S'il y a toutefois matière à regretter que certaines énigmes soient un peu difficile par tant d'esprit tordu (malgré tout on a réussi à toutes les franchir ce qui signifie qu'elles n'ont rien d'impossible) c'est avant tout sur le volet graphique que notre désarroi s'est le plus fait sentir. En fait, un paradoxe caractérise cette partie de la réalisation. Car si les intérieurs sont fouillés et pour certains vraiment très réussis, il est loin d'en être de même pour les extérieurs. Dehors, c'est souvent exagérément flouté, pauvre en détail et moyennement modélisé. En outre, même si la mort rôde, il n'y a quasiment jamais personne pour vous tenir compagnie.

Dans le même temps, aussi froids et un peu aseptisés qu'ils puissent paraître, les décors intérieurs sont nettement plus réussis. Colorés et réalistes, ils donnent encore plus de regrets quant au volet extérieur. Les personnages partagent pour leur part la même ambivalence. Au premier regard, ils possèdent tous une personnalité visuelle affirmée, faite de petits détails tout à fait appréciables. Au second, c'est à dire dès qu'ils bougent un peu, on retrouve des mouvements saccadés et pas du tout convaincants.

En outre, c'est toujours très désagréable de poser une question et d'être obligé d'attendre que mademoiselle ait finit de se triturer les bouclettes pour enfin daigner ouvrir la bouche et nous répondre. Dernier détail qui tue, la ville de Vladoviste semble se situer au dessus du cercle polaire. Pourquoi ? Et bien tout simplement parce qu'on a l'impression qu'il y fait toujours nuit, même le matin lorsqu'on se lève. Comme en plus le brouillard est de la partie vous imaginez mieux la scène. Si l'idée était de traduire un lieu dévasté et en proie à la morosité, ce n'est donc qu'à moitié fait.