Test watercooling : BigWater 760i et Reserator 2

Le par Manuel D. C.  |  0 commentaire(s)
waterblock

Se démocratisant peu à peu, les systèmes de refroidissement liquides dits « watercooling » sont aujourd’hui plus abordables. Toutefois, ces systèmes de refroidissement liquide restent encore obscurs pour un grand nombre d’entre nous, et suscitent même une certaine crainte liée à l’aspect « artisanal » qu’ils dégagent encore. Nous allons pourtant voir avec cet article, que le monde du watercooling n’est pas un domaine si difficile à apprivoiser. Surtout depuis que les constructeurs, tels que Zalman ou Thermaltake, proposent des kits complets faciles à monter et à intégrer.

Un peu de théorie

BigWater 760i biGPU Le principe du watercooling est d’utiliser un circuit d’eau pour refroidir des composants. Généralement utilisé pour refroidir un processeur, le watercooling est également utilisé pour refroidir d’autres composants comme le couple GPU/mémoire d’une carte graphique, le chipset d’une carte-mère, le disque dur, la mémoire vive, et même l’alimentation depuis peu. Les systèmes watercooling imposent en contrepartie, plusieurs contraintes liées notamment au coût de mise en oeuvre, ainsi qu'à l'espace nécessaire pour mettre en oeuvre un tel système. Mais avant d’aller plus loin, revenons rapidement sur les bases du refroidissement.


Pour dissiper la chaleur dégagée par les processeurs, il est aujourd’hui courant d’utiliser le fameux couple radiateur-ventilateur, plus connu sous le nom de ventirad. Le principe de base est alors d’une grande simplicité. Le radiateur se positionne sur le processeur et récupère la chaleur par conduction thermique (transmission physique de la chaleur), pour ensuite l´évacuer par convection forcée (transmission de la chaleur par déplacement de matière). La convection naturelle caractérise un système entièrement passif.



Thermaltake ventirad CPU

Il est très courant d'utiliser le couple radiateur-ventilateur pour refroidir efficacement un processeur.
D'autant plus qu'il existe de nombreux modèles alliant performances et discrétion.


L´efficacité du radiateur dépend essentiellement de deux facteurs : la surface présentée au caloporteur (élément se chargeant de transporter la chaleur : air, gaz, ou eau), et la capacité du dissipateur à récupérer la chaleur. C’est ce qu’on appelle la conductivité thermique, qui dépend du matériau utilisé puisque la chaleur est transmise au sein de la masse du matériau.
Couramment utilisé de nos jours, le cuivre offre la meilleure conductivité thermique, avec 401 W/m. K (watts par mètre-kelvin), après l’argent (429 W/m.K) et le diamant (2300 W/m.K) qui sont bien plus coûteux, l’aluminium offrant quant à lui une conductivité de 237 W/m.K. Il arrive que certains radiateurs associent le matériau du cuivre à l’aluminium dans le but d’augmenter la conductivité thermique sans trop nuire à la masse du radiateur. Le cuivre souffrant d’une masse bien supérieure à l’aluminium.


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La pâte thermique permet d'assurer une meilleure conductivité thermique.


Pour compliquer un peu le tout, les surfaces du processeur et de la base du radiateur ne sont jamais parfaitement planes. Caractérisés par de petites aspérités, ou encore des micro-rayures, ces petits défauts nuisent malheureusement à la dissipation de la chaleur. C’est pourquoi il est indispensable d’utiliser de la pâte thermique, généralement fourni avec le radiateur, pour assurer une conduction thermique optimale. Bien entendu, les différentes pâtes thermiques disponibles sur le marché répondent à des procédés de fabrication différents, et n’offrent pas les mêmes propriétés de conductivité thermique. Il est par conséquent recommandé de consulter les caractéristiques du constructeur dans le cas où vous souhaiteriez changer votre pâte thermique, les propriétés de celle-ci se dégradant dans le temps.



