TMS : les maux de l’informatique
Le vendredi 26 Octobre 2007 à 10:56 par Audrey C.
- 1 - I : Un mal universel
- 2 - II : Un poste de travail ergonomique ( Partie 1 )
- 3 - III : Un poste de travail ergonomique ( Partie 2 )
- 4 - IV : La prévention, une histoire de comportement
1. Les écrans
Qui n’a jamais entendu dire que « travailler sur écran fait baisser la vue » ? S’il est vrai que les moniteurs peuvent fatiguer nos yeux, il n’a jamais été prouvé qu’ils fussent responsables de pathologies de l’oeil. Devant un écran, il n’est pas rare de ressentir des impressions d’assèchement, des sensations de picotements ou d’irritation oculaire. Ces petites gênes ressenties lors du travail sur écran, ajoutées aux maux de tête, sont le signe que le muscle assurant la « mise au point de l’image » est fatigué. D’ailleurs, ces sensations disparaissent une fois le travail sur écran terminé. Ainsi pour ménager nos yeux, mieux vaut adapter l’éclairage à notre activité. Eviter les contrastes et les éblouissements. Par exemple, travailler en face d’une fenêtre épuisera nos yeux plus vite, c’est pour cette raison qu’il est conseillé de placer l’ordinateur perpendiculairement aux fenêtres ou d’équiper celles-ci de stores.
Cependant, 3 à 4 % des TMS reconnus sont attribuables au travail sur écran. Il est donc nécessaire d’aménager le poste de travail à son activité. Tout d’abord, un bon écran sera celui qui s’adaptera au type de travail que l’on doit y effectuer. Si l’on doit y passer du temps autant être installé confortablement, l’idéal sera donc d’opter pour un moniteur de grande taille. Par ailleurs, les spécialistes s’accordent à dire que les écrans LCD présentent de multiples avantages pour nos yeux. Tout d’abord, leur image est plus nette et leur surface mate génère beaucoup moins de reflets que nos anciens écrans CRT. De plus, ils permettent un ajustement au niveau de sa hauteur et de son orientation. Toutefois, la tendance du marché amène les LCD à devenir plus brillants grâce notamment à la technologie View. Cette nouvelle tendance inquiète le physiologiste François Cail : «On voit de plus en plus de LCD à dalle brillante qui sont censés donner une image plus lumineuse. Alors que le LCD profitait aux utilisateurs, grâce à son côté mat qui évitait les reflets, ceux-là au contraire en génèrent beaucoup plus. Ces écrans sont certes plus esthétiques mais beaucoup moins pratiques, ils sont une sorte de retour aux problématiques du CRT ».
Une fois le bon écran trouvé, encore faut-il bien l’utiliser. La position statique qu’impose cette activité à notre corps peut entraîner certaines douleurs au niveau du cou. Il est donc vivement conseillé de placer son moniteur à hauteur des yeux afin de respecter la position naturelle de la nuque et éviter d’être décentré par rapport au moniteur. La distance a aussi son importance, ainsi, Bénédicte Feltz en charge du savoir-faire en termes de position assise chez Steelcase explique : « Entre l’écran et l’œil, il doit y avoir une distance équivalente à la longueur d’un bras ».
D’autre part, pour améliorer le confort de son poste de travail, l’utilisateur dispose également d’autres accessoires. Le bras d’écran offre par exemple un meilleur ajustement de la hauteur, de la distance et de l’inclinaison. Il permet également de positionner le moniteur selon la luminosité changeante d’une pièce. D’autres outils peuvent également palier d’autres petites manies qui nous exposent aux douleurs sournoises des épaules et du cou. Rappelez-vous le fameux document dont on a absolument besoin sous les yeux et que l’on coince tant bien que mal entre le clavier et le buste ou bien sur le coté ce qui nous oblige à tourner la tête sans cesse entre la feuille et l’écran comme pour suivre un match de tennis à Roland-Garros. A cet épineux problème, il existe une solution simple mais efficace : le porte-documents. Placé à droite ou à gauche du moniteur et toujours à hauteur des yeux, celui-ci se révèle pratique et ergonomique.
2. Le clavier et la souris
Accessoires indispensables et faisant partie de notre quotidien, le clavier et la souris sont souvent bien mal utilisés par nombre d’entre nous. Inoffensifs pensez-vous, et bien non ! D’après certaines études sous leurs airs innocents, ils seraient à l’origine de plusieurs douleurs au niveau des épaules, du cou et des membres supérieurs.
Ce qui est « pratique » pour nous n’est pas forcément bon pour notre corps. Sachez qu’il est de bon ton de placer le clavier ni au bord de la surface de travail ni trop loin de l’utilisateur. « La bonne distance se situe entre 10 et 15 cm, indique François Cail, d’autre part, l’angle bras / avant-bras doit être compris entre 90° et 135° ».
