
A l'heure où les relations entre la Commission européenne et Microsoft semblent devoir se durcir pour la énième fois sur fond de
fonctionnalités de sécurité dans
Windows Vista, la firme de Redmond vient de sortir de son chapeau et au moment opportun, une étude réalisée par le cabinet d'études
IDC qui plaide en sa faveur et notamment pour la sortie en Europe de son futur système d'exploitation; toujours prévue en janvier prochain sur le vieux continent bien que récemment le leader mondial du logiciel n'a pas manqué l'occasion de laisser sous-entendre que l'attitude de ladite Commission à son égard pourrait avoir des conséquences sur ce calendrier (voir notre
actualité).
De l'eau au moulin Vista apportée par IDCD'après l'étude de IDC, Windows Vista sera installé sur plus de
30 millions d'ordinateurs personnels dans 6 pays européens, en l'occurrence l'Allemagne, le Danemark, l'Espagne, la France, la Pologne et le Royaume-Uni et ce dès la première année de son lancement.
En outre, les retombées en terme de création d'emplois seraient importantes puisque la sortie de Vista en générerait
100 000 dans le secteur des technologies de l'information et plus encore. Si bien évidemment le chiffre d'affaires de Microsoft en sortira grand vainqueur, cette venue profiterait également à un pan entier de l'économie européenne.
Des arguments qui s'ils sont entendus, sont de nature à faire vaciller quelque peu l'intransigeance en matière de pratiques anti-concurrentielles de la Commission européenne encore que cette dernière a déjà prouvé par le passé qu'elle ne se laissait pas attendrir si facilement.
Le zorro IDCIl est d'ailleurs amusant de noter que lorsque la société américaine se sent en relatif danger ou juge nécessaire de justifier une de ses actions, elle n'hésite pas à divulguer des prévisions chiffrées comme en
mars dernier où pour étayer le lancement de sa nouvelle initiative anti-piratage, elle avait mis en avant une étude de
IDC Economic Impact arguant qu'une baisse de 10% de la piraterie logicielle sur les quatre prochaines années, créerait 2,4 millions d'emplois et injecterait 400 milliards de dollars dans l'économie mondiale.