Steve Jobs a-t-il...

Le
Jean-Claude Ghislain
Vidéos High-Tech et Jeu Vidéo
Téléchargements
Vos réponses Page 1 / 3
Gagnez chaque mois un abonnement Premium avec GNT : Inscrivez-vous !
Trier par : date / pertinence
Cl.Massé
Le #23211021
"Jean-Claude Ghislain" news:ilqckc$ia8$
Hello,

L'a-t-il fait ?

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1529/Musique/article/detail/1236259/2011/03/15/Steve-Jobs-a-tue-l-industrie-musicale.dhtml




Mais non, seulement que Bon Jovi est un nul qui doit sa notoriété aux
fortunes investies dans sa promotion. Les études sérieuses montre que le
téléchargement illégal n'a rien à voir avec la baisse de vente de CD. La
vraie raison, c'est la médiocrité de la musique industrielle, et la
concurrence de qualité qu'on trouve un peu partout légalement, librement,
gratuitement et légalement sur Internet. Evidemment, si l'on choisit
seulement sur la base de la pochette, beaucoup de boutonneux ont dû tomber
sur du Ben Jovi et être terriblement déçus, alors maintenant il écoutent sur
Internet avant de dépenser des sous.

Bon, et un peu de pédagogie pour M. Ben Jovi: les écouteurs existent
toujours, les pilotes audio ont encore une commande de volume, et l'on tient
sa souris au lieu de la pochette, puisqu'on ferme les yeux ttfaçon c'est
pareil, et pis y'a aussi les listes de lecture, pasque quand y'a que deux
morceaux valables dans un albumn, ben vaut mieux, toi y'en avoir compris?

--
~~~~ clmasse chez libre Hexagone
http://www.last.fm/label/Nickel+Chrome
http://www.soundclick.com/nickelchrome
http://www.myspace.com/nickelchrome
http://www.zikpot.fr/artiste-Nickel+Chrome
Gerald
Le #23213351
Cl.Massé
vraie raison, c'est la médiocrité de la musique industrielle, et la
concurrence de qualité qu'on trouve un peu partout légalement, librement,
gratuitement et légalement sur Internet.



Pour une fois : 100 % d'accord avec toi !

Bon, et un peu de pédagogie pour M. Ben Jovi: les écouteurs existent
toujours, les pilotes audio ont encore une commande de volume, et l'on tient
sa souris au lieu de la pochette, puisqu'on ferme les yeux ttfaçon c'est
pareil, et pis y'a aussi les listes de lecture, pasque quand y'a que deux
morceaux valables dans un albumn, ben vaut mieux, toi y'en avoir compris?



On ajoute qu'il est parfaitement possible de commander des albums
complets sur l'iTS, avec des bonus spécifiques incluant la pochette etc,
qu'il est aussi possible de les commander "par parties" avec l'option
"compléter mes albums", qu'il est aussi proposé des "compilations" tout
à fait intéressantes avec des options plus ou moins innovantes à
disposition (dans le cousinage avec le thème original).

Quand on n'habite pas à côté d'un disquaire (qui se résume de plus en
plus à une copie conforme d'un rayon de supermarché et pas à une
démarche originale, Harmonia Mundi excepté), la possibilité (et la
simplicité) d'un achat *immédiat* en ligne est un vrai régal. Encore
plus quand cet achat correspond à un besoin pour un travail spécifique
(étude ou illustration) pour lequel on n'est jamais bloqué.

J'ai été plutôt dubitatif aux débuts de l'iTMS sur l'achat de musique
dématérialisée : sensation de dépendance et de risque de se "faire
avoir" en cas de changement de système de distribution etc. De fait dans
les rares cas où je croyais avoir "perdu" des titres, le SAV s'est
montré d'une efficacité et d'une courtoisie sans égal. Ils ont bien
compris que c'était la condition essentielle de la mutation vers
l'abandon du support physique (et de leur avance sur la concurrence qui
aura du mal à proposer un service aussi stable dans la durée, il y a eu
des exemples malheureux dans le passé, je crois).

En fait il parle d'où, exactement, Bonjovi ? Il fait quoi ? Il laissera
quelle trace dans l'histoire de la musique ?

--
Gérald
Cl.Massé
Le #23217351
"Gerald" news:1jybfhn.vlioroes701sN%

J'ai été plutôt dubitatif aux débuts de l'iTMS sur l'achat de musique
dématérialisée : sensation de dépendance et de risque de se "faire
avoir" en cas de changement de système de distribution etc. De fait dans
les rares cas où je croyais avoir "perdu" des titres, le SAV s'est
montré d'une efficacité et d'une courtoisie sans égal. Ils ont bien
compris que c'était la condition essentielle de la mutation vers
l'abandon du support physique (et de leur avance sur la concurrence qui
aura du mal à proposer un service aussi stable dans la durée, il y a eu
des exemples malheureux dans le passé, je crois).



L'autre condition, c'est le prix. La distribution est ce qui coûte le plus
cher dans le prix d'un CD en magasin, tandis que que la diffusion par
Internet a un coût dérisoire. Alors ils peuvent bien fournir un SAV de
qualité. Tant qu'ils n'auront pas compris ça et qu'ils nous prendrons pour
des gogos, ils continueront de pleurer sur les pirates en les désignant
comme des bouc-émissaires.

En fait il parle d'où, exactement, Bonjovi ? Il fait quoi ? Il laissera
quelle trace dans l'histoire de la musique ?



Il fait des pochettes. Internet, c'est la mise à mort de l'industrie
pochetière, et ça a aussi tué le télégraphe.

--
~~~~ clmasse chez libre Hexagone
http://www.last.fm/label/Nickel+Chrome
http://www.soundclick.com/nickelchrome
http://www.myspace.com/nickelchrome
http://www.zikpot.fr/artiste-Nickel+Chrome
Gerald
Le #23217931
Cl.Massé
L'autre condition, c'est le prix. La distribution est ce qui coûte le plus
cher dans le prix d'un CD en magasin, tandis que que la diffusion par
Internet a un coût dérisoire.