Principes de base du watercooling

Comme vous vous en doutez certainement, la différence entre les systèmes aircooling et watercooling se situe au niveau du caloporteur utilisé. L’aircooling utilise généralement l’air ou un mélange gazeux, le watercooling utilisant pour sa part l’eau qui offre une conductivité thermique de 0,61 W/m.K. Toutefois, le terme « eau » n’est ici pas tout à fait exact, puisque pour des raisons liées à l’oxydoréduction (corrosion des métaux), mais aussi la formation de micro organismes comme les algues, on utilise davantage des fluides ou liquides spécifiques. Mais alors que les systèmes dits watercooling sont nettement plus coûteux que les solutions de refroidissement par air, pourquoi utiliser un tel système? 

 

BigWater 760i Flux watercooling

Sur cette illustration, on peut découvrir le fonctionnement d'un système watercooling.
La pompe assure la circulation du flux dans le circuit. Le liquide est envoyé vers le waterblock
 processeur et absorbe la chaleur dégagée par celui-ci avant d'être acheminé
vers le radiateur en vue de décharger la chaleur du caloporteur.


Plusieurs raisons peuvent motiver un tel choix, à commencer par le caloporteur lui-même. L’air offre une densité très réduite, ce qui ne lui permet pas d’absorber la chaleur en vue de l’évacuer de manière optimale (conductivité de seulement 0.026 W/m.K). Ce qui entraîne inévitablement une augmentation de la surface d’échange et du volume d’un radiateur, les processeurs dégageant aujourd'hui beaucoup plus de chaleur qu’auparavant. Ce qui explique la taille des ventirads actuellement sur le marché.


Coupe Waterblock CPU BigWater 760i

L'illustration ci-dessus montre le processus de conduction thermique et de convection naturelle
au niveau du processeur, par l'intermédiaire du waterblock.


En plus de tout cela, le refroidissement par air implique des aménagements au sein d’un boitier, avec notamment un système d’alimentation en air frais à l’avant du boitier, et un système d’évacuation à l’arrière du boitier, pour assurer un renouvellement d’air constant et éviter que les différents ventirads n’aient pas à brasser de l’air chaud. Ce qui réduit très nettement la dissipation de la chaleur.



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Pour éviter le phénomène d'oxydoréduction, ainsi que la formation de micro-organismes,
l'eau pure ou déminéralisée ne sont jamais utilisées en watercooling.



Le liquide, qui est au contraire plus dense, permet d’absorber davantage de chaleur par unité de masse. Il faut donc moins de liquide pour refroidir un composant (processeur, chipset, GPU, etc.), et la surface du radiateur (waterblock dans le cas du watercooling) présentée au caloporteur est également plus réduite. Suivant le type de caloporteur utilisé, vous améliorerez ou non le système de refroidissement, les propriétés physiques des fluides n’étant bien évidemment pas les mêmes d’un constructeur à l’autre.



Les éléments d’un watercooling

Cinq éléments principaux sont nécessaires pour assurer le bon fonctionnement d’un système de refroidissement liquide :

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Le waterblock, ou échangeur interne, qui offre les mêmes fonctions de base qu’un radiateur. À savoir la conduction et la transmission de la chaleur au caloporteur.


Liquide BigWater

Le liquide de refroidissement, ou caloporteur, qui n’est jamais de l’eau du robinet ou de l’eau déminéralisée. Afin de réduire les risques de formation de micro-organismes et d’oxydoréduction nuisant à l’efficacité d’un watercooling, on utilise généralement des fluides spécifiques généralement constitués d’eau déminéralisée et d’additifs industriels.


Pompe Eheim2012V_3

La pompe, qui à pour charge d’assurer la circulation du liquide de refroidissement. Celle-ci doit bien entendu être adaptée en fonction du reste du circuit (nombre d’éléments à refroidir, longueur du circuit, taille du ou des radiateurs).


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Le réservoir, ou air-trap, qui permet de remplir le circuit de refroidissement et de réduire le nombre de bulles d’air. Les bulles d’air réduisant l’efficacité globale d’un système de refroidissement liquide, et provoquant des nuisances sonores au sein même de la pompe.


TMG1 CL W0072


Et enfin, le radiateur, qui a pour rôle d’évacuer la chaleur transmise par le caloporteur avec l’air. Tout comme l’industrie automobile, on peut utiliser un ventilateur pour accroître l’efficacité de dissipation thermique du radiateur. Il est en prime possible de déporter celui-ci à l’extérieur du boitier, ce qui permet de réduire la température au sein même du boitier.


