On se retrouve donc plus d'une fois en compagnie de deux morts pour acolytes puisque démembrés par l'adversité pourtant pas non plus d'une infinie jugeote. Mais voila, les combats sont intenses et... colorés. La pyrotechnie est dans ce jeu à l'honneur encore plus que dans le précédent volet. C'est donc souvent "vente de lance flamme en gros" et l'on finit par en perdre son perso, ses amis, ses ennemis et parfois même son curseur de souris, d'où l'intérêt du déplacement au clavier dans ce cas là. D'ailleurs, coté graphismes, tout n'est pas identique à Silverfall. Car si les concepteurs ont gardé la charte générale des personnages un peu "superposés" à la carte, les décors ont été améliorés.

On retrouve donc avec bonheur, pour ceux qui aiment bien sûr, nos personnages un peu à la façon des dessins animés français des années 80-90 comme les Mondes Engloutis, dont on a l'impression qu'ils ne sont pas totalement intégrés au décor. Il s'agit d'un effet de style toujours assumé mais qui peut effectivement troubler le chaland. Les décors eux sont variés et honnêtement réalisés, quelques endroits étant particulièrement réussis et d'autre un peu moins (on pense ici à certaines cavernes). Le bestiaire pour sa part, s'il a subi un lifting, reste tout à fait convainquant.

La bande son pour sa part ne dépareille pas des standard du hack and slash voire de tout jeu d'action qui se respecte. Mais là où les développeurs ont porté leur efforts, c'est sur le doublage en général des dialogues. Bien que beaucoup trop nombreux et longs, les parties parlées sont d'une très grande justesse. La gamme passe de la voix ténébreuse du Seigneur opposé à la voix châtré du gnome éberlué. Vraiment, ce point est particulièrement satisfaisant.