Le dernier élément à avoir fait le succès de ce jeu, et celui de l'industrie auto asiatique donc, ce sont...les voitures (ceux qui ont répondu les filles ont tout faux...). Et jusqu'alors les graphismes avaient été haut en couleurs. Une fois de plus, la version PS3 a reçu un jeu qui ressemble presque à un film tellement les dessins sont fins et les carrosseries léchées. La version PS3 disons-nous, mais pas la version PC du moins pas autant. Mais bon pour revenir à la PS3, on se rend encore compte que tout ceci est d'une beauté évidente, même lorsque l'avant de la Subaru chérie est aplatie façon groin. Les caisses ne sont pas toutes splendides (quelques mochetés parmi la galerie générale) mais sont superbes dans leur retranscription numérique.

Toutefois, si les bolides valent le détour, on ne peut pas en dire autant des environnements. Il est clair que ceux-ci ont été l'objet d'un traitement haut de gamme, mais ce qui chagrine le plus est le manque de variété. On imagine fort bien que respectant leur idée de courses "official" sur des parcs fermés au cours de "jour de courses" on ne pouvait pas varier indéfiniment les thèmes. Mais entre les différents parcours d'un même jour de course, on retrouve les mêmes bouts voir le même circuit dans son intégralité. Cela donne donc une impression de déjà vu à vrai dire assez désagréable.

Coté bande son, une flopée de musiques aux intonations variées ont été intégrées, puisque l'on est plus cantonné au Rap US et au RNB mais que l'on surfe aussi sur du métal et autres joyeusetés. On retrouve d'ailleurs quelques morceaux déjà entendus dans d'autres productions d'EA tel un air emprunté au dernier FIFA dont le titre nous échappe. Mais au delà du coté musical, et des bruitages tout aussi réussis, vient se greffer la voix d'un DJ animateur des jours de courses excessivement présent. On aime ou pas, mais ses interventions (un peu répétitives tout de même) et ses quelques vannes donnent encore un meilleur cachet à l'ensemble.