Quand on lance le jeu
Lost, on ne s'attend pas à une telle surprise graphique et esthétique. En effet, on pense au fait que c'est une adaptation réalisée pour le milieu des jeux vidéo, ce qui est loin d'être bon signe. Mais soudain, le nom d'Ubisoft revient à l'esprit, Ubisoft Canada même, le studio de développement chargé à l'heure actuelle de
Far Cry 2 (preview
ici) et qui a récemment proposé
Assassin's Creed (test
ici). Dès les premières minutes, la déception est malheureusement de mise...
Cette mouture PS3 affiche un aliasing regrettable et possède surtout des problèmes d'affichage des textures qui nuisent à l'immersion. Les herbes de la jungle apparaissent continuellement à chaque pas et certaines cinématiques n'ont clairement pas été finalisées. Cette impression négative s'accentue lorsque l'on rencontre les personnages de la série. Si certains sont mieux réussis que d'autres (Sayid par exemple), d'autres sont de véritables catastrophes (Kate, Sawyer ou encore Desmond méconnaissable). Cependant, ce sentiment est vite contrebalancé par des atouts graphiques indéniables.
En premier lieu, la modélisation de la jungle est très impressionnante. Que ce soit sa crédibilité générale, ses petits ruisseaux qui peuvent la parsemer ou encore ses effets de lumière saisissants, la surprise est présente et l'on s'étonne à se dire par moments : "
Uncharted ne faisait pas mieux !" (test
ici). Certes, la qualité de l'eau n'atteint pas le réalisme du jeu de Naughty Dog mais l'ensemble est plus plaisant, plus attachant sans doute. Les artistes de Ubisoft Canada ont fait un travail remarquable à certains endroits. Les intérieurs ont par contre bénéficié de moins de soin et les next gen sont clairement sous exploitées.
Malgré ces soucis techniques,
Lost : Les Disparus laisse une impression positive sur le plan technique. Certaines images, réellement belles, restent dans l'esprit et l'on se plaît à revenir sur la plage pour découvrir une nouvelle fois le campement et ses ombres travaillées, son soleil accueillant et sa mer qui s'étend à perte de vue. Pas de doute là-dessus, le studio canadien est arrivé à retranscrire en partie le charme qui agissait dans le petit écran. Dommage que ce travail n'ait pas été poussé davantage...