Les stations
Silicon Graphics qui nous faisaient rêver il y a quelques années de cela pour leurs performances ont aujourd'hui bien du mal à tenir la cadence dans un marché très concurrentiel. Dédiées aux domaines de l'infographie, de la 3D et du traitement vidéo, ces stations se sont faites dépasser par les PC qui ont gagné en puissance au fils du temps.
Pertes constantesAujourd'hui, la
SGI est
endettée à hauteur de 250 millions de dollars, soit près de la moitié de son chiffre d'affaires annuel. Au cours du premier trimestre de cette année, elle a subit une chute de -32 % de son chiffre d'affaires à 108 millions de dollars. Les temps changent...
Le chapitre 11, dernier recours
Déjà, le groupe a été contraint de se séparer d'une part de ses actifs, notamment en Europe, mais aussi avec la division
systèmes professionnels de Cray Research ( une filiale de SGI ) acquise par
Sun.
En mars, le groupe a annoncé la suppression de 250 postes, soit 12 % de son effectif. Bref, la situation n'est guère brillante et un dernier sursaut pour poursuivre son activité lui commande de faire appel au
chapitre 11 du code de commerce américain qui lui donne un laps de temps assez court pour se restructurer.
Vente ou démantèlement 'Les solutions qui s'offrent à la SGI laissent pourtant peu d'espoir... Sous le chapitre 11, elle peut préparer son rachat par un acquéreur qui ne souhaite pas reprendre son endettement, ou même procéder à un démantèlement de son activité. En attendant, peut-être aura t-elle le temps de mettre en avant ses derniers
systèmes InfiniStorage.
Pour l'histoire, rappelons que Silicon Graphics aujourd'hui rebaptisé SGI est à l'origine d'un système d'exploitation
Unix propriétaire, nommé
Irix. Silicon Graphics fut aussi a l'origine des processeurs de la
Nintendo 64.
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