Nous vous le disions un peu auparavant, Turok est un jeu qui mélange certaines véritables références de l'inconscient collectif. D'abord, et la présence actuelle dans les salles obscures du dernier (pour de vrai ?) épisode de la série philosophique sur le bien fondé de la guerre, j'ai nommé Rambo, nous amène forcément à y voir un rappel. Dans notre cas, vous incarnez Joseph Turok, un indien repris de justesse et alors affecté à une unité dénommée Wolf Pack. Cette unité, un peu comme la Légion Etrangère, recyclait les condamnées les plus violents pour en faire une escouade furieuse et sanguinaire. Recyclait vous dit-on. En effet, cette unité n'est plus. Tout du moins, nombreux sont ceux qui aimeraient qu'elle ne fût qu'un souvenir.

Malheureusement, son ancien responsable, un certain Roland Kane, s'est réfugié sur une planète aux confins de l'univers avec à ses cotés une force paramilitaire fondée par un vague conglomérat. Votre mission va donc normalement consister à ramener Kane, l'insoumis qui se révèle être aussi votre ancien mentor au sein du Wolf Pack que vous avez quitté, pour le mettre dans un univers carcéral adapté. En bref, normalement c'est direction la taule pour le méchant. Mais là où les choses se compliquent, c'est lorsque le vaisseau à bord duquel vous faites route vers cette planète verdoyante est attaqué.

En vous crashant, la quasi totalité de vos nouveaux amis de la Compagnie Whiskey (encore une bande d'éponges à vinasse...) décède. La réalité de la mission change alors complètement de nature alors même que vous vous rendez compte d'une étrangeté qui nous amène à une seconde référence cinématographique : la présence de nombreux dinosaures prêts à vous croquer autant que vos ennemis. Ici bien sûr, c'est Jurassic Park qui fait remonter nos souvenirs. Il va avant tout falloir survire. L'histoire est ainsi tout à fait conventionnelle à ce que l'on peut retrouver par ailleurs dans l'industrie hollywoodienne. On s'y attendait et il ne s'agit pas d'une mauvaise surprise. Ce qui n'est pas le cas du gameplay.