Sources ?

Je n'ai pas d'informations contradictoires *précises* à te fournir mais
déjà la notion de dérisoire peut largement varier d'une personne à
l'autre (c'est quand même très vague pour une affirmation péremptoire !)
et, justement, *rien* ne permet de savoir exactement ce que peut coûter
la mise en place d'un serveur (et d'un catalogue et d'une bande
passante, et d'une fiabilité, et d'une sécurisation...) du type de
l'iTunes Store (ou d'AmazonMP3 si tu préfères, ou de la FNAC qui
pratiquent quasi les mêmes tarifs).

Tu ne peux absolument pas extrapoler la mise à disposition que tu
pourrais faire de 10 titres sur ton site perso hébergé, pourquoi pas,
chez toi, à destination de dix personnes par jour, ...à une structure du
type de l'iTS qui a passé le dix-milliardième téléchargement de musique
l'an dernier et oscille entre 60 et 70 % de parts de marché.

Donc, sauf à répondre à ma question "sources ?", tu te contentes
d'affirmer quelque chose dont tu n'as aucune preuve, au lieu de
l'assortir d'un "à mon avis" prudent qui ne vaudrait qu'au niveau de
fiabilité que chaque lecteur peut attribuer à tes propos...

Note que le problème n'est pas que tu te foures ou pas le doigt dans
l'oeil jusqu'au trognon. Il est simplement que ce mode de fonctionnement
(affirmation péremptoire, détournement de sens, approximation, fausse
analogie...) est exactement celui de tous les obscurantismes et
révisionnismes, qui ne le font jamais pour des nèfles. Charmante
compagnie dont j'espère que tu ne la revendiques pas. Quels sont les
tiens (d'objectifs) à agir ainsi ?

--
Gérald
Cl.Massé
Le #23218841
"Gerald" news:1jyepur.z9107luz45saN%
Cl.Massé
L'autre condition, c'est le prix. La distribution est ce qui coûte le
plus
cher dans le prix d'un CD en magasin, tandis que que la diffusion par
Internet a un coût dérisoire.



Sources ?



Ben partout.

Je n'ai pas d'informations contradictoires *précises* à te fournir mais
déjà la notion de dérisoire peut largement varier d'une personne à
l'autre (c'est quand même très vague pour une affirmation péremptoire !)
et, justement, *rien* ne permet de savoir exactement ce que peut coûter
la mise en place d'un serveur (et d'un catalogue et d'une bande
passante, et d'une fiabilité, et d'une sécurisation...) du type de
l'iTunes Store (ou d'AmazonMP3 si tu préfères, ou de la FNAC qui
pratiquent quasi les mêmes tarifs).