Il existe sur le marché des repose-poignets pouvant s’intégrer au clavier et soulager les utilisateurs lors de la frappe. D’après François Cail, leurs bienfaits seraient limités : « A mon sens si le clavier est mince alors cela n’a pas d’intérêt, sauf si évidemment les personnes ont la fâcheuse tendance à taper les poignets posés. Dans ce cas je dirais que cet accessoire est palliatif en attendant qu’elles apprennent à taper au clavier (rire). Je pense que cette mauvaise habitude résulte d’un apprentissage insuffisant voir de l’absence de celui-ci. Le fait de poser les poignets lorsque l’on tape au clavier pousse l’utilisateur à faire des déviations cubitales (de l’auriculaire) et du pouce ce qui l’expose aux TMS. Or la position idéale lors de la frappe reste celle des poignets flottants. Evidemment les poignets sont posés quelque fois, on s’aménage des pauses naturelles. En fait, il faut trouver le juste équilibre entre les deux ». Pour résumer, un repose-poignets n’est pas indispensable mais garantit un petit plus au niveau du confort.
D’après une étude il semblerait que nous produisions environ 1000 clics par heure. Il devient donc incontournable de bien choisir sa souris. Sa forme doit être adaptée à votre main, ni trop petite, ni trop grande, sa courbure ne doit pas être exagérée non plus et ceci afin d’éviter les distorsions des doigts. Encore une fois il s’agit de juste milieu. Enfin, lors de l’utilisation, la souris ne doit pas trop être éloignée de l’utilisateur, il est également conseillé de respecter la position naturelle de la ligne avant-bras/poignet et de limiter l’utilisation de celle-ci. Si cela n’est pas possible, l’utilisation d’un appui bras sera le bienvenu.


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t'es trop lucide toi, on te l'a fait pas à toi ! Tu lis tout de suite entre les lignes, quelle perspicacité !! moi je dis Bravo avec un grand B !! Il fallait la voir la pub déguisée, c'était pas évident... pffff... pitoyable !
C'est vraiment tout ce que tu as trouvé à dire sur cet article ? Tu as aussi peu d'imagination que ça ? C'est quand même hallucinant de voir une telle paranoïa... Bref, crois ce que tu veux, par contre évite d'écrire des choses que tu crois savoir ou que tu penses avoir cernées, car je peux te garantir que tu es très loin de la réalité ! L'auteur de cet article a passé qq heures pour essayer de faire une bonne synthèse sur le sujet et c'est vraiment pas cool comme remerciement en retour...
je voulais juste vous faire part de ma surprise de ne pas voir de commentaire à propos des claviers ergonomiques, et surtout des trackballs qui sont d'excellentes alternatives à ces satanées souris (que moi je relègue au moyen âge de l'informatique!).
Les claviers ergonomiques comme mon Natural keyboard de la "firme de Redmond" ( pour pas trop faire de pub ;-) ), permettent d'éviter de se forcer à rapprocher les coudes comme l'obligent les claviers normaux, et à rechercher en permanence à obtenir une parallèle non naturelle entre nos deux avant bras.
Ces claviers courbés permettent une position bien plus naturelle des avant bras et poignets ... les épaules sont détendues et reposées!
http://www.google.fr/search?hl=fr&a...&meta=
Dommage qu'il n'y ai que cette affreuse firme qui développe ces outils indispensables à notre santé.
Et mon "Trackball Explorer" de la même marque (vous inquiétez pas , je suis pas un défenseur de Billou , bien au contraire , je suis 100% Linux sur mes pc y compris au boulot! donc je réduit cette entreprise juste à une bonne firme de hard-ware!
Pourquoi je vous parle de mon matos comme ça?
Par ce qu'il y'a quatre ans, j'ai du affronter le regard de dédain et les réflections désobligeantes d'un médecin urgentiste qui me reprochait de venir anormalement encombrer ses urgences nocturne, et à raison en plus!
Cela faisait quelques mois que je m'étais mis à l'informatique et au surf internet de manière très assidue (pour rester gentil), avec quelques petites douleurs passagères de temps à autres , mais pas suffisamment fortes pour que je m'inquiète outre mesure.
Cette nuit là , à la sortie d'un excellent concert, je ne pouvais plus rentrer chez moi avec ma voiture car tout mon bras droit était traumatisé/bloqué/sans force et avec bcp de douleurs articulaires!
Bien entendu impossible de passer les vitesses avec mon bras gauche vous imaginez bien...
il m'a juste donné un anti-douleur assez puissant et j'ai pu reprendre la route mais dans des conditions tout de même rocambolesques.... Démarrage en seconde puis passage en 5ème !(route de campagne ouf!)
Je travaillais à cette époque dans un camion exposition itinérant, ou nous avions 5 bornes inter-actives équipée de trackball, et c'est là que j'ai compris l'intérêt de ces équipements.
Le bras reste totalement fixe et parfaitement reposé sur le bureau tandis que seules les doigts interagissent.
cet équipement est assez gros(pas trop nomade par contre .. :-S )et vous permet de bien reposer votre main, en fait il comble parfaitement la paume de la main! Certains ne parlent plus de souris mais de rat vu sa taille.
