Dans un rapport présenté à la Banque Mondiale le vendredi 9 septembre
2005, un groupe composé en partie d'anciens membres de gouvernements de
13 pays appelle les nations à axer leur développement technologique sur
l'adoption des standards ouverts en tant qu'étape vitale à
l'accélération du développement économique, de l'efficacité et de
l'innovation.
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Des détails sur le rapport '
Le rapport de 33 pages (Format PDF à télécharger) est un plan d'action
pour la création d’entités nationales relatives aux standards ouverts
qui arrive au bon moment, de plus en plus de pays et d'entités
politiques commençant sérieusement à réduire leur dépendance aux
développeurs de logiciels propriétaires (Microsoft par exemple) et
utilisant de plus en plus de logiciel gratuits et open source.
Le rapport indique clairement que standard technologique ne veut pas
nécessairement dire open source. Une entité ayant développé un
standard ouvert doit mettre à la disposition du public suffisamment
d'informations pour qu'utiliser cette technologie ne nécessite pas de
reverse engineering (deviner la conception d'une technologie en faisant
le chemin inverse, c'est-à-dire partit de forme finale pour arriver à
l’idée initiale).
L’exemple récent de l'open source démontre à quel point les standards
ouverts peuvent permettre de réduire les coûts, notamment en permettant
à n'importe quel utilisateur d'apporter sa contribution. L'open source
a fait évoluer les conceptions morales et technologiques ces dernières
années et invite à penser à d'autres modèles. Il prouve qu'une économie
plus basée sur le service que sur le produit lui-même est valable, et
même bénéfique.
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Microsoft une cible privilégiée '
Le rapport ne cite pas d’entreprises mais le géant Microsoft a
évidemment été la cible privilégiée des avocats de l'open source.
Rappelons que I.B.M. (International Business Machine) et Oracle, deux
grands rivaux de Microsoft et supporters de Linux, ont financé le
congrès, chose que Microsoft n'a pas faite.
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Les standards ouverts pour la bureautique '
Les formats de fichiers bureautiques sont un élément essentiel. Les
formats de la suite Office de Microsoft sont actuellement en
utilisation majoritaire. Quasiment tous les documents et présentations,
éléments à la base de la bureautique professionnelle et administrative,
sont dans ce format (.doc (Word), .xls (Excel), .ppt (PowerPoint ...).
Si un standard était adopté en majorité, on aurait le choix de rédiger
ses documents avec un logiciel libre ou propriétaire, sans peur de
problèmes d'interopérabilité.
L'état du Massachusetts, par exemple, a récemment lancé une proposition
de loi (dont la période de débat se termine aujourd'hui) visant à faire
passer les bâtiments gouvernementaux aux formats ouverts. Cette
initiative est pionnière dans le domaine et non négligeable. C’est même
peut être la première d’une longue série, qui pourrait déterminer de
manière non négligeable notre futur.