Autour des ces cinq éléments, on trouve bien sûr les tuyaux en PVC et les raccords permettant de relier chaque élément entre eux et de bénéficier d’un circuit entièrement fermé. On trouve divers modèles de raccords et de tuyaux : raccords coudés, auto-serrants, Plug'n'cool, raccords en T, en Y, tuyaux en PVC, tuyaux réactifs aux UV, etc.


Raccord (www.houbbasystem.com)     tuyaux_pvc (www.houbbasystem.com)


Un système de watercooling basique, c’est donc une pompe qui se charge de faire circuler le liquide de refroidissement à partir du réservoir, vers le waterblock pour y absorber la chaleur du processeur via le procédé physique de conduction. Avant d’être acheminé à l’aide du liquide de refroidissement par convection vers le radiateur pour enfin, dissiper la chaleur. Le liquide de refroidissement est alors acheminé vers le réservoir, qui capture les éventuelles bulles d’air pour suivre de nouveau le même chemin, le circuit étant fermé. Bien sûr, il est possible de refroidir davantage de composant. Il faut alors tenir compte du nombre de composants à refroidir afin d’adapter la pompe, mais aussi le radiateur. Sans quoi, vous réduiriez l’efficacité de votre système de refroidissement liquide. C’est donc un critère très important qui guidera votre choix final dans l’achat d’un kit watercooling. Il est par exemple souvent nécessaire de rajouter un radiateur dans le cas où vous souhaiteriez refroidir le processeur, le chipset et la carte graphique. Les kits watercooling ne permettent généralement pas de changer le radiateur par un modèle plus performant faute de place.



Présentation

BigWater 760i 3_4 face Réservés aux plus experts jusqu’à hier, les systèmes watercooling existent aujourd'hui sous la forme de kit. Ces systèmes comprennent de base, tous les éléments indispensables et sont pensés pour une intégration facile ne nécessitant aucune modification de votre boitier. Tout le monde ne bénéficiant pas des qualités requises pour devenir un bon bricoleur.
De plus, ces kits offrent un bon moyen de s’initier au monde du watercooling en vue d’assembler un système plus performant et plus adapté à ses besoins par la suite pour les plus passionnés.

Pour les autres, le watercooling offre un bon moyen de refroidir efficacement et silencieusement ses composants, sans se prendre la tête puisqu’il n’est jamais évident de choisir judicieusement chaque élément d’un circuit de refroidissement liquide.
Sans parler des difficultés liées au montage, tous les boitiers n’étant pas adaptés pour accueillir un système watercooling, la plupart des éléments ne respectant pas le même standard de raccordement.

Et c’est donc naturellement, pour ne pas décourager les néophytes, au dernier né de la gamme watercooling du constructeur Thermaltake auquel nous nous intéresserons aujourd’hui : le kit BigWater 760i.



BigWater 760i box


Le contenu de la boîte est le suivant :
  • Bloc watercase
  • Liquide de refroidissement (500 mL d’éthylène glycol + agent anticorrosion)
  • Flacon de remplissage
  • Waterblock cuivre
  • Fixations pour socket 478, 754, 939, AM2 et LGA775
  • 4 mètres de tube réactif aux UV (diamètre 9.5 mm)
  • Colliers de serrage
  • Manuel d’utilisation en 9 langues
  • Manuel de dépannage et d’entretien

Manuels BigWater 760i     Attaches rapides BigWater 760i




Voici maintenant les caractéristiques techniques du BigWater 760i :

BigWater760i vue dessus    BigWater 760i vue dessous
  • Watercase baies 2 unités 5 pouces ¼
  • Dimensions : 232 (L) x 148.6 (l) x 85 (h) mm
  • Poids : 1.3 Kg

BigWater 760i waterblock CPU
  • Waterblock entièrement en cuivre
  • Compatible socket 478, AM2, 754, 939, et LGA775
  • Dimensions : 58 (L) x 58 (l) x 35 (h) mm
  • Poids : 311 g
  • Connecteur rapide de 9,5 mm de diamètre

