Combien d'héroïnes charismatiques possède le monde du jeu vidéo ? A vrai dire pas beaucoup si l'on demande aux gamers habituels. On peut même pousser le bouchon un peu plus loin en affirmant qu'il n'en existe qu'une aux yeux des quidams qui n'entretiennent pas de relations suivie avec l'univers vidéo ludique. Celle ci est bien sur, vous l'aurez deviné, la demoiselle Croft, aussi célèbre dans son monde originel que dans celui du cinéma. Des formes avantageuses, un esprit inventif, des capacités physiques hors normes, des aptitudes aux armes développées sont les caractéristiques principales de ce mélange bellico-séducteur.
On serait donc tenté, pour réussir la même performance en matière de notoriété, d'utiliser les mêmes ingrédients. C'est ce qu'on aurait pu penser d'
Heavenly Sword lors de nos premiers contacts visuels il y a quelques mois déjà. Mais ce n'est pas ce que nous avons pu découvrir en ouvrant la boite siglée Sony et Ninja Theory. Bon déjà, la miss Nariko, héroïne principale de ce nouveau titre, est rousse. Oui bon super la différence... Si elle est relativement bien faite, elle ne possède pas les formes plantureuses de sa devancière. Par ailleurs, c'est une adepte des armes blanches, ce qui ne signifie pas qu'elle soit moins meurtrière...

Et c'est probablement sur ce point que se situe la principale différence. Si le coté sanguinaire de Lara était occulté par le fait qu'on ne voyait que très peu de sang, c'est tout le contraire dans Heavenly Sword. Ca coupe, ça découpe, ça gicle dans tous les sens. A ce titre, la mention légale interdisant ce jeu au moins de 16 ans a une bonne raison d'être. On découvre alors plutôt un jeu au style et au gameplay très proches de God Of war. Kratos n'a qu'à bien se tenir, Nariko ne compte être en reste. Et en attendant la sortie de GOW 3 sur PS3, et la nature ayant horreur du vide, Heavenly Sword pouvait trouver toute sa place. Alors voyons de plus près ce que renferme la bête.