On ne reviendra pas sur l'évolution des RPG comme nous avons pu le faire récemment sur un autre jeu, mais il est un fait : que l'on se trouve au Japon ou, par opposition, sur les vieux ou nouveaux continents, l'appellation RPG et les attentes qui s'en suivent sont assez différentes. C'est ainsi que subsiste, sur nos consoles généralement et sur celles de Sony plus fréquemment, des jeux que l'on qualifie de "japonais". Bien sûr, étant imaginés, développés et édités, en premier, sur et pour le marché nippon, le qualificatif est loin d'être usurpé.

Mais si l'on accole l'adjectif de nationalité au type de jeu, ce n'est pas simplement pour expliquer la démarche commerciale qui a prévalu à la conception du jeu. En fait, cette désignation englobe avant tout un esprit et une présentation, tant graphiques que scénaristiques, bien ancrés dans les mentalités japonaises. Il en avait été ainsi de la série célébrissime de RPG crée par Square Enix et nombre d'autres avaient ensuite repris bon nombre des codes qui s'y trouvaient.

Les caractéristiques sont donc souvent les mêmes : des graphismes aux allures de manga, des dialogues à n'en plus finir, des combats au tour par tour, des aventures comportant des quêtes annexes sous forme de petits jeux futiles ou encore des thèmes musicaux pondu par un simili orgue de Charlie Oleg. Alors comment faire pour renouveler le genre ? Là encore, la mentalité qui prévaut pour ces jeux ne tient pas tant dans l'innovation mais dans le sérieux de la réalisation, ce qui suffit généralement à leur assurer une rentabilité en se cantonnant au marché japonais. Et si en plus le reste du monde aime, tant mieux.