Pour proposer davantage de convivialité avec Linux, les développeurs de
Xandros ont eu l’idée d’intégrer la fonction 3D Effects, qui est en
réalité basé sur
Compiz.
Sans rentrer dans les détails, le bureau 3D est un environnement
graphique composé de plusieurs couches (Librairies Qt, XGL, Render,
XAA, Cairo, EXA, DRI et OpenGL, etc.), et gérant l’interaction
graphique utilisateur/machine. Cet ensemble se base sur le principe
d’une application réseau client/serveur (serveur X.Org ou XFree86 pour
certaines distributions encore). Le serveur gère l’abstraction
matérielle (carte graphique, clavier, et souris), alors que les
applications clients envoient des requêtes d’affichage au serveur.
Et
c’est ensuite le gestionnaire de fenêtre qui gère la façon dont ces
fenêtres sont manipulées (redimensionnement, apparence du cadre,
déplacement des fenêtres, etc.), et qui constitue l’intermédiaire entre
le serveur X et ses clients. On peut citer Enlightment, qui est un
gestionnaire allégé, mais c’est Compiz qui est ici utilisé avec
Xandros. Celui-ci présente l’avantage d’être stable, de s’appuyer sur
les pilotes 3D propriétaires ce qui ne nécessite pas de réécrire les
pilotes, mais en contrepartie, celui-ci s’avère un poil gourmand en
ressources.
Transparence, animation/déformation des fenêtres, etc.
Une fois qu'on y a goûté, difficile de s'en passer.
Et si Compiz fonctionne plutôt bien avec des distributions Linux
libres, telles que
Open Suse
pour n’en citer qu’une, le module 3D Effects de Xandros (activable via
l’onglet Display dans Control Center) s’avère assez capricieux avec les
cartes ATI et nVidia. Contrairement aux solutions basées sur Intel.
Et
même si les développeurs ont toujours précisé que 3D Effects n’en était
encore qu’au stade expérimental, il est dommage pour une distribution
payante de ne pas pouvoir encore pleinement en profiter.
Mais comme les vidéos parlent davantage que les images, nous vous invitons à découvrir
Compiz en action...