Pompe BigWater 760i
  • Pompe
  • Dimensions : 75 (L) x 70 (l) x 75 (h) mm
  • Roulements en céramique
  • Capacité maximale : 500 litres/heure
  • Tension : 12 V
  • Courant d’entrée : 600 mA
  • Connecteur de type Molex 4 broches
  • Durée de vie : 80000 heures (MTBF)

Radiateur BigWater 760i
  • Radiateur en aluminium
  • Dimensions : 153 (L) x 120 (l) x 28 (h) mm
  • Connecteur rapide de 9,5 mm de diamètre
  • Ventilateur 120 mm
  • Vitesse variable de 1600 à 2400 Trs/min

Reservoir BigWater 760i
  • Réservoir
  • Dimensions : 72.4 (L) x 70.5 (l) x 69.4 (h) mm
  • Capacité : 130 ml



En pratique

BigWater 760i_2     BigWater 760i_1


Pour séduire les utilisateurs, Thermaltake a choisi de simplifier à l’extrême son système watercooling en proposant un bloc watercase prenant place dans deux baies cinq pouces un quart, et abritant le réservoir, la pompe et le radiateur. Le montage du bloc watercase ne présente par conséquent aucune difficulté. Thermaltake préconise à ce titre de ne pas placer le bloc de refroidissement dans les deux premières baies, afin de faciliter la circulation du flux d’air.

Le montage du waterblock, bien que très simple, nécessite le démontage de la carte mère et de la plaque de rétention située à l’arrière du socket. Cette plaque sera alors remplacée par une fixation métallique composée d’un coussin et d’un isolant. Une fois le système de rétention du waterblock assemblé, le montage du waterblock s’effectue sans outils.


BigWater 760i waterblock CPU_2     Accessoires BigWater 760i



Une fois le bloc watercase et le waterblock montés, prenez le temps d’évaluer les longueurs de tube PVC à découper de manière à ce qu’une fois montés, les tubes ne soient ni pincés, ni trop coudés. Ce qui réduirait le flux du liquide de refroidissement en entraînant une baisse des performances de refroidissement. Il ne faut donc pas que les tubes soient trop longs. Une fois découpés, les tubes s’emboîtent simplement dans les connecteurs du water block, et ce sont des colliers de serrage qui viendront sertir les tubes et assurer la bonne étanchéité des raccords.
Une fois les tubes emboités sur le waterblock, il suffit de procéder de la même façon avec l’extrémité des tubes qui accueilleront cette fois-ci des raccords rapides de type femelle. Les entrées et sorties du bloc watercase étant munies de raccords rapides de type mâle.


Raccords BigWater 760i     BigWater760i mont

Le bloc watercase du BigWater 706i présente l'avantage d'embarquer
deux raccords rapides, en plus de pouvoir être facilement monté
dans un boitier PC, quel que soit le modèle.



flacon pipette BigWater760i     Remplissage r

Une fois le système monté, il ne reste plus qu’à remplir le réservoir à l’aide
du flacon de remplissage munie d’une pipette pour faciliter le remplissage.


Une fois remplie, il est recommandé d’initier le système de refroidissement liquide indépendamment du système. Il suffit pour cela de déconnecter les prises d’alimentation de type ATX 4 pins et la prise 24 broches de la carte-mère avant de relier la borne verte avec la borne noire. Par mesure de sécurité, utilisez uniquement du câble électrique dont seules les extrémités seront dénudées. Dans notre cas, n’ayant pas de câble électrique sous la main, nous avons utilisé un gros trombone que nous avons isolé à l’aide de ruban isolant d’électricien, plus communément appelé chaterton. Dommage que Thermaltake n’ait pas prévu un tel accessoire.

Cette mesure préventive permettra de vérifier la bonne étanchéité du système, indispensable pour éviter tout risque d’endommagement électrique et irrémédiable de vos composants. Cela permettra aussi de remplir tout le circuit de refroidissement, le liquide n’étant présent que dans le réservoir, et de chasser les bulles d’air.


