
Selon
Wikipédia, "
un brevet est un titre de propriété industrielle qui confère à son titulaire un droit exclusif d'exploitation sur l'invention brevetée." Généralement, un brevet sert à assurer à une entreprise que l'argent qu'elle a investi dans la
mise en application d'une technique ou d'un concept ne soit pas récupéré et exploité gratuitement par un de ses concurrents. Cependant, et le domaine informatique en est un bon exemple, la
multiplication du nombre de
brevets est parfois perçue comme une
nuisance à l'innnovation. Les tenants de ce point de vue expliquent que le monopole engendré par le brevet rend impossible la diffusion d'améliorations du concept originel par des personnes tierces.
Dans tous les cas, les
attaques en justice portant sur la protection de brevets se sont multipliées ces dernières années. La
Coalition for Patent Fairness parle d'une augmentation de
plus de 170 % de procès enregistrés entre 1990 et 2007. Pour cette dernière année, il y en aurait eu tout de même
environ 2 500, pour les Etats-Unis.
Le terme
patent troll désigne le fait, pour une société, d'avoir pour
but premier le
dépôt de nombreux brevets et ainsi d'attaquer fréquemment les principaux acteurs du marché. C'est par le
biais de ces procès, et leurs arrangements, que ces sociétés parviennent à gagner de l'
argent.
Des entreprises se fédèrentAfin de
lutter contre cette pratique, plusieurs sociétés ont été contraintes de créer l'
Allied Security Trust, une coalition souhaitant
racheter les brevets les plus importants pour que ses membres soient mis à l'abri face à d'éventuelles poursuites. La liste des fédérés comporte notamment
Google,
Cisco,
Ericsson et
Hewlett Packard. En dehors des 250 000 $ de frais d'entrée, chaque société doit dépenser quelque
5 millions de dollars pour participer à l'achat des brevets.
De nombreux acteurs sont d'ailleurs en faveur d'une
révision de la loi américaine concernant les brevets. Des propositions ont été faites l'an dernier via le
Patent Reform Act. Si actuellement, c'est le premier à avoir
inventé qui hérite du brevet aux États-Unis, certains aimeraient que ce soit plutôt le premier à l'avoir
appliqué. Notons qu'il existe un
débat assez important sur la brevetabilité logicielle, ses détracteurs clamant tout simplement qu'elle n'a pas lieu d'être.