Mais cet encombrement n'est pas important vu qu'une fois posé sur le bureau ou l'accoudoir du canapé en mode home cinéma, il ne bouge plus ! pas besoin de sans fil, le fil lui même ne devient plus une gène et est suffisamment long ... au contraire opter pour un trackball sans fil est vide de sens! au moins en usage normal.
Et les résultats son là, j'ai plus jamais eu c'est affreux TMS qui m'ont un moment fait envisager une probable opération tellement les douleurs étaient fortes! j'me disais les jours qui suivirent cette nuit là alors que les douleurs ne faiblissaient pas, ou très peu "me*de! trop tard j'risque fort de passer sur le billard ce coup là!"
évidement il y'a trackball et trackball!
Ceux de mon bouleau dataient un peu et étaient franchement perfectibles, mais celui que je possède depuis, est une vrai bombe...
Je l'ai prété à un pote informaticien qui a des broches dans la colonne vertébrale, au début il doutait, trois jours plus tard il ne voulait plus me le rendre ... ;-) le lendemain il passait commande ...
mais amis de passage qui utilise mon pc que 5 à 10 min restent déconcerté , à ce moment là je ressort une souris normale , mais ma compagne pas informaticienne du tout c'est elle habituée en une à deux heures seulement , alors que moi j'ai mis qd même deux jours à m'y faire.
aujourd'hui pour elle comme pour moi il est hors de question de revenir à la souris!
En fait je pense que pour convaincre tous ceux qui souffrent ou ne veulent pas souffrir de TMS, il suffit de lire les commentaires des utilisateurs de ce produit abordable qui malheureusement faute de relais et de bonne connaissance des médecins spécialisés, n'est plus en production ou en tous cas n'est plus vraiment dispo en France ! Du coup moi j'en ai acheté deux autres (30euros pièce, ça en économisera bcp plus pour la sécurité social ! ;-) ) en prévision des décennies à venir!
http://www.ldlc.com/critiques/PB000...lorer.html
http://www.ciao.fr/Avis/Microsoft_T...nde__28982
il y'a probablement d'autres trackball intéressant , mais faute de connaissance du grand public les constructeurs ne s'y risque pas trop !
Sinon pour en revenir au clavier, je vais probablement passer le pas et quitter les claviers azerty/qwerty qui datent d'une époque ou la mécanique des machines à écrire nous obligeait a cette disposition néfaste, pour aller vers un clavier de type Dvorak
http://fr.wikipedia.org/wiki/Clavier_Dvorak
http://forum.hardware.fr/hfr/Hardwa...3960_1.htm
encore un petit peu cher , et c'est normal vu la faible demande !
bon aller ... bonne continuation à tous ...
généralement les track ball mettent la boule sous le pouce ce qui génère de sacré crampe à ce dernier et ne permet pas une rapidité et une précision aussi élevé qu'à la souris...
là crosoft à inversé les choses ... la boule se commande avec l'index et le majeur , le pouce qd à l'ui s'occupe du clique gauche clique droit et molette ... surprenant au départ , excellent au bout de quelques heures!
l’annulaire et l’auriculaire de leur coté s'occupe des deux touche précedent/suivant, reconnu d'office sous OPERA firefox explorer sous windows et à configurer simplement sous linux ... pas besoin du driver d'origine!
au final c'est plus rapide et maniable que le mulot ! <img src="/img/emo/cool.gif" alt="8:" /> <img src="/img/emo/cool.gif" alt="8:" />
à qd un concurent digne de ça ?
Il est essentiel de sensibiliser l'ensemble des salariés travaillant sur "informatique" à ces pathologies. Mais quand la maladie fait son apparition, on se retrouve un peu tout seul car personne ne veut s'engager.
Travaillant en SSII depuis 1985 je souffre depuis 2 ans de lombalgies chroniques combinées à une rotation externe de la hanche, tout ça étant très accentué par la position assise. Que ce soit l'employeur, la médecine du travail, le médecin, le rhumato, personne ne veut entendre parler de TMS liés à l'activité professionnelle et tout le monde se renvoie la balle.
Moi ce que je constate c'est que les WE et à plus forte raison pendant les congés, mes douleurs s'estompent.
Mais comme personne ne veut rien entreprendre, je suis en rééducation [kiné] toutes les semaines depuis 18 mois au-moins, et quand ça devient trop insupportable, en arrêt maladie le temps que ça se calme. Le coût pour la société, je vous le laisse imaginer, sans parler qu'au fil du temps, aller travailler est de plus en plus galère.
Etant au début de la quarantaine, je n'envisage pas très positivement mon devenir si rien ne change. Mais comme au delà des discours, la seule chose qui compte, c'est combien ça coûte, on n'est pas prêt de s'en sortir.
Le plus préoccupant dans l'affaire c'est que je ne suis pas un cas isolé. Je connais plusieurs collègues souffrant de ce genre de pathologies et eux aussi abandonnés par le "système". Vive le respect de l'être humain.
Alors un petit conseil à tous les plus jeunes : adoptez au minimum une bonne position devant vos PC et soignez votre hygiène de vie (alimentation, activité physique) sinon, vous ne ferez pas de beaux vieux