Mais au delà des retouches sur les épreuves en elles mêmes, c'est avant tout sur la façon de jouer à NFS Pro Street que la plus grande nouveauté a été apportée. En effet, Electronic Arts conscient des reproches souvent formulés et de la non déformabilité des carrosseries, a décidé de remédier à ce problème. Finies donc les courses où pas une rayure ne venait balafrer la belle auto alors qu'on avait emplafonné 8 réverbères, traversé 14 haies de ronces et fauché deux flics en civil. D'ailleurs, peut être que les civils n'étaient pas des flics mais ils avaient l'air louche...bref ! On vous le disait donc, même les plus amoureux du genre NFS trouvaient cela un peu bizarre.

Le virage est donc d'autant plus important qu'il ne tient pas seulement à la possibilité d'abîmer sa caisse mais surtout parce qu'il modifie en profondeur le jeu. Car maintenant, il est interdit de la destroyer juste pour la simple et bonne raison que cela permettait de ne pas freiner. Si vous ne vous y résoudrez pas, il vous faudra en plus de l'inesthétisme, accepter de payer des réparations et voir votre score amoindri par l'état du bolide. Il est ainsi très pénalisant de toucher un mur ou un adversaire. C'est en cela que le gameplay est vraiment profondément modifié.

Mais cette modification a également été portée sur le comportement des voitures lui même. Pour une fois, il est nécessaire de relâcher le bouton d'accélération et aussi conseillé de freiner pour garder une trajectoire optimale. Heureusement, conscients que la plupart de ses fidèles ne répondaient pas tous aux désir d'une simulation pure et dure, cette propension au freinage est modérée par une aide activable, ou pas, vous signalant la meilleure trajectoire et le moment du freinage. Utile mais un peu dirigiste.