The Last Guardian : un nom anglais pour charmer l'Occident

Le par  |  0 commentaire(s) Source : GamesIndustry.biz
The Last Guardian - 1

ICO, Shadow of the Colossus, et maintenant The Last Guardian, des jeux que nous devons à Fumito Ueda et son équipe. Et si le titre du dernier est spécialement en anglais, c'est justement pour qu'il ait une chance de faire son trou ailleurs qu'au Japon.

The Last Guardian - 1En 2002, ICO faisait figure (et même encore aujourd'hui) d'O.V.N.I. vidéoludique. Malheureusement, il sortait à une époque où d'autres excellents softs voyaient le jour sur PS2 (Metal Gear Solid 2 entre autres), et ce fut là l'une des raisons de son succès plus d'estime qu'autre chose. Shadow of Colossus a bien dû faire mieux, mais là aussi, n'a pu récolter toute la lumière qu'il méritait. La prochaine production de la Team ICO, The Last Guardian, a cette chance d'être attendu, vu le faible nombre de bombes sur PlayStation 3, et puis tout simplement car il a de quoi séduire.

Même son nom a été choisi afin qu'il soit le plus viable commercialement possible en Occident. C'est ce que nous a appris Yasuhide Kobayashi, Vice-Président du studio Sony Japon, lors du DICE Summit Asia :

"Il y a tant de questions que nous avons à résoudre, et le plus grand défi concerne le marché japonais, qui est en constante diminution - la clé est de gagner du succès aux Etats-Unis et en Europe. A l'époque de la PlayStation originale, le marché japonais représentait un tiers du marché global, et les coûts de production n'étaient pas si élevés - alors nous étions capable de générer du profit sur ce seul marché."


S'adapter intelligemment
Mr. Kobayashi a bien compris que nous sommes entrés dans un cycle où les sommes mises en jeu dans le développement de gros titres deviennent de plus en plus colossales, et se contenter du Japon seul n'est désormais plus possible pour s'assurer une rentabilité maximale :

"Mais maintenant, nous sommes dans l'ère de la PlayStation 3, et le marché nippon n'est seulement plus qu'un cinquième du marché mondial - quand on en vient aux coûts de production, ceux-ci gonflent, cela veut donc dire qu'à moins d'avoir du succès dans les marchés étrangers, notre studio fera faillite. C'est une crise que nous reconnaissons."

Il s'agira donc de se servir de l'expérience précédemment accumulée pour ICO, que Sony avait tenté de mettre en avant de différentes manières, avec plusieurs packagings, pour au final vendre 270 000 exemplaires du jeu aux States. Bon score, mais si plus de soin avait été accordé à la réalisation de sa jaquette, ICO aura pu faire mieux aux US (il faut bien avouer que nous ne sommes pas loin de la qualifier d'hideuse) :

"Si le packaging avait été conçu différemment, nous pensons qu'il s'en serait vendu davantage - en fait sur le net, beaucoup de gens ont dit que la version japonaise était meilleure."

Avec un tel soucis de vouloir faire en sorte que The Last Guardian soit une expérience partagée par le plus de monde possible tout autour de la planète, on peut déjà considérer que le pari sera remporté. Réponse en 2010.

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