Le problème posé par le
peer-to-peer semblait en cours de règlement «grâce» à une campagne de répression et à la mise en place de
plateformes de téléchargement légal à prix «bradés».
Selon
Virgin, il
n'en serait rien.
L'entreprise, première sur le téléchargement légal en France, serait
prête à renoncer à ce marché à cause de la marge beaucoup trop faible. Selon elle, la marge ne serait que de
1 centime d'euro par titre.
Le reste des 0,99 centimes se partageraient donc de la façon suivante :
- 0,16 euro de TVA
- 0,70 euro aux producteurs
- 0.07 euros à la SACEM
- 0.05 euros de frais de transaction
Ces chiffres correspondent assez bien à ceux publiés par
Apple
l'an dernier et mettent en évidences que les maisons de disques sont
largement gagnantes puisque leur part est plus élevée que dans le cadre
de la vente de CD. Apple indiquait toucher 4 centimes (frais de
transaction inclus) et verser la quasi totalité du reste aux maisons de
disques qui
doublent donc leur marge.
Apple n'est pas géné par une faible marge, puisque l'entreprise à la
Pomme n'entretient ce marché que comme produit d'appel de son
iPod, mais les entreprises comme la
Fnac ou
Virgin
sont coincées entre les internautes, dont une très grande part estime que
0,99 € est un prix déjà trop élevé, et les maisons de disques qui
s'engraissent béatement.
La vente de mp3 est donc sclérosée. On ne sait pas encore très bien
quelle partie il faudrait amputer mais nous pouvons avoir confiance en
l'avenir.