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sensibilité de l'oeil

Le
Thierry
Bonjour,

Question sur la sensibilité de l'oeil à de faibles variations de
chromaticité.

Dans l'espace L*a*b, l'écart de couleur DeltaE (DE) obéit à la relation DE =
(DL^2 + DA^2 + DB^2) ^1/2
L = luminance A= l'axe vert-rouge, B= l'axe jaune-bleu.

On dit que pour une reproduction de luxe en quadri, DE ne peut pas dépasser
1.5.
Je sais d'expérience que l'oeil humain est capable de différencier des
différences de tonalités de filtres de 1CC, le plus pâle que l'on puisse
distringuer, mais à quoi cela correspond-il dans l'espace L*a*b, 1.0 ?
Autrement dit, quelle est la sensibilté DE de l'oeil dans cet espace
colorimétrique ? C'est < à 1.5, mais combien ?

Et si on évalue cette mesure en longueur d'onde, peut-on dire sachant qu'un
spectrophotomètre mesure le spectre par pas de 10 nm, que cela correpond à
envrion 10 nm, ou moins encore ?

Merci

A+
Thierry
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Florent
Le #1634335
Thierry a pensé très fort :
Bonjour,

Question sur la sensibilité de l'oeil à de faibles variations de
chromaticité.

Dans l'espace L*a*b, l'écart de couleur DeltaE (DE) obéit à la relation DE =
(DL^2 + DA^2 + DB^2) ^1/2
L = luminance A= l'axe vert-rouge, B= l'axe jaune-bleu.

On dit que pour une reproduction de luxe en quadri, DE ne peut pas dépasser
1.5.
Je sais d'expérience que l'oeil humain est capable de différencier des
différences de tonalités de filtres de 1CC, le plus pâle que l'on puisse
distringuer, mais à quoi cela correspond-il dans l'espace L*a*b, 1.0 ?
Autrement dit, quelle est la sensibilté DE de l'oeil dans cet espace
colorimétrique ? C'est

je me demande si on trouve pas l'info dans la partie théorique, au
début du gros travail fourni par arnaud frisch sur son site :)

Charles VASSALLO
Le #1634332
Thierry wrote:

Question sur la sensibilité de l'oeil à de faibles variations de
chromaticité.

Dans l'espace L*a*b, l'écart de couleur DeltaE (DE) obéit à la relation DE =
(DL^2 + DA^2 + DB^2) ^1/2
L = luminance A= l'axe vert-rouge, B= l'axe jaune-bleu.
On dit que pour une reproduction de luxe en quadri, DE ne peut pas dépasser
1.5.


On dit tant de choses... Vérifie donc par toi-même !

C'est facile : dans Photoshop, tu ouvres le sélecteur de couleur sur une
couleur arbitraire, et tu changes une des 3 composantes L,a,b de 1
unité, puis 2, 3... Tu devrais constater
(i) qu'on détecte les variations de L bien plus facilement que les
variations de a ou b. Sur ces dernières, il faut parfois monter à 4 ou 5
pour ressentir la variation
(ii) que ça dépend très fortement de la couleur d'où on est parti (très
sensible à partir des gris, moins à partir des couleurs vives).
Autrement dit, ce delta-E n'est pas la bonne formulation pour évaluer la
perception des écarts de couleur à partir de n'importe quelle couleur.
On a donc proposé des formulations nettement plus compliquées, la
dernière en cour étant le «delta-E 2000».

Je sais d'expérience que l'oeil humain est capable de différencier des
différences de tonalités de filtres de 1 CC, le plus pâle que l'on puisse
distringuer, mais à quoi cela correspond-il dans l'espace L*a*b, 1.0 ?
Autrement dit, quelle est la sensibilté DE de l'oeil dans cet espace
colorimétrique ? C'est

Là encore, regarde toi-même ! Mets ton filtre de 1 ou 2 CC sur un papier
blanc à côté de ton moniteur, et, sur ton moniteur, essaie de reproduire
le blanc du papier et la coloration du filtre : tu auras une estimation
(grossière) des a et b équivalents à ton filtre (n'oublie pas que ton
filtre ainsi observé en réflection a ses CC doublés). Je viens d'essayer
avec un (très très vieux) filtre de 2,5CC en magenta, et j'arrive à a=7
et b=-4. Donc, très à la louche, 1 CC doit correspondre à un déplacement
de 1 en (a,b)

Et si on évalue cette mesure en longueur d'onde, peut-on dire sachant qu'un
spectrophotomètre mesure le spectre par pas de 10 nm, que cela correspond à
environ 10 nm, ou moins encore ?


Ta question n'a pas de sens. Toujours à la louche, les longueurs d'onde
correspondent à l'angle polaire dans le plan (a,b) et tout dépend de
quelle couleur on part. Deux filtres de 1 CC en cyan et en jaune sont à
peine discernables, mais leur couleurs de base cyan et jaune sont
quasiment à l'opposé dans le spectre.

Charles

Sansame
Le #1634328
Bonjour,

Question sur la sensibilité de l'oeil à de faibles variations de
chromaticité.

La mesure de la différence entre deux couleurs et la question

subsidiaire de l'estimation de la plus petite différence identifiable
par un oeil constituent un problème difficile car il implique la mesure
objective d'une sensation subjective. De nombreuses divagations
théoriques et expérimentales ont été menées sur ce sujet. Il est
démontré en particulier que la couleur perçue dépend de la couleur de
fond et que les expériences doivent donc être conduites avec un fond
achromatique homogène.