Tu ne peux absolument pas extrapoler la mise à disposition que tu
pourrais faire de 10 titres sur ton site perso hébergé, pourquoi pas,
chez toi, à destination de dix personnes par jour, ...à une structure du
type de l'iTS qui a passé le dix-milliardième téléchargement de musique
l'an dernier et oscille entre 60 et 70 % de parts de marché.



Ben si je peux extrapoler. Regarde les prix des hébergeurs, ils faut bien
qu'ils répercutent leurs frais. C'est juste une différence d'échelle, et je
parle bien du prix par titre, donc en plus économie d'échelle. Un réseau
déjà en place coûte moins cher que des camions et du personnel pour mettre
les objets en rayon, c'est logique, même sans donnée très précise il y a une
sacrée différence.

Donc, sauf à répondre à ma question "sources ?", tu te contentes
d'affirmer quelque chose dont tu n'as aucune preuve, au lieu de
l'assortir d'un "à mon avis" prudent qui ne vaudrait qu'au niveau de
fiabilité que chaque lecteur peut attribuer à tes propos...



Tout le monde sait ça sauf toi, qu'est-ce que tu me parles de preuve?

Note que le problème n'est pas que tu te foures ou pas le doigt dans
l'oeil jusqu'au trognon. Il est simplement que ce mode de fonctionnement
(affirmation péremptoire, détournement de sens, approximation, fausse
analogie...) est exactement celui de tous les obscurantismes et
révisionnismes, qui ne le font jamais pour des nèfles. Charmante
compagnie dont j'espère que tu ne la revendiques pas. Quels sont les
tiens (d'objectifs) à agir ainsi ?



Là tu m'accuses, alors c'est à toi d'apporter la preuve.

Le fait est que tout ceux qui achètent en ligne se font truander, et ils le
savent.

