L'e-mail est loin d'être mort et la newsletter demeure un outil de marketing et de communication encore largement utilisé. En soi, c'est déjà une preuve de son efficacité, mais diverses études en attestent également.
Pour une entreprise, la newsletter entre dans le cadre d'une pratique visant à fidéliser des clients en les tenant régulièrement informés de son activité et de ses offres, voire pour transformer de simples prospects en clients.
D'après le cabinet international de conseil en stratégie McKinsey, l'e-mail est un moyen d'acquisition de clients presque quarante fois plus efficace par rapport aux réseaux sociaux. Il faut dire que l'e-mail reste omniprésent. Selon la Data & Marketing Association, 145,57 milliards d'e-mails ont été envoyés en France en 2023, avec un taux moyen d'ouverture de 18,22 % et un taux moyen de clic de 5,30 %.
Ne pas zapper le contexte législatif
Avec un consentement explicite, l'envoi d'une lettre d'information doit s'accommoder d'une législation comme le fameux RGPD (Règlement général sur la protection des données) qui est en vigueur en Europe. Avec un traitement de l'adresse e-mail, la newsletter touche aux données personnelles.
Accompagnée d'un lien de désinscription, la newsletter fera pourtant le nécessaire pour éviter un clic sur un tel lien. C'est tout l'art de créer une newsletter qui ne doit surtout pas être ressentie par le destinataire comme du spam. Sans quoi, les efforts déployés pour élaborer la newsletter seront réduits à néant.
Ce serait dommage, dans la mesure où le retour sur investissement avec l'e-mail marketing est fréquemment mis en avant.
Pour viser dans le mille avec une newsletter
La newsletter peut être pensée comme une sorte de billet de blog, et par exemple un blog technologique s'il s'agit de la cible visée. Les personnes figurant sur la liste d'abonnés doivent en tout cas être réellement intéressées par le contenu proposé.
Suffisamment attrayant, le design de la newsletter est à adapter en fonction de l'identité visuelle de la marque qui en est à l'origine. Un point important est également de penser qu'une consultation pourra se faire sur smartphone, ce qui suppose du responsive design pour plus de fluidité.
Tout commence néanmoins par un nom d'expéditeur cohérent au fil des envois, l'objet de la newsletter pour tout simplement inciter à son ouverture, en pensant aussi à soigner la prévisualisation après cet objet.
Pour le contenu, il vaut mieux suivre des règles similaires à la rédaction d'un article en commençant par les messages les plus importants à faire passer. L'accroche sera meilleure, sachant que le destinataire ne consacrera pas forcément beaucoup de son temps à la lecture de la newsletter… même si c'est dur à entendre.
Parmi d'autres éléments à avoir en tête, il y a la mise en avant de boutons nécessaires pour l'interactivité et la conduite d'actions souhaitées, ainsi que la fréquence d'envoi d'une newsletter pour en faire un rendez-vous attendu et ancré dans le temps.