ABI : explosion du data mobile mais pas des revenus associés

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Si le trafic data mobile augmente de façon exponentielle, les revenus qui en sont tirés par les opérateurs ne suivent pas la même courbe, note le cabinet d'études ABI Research.

logo ABI ResearchLe trafic data mobile est à la fois la bête noire des opérateurs mobiles et leur Eldorado. L'amélioration des capacités des réseaux mobiles, avec le passage à la 3G et bientôt aux réseaux proto-4G comme le WiMAX ou LTE, et le recours aux forfaits " illimités " ( même si la notion est à géométrie variable ) ont permis de renouveler l'intérêt des consommateurs et de leur proposer des forfaits à plus grande valeur ajoutée.

Mais dans le même temps, l'augmentation très rapide du trafic data finit par mettre à mal la qualité des réseaux mobiles, sans que les revenus qui en sont tirés ne suivent une courbe de croissance similaire.

Ainsi, le cabinet d'études ABI Research indique que l'utilisation du data mobile en Europe occidentale va progresser à un rythme annuel de 42%, et de 55% en Amérique du Nord. Un consommateur américain consomme en moyenne 159 Mo de données par mois en 2010, contre 100 Mo en 2009.

Le trafic data mobile est en passe de dépasser celui de la voix sur les réseaux mobiles, comme l'a déjà constaté l'équipementier suédois Ericsson durant les fêtes de fin d'année 2009, et le succès des smartphones, ces terminaux aux fonctions avancées et dotés d'un grand affichage, n'y est pas étranger.


Des revenus qui progressent plus lentement
Cependant, les revenus pour les opérateurs nord-américains ne progressent annuellement que de 18%, la hausse des usages étant absorbée dans des forfaits " illimités " ou à forte capacité. Cette dichotomie entre le trafic data mobile et les revenus générés pourrait conduire les opérateurs à revoir leurs stratégies et leur modèle économique car ils ne pourront pas adapter indéfiniment leur réseau à une demande en très forte croissance sans compensations ( certains opérateurs sont déjà à la limite de leur capacité ).

Les revenus issus de la voix sont par ailleurs en baisse sur les marchés établis et sont compensés par l'augmentation de ceux du data mobile. Pour les marchés émergents, au contraire, la voix reste une source de revenus majoritaire et capable encore de progresser.

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