RIM : le nouveau CEO ne découpera pas la société

Le par  |  0 commentaire(s) Source : Wall Street Journal
Thosten Heins RIM logo pro

Le nouveau CEO de RIM, Thorsten Heins, commence dès à présent à évoquer la stratégie de l'ère post-Balsillie / Lazaridis. Pas de bouleversements brusques en vue.

A peine nommé, le nouveau CEO de Research in Motion, Thorsten Heins, qui remplace les co-dirigeants Jim Balsillie et Mike Lazaridis à la tête de la société, a donné une première conférence pour évoquer les changements à venir.

Et en la matière, le nouveau patron affirme vouloir s'inscrire dans une certaine continuité avec ses prédécesseurs. Il a d'emblée écarté l'idée d'une séparation des activités software et hardware, que pourraient racheter éventuellement des repreneurs.

En revanche, la possibilité de proposer BlackBerry OS sous licence à des fabricants reste d'actualité. Dans le même temps, Thorsten Heins, homme de terrain ( il était directeur des opérations ), souhaite redonner de la visibilité à RIM sur le marché US, hautement stratégique pour les smartphones et les tablettes et optimiser les lancements produits pour ne plus se retrouver coincé par des retards de commercialisation à répétition qui ont fini par fragiliser la marque. RIM devrait donc se chercher un nouveau directeur marketing dans les prochaines semaines.


Changement dans la continuité ?

Thosten Heins RIM logo proCes premières déclarations risquent de décevoir ceux qui attendaient un changement radical à la tête du groupe canadien, d'une part parce que le nouveau dirigeant est, de l'avis des observateurs plutôt un gestionnaire qu'un visionnaire qui pourrait redonner du souffle à Research in Motion en rénovant son image, et d'autre part parce que les précédents patrons sont toujours bien présents au conseil d'administration, même s'ils ne sont plus au premier plan, et continuent donc d'influer sur les décisions.

A voir maintenant comment la nouvelle organisation, entre Thorsten Heins au poste de CEO et Barbara Stymiest à celui de présidente du conseil d'administration, va fonctionner et peut relancer un fabricant de terminaux qui perd régulièrement du terrain sur les marchés clés ( même si la situation est meilleure sur les marchés émergents ) et un éditeur de plate-forme mobile en phase de transition qui met presque tous ses espoirs dans le futur BlackBerry 10 qui n'arrivera pas avant la fin de l'année.

Après une année 2011 catastrophique qui a vu la valorisation fondre littéralement, 2012 se doit d'être l'année charnière. Jim Balsillie et Mike Lazaridis affirment que leur départ est voulu, pour " passer le relais ", et qu'il se fait dans un moment non pas décidé par la pression boursière mais parce que les grands projets de RIM suivent leurs étapes de développement comme prévu. On y croit ou pas.

Il est d'ailleurs intéressant de noter que le cours en bourse a plutôt eu tendance à baisser après l'annonce du changement de CEO, signe que les investisseurs ne sont pas vraiment convaincus de l'initiative. Ils auraient sans doute préféré quelqu'un venant de l'extérieur de la société et porteur d'un regard différent.

La refonte de la tablette PlayBook, d'abord via la mise à jour PlayBook OS 2.0 en février  ( puis peut-être par une extension de la gamme ) et la préparation de BlackBerry 10 restent les objectifs majeurs de RIM sous la direction du nouveau CEO.

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