Présentation

Spécialisé depuis fort longtemps déjà, dans le domaine du refroidissement silencieux par air et liquide, ZALMAN avait déjà séduit bon nombre d’utilisateurs avec son système de refroidissement entièrement passif, appelé Reserator. En attendant de pouvoir tester le dernier né de la gamme watercooling de Zalman, le Reserator TX (qui au passage, n'est plus passif), c’est naturellement vers le Reserator deuxième du nom que nous nous sommes tournés.


r2_01


Voici le contenu du kit :
  • Bloc watercase
  • 250 ml de liquide de refroidissement ZM-G300 (propylène glycol + agent anticorrosion)
  • 4 mètres de tube (diamètre)
  • Waterblock CPU en cuivre, référence ZM-WB4 Gold
  • Avec fixations pour socket 478, 754, 939, AM2 et LGA775
  • Waterblock GPU en aluminium, référence ZM-GWB3 (waterblock de faible taille, ne couvrant pas le refroidissement des modules de mémoire vidéo)
  • Connecteur électrique pour la prise ATX 24 broches (démarrage manuel de l’alimentation)
  • Tube de dégazage (pour purger les bulles d’air du circuit)
  • Colliers de serrage

Bundle Reserator2 (www.techzine.nl)



Caractéristiques techniques :
  • Surface d’échange thermique du radiateur : 1.5 m2
  • Poids : 7 kg
  • Dimensions : 76 (L) x 436(l) x 369(H) mm
  • Matériau : Aluminium anodisé noir et argent
  • Capacité du réservoir : 1.25 L
  • Pompe intégré : 3W, DC12V, 150 L/H
  • Prix moyen : 255 euros



En pratique

Reserator2 Fatality      Reserator2 3_4

Tout comme le BigWater 760i, le Reserator 2 ne présente pas vraiment de difficultés de montage, le radiateur passif prenant place à l’extérieur du boitier. Il suffit pour commencer de fixer les deux pieds au radiateur, avant de procéder au remplissage du radiateur qui est un peu plus délicat. Puisque à l’aide du flexible de dégazage, vous devrez faire tourner le circuit et vous assurer que le liquide de refroidissement passe bien dans tout le radiateur.


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Pour cela, vous devrez connecter la prise secteur, ainsi que la prise Molex du Reserator 2 à votre alimentation avant de démarrer celle-ci manuellement à l’aide du câble électrique fourni. Et de la même façon que décrit plus haut.


Reserator 2 fa     r2_Flow_b


Une fois la pompe démarrée, il reste encore à chasser l’air qui s’est infiltré durant le remplissage, en inclinant le radiateur à 60/70° pour faciliter la tâche. Pour vous aider dans cette tâche, Zalman a pensé à intégrer un petit indicateur de flux en façade. Ce qui permet de vérifier le bon fonctionnement de la pompe, et de détecter la présence d’air dans le circuit.


r2_Coupling_b

Une fois la procédure terminée, il faudra retirer les raccords rapides du tuyau de dégazage comme illustré ci-dessus. Cette étape est malheureusement pénible, les raccords se montrant plutôt difficiles à retirer. Il aurait certainement été plus judicieux d’intégrer deux raccords rapides en plus. Une fois ce labeur terminé, le reste du montage est similaire au BigWater 760i, et par conséquent très simple.



waterblock      r2_10

Il suffit de fixer le waterblock CPU pour enfin emboîter les tuyaux (des colliers de serrage viennent également prendre place pour assurer l’étanchéité), aux bouts desquels il faudra monter les raccords rapides. Ce qui permettra de connecter/déconnecter le circuit du radiateur à volonté.

Il est également possible de connecter un waterblock GPU en série, voire un waterblock chipset optionnel.

Le protocole de test

Pour nos tests, nous avons choisi de refroidir le processeur indépendamment de la carte graphique puisque le kit BigWater 760i mis à notre disposition par Thermaltake n’était pas suffisant pour refroidir ces deux composants simultanément. Nous avons en prime rajouté le ventirad ZALMAN CNPS9500 pour souligner les différences de performances au niveau du refroidissement, mais aussi des nuisances sonores.

Au contraire, en plus de mesurer les performances de refroidissement du processeur et de la carte graphique indépendamment l’un de l’autre avec le kit Reserator 2 de Zalman, nous avons également mesuré les performances de refroidissement des deux composants simultanément. Pourquoi? Tout simplement à cause de la surface d’échange offerte par le radiateur du Reserator 2.