--
~~~~ clmasse chez libre Hexagone
http://www.last.fm/label/Nickel+Chrome
http://www.soundclick.com/nickelchrome
http://www.myspace.com/nickelchrome
http://www.zikpot.fr/artiste-Nickel+Chrome
Gerald
Le #23219381
Cl.Massé
Tout le monde sait ça sauf toi



J'aime bien quand on appelle "tout le monde" à la rescousse mais que
personne, jusqu'à plus ample informé, ne vient soutenir ton point de
vue...

Je n'ai pas à apporter la preuve à une non-réponse à une question. Mais
je persiste : tu "extrapoles" à partir du prix d'hébergeurs privés dont
les prestations sont sans commune mesure avec celles de serveurs comme
l'iTS. Je serais d'ailleurs curieux de connaître leur prix pour la prise
en charge du quart du pouillème d'un hébergement de type iTS ! Cette
"extrapolation" n'a en fait aucun sens.

Et la question est : in fine, quel est ton mobile ? Que cherches-tu à
"démontrer" (sans le démontrer vraiment donc : donc quel est le sens de
ta propagande ?).

Dans ta conclusion "tous ceux qui achètent en ligne se font truander",
n'y a-t-il pas comme un mépris de ces cons d'acheteurs (dix milliards,
unitairement parlant) ? Dont tu serais différent si pas supérieur ?

Ça continue à me rendre curieux. Mais t's pas obligé.

--
Gérald
Cl.Massé
Le #23219801
"Gerald" news:1jyfntr.195sy2trxvtvmN%
Cl.Massé
Tout le monde sait ça sauf toi



J'aime bien quand on appelle "tout le monde" à la rescousse mais que
personne, jusqu'à plus ample informé, ne vient soutenir ton point de
vue...

Je n'ai pas à apporter la preuve à une non-réponse à une question. Mais
je persiste : tu "extrapoles" à partir du prix d'hébergeurs privés dont
les prestations sont sans commune mesure avec celles de serveurs comme
l'iTS.



Mais tu me parles du dix-milliardième téléchargement, et alors? Justement,
les prix fixes sont divisés par dix milliards, et sont donc dérisoires. Le
matériel informatique aujourd'hui ne côute plus rien, les sites sont
développé en Inde à partir de templates (il ne faut pas comparer avec les
prix surfacturés des sites politiques.) Ça coûte moins cher par
téléchargement que pour quelqu'un qui vend dix titres dans le mois.

De même, l'écriture, l'enregistrement et la conception de l'oeuvre
constituent un prix fixe. Le pressage de CD est un processus industrialisé
qui ne coûte pas cher, les royalties ne sont que de 10%, dont seulement la
moitié va à l'auteur. Qu'est-ce qu'il y a d'autre comme coût à l'unité? En
gros, qui se met la différence dans la poche au cas ou l'album a un certain
succès? Et bien avant c'était en gros partagé entre la maison de disque et
les distributeurs, lesquels fournissent un réel service. Aujourd'hui c'est
la maison de disque qui se met tout dans la poche, soit environ 70% du
chiffre d'affaire, car il faut encore retirer le coût de pressage, et sans
rien apporter, pire, en versant des larmes de crocodile pour gagner encore
plus sans rien foutre. Alors que du seul point de vue économique, le
téléchargement "illégal" est justifié et ne constitue pas un manque à
gagner, car ceux qui devraient bénéficier des économies faites par le
numérique, ce sont ceux qui n'ont pas les moyens de se payer un CD, et non
pas les labels qui n'y sont pour rien.

Maintenant si tu ne me crois pas c'est ton droit, mais tu n'as aucune raison
puisque les technologies de l'information te permettent justement de te
renseigner facilement, sans demander tout le temps des preuves, on n'est pas
au tribunal et je ne suis pas sur le banc des accusés.

Je serais d'ailleurs curieux de connaître leur prix pour la prise
en charge du quart du pouillème d'un hébergement de type iTS ! Cette
"extrapolation" n'a en fait aucun sens.



Elle est proportionnelle au trafic, voir supra.

Et la question est : in fine, quel est ton mobile ? Que cherches-tu à
"démontrer" (sans le démontrer vraiment donc : donc quel est le sens de
ta propagande ?).



Là tu m'accuses. Evidemment, je ne peux pas dire la vérité, les labels ont
toujours raison et nous sommes tous de sales pirates. C'est normal, c'est
eux qui ont le fric. Alors forcément, je mens, je manipule, j'ai une idée
derrière la tête ... Heureusement qu'en plus je ne suis pas arabe ou
musulman, qu'est-ce que ça serait alors.

Dans ta conclusion "tous ceux qui achètent en ligne se font truander",
n'y a-t-il pas comme un mépris de ces cons d'acheteurs (dix milliards,
unitairement parlant) ? Dont tu serais différent si pas supérieur ?



N'y aurait-il pas des élément de langage de l'UMP. N'essayes-tu pas de
sauver ton business? Moi aussi je peux poser des questions. Beaucoup de
gens n'achètent pas en ligne pour la raison précise que j'ai donnée. Y va
se passer quoi? Les flics vont débouler chez eux pour voir s'il n'ont pas
caché des disques dur sous le matelas? Après tout, c'est de la musique
d'excellente qualité, si on ne l'achète pas c'est louche.

Ta réaction disproportionnée montre bien que tu n'es pas à ton aise. Même
la vente en ligne est en chute libre, une information soigneusement cachée,
c'est ça ton problème. f.c.m n'est pas destiné à faire la pub du SAV d'une
entreprise privée, respecte les participants qui y viennent bénévolement
pour partager et échanger.

--
~~~~ clmasse chez libre Hexagone
http://www.last.fm/label/Nickel+Chrome
http://www.soundclick.com/nickelchrome
http://www.myspace.com/nickelchrome
http://www.zikpot.fr/artiste-Nickel+Chrome
Gerald
Le #23220891
Cl.Massé
f.c.m n'est pas destiné à faire la pub du SAV d'une
entreprise privée, respecte les participants qui y viennent bénévolement
pour partager et échanger



Sur ce point tu as raison mais je n'avais pas l'impression d'avoir passé
la ligne qui consistait à se centrer sur un mode de distribution de
fichiers musicaux... J'ai tenté de diversifier les références... Pas
facile compte-tenu de l'état des parts de marché auquel je ne peux rien.
Si certains pensent qu'ils méritent des excuses, qu'ils le disent, je
veux bien faire amende honorable.

