
Huit années, c'est le temps qu'il aura fallu pour le
MII chinois (
Ministry of Information Industry ) donne son aval au canadien
Research in Motion ( RIM ) pour envisager la commercialisation de ses terminaux mobiles
BlackBerry sur le sol chinois.
Selon le
Globe and Mail, RIM aurait enfin reçu l'approbation des autorités chinoises le mois dernier, après de multiples reports et retards. La société lancera à partir de la rentrée son terminal
BlackBerry 8700g et annonce avoir déjà reçu
5000 précommandes à environ 700 dollars l'unité pour l'appareil mobile, de la part de clients professionnels de multinationales étrangères installées en Chine.
Malgré son positionnement de terminal haut de gamme, les représentants de RIM en Chine estiment que les ventes seront à la hauteur des pays dans lesquels il est déjà commercialisé. La production directement sur le sol chinois est envisagée pour accroître le rythme des ventes.
Enfin un accès sur le plus grand marché du monde
Si RIM est déjà présente en Asie sur les marchés japonais, indien, singapourien ou coréen, la Chine restait obstinément fermée aux terminaux de messagerie du fabricant canadien. Pourtant, avec près de
500 millions d'abonnés mobiles, la Chine est le plus grand marché de téléphonie mobile au monde et un terrain sur lequel RIM espère doper sa base d'utilisateurs de 25%. Selon les derniers
résultats financiers, celle-ci est actuellement de
9 millions de personnes dans le monde entier.
La première demande d'approbation date de
1999, quelques mois après l'introduction des BlackBerry sur le marché américain. En 2006, la société a été autorisée à commercialiser ses services de push email en collabortation avec
China Mobile mais l'un des plus gros opérateurs mobiles chinois,
China Unicom, a lancé presque au moment son propre service de messagerie mobile, judicieusement baptisé...
RedBerry.