Côté Thermaltake, c’est le waterblock TMG ND4 LCS (CL-W0153) que nous avons utilisé pour refroidir le couple GPU+mémoire de notre 8800Ultra prêté par MSI. Côté Zalman, c’est le tout dernier né des waterblock GPU, le ZM-GWB8800 GTX, que nous avons utilisé. Voici les caractéristiques techniques de ces deux waterblocks GPU en détails :


ZALMAN ZM-GWB8800 GTX
  • Dimensions : 93 x 183 x 31 mm
  • Matériau : Aluminium anodisé
  • Poids : 420g
  • Compatibilité des tubes (entrée/sortie) : 13 x 9 mm, 12 x 8 mm, 11 x 8 mm, 10 x 8 mm
  • Prix Public Conseillé : 75.90 € TTC

8800GTX_c_p     8800GTX_b_p


ZM GWB8800Ultra base




THERMALTAKE TMG ND4 LCS (CL-W0153)
Dimensions : 199.4 (L) x 96.9 (l) x 36.5 (h) mm
Poids : 400 g
Matériau : waterblock en cuivre, radiateur en aluminium
Ventilateur rétro éclairé bleu de 60 mm, 2000 trs/min
Connecteur Molex 4 pins
Compatibilité des tubes : 6,4 mm (1/4) et 9,5 mm (3/8)
Raccord rapides
Prix conseillé : NC

TMG ND4 LCS dessus   TMG ND4 LCS base

TMG ND4 LCS schema     TMG ND4 LCS dessus_2





Pour le reste, voici la configuration PC que nous avons utilisée lors de nos tests:
  • Carte-mère Intel D975XBX
  • Processeur Intel Core2Duo E6700
  • 2 x 1 Go de mémoire DDR2 Reaper HPC PC2-8500
  • Disque dur Seagate 7200.10 S-ATA 16Mo cache 750Go
  • Zalman CNPS9500
  • MSI GeForce 8800Ultra
  • Boitier AKASA Mirage-62
  • Alimentation OCZ GameXstream 850 Watts
  • Windows Vista 32 bits
  • Pilotes ForceWare 162.22

Pour effectuer nos mesures, et faute de sonde de température professionnelle à notre disposition, nous avons eu recours pour commencer au logiciel Thermal Analysis Tool d’Intel qui ne fonctionne qu’avec les chipsets Intel. Développé par Intel, cet utilitaire permet d'afficher la température, grâce aux diodes intégrées ux CoreDuo et Core2Duo, et la fréquence de chaque core. Mais TAT permet en outre de mettre chaque core en charge indépendamment l'un de l'autre.


Reserator II CPU     Reserator II CPU+GPU


Nous avons par conséquent lancé des sessions d’une heure de TAT avant de prendre nos mesures, afin d’obtenir des conditions d’utilisation extrêmes qu’on ne rencontre que très rarement, voire jamais, lors de l’utilisation normale d’un PC. De plus, les systèmes de refroidissement utilisés pour nos tests sont destinés à un usage classique. C'est-à-dire offrir un refroidissement silencieux et efficace dans des conditions normales d’utilisation. L’usage de tels kits pour s’adonner aux joies de l’overclocking est donc plus que déconseillé, l’ensemble des éléments étant tout simplement inadapté pour un tel usage. C’est pourquoi nous avons choisi de ne pas appliquer de tension plus élevé.

Pour la partie graphique, nous avons utilisé 3DMark 06 en poussant toutes les options graphiques au maximum (résolution 1600x1200, filtrages anticrénelage, anisotropique, etc.). Le relevé des températures a été rendu possible par l’intermédiaire de l’utilitaire RivaTuner, après là encore, plus d’une heure de session intensive de 3DMark 06.


Les performances

Commençons par la température de notre Core2Duo E6700...


Watercooling CPU


Pour ce qui est du refroidissement processeur, le Reserator 2 est à un degré près du même niveau que le ventirad CNPS9500 de Zalman. Si le silence est à mettre au bénéfice du Reserator 2, le rapport prix / performances reste très nettement à l’avantage de la solution aircooling, près de 200 euros séparant les deux. Les choses se gâtent davantage en ajoutant la carte graphique au circuit de refroidissement, qui garde l’avantage de rester complètement silencieux.
Moins coûteux, mais aussi moins silencieux le BigWater 760i reste en légèrement en retrait. L’écart se creuse davantage en réglant la vitesse de rotation du ventilateur à son maximum, malheureusement au détriment de l’aspect discrétion.