Concernant ta mise en cause j'ai un élément de réponse qui n'est pas
très pertinent mais qui correspond à ma réaction vis-à-vis de toi. Il y
a maintenant quelques dizaines d'années, nous avons tenté avec des
copains de monter une boîte d'édition de musique. On s'y est cassé les
dents et on y a perdu du fric (pas doués ?). Ce sujet n'est pas en
charte mais pour résumer la conclusion qu'on en a tiré : le métier
d'éditeur est bien plus complexe qu'on ne l'imagine au premier abord,
les frais fixes sont importants, les bénéfices finalement dérisoires
(rien que le nombre d'exemplaire qu'il faut effectivement *vendre* pour
simplement amortir les coûts de promotion et des exemplaires gratuits
donne le vertige), etc. La raison principale pour laquelle on s'est
plantés tient à un effet de seuil (et donc in fine de tréso initiale) :
en dessous d'un certain "catalogue", on n'est pas viable.

Il ne s'agit absolument pas de sauver un business qui n'existe plus
depuis longtemps ; il s'agit de démentir, sur la base d'une expérience
certes parcellaire, de dimension non pertinente, ancienne, peut-être non
généralisable mais RÉELLE, les lieux communs que tu sors, qui sont bien
plus "éléments de langage" que tu ne le crois.

Tu justifies le téléchargement illégal à l'aune du prix des CDs et du
téléchargement légal. Tu oublies *volontairement* un certain nombre de
vérités :

- d'une manière générale il ne s'agit pas d'un besoin vital qui pourrait
justifier une "action directe" au sens libertaire du terme. Il s'agit
d'un choix, comme le fait de voler (ou pas) n'importe quel autre bien de
consommation, encore plus si ça semble (ou si c'est) facile.
- le téléchargement légal n'est pas obligatoirement payant ; il existe
des solutions gratuites : libres de droits, copyleft etc. souvent
beaucoup plus intéressants que la merde ambiante. De ce point de vue,
télécharger illégalement des merdes sans nom au motif qu'on les veut
parce qu'elles sont à la mode et passent à la télé (voire parce que ce
sont des merdes !) est absolument sans excuse.
- les médiathèques *gratuites* présentes dans la plupart des villes même
de taille moyenne ou petite, offrent au prêt des catalogues musicaux
très importants (incluant les merdes à la mode !) et ôtent, s'il en est
besoin, encore plus de justification au piratage en ligne.

Qu'on fasse d'ailleurs les choix qu'on veut en termes de piratage m'en
touche une sans faire bouger l'autre. C'est affaire strictement
personnelle. Par contre qu'on essaie d'y donner des apparences de
légitimité comme tu le fais me force effectivement à réagir.

--
Gérald
Cl.Massé
Le #23221511
"Gerald" news:1jygaho.17l82k6fgwphkN%

Concernant ta mise en cause j'ai un élément de réponse qui n'est pas
très pertinent mais qui correspond à ma réaction vis-à-vis de toi. Il y
a maintenant quelques dizaines d'années, nous avons tenté avec des
copains de monter une boîte d'édition de musique. On s'y est cassé les
dents et on y a perdu du fric (pas doués ?). Ce sujet n'est pas en
charte mais pour résumer la conclusion qu'on en a tiré : le métier
d'éditeur est bien plus complexe qu'on ne l'imagine au premier abord,
les frais fixes sont importants, les bénéfices finalement dérisoires
(rien que le nombre d'exemplaire qu'il faut effectivement *vendre* pour
simplement amortir les coûts de promotion et des exemplaires gratuits
donne le vertige), etc. La raison principale pour laquelle on s'est
plantés tient à un effet de seuil (et donc in fine de tréso initiale) :
en dessous d'un certain "catalogue", on n'est pas viable.

Il ne s'agit absolument pas de sauver un business qui n'existe plus
depuis longtemps ; il s'agit de démentir, sur la base d'une expérience
certes parcellaire, de dimension non pertinente, ancienne, peut-être non
généralisable mais RÉELLE, les lieux communs que tu sors, qui sont bien
plus "éléments de langage" que tu ne le crois.



Tu me parles de quelques dixaines d'années, il n'y avait pas de plateforme
légale de téléchargement. Tu me parles d'un effet de seuil, je ne crois pas
que ce soit le cas d'iTS. Je sais ce que je dis, désolé. Par ailleurs,
aujourd'hui des musiciens isolés arrivent à faire leur business, ça prouve
bien que les frais ont été considérablement réduits. On peut avoir un
studio d'enregistrement et de production privatif pour 2000 euros. Pour 2
euro par mois on a un hébergement, débit illimité et de la place pour des
milliers de mp3.

