurance
(facile à trouver sur google), et généralement tout s'aplanit.
Si ça ne suffit ne suffit pas, l'étape suivant est l'ACPR, qui est assez
du genre sans pitié, et enfin, en dernier recours, le tribunal.

--
Tardigradus
e^iπ=-1 c'est magnifique
a
Le #26382640
(Tardigradus) écrivait:

Sauf que l'assurance peut être aussi l'objet de pressions graduées,
qu'elle est solvable et qu'elle perdra au final. La mauvaise foi des
assureurs s'arrête très vite, dès lors qu'ils comprennent qu'ils n'ont
pas impressionné ou bluffé la victime.
Il suffit de les informer que l'on va saisir le médiateur de l'assurance
(facile à trouver sur google), et généralement tout s'aplanit.
Si ça ne suffit ne suffit pas, l'étape suivant est l'ACPR, qui est assez
du genre sans pitié, et enfin, en dernier recours, le tribunal.



Très simple et efficace en effet ...
.
Le #26382654
Le 30/12/2015 22:59, a écrit :

Ceci est une sottise :


Voyons voir:

l'article 1382 du code civil prévoit que tout dommage doit être intégralement réparé.


Oui.

Donc le conducteur doit rembourser tous les dégâts,


La, vous interprétez. Hors l'automobiliste est assuré => son assurance va
chercher à minimiser les indemnisations non corporelles.



.../...

et les corporelles
voir à les ignorer ou les faire ignorer ( exemple familial 198x )

si le montant n'est pas conséquent
et si vous ne réclamez pas.


Les assureurs sont de mèche quand il s'agit de débourser.




V
patrick.K1600GTLcazaux
Le #26382663

Très simple et efficace en effet ...



Quelqu'un a dit que ça l'était ? je n'ai pas vu passer le message.

--
Tardigradus
e^iπ=-1 c'est magnifique
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