Watercooling GPU

En choisissant de refroidir le GPU seul, le BigWater 760i s’en tire mieux en s’offrant le luxe de gagner 20 degrés par rapport au système de refroidissement aircooling d’origine de la 8800 Ultra. Le Reserator 2 offre quant à lui des performances similaires.


Nuisances sonores

Côté nuisances sonores, toutes les mesures ont été prises avec le processeur et le GPU en pleine charge, et c’est incontestablement le Reserator 2 qui sort gagnant, celui-ci étant entièrement passif. En contrepartie, son coût reste plus élevé que le BigWater 760i qui sera proposé aux alentours de 90 euros. Rajoutez environ 80 euros, et vous pourrez refroidir votre carte graphique par la même occasion.



L’avis de la rédaction

Nouvelle Reserator2 3_4 bis

Pour conclure, il convient de préciser que les utilisateurs potentiels ciblés par les kits watercooling Reserator 2 et BigWater 760i ne sont absolument pas les adeptes de performances extrêmes. Ce sont au contraire les utilisateurs désireux de s’aventurer dans le monde du watercooling qui sont visés.

Entièrement passif, très simple à monter, et offrant de bonnes performances (les températures relevées précédemment représentent les cas les plus extrêmes). Il sera par conséquent assez rare d’utiliser un Core2Duo et un GPU à 100% de charge de travail sur une longue durée), le Reserator 2 reste coûteux. Il faudra en effet compter environ 250 euros, auxquels il faudra rajouter 80 euros si vous souhaitez refroidir une 8800 GTS/GTX/Ultra. Ajoutons à cela la taille imposante du radiateur qui, même s’il reste en retrait du Reserator premier du nom, est loin de rendre pratique tout transport du PC. Notamment pour les joueurs participant régulièrement à des LAN party.



BigWater 760i biGPU On lui préfèrera le BigWater 760i, bien plus accessible en termes de prix et bien plus pratique à transporter. En contrepartie, le prix étant relativement peu élevé, vous ne pourrez bénéficier d'un indicateur de flux et d'une alarme, avec monitoring de la température, que de manière optionnelle.

Comptez également un peu moins de cent euros pour refroidir une carte graphique de dernière génération en plus, puisqu’il vous faudra compter sur le waterblock TMG ND4 LCS (CL-W0153), ainsi que sur un radiateur externe supplémentaire. Sans quoi, vous refroidiriez le couple GPU+mémoire vidéo à l’aide du caloporteur sortant du waterblock processeur, qui aura déjà absorbé une partie de la chaleur.

Si le kit s’avère très complet, nous regrettons au passage que le variateur du ventilateur radiateur ne soit pas plus facilement accessible, et qu’aucun indicateur de flux, ni même alarme ne soient présents. Cela serait toutefois beaucoup demander pour une telle gamme de prix. Mais il est également dommage de constater la présence d'un ventilateur sur les waterblocks GPU, mêmes s'ils restent assez discrets comparés aux systèmes de refroidissement aircooling d'origine.
Nous terminerons par le soin tout particulier apporté par Thermaltake aux manuels d’utilisation et d’entretien. Les débutants apprécieront...



+ Les plus
  • Prix
  • Facilité de montage
  • Système de remplissage facile
  • Compatible socket 478, 754, 939, AM2 et LGA775
  • Tuyaux et liquide de refroidissement réactifs aux UV
  • Entièrement passif
  • Facilité de montage
  • Compatible socket 478, 754, 939, AM2 et LGA775
  • Indicateur de flux
  • Alarme
  • liquide de refroidissement réactif aux UV
- Les moins
  • Pas d’indicateur de flux (optionnel)
  • Pas d'alarme (optionnel)
  • Variateur ventilateur peu accessible
  • Performances en retrait comparées aux meilleures solutions aircooling
  • Prix
  • Transport difficile
  • Waterblock GPU insuffisant pour les cartes 3D de dernière génération
  • Câble d'alimentation secteur en plus
  • Performances en retrait comparées aux meilleures solutions aircooling


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