
Le
paiement sans contact est l'un des sujets à la mode du moment dans l'industrie des télécommunications. Déjà régulièrement déployé en Asie, il fait l'objet de plusieurs expérimentations en Europe et voit les sociétés
se regrouper pour en développer des standards et accélérer le développement.
Faire du téléphone portable un porte-monnaie électronique, c'est une vision qui commence à entrer dans les moeurs dans une optique de
convergence numérique, faisant du mobile l'objet à tout faire du quotidien. Encore faut-il que les différentes technologies employées puissent communiquer entre elles, et c'est l'objet du
rapprochement récent entre NXP Semiconductors et Sony.
Largement déployée au JaponSony s'est intéressée très tôt au paiement sans contact par technologie RFID et commercialise depuis cinq ans la solution
FeliCa, devenue le standard
de facto de ce type de règlement au Japon. Des millions de Nippons l'utilisent désormais chaque jour dans leurs déplacements et pour régler une partie de leurs achats.
En passant la barre des
200 millions de puces écoulées, Sony prouve la viabilité de sa technologie et son intérêt auprès de la population. En 2004, la puce Felica a été intégrée à des téléphones portables, qui servent désormais de moyen de paiement courant. Il suffit d'approcher l'appareil à quelques centimètres d'une borne adéquate pour que la transaction soit traitée en moins d'une seconde.
D'ici la fin du mois de mars, les
transports publics de Tokyo vont faire appel à une carte commune de transport faisant appel à la technologie Felica de Sony. Ce système, baptisé
Pasmo, permettra à quelques 35 millions de Japonais de profiter d'une centaine de lignes de voies ferrées et autobus à l'aide d'une seule et même carte.