Face à l'adversité qui freine ses possibilités d'expansion, notamment celle des gouvernements qui s'inquiètent des liens de son dirigeant avec l'armée chinoise et des dérives qui pourraient en découler, l'équipementier télécom Huawei Technologies se propose d'ouvrir une partie de son code pour plaider sa bonne foi et montrer qu'il n'existe pas d'entrée secrète qui permettrait d'espionner les flux d'information.

Si Huawei est parvenu à s'implanter sur plusieurs gros marchés occidentaux et asiatiques, ils sont peu nombreux à l'avoir laissé aller jusqu'à s'occuper du coeur de réseau car la société souffre d'une réputation sulfureuse et est suspectée de liens étroits avec les autorités chinoises, pourtant régulièrement démentis par l'intéressé.

Mis à l'écart en Inde au moment de la définition des partenariats pour construire les futurs réseaux 3G du pays, l'équipementier a finalement accepté une inspection d'une partie de son code, répondant à la demande des autorités.


Vers une plus grande transparence ?

Huawei souhaite maintenant faire de même avec le gouvernement américain en vue de contourner les critiques, devenues un vrai barrage mis en place par certains sénateurs, concernant un gros contrat de fourniture négocié avec l'opérateur Sprint Nextel.

Au-delà de l'ouverture de son code source, l'équipementier chinois va faire appel à des experts en sécurité pour qu'ils certifient l'absence de systèmes d'espionnage ou de failles qui pourraient être exploitées le moment venu dans ses systèmes.

Enfin, Huawei va proposer à ses clients de choisir eux mêmes s'ils souhaitent que les équipements réseau soient pilotés par des ingénieurs Huawei, par leurs propres équipes ou par une société tierce.

Avec ces différents arguments, Huawei espère lever des réticences aux Etats-Unis qui durent depuis plusieurs années et l'ont notamment empêché de faire l'acquisition du spécialiste des équipements réseau 3Com, racheté depuis par HP. Mais cela suffira-t-il ?

Source : Financial Times