Les ados trouvent leurs informations sur Internet
Etonnant non'La moitié de tous les lycéens américains utilisent Internet au moins une fois par semaine comme source principale d'information, même si les ados voient encore la télévision comme le moyen le plus simple (et le plus précis) pour se procurer des informations.
La moitié de tous les lycéens américains utilisent Internet au moins une fois par semaine comme source principale d'information, même si les ados voient encore la télévision comme le moyen le plus simple (et le plus précis) pour se procurer des informations.L'étude menée aux Etats-Unis, qui portait sur le futur du premier amendement américain, a révélé que sur 14.498 étudiants et 882 professeurs répartis dans 34 lycées différents, 45% des ados citaient la télévision comme meilleure source d'information globale, 44% pensent qu'elle est la plus précise, et 43% pensent que c'est la plus simple à utiliser. Seuls 28% des professeurs voient la télévision comme la meilleure source d'information, loin derrière les journaux qui sont les premiers du classement, avec 48%.
Les résultats montrent aussi que 90% des étudiants portaient un intérêt, même vague, aux affaires courantes. De même, 51% de ceux-ci utilisent Internet au moins une fois par semaine pour s'informer. Pour ceux qui trouvent leurs informations sur Internet, la simplicité d'utilisation est un facteur décisif. Alors que 66% utilisent des sites comme Google Microsoft, AOL ou Yahoo pour s'informer de facon hebdomadaire, une faible portion (21%) usent de sites Internet appartenant aux journaux nationaux.
David Yalof, co-auteur de l'étude, indique que, même si le pourcentage d'étudiants qui obtiennent leurs informations quotidiennement sur des sites d'informations, des publications online ou des blogs est petit, l'étude montre qu'ils font appel à un véritable patchwork de sources.
Tout n'est pas perdu
Les résultats sont cependants positifs en ce qui concerne l'avenir des journaux, ou tout au moins leurs sites web respectifs.
30 ans plus tôt, les ados ne lisaient pas du tout de journaux, et ne commencaient à en lire qu'après la vingtaine passée. Les jeunes d'aujourd'hui sont beaucoup plus attentifs aux informations qu'ils recoivent car ils sont nettement plus avertis du fait que ce qui se passe de l'autre côté de la planète peut affecter leur vie quotidienne. Si les jeunes mentionnent la télévision comme premier média fournisseur d'informations, c'est que les journaux et les magazines ne font pas partie de leur vie offline.
Ils ne liront peut-être pas plus de journaux durant leur vie adulte mais ils auront tendance, arrivés à un âge plus mûr, à se rendre sur les sites de journaux réputés.
Jeffrey Cole, de l'université de Californie du sud explique que " les ados vivent avant tout dans un monde de contenu généré par les utilisateurs, comme sur les sites MySpace ou Facebook ". Il ajoute que " Au fur et à mesure que l'on quitte l'adolescence et que l'on entre dans l'âge adulte, on attend de moins en moins que l'info vienne de son entourage proche et l'on a tendance à se référer aux autorités en matière d'information. "
Il est intéressant de mentionner que cette étude fut conduite grâce aux fonds de la fondation John S. and James L. Knight, qui promeut la liberté de parole à travers le journalisme.
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Si Internet n'a plus de secret pour les adolescents aujourd'hui, il n'en demeure pas moins qu'il peut représenter un danger potentiel pour cette tranche d'âge.
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53 % des ados regardent du contenu vidéo sur le Web de manière occasionnelle, ce qui reflèterait à quel point les jeunes tendent à être 'à la mode' concernant les contenus...



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Si j'ai besoin d'infos pointues sur quelque chose de particulier pour dans 3 jours, c'est pas sur la télé qu'ils font compter.
D'accord avec Chitzitoune. J'irai même jusqu'à dire que la véracité des infos télévisuelles est même à remettre en cause, tant les vrais journalistes, indépendants et ouverts d'esprit se font rares à la télé. Sans compter le manque total de respect envers le téléspectateur. Et c'est sans doute également vrai pour les journaux.
J'en viens même à préférer des infos non vérifiables et souvent douteuses mais de sources multiples comme sur Internet. Car en dehors de la disponiblité de l'info, la possibilité de se faire (ou d'essayer de se faire) son propre avis sur un sujet par recoupements et déductions est ce qu'il y a de plus sain à mes yeux. C'est d'ailleurs assez proche du véritable travail de journalisme.