NFS, pour beaucoup, ce sont des caisses, du tunning, des filles courtes vêtues et franchement plantureuses, des kékés ridicules et énervés lorsqu'on les double ou bien encore un coté bad boy en marge de la société. Outre le fait que le coté bad boy sied assez mal à un type qui dépense des dizaines de milliers de dollars dans des bolides et finance donc les grands groupes qu'il dénonce, le cliché est total lorsqu'on l'affuble du manteau sombre de la nuit. Cette nuit objet de tous les fantasmes et qui suscite toutes les supputations. Les clichés ont la peau dure. Mais cette fois, c'est loupé.
Car une fois n'est pas, ou plus, coutume pourrait-on dire, le tout nouveau volet des
NFS Pro Street se tient de jour. Ah bon ? Bah on est plus un mauvais garçon ? Nous serions tenté de vous répondre : non. Du moins presque. En fait dans cet épisode, on deviendrait presque fréquentable. Ryan Cooper, notre double vidéoludique, est un acharné des courses de voitures aux pièces aussi rares que les policiers dans une cité de Seine Saint Denis passé 20H30. Et puisque l'on parle des forces de l'ordre, notre ami a passé quelques temps poursuivi par ces derniers lors de courses sauvages.

Mais voilà, cette fois-ci, c'est promis, finis les ennuis avec la police. Il se met donc en tête de ne participer qu'à des courses légales, ou du moins tolérées par les forces de l'ordre. L'esprit de compétition n'ayant toutefois pas quitté le bonhomme, il entend montrer à tous les péquenauds du coin qu'il est bien le meilleur pilote. La dessus, on retrouve bien le coté kitsch de la série. Mais avec la nuit, les circuits sauvages en ville et les flics en moins, ça faisait un sérieux coup de balai. Que restait-il donc dans ce jeu ?