La définition de la distance d12 entre deux stimulis L1a1b1 et L2a2b2
repérés dans l'espace Lab, avec dL, da et db les différences L2-L1
(différence de luminances), a2-a1 (différence chromatique sur l'axe
rouge-vert) et b2-b1 (différence chromatique sur l'axe chromatique
jaune-bleu), alors :

d12 = racine carrée de (dL.carré + da.carré + db.carré)

On estime généralement qu'un écart de 0,5 est la plus petite distance
perceptible par un observateur à jeun, entrainé, "standard", de bonne
humeur, et pourvu d'une vision sans anomalie ni pathologie. En fait, on
estime plutôt que c'est un écart de une unité (donc le double) qu'il
vaut mieux adopter comme seuil différentiel de perceptibilité.
Ainsi, autour d'une couleurs déterminée dans Lab, on peut tracer un
"ellipsoïde" de rayon 1 qui est le lieu des couleurs non
différentiables avec la couleur située au centre du patatoïde. Un
fameux clampin nommé Macadam s'est abondamment penché sur le sujet. Ses
petits dessins d'ellipses sont publiés dans une foule de bouquins.
Mais, attention, cet écossais a adopté un seuil de 2 (et non de 1) pour
tracer ses ellipses.

Dans l'industrie graphique, l'écart entre deux couleurs Lab sera
considéré comme acceptable s'il ne dépasse pas les valeurs suivantes :

1,5 pour les travaux de luxe
2,0 pour la qualité magazine
2,5 pour la qualité journal.

Trois remarques pour finir :

1 - C'est la distance globale dans l'espace à trois dimensions Lab
qu'il faut adopter et non la différence chromatique dans le plan ab. En
effet, manque de pot, la luminance influence beaucoup la perception de
la différence chromatique.

2 - Le concept de distance posé ci-dessus n'a de sens que pour les
"faibles distances". Appliquer sa définition à deux couleurs
quelconques n'a aucun sens. C'est pourquoi, un certain nombre de malins
ont imaginé des formules de calcul de distance plus générales,
applicables aux "grandes" distances, en particulier CIE-1994, S-CIELAB
et CIECAM97s et le Colour Measurement Committee qui a travaillé pour
l'industrie textile. Mais ce sont d'autres histoires...

3 - C'est précisément le fait que le seuil de perception (calculé comme
ci-dessus) ait à peu près la même valeur dans toute l'étendue de
l'espace Lab qui a fait conclure aux manitous de la CIE, soulagés par
cette découverte, que leur espace CIELAB était enfin un espace
perceptuellement uniforme, ce qui était loin d'être le cas de leurs
précédentes élucubrations, les espaces CIERVB et CIEXYZ.


--
Sansame

Thierry
Le #1634297
"Sansame" news:
Bonjour,

Question sur la sensibilité de l'oeil à de faibles variations de
chromaticité.

...


1 - C'est la distance globale dans l'espace à trois dimensions Lab qu'il
faut adopter et non la différence chromatique dans le plan ab. En effet,
manque de pot, la luminance influence beaucoup la perception de la
différence chromatique.

2 - Le concept de distance posé ci-dessus n'a de sens que pour les
"faibles distances". Appliquer sa définition à deux couleurs


Ouais. Tout vos commentaires c'est bien beau mais c'est de la prose. J'aurai
préféré avoir des chiffres, une valeur non discutable au travers de formules
comme je l'ai présenté ou du moions des valeurs de réferences hardware.

Voyons. Je sais déjà que les cones sont 100x moins sensibles que les
batpnnets mais c'est tout de même eux qui assurent la netteté et le détail
des images. Donc pour la tolérance il faut déjà voir du côté de la biochimie
ou de la psychométrie
Je sais aussi que l'oeil distingue 350000 couleurs entre 380 et 760 nm. Mais
je n'ai pas le détail. Comme il n'a pas assez d'angstroms ! évidemment il
faut compter les variations de luminance et saturation et c'est la que le
diagramme CIE ou + encore le LAB peut-être utile vu son uniformité 3D. Ces
350000 couleurs me paraissent erronnées ou l'info est incomplète.
Une carte video 32 bits gere 4.3 milliards de couleurs, mais une imprimante
qualité photo n'en supporte que 16.7 millions, et semble nous suffire
On peut donc en déduire sans chercher loin que l'oeil ou plutôt le cerveau
se suffirait de moins de 20 bits pour intégrer toutes les couleurs.
Tolérance minimale DeltaE, certainement inéérieur puisque les APN sont déjà en-dessous de cette valeur.
Reste à paufiner le résulat ou trouver des thèses sur le sujet. A quoi la
main ?

A+
Thierry



--
Sansame





Jean-Luc ERNST
Le #1634291
Bonjour,
les filtres de Bayer (filtres rouge, vert et bleu posés sur les capteurs
des appareils photo numériques) sont constitués principalement de vert
car l'oeil humain possède une sensibilité supérieure aux nuances de
vert. Les fabricants de ces appareils photo souhaitent que les photos
prises ressemblent le mieux possible à ce que l'oeil voit. Cela répond à
une certaine logique... Peut-être chercher de ce côté-là?...

Cordialement,
Jean-Luc Ernst


"Thierry" <: -> a écrit dans le message de news:
4403386f$
"Sansame" news:
Bonjour,

Question sur la sensibilité de l'oeil à de faibles variations de
chromaticité.







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