Fiche de l'astuce

Test watercooling : BigWater 760i et Reserator 2

Test watercooling : BigWater 760i et Reserator 2
  • Catégorie : Divers
  • Paru le : 06/08/2007
  • Auteur(s) : Manuel D. C.
  • Commentaires : 0

Se démocratisant peu à peu, les systèmes de refroidissement liquides dits « watercooling » sont aujourd’hui plus abordables. Toutefois, ces systèmes de refroidissement liquide restent encore obscurs pour un grand nombre d’entre nous, et suscitent même une certaine crainte liée à l’aspect « artisanal » qu’ils dégagent encore. Nous allons pourtant voir avec cet article, que le monde du watercooling n’est pas un domaine si difficile à apprivoiser. Surtout depuis que les constructeurs, tels que Zalman ou Thermaltake, proposent des kits complets faciles à monter et à intégrer.

mots-clés : test watercooling, refroidissement eau, BigWater 760i, reserator 2

 
06/08/2007 par Manuel D. C. | 0 commentaire(s)
Page 2 / 10
Comme vous vous en doutez certainement, la différence entre les systèmes aircooling et watercooling se situe au niveau du caloporteur utilisé. L’aircooling utilise généralement l’air ou un mélange gazeux, le watercooling utilisant pour sa part l’eau qui offre une conductivité thermique de 0,61 W/m.K. Toutefois, le terme « eau » n’est ici pas tout à fait exact, puisque pour des raisons liées à l’oxydoréduction (corrosion des métaux), mais aussi la formation de micro organismes comme les algues, on utilise davantage des fluides ou liquides spécifiques. Mais alors que les systèmes dits watercooling sont nettement plus coûteux que les solutions de refroidissement par air, pourquoi utiliser un tel système? 

 

BigWater 760i Flux watercooling

Sur cette illustration, on peut découvrir le fonctionnement d'un système watercooling.
La pompe assure la circulation du flux dans le circuit. Le liquide est envoyé vers le waterblock
 processeur et absorbe la chaleur dégagée par celui-ci avant d'être acheminé
vers le radiateur en vue de décharger la chaleur du caloporteur.


Plusieurs raisons peuvent motiver un tel choix, à commencer par le caloporteur lui-même. L’air offre une densité très réduite, ce qui ne lui permet pas d’absorber la chaleur en vue de l’évacuer de manière optimale (conductivité de seulement 0.026 W/m.K). Ce qui entraîne inévitablement une augmentation de la surface d’échange et du volume d’un radiateur, les processeurs dégageant aujourd'hui beaucoup plus de chaleur qu’auparavant. Ce qui explique la taille des ventirads actuellement sur le marché.


Coupe Waterblock CPU BigWater 760i

L'illustration ci-dessus montre le processus de conduction thermique et de convection naturelle
au niveau du processeur, par l'intermédiaire du waterblock.


En plus de tout cela, le refroidissement par air implique des aménagements au sein d’un boitier, avec notamment un système d’alimentation en air frais à l’avant du boitier, et un système d’évacuation à l’arrière du boitier, pour assurer un renouvellement d’air constant et éviter que les différents ventirads n’aient pas à brasser de l’air chaud. Ce qui réduit très nettement la dissipation de la chaleur.



r2_03

Pour éviter le phénomène d'oxydoréduction, ainsi que la formation de micro-organismes,
l'eau pure ou déminéralisée ne sont jamais utilisées en watercooling.



Le liquide, qui est au contraire plus dense, permet d’absorber davantage de chaleur par unité de masse. Il faut donc moins de liquide pour refroidir un composant (processeur, chipset, GPU, etc.), et la surface du radiateur (waterblock dans le cas du watercooling) présentée au caloporteur est également plus réduite. Suivant le type de caloporteur utilisé, vous améliorerez ou non le système de refroidissement, les propriétés physiques des fluides n’étant bien évidemment pas les mêmes d’un constructeur à l’autre.

Page 2 / 10
Poster un commentaire
 
 
 
 

Téléchargements

Tous les téléchargements