Un robot nous offre une vue du cœur des réacteurs de Fukushima

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fukushima centrale nucléaire

Le 11 mars 2011 suite à un tremblement de terre engendrant un tsunami, la centrale nucléaire japonaise de Fukushima subissait un accident majeur. Aujourd'hui et pour la première fois, un robot livre des images de l'intérieur des réacteurs.

Quatre ans se sont écoulés depuis la catastrophe nucléaire de Fukushima au Japon, et actuellement, le bilan écologique et sanitaire reste incertain. Il s'agit du pire accident nucléaire depuis celui ayant touché la centrale de Tchernobyl en 1986.

Le confinement des réacteurs est toujours en cours, mais les radiations trop élevées ne permettent pas aux hommes d'aller directement y constater les dégâts. Ce sont ainsi des robots créés spécialement pour l'occasion qui se chargent d'explorer les décombres et de rapporter des images de l'intérieur des réacteurs.

L'objectif de ces explorations est de permettre aux ingénieurs de Tepco ( l'exploitant de la centrale) de mener au mieux les opérations de confinement afin de limiter les fuites radioactives et la contamination du site.

  

Actuellement, c'est un robot conçu par Hitachi-DE Nuclear Energy et l'IRID ( International Research Institute for Nuclear Decommissioning) qui explore les réacteurs et nous partage ces images du drame.

Le robot a réussi à explorer 14 des 18 secteurs touchés par l'accident. Au fil de sa progression, le robot enregistre les températures de chaque pièce et la radioactivité sur plusieurs points.

Malheureusement, le robot pourtant conçu pour ces conditions extrêmes est tombé en panne au bout de 3 heures seulement. Les ingénieurs qui ont récupéré les images à distance vont tenter de comprendre d'où provient la panne pour tenter de le réactiver...

L'objectif est ici doublement important, puisque Tepco compte justement faire appel à des robots pour démanteler et nettoyer le site de Fukushima. Il faudra donc comprendre les raisons de la panne pour éviter de se retrouver avec une armée de robots incapables de mener la tâche à bien.

Il s'agit également d'une mauvaise nouvelle, puisque cette panne pourrait impliquer le développement de nouveaux robots. Alors que celui-ci était déjà spécialement conçu pour travailler sur les sites nucléaires, il faudra trouver de nouvelles solutions et s'entourer d'encore plus de précautions. Autant d'éléments qui pourraient retarder le nettoyage du site de plusieurs années encore.

La bonne nouvelle est que le robot aura permis de mettre en évidence une voie d'accès, qui devrait faciliter l'entrée des prochaines machines pour le démantèlement. L'extraction du combustible fondu au coeur des réacteurs sera la cible prioritaire lors du lancement de la procédure de démantèlement, il faudra toutefois concevoir des robots spécifiques.

Le démantèlement prévu pour 2020 vient d'être repoussé à 2025, il nécessitera au moins 40 années de travail et plusieurs dizaines de milliards d'euros.

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Vos commentaires

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Le #1839573
Énergie propre qu'ils disent...
Anonyme
Le #1839578
mart666 a écrit :

Énergie propre qu'ils disent...


Propre en état de marche, sans parler du traitement de l'uranium, de démantèlement des centrales en fin d'exploitation, ...

Mais c'est notre mode de vie qui veux ça. Il y a des avantages et inconvénient à chaque solution.

Personnellement, je suis plus pour l'hydraulique que le reste.
Le #1839580
Le démantèlement (de toutes les centrales nucléaires) sera repoussé tant qu'on n'aura pas trouvé un moyen de manipuler facilement les matériaux irradiés...
Anonyme
Le #1839581
Je crains que les raisons de la panne du robot soit les mêmes qu'à Tchernobyl, à savoir une trop grande radioactivité.

En 1986, ils tombaient en panne les uns après les autres, ce qui a conduit à les abandonnés pour les "liquidateurs" qui étaient chargés du nettoyage du toit de la centrale. Ils ne pouvaient passer plus de 90 secondes et étaient remplacés ensuite.

Le nucléaire est une belle technologie, mais personne au départ n'a dû penser aux solutions à mettre en place face à un accident majeur. A moins que ça ne soit les conséquences qui n'aient pas été sous-évaluées.
Le #1839585
mart666 a écrit :

Énergie propre qu'ils disent...


Personne n'a dit ca ! Énergie au meilleur rendement... Nuance De toute manière, on peut crier à la pollution suite aux déchets, aux risques suite aux fissures, aux détériorations écologiques suite aux dernières catastrophes natuelles, cela reste (malheureusement) une énergie irremplaçable actuellement

Ni l'éolien, ni le photovoltaïque qui sont des énergies propres et sans réel danger ne peuvent rivaliser avec les rendements du nucléaire pour l'instant. Et les Etats qui ont décidé de le supprimer font soit marche arrière soit reporte le démantèlement de leurs centrales à des dates lointaines. En résumé, on ne fait pas mieux que la fission et pour ce qui est de la fusion, on est encore loin du compte.

Revenir au thermique ? Bonjour les rejets de CO2 ! Bonjour la dépendance aux pays producteurs d'énergie fossile ! ... Bref, la panacée n'est pas encore pour demain ...
Le #1839590
Mike-63 a écrit :

Je crains que les raisons de la panne du robot soit les mêmes qu'à Tchernobyl, à savoir une trop grande radioactivité.

En 1986, ils tombaient en panne les uns après les autres, ce qui a conduit à les abandonnés pour les "liquidateurs" qui étaient chargés du nettoyage du toit de la centrale. Ils ne pouvaient passer plus de 90 secondes et étaient remplacés ensuite.

Le nucléaire est une belle technologie, mais personne au départ n'a dû penser aux solutions à mettre en place face à un accident majeur. A moins que ça ne soit les conséquences qui n'aient pas été sous-évaluées.


"Je crains que les raisons de la panne du robot soit les mêmes qu'à Tchernobyl, à savoir une trop grande radioactivité."
=>Bah tiens, avec le compteur qui grimpe à 24 Sv/h si j'ai bien lu, pas étonnant... A titre de comparaison, l'exposition annuelle moyenne naturelle, c'est autour de 2.4 mSv par an, et un scanner corps entier 10-30 mSv.
Le #1839609
Ce n'est pas pour demain l'abandon du nucléaire je dirait plutôt dans 50 à 60 ans pas avant et encore je suis optimiste.
Le #1839635
micropastis >>>Pour la production d'énergie, je dirai 20 ans (d'autant que les EPR sont des projets morts-nés. cf. http://france3-regions.francetvinfo.fr/basse-normandie/2015/04/09/greenpeace-l-anomalie-pourrait-condamner-le-reacteur-epr-de-flamanville-701445.html )

Et pour l'entretien des réacteurs obsolètes (hors production) je dirai 50-70 ans.... (d'ici là, on aura - j'espère pour les futures générations - trouvé les outils nécessaire au démantèlement et au recyclage des matériaux irradiés....)
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Anonyme
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