Petit rappel des faits : le 18 juin, date à laquelle l'on donnera tout le symbolisme que l'on veut bien lui donner, la direction de France 5 annonçait l'arrêt de l'émission Arrêt sur Images ainsi que celui de cinq autres programmes dont la mensuelle d'Ubik. Une fois n'est pas coutume, GNT sort de ses tranchées pour défendre ce qui lui semble important : le droit de porter un regard critique sur le journalisme, le droit au savoir, à la connaissance, et par là-même à la culture, le droit de revenir sur l'actualité et d'en abjurer les mauvaises restitutions.

L'émission Arrêt sur Images portait un regard critique sur les médias audiovisuels et le journalisme, notamment le journalisme à la télévision ( voir la description Wikipédia avec de nombreux liens utiles ). Quoi que l'on puisse penser de Daniel Schneidermann, figure de proue de ce programme depuis plus d'une dizaine d'années, nous pensons que le concept doit être maintenu au sein d'une chaîne dite " de service public ". Surtout que ce programme connaissait une utilité non contestable dans le secteur de l'éducation civique, à tel point que le FSU ( syndicat des enseignants ) demande lui aussi son maintien.

Dans un monde dominé par l'image, celle-là même qui défile trop rapidement pour être décryptée par les simples consommateurs... d'image et de télévision que nous sommes, Arrêt sur Images - ASI pour les intimes - était un réel exercice, parfois périlleux mais souvent nécessaire, d'auto-critique de la télévision par la télévision, contribuant certainement à former la capacité de nombreux téléspectateurs à mettre en doute les contenus audiovisuels et à affuter leurs perceptions de ce qu'ils regardent. Une émission salvatrice pour le libre-arbitre ne peut pas disparaître d'une grille de programmes aux barreaux déjà tant resserrés.