Tu justifies le téléchargement illégal à l'aune du prix des CDs et du
téléchargement légal. Tu oublies *volontairement* un certain nombre de
vérités :

- d'une manière générale il ne s'agit pas d'un besoin vital qui pourrait
justifier une "action directe" au sens libertaire du terme. Il s'agit
d'un choix, comme le fait de voler (ou pas) n'importe quel autre bien de
consommation, encore plus si ça semble (ou si c'est) facile.
- le téléchargement légal n'est pas obligatoirement payant ; il existe
des solutions gratuites : libres de droits, copyleft etc. souvent
beaucoup plus intéressants que la merde ambiante. De ce point de vue,
télécharger illégalement des merdes sans nom au motif qu'on les veut
parce qu'elles sont à la mode et passent à la télé (voire parce que ce
sont des merdes !) est absolument sans excuse.
- les médiathèques *gratuites* présentes dans la plupart des villes même
de taille moyenne ou petite, offrent au prêt des catalogues musicaux
très importants (incluant les merdes à la mode !) et ôtent, s'il en est
besoin, encore plus de justification au piratage en ligne.

Qu'on fasse d'ailleurs les choix qu'on veut en termes de piratage m'en
touche une sans faire bouger l'autre. C'est affaire strictement
personnelle. Par contre qu'on essaie d'y donner des apparences de
légitimité comme tu le fais me force effectivement à réagir.



Tu me parles du point de vue du consommateur, mais c'est pas le problème.
Le problème c'est l'arnaque, le matraquage, la concurrence déloyale et le
lobbying, exercés par les majors. Tout ça fait que le marché de la musique
n'est justement pas gouverné par la loi du marché. Le piratage, du point de
vue strictement économique, n'est qu'un phénomène qui remet les choses dans
l'ordre. Du point de vue légal, on ne peut pas arrêter la marée avec ses
bras, surtout dans un système qui ne jure, perfidement, que par la loi du
marché. Je laisse de côté le point de vue moral, qui sent un peu le
faisandé en ce moment.

--
~~~~ clmasse chez libre Hexagone
http://www.last.fm/label/Nickel+Chrome
http://www.soundclick.com/nickelchrome
http://www.myspace.com/nickelchrome
http://www.zikpot.fr/artiste-Nickel+Chrome
pehache-olino
Le #23233421
"Cl.Massé" 4d81e16d$2$5898$
"Jean-Claude Ghislain" news:ilqckc$ia8$
Hello,

L'a-t-il fait ?

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1529/Musique/article/detail/1236259/2011/03/15/Steve-Jobs-a-tue-l-industrie-musicale.dhtml




Mais non, seulement que Bon Jovi est un nul qui doit sa notoriété aux
fortunes investies dans sa promotion. Les études sérieuses montre
que le téléchargement illégal n'a rien à voir avec la baisse de vente
de CD. La vraie raison, c'est la médiocrité de la musique
industrielle, et la concurrence de qualité qu'on trouve un peu
partout légalement, librement, gratuitement et légalement sur
Internet. Evidemment, si l'on choisit seulement sur la base de la
pochette, beaucoup de boutonneux ont dû tomber sur du Ben Jovi et
être terriblement déçus, alors maintenant il écoutent sur Internet
avant de dépenser des sous.



Donc finalement, SJ (et d'autres) a bien tué l'industrie musicale. A la
limite ce qu'on peut dire c'est qu'on ne la pleurera pas... Mais c'est juste
une histoire de requin qui mangent des requins plus petits que lui.

Bon, et un peu de pédagogie pour M. Ben Jovi: les écouteurs existent
toujours, les pilotes audio ont encore une commande de volume, et
l'on tient sa souris au lieu de la pochette, puisqu'on ferme les yeux
ttfaçon c'est pareil, et pis y'a aussi les listes de lecture, pasque
quand y'a que deux morceaux valables dans un albumn, ben vaut mieux,
toi y'en avoir compris?



N'empêche que je comprends ce qu'il veut dire et que ce qu'il décrit me
parle. L'argent de poche précieusement économisé, la virée chez le disquaire
pour acheter le disque après y être passé plusieurs fois pour comtempler la
pochette, le retour à la maison en galopant d'impatience de poser la galette
sur la platine, le bonheur de s'en mettre plein les oreilles après avoir
tant attendu, parfois la déception, tout ça quoi...

Attention, je ne dis pas "c'était mieux avant", mais clairement c'était
*très* différent.

--
pehache
http://pehache.free.fr
Publicité
Poster une réponse
Anonyme