Souhaitons donc la bienvenue à Nathan Drake, jeune aventurier et lointain descendant de Sir Francis Drake. Ce noble britannique nous est présenté comme un des plus grands explorateurs et un des meilleurs marins qu'ait porté cette Terre. Ben voyons ! Et Christophe Colomb ? Et Vasco de Gama ? Et Magellan ? Et Kersauson ? Bon il y a un intrus mais on ne vous dit pas lequel. Reste que le Sir, au cours de son existence, a parcouru le monde à la quête de trésors et que son lointain parent, Nathan, est sur la trace de ses acquisitions. C'est donc, comme pour la belle à la queue de cheval, une sombre histoire de famille.

Mais puisque l'on parle de filles, Nathan se voit accompagné par une jeune et maligne journaliste blonde (là aussi une erreur s'est glissée...) qui l'aide dans son enquête ainsi que d'un pote fumeur de cigares exilé dans les îles faute de pouvoir cloper dans le troquet du coin, loi anti-tabac oblige. C'est donc cette dream team plus une ribambelle de méchants aussi vils que crétins qui composent le casting de cette aventure dans des contrées à peine explorées.
Uncharted: Drake's fortune nous propose ainsi une histoire et un habillage aussi convenus que bon nombre de sorties des studios des cinémas américains. On retrouve forcément quelques idées d'Indiana Jones, de Benjamin Gates ou encore de la poursuite du Diamant vert. Mais comme on vous le disait, on retrouve aussi beaucoup de la série des Lara Croft. Uncharted: Drake's fortune s'annonce donc comme un réchauffé de filons déjà bien usités. Mais il semble qu'en ce domaine, la surexploitation n'engendra pas l'extinction comme pour les